Papillons en liberté 2014

28 février 2014
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De 9h à 17h jusqu’au 27 avril 2014 (sauf les lundis), le Jardin botanique de Montréal présente l’événement annuel « Papillons en liberté » au cours duquel environ deux mille papillons peuvent être admirés.

Une centaine de papillons sont relâchés quotidiennement afin de compenser les pertes dues à la courte espérance de vie de certaines espèces. Au total vingt mille papillons participeront à l’événement.

Référence : Papillons en vedette cette année

Détails techniques : Appareil Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 12-40mm F/2,8 — 1/80 sec. — F/7,1 — ISO 2500 — 29 mm


Pour consulter les textes de ce blogue consacrés aux papillons, veuillez cliquer sur ceci

Papillons en liberté 2014
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Le nerf optique espion

27 février 2014


 
Le nerf optique

Le nerf optique est un faisceau de 1,2 million de cellules nerveuses (appelées axones) qui acheminent les images captées par les yeux vers le cerveau.

Yahoo ! Messenger

Le logiciel de messagerie électronique Yahoo ! Messenger permet à l’internaute non seulement d’expédier du texte, mais également simplifie l’utilisation de la WebCam de l’ordinateur dans le but capter et expédier des photos.

Ce logiciel de messagerie permet même de communiquer en temps réel avec une autre personne, comme c’est le cas avec Microsoft Skype et Apple FaceTime.

Optic Nerve

Après la National Security Agency américaine, le Service de renseignements électroniques du gouvernement britannique (GCHQ) constitue le plus grand service occidental d’interception des communications. Il emploi plus de 6 000 personnes.

L’édition d’aujourd’hui du quotidien The Guardian nous apprend que de concert avec la NSA, la GCHQ a développé un programme appelé Optic Nerve (ce qui signifie « Nerf optique »).

De 2008 à 2010, ce programme a intercepté les photos prises par la WebCam de 1,8 million d’internautes sous Yahoo ! Messenger, quel que soit leur pays d’origine. Selon le quotidien britannique, cela comprendrait une proportion appréciable de photos sexuellement explicites.

Référence : GCHQ intercepted webcam images of millions of Yahoo users worldwide

Sur des sujets apparentés :
L’informatique dématérialisée et l’espionnage industriel
The British Big Brother

Le nerf optique espion
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Écrit par Jean-Pierre Martel


Fête des glaces, rue Saint-Denis

26 février 2014
Clinique corporelle Skins, au 4182 Saint-Denis
Guides de voyage Ulysse, au 4176 Saint-Denis
Au festin de Babette, au 4085 Saint-Denis
La brise du Sud, au 3955 Saint-Denis
Les chaussures Naot, au 3941 Saint-Denis

La fin de semaine dernière, la Société de développement commercial Pignons rue Saint-Denis — en d’autres mots, l’association des marchands de cette rue — organisait l’événement « Fête des glaces Saint-Denis ».

Entre les rues Gilford et Roy, neuf artisans étaient à l’œuvre afin de réaliser 43 sculptures figuratives, le tout sous la direction de Mélineige Beauregard.

Puisqu’il n’y a pas eu de réchauffement notable depuis, les pièces sont encore visibles ces jours-ci.

Elles amuseront les petits, heureux de découvrir le rapport assez simple entre l’objet représenté et la nature du commerce devant lequel la sculpture à été réalisée.

Détails techniques : Appareil Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 12-40mm F/2,8
1re photo : 1/25 sec. — F/5,6 — ISO 6400 — 12 mm
2e  photo : 1/40 sec. — F/5,6 — ISO 6400 — 12 mm
3e  photo : 1/80 sec. — F/5,6 — ISO 5000 — 12 mm
4e  photo : 1/80 sec. — F/5,6 — ISO 2000 — 12 mm
5e  photo : 1/60 sec. — F/5,6 — ISO 4000 — 12 mm

Fête des glaces, rue Saint-Denis
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Écrit par Jean-Pierre Martel


Aurores boréales récentes

25 février 2014

 

 
À partir d’environ 3 500 photos prises les 19 et 20 février derniers en Alberta — une province canadienne située à l’Est des Montagnes Rocheuses — le photographe Richard Gottardo de Calgary a réalisé la vidéo en accéléré ci-dessus.

La trame musicale en est Redemption de Zach Hemsey.

Aurores boréales récentes
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Écrit par Jean-Pierre Martel


L’ABC du pétrole d’Anticosti

21 février 2014

Localisation du pétrole et des nappes phréatiques

Située dans le golfe du Saint-Laurent et faiblement peuplée, Anticosti est la plus grande île du Québec. Sa superficie est de 7 900 km² dont 572 km² constituent un parc national.

Parmi les formations géologiques que renferme son sous-sol, il y a une couche de schiste mesurant de 18 à 173m d’épaisseur. Cette couche n’est pas horizontale, mais est enfouie de manière oblique.

Quant à la couche de sol qui la recouvre, elle varie de 300m — soit 100m à peine sous les nappes phréatiques — et à 2 300m.

De manière générale, plus le schiste est près de la surface du sol, plus sa couche est mince : plus il faut creuser pour le trouver, plus sa couche est épaisse.

Selon le docteur et ingénieur en géologie Marc Durand, pour être sécuritaire, toute fracturation hydraulique devrait se faire au-delà d’un kilomètre sous les nappes phréatiques.

Nappes_Anticosti
 
Si on prend en considération que les nappes phréatiques de l’île sont situées de 100m à 200m sous la surface, la séparation entre cette nappe et les couches de schiste sous-jacentes n’atteint le kilomètre que dans moins de 20% de la surface de l’île.

Mécanisme de formation des hydrocarbures de schiste

Le schiste d’Anticosti est formé de la sédimentation d’argile qui s’est durcie au cours des siècles. Renfermant des débris de végétaux ou d’animaux marins, ceux-ci se sont transformés en hydrocarbures sous l’action de microorganismes. Ils occupent des milliards de pores dans la roche. Ces pores comptent pour 2 à 3% du volume de la pierre.

Selon les conditions de température ou de pression qui ont mené à la formation du schiste, ces pores ne contiennent parfois que du gaz naturel sous pression. À Anticosti, elles contiennent principalement un mélange de pétrole et de gaz naturel sous forme liquide.

La porosité du schiste d’Anticosti étant très faible, les hydrocarbures n’ont pas pu s’en échapper et y sont prisonniers depuis 450 millions d’années.

Extraction pétrolière à Anticosti

Les hydrocarbures de schiste sont intimement liés à la roche. Si on pouvait broyer le schiste en fine poudre pour en extraire la totalité du pétrole, on en obtiendrait 40 milliards de barils.

Malheureusement, les choses ne sont pas aussi simples. Réduire de la roche en poudre, cela demande des meules puissantes, qui requièrent des quantités colossales d’énergie. Conséquemment, cela n’est pas rentable.

La technique utilisée de nos jours consiste à fracturer la roche en injectant un mélange constitué principalement d’eau et de sable. On peut alors recueillir le pétrole et le gaz naturel libérés par ces fractures d’environ un millimètre de largeur. Entre elles, ces fractures sont distantes de plusieurs mètres.

On est donc très loin de la pulvérisation de la roche. Voilà pourquoi le taux d’extraction est extrêmement faible, de l’ordre de 1,2% dans le cas du pétrole.

Pour obtenir une exploitation complète de l’île — y compris les zones à risque de contamination des nappes phréatiques — il faudrait 12 000 à 18 000 puits au coût unitaire de dix millions$. Bref, un coût d’au moins 120 milliards$. Et ce, sans compter les royautés à payer aux pétrolières qui possèdent les brevets sur ce mode d’extraction, ni le coût des routes et des oléoducs nécessaires à l’acheminement de ce pétrole vers les marchés de consommation.

Or la ressource exploitable (le 1,2% du 40 milliards de barils), à 100$ le baril, ne vaut que 50 milliards$. En somme, on dépenserait 120 milliards$ pour en gagner 50, soit une perte de 70 milliards$ pour l’ensemble de l’île (et moins si on n’en exploite qu’une partie).

Quand au gaz naturel qui s’y trouve — et dont le taux d’extraction est de l’ordre de 20% — c’est un « déchet ». Présentement, le prix du gaz naturel est tellement bas, que cela ne vaut pas la peine de construite des gazoducs pour le transporter. Sur Anticosti, comme au Dakota, il serait brulé sur place par de hautes torches allumées jour et nuit.

Un investissement spéculatif du gouvernement

Il y a une semaine, le gouvernement Marois annonçait un investissement de 115 millions de dollars dans la recherche d’énergie fossile sur l’île d’Anticosti. Selon ce qui a été rendu public, l’entente serait un investissement de l’État dans le capital des entreprises qui ont obtenu des droits d’exploration sur l’île, en échange d’une promesse que cet argent servirait à la recherche d’hydrocarbures.

Si on tient compte de l’appréciation boursière soudaine des deux plus grosses entreprises concernées (Pétrolia et Junex, qui valent maintenant 113 millions$), la somme investie par l’État correspond à la totalité de la valeur capitalisée de ces entreprises. En d’autres mots, on aurait pu les étatiser pour le même prix. Mais si on avait fait cela, on aurait acheté du vieux stock.

L’investissement servira plutôt à connaître de manière définitive, le potentiel pétrolier de l’île : plus précisément, l’investissement permettra de doubler le nombre de puits creusés.

Si nous avions affaire à du pétrole conventionnel, de nouveaux puits pourraient faire toute la différence. À titre d’exemple, au Texas, on peut percer un puits et ne rien obtenir, puis en percer un autre 1km plus loin et bingo : le pétrole jaillit.

La vingtaine de puits qui, jusqu’ici, ont permis de comprendre les caractéristiques de la couche de schiste, ont laissé de grandes zones inexplorées. Mais puisqu’on a affaire à une formation géologique relativement homogène, on peut déjà extrapoler à partir de ce qu’on sait. Il est donc hautement probable que cela ne nous apprendra rien d’important.

Cet investissement modifie toutefois l’acceptabilité sociale de l’exploitation pétrolière à Anticosti puisque grâce à lui, la collectivité québécoise recueillerait 60% des bénéfices d’une éventuelle exploitation… si cela devait être rentable.


Post-scriptum du 2016-01-30 : Un commentaire de l’ingénieur Marc Durand paru aujourd’hui dans le Le Devoir, apporte la correction suivante relativement aux engagements de l’État québécois :

Les engagements ne sont pas de 115M$, mais plutôt 56,7M$. Cent quinze millions c’était annoncé en 2014 pour l’ensemble des ententes possibles. Or pour la partie sud de l’île, Junex n’a jamais trouvé de partenaire et il n’y a donc pas eu de fonds affectés à une prise de participation de Ressource Québec.

Québec s’est engagé avec 56,7M$ pour sa part des dépenses (57%) d’exploration de 100M$. Ca ne lui donnait cependant que 35% des parts d’hydrocarbures Anticosti S.E.C. On ne sait pas combien des 100M$ ont été dépensés pour 12 forages (2014 et 2015).

Références
Conférence de Marc Durand : L’hypothétique gisement d’hydrocarbures non conventionnels d’Anticosti
Conférence de Marc Durand : Les risques et enjeux de l’exploitation du pétrole de roche-mère d’Anticosti
Feu vert à l’exploration pétrolière
Les hypothétiques gisements d’hydrocarbures non conventionnels d’Anticosti – Risques et enjeux
Pas de salut sans exportation pour le gaz de schiste
Pétrole de schiste: Marc Durand précise ses propos
Pétrolia, Junex et Corridor tirent un profit immédiat
Québec enclenche l’exploration pétrolière sur Anticosti
Québec investira 115 millions sur Anticosti
Québec, «penny stock»

Complément de lecture : Le pétrole québécois

L’ABC du pétrole d’Anticosti
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Moyens de lutte contre les pourriels

19 février 2014

Inroduction

Le pollupostage est l’envoi d’un même message électronique (ou article de forum), de caractère importun et souvent publicitaire, à un très grand nombre de destinataires (ou de forums). Chacun de ces messages s’appelle un pourriel.

On peut acheter sur l’internet des banques de données renfermant des millions d’adresses électroniques. Ces données sont utilisées par les pollueurs afin d’expédier leurs messages non sollicités. À travers le monde, le pollupostage représente entre 75 et 90% de tout le courrier électronique.

MailWasher

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Un premier moyen de défense contre les pourriels est de faire croire à l’expéditeur que votre adresse électronique n’existe pas. Pour ce faire, on utilise le logiciel MailWasher (pour PC seulement).

Lorsque vous ouvrez votre boite aux lettres à l’aide des logiciels de messagerie électronique comme Outlook, Thunderbird, ou Mail, toute votre correspondance est transférée automatiquement sur votre ordinateur.

Au contraire, lorsque vous chargez d’abord MailWasher, ce dernier dresse la liste et vous donne un aperçu de ce qui vous attend. Techniquement, toute cette correspondance n’est pas transférée sur votre ordinateur mais demeure sur le serveur de votre fournisseur de service (Hotmail, Gmail, etc.).

Une des avantages de MailWasher est de vous offrir la possibilité de faire rebondir le pourriel à son expéditeur, comme si son message ne s’était jamais rendu à destination en raison d’une mauvaise adresse.

Cette fonction est utile seulement lorsque l’adresse électronique précisée dans l’entête du message est valide (ex.: [email protected]). Lorsque c’est quelque chose du genre [email protected], éviter d’essayer de faire rebondir ce message à l’expéditeur; il vous reviendra comme un boomerang.

Une fois le travail de MailWasher effectué, on démarre son logiciel de messagerie et on ne reçoit alors que les courriels voulus.

Le désabonnement

Certaines compagnies vous permettent retirer votre adresse de leur liste d’abonnés. L’hyperlien est généralement précisé à la fin du message.

Dans certains cas, il ne s’agit que d’une attrape qui permet au pollueur d’obtenir la confirmation de la validité de votre adresse électronique. Une fois cette confirmation obtenue, vous recevez un nombre accru de messages non sollicités, cette fois de sources diverses.

Une solution désespérée

Pendant plus de trois ans, j’ai reçu des centaines de dépêches à caractère financier d’une agence de presse appelée MarketWired. Je n’ai jamais demandé à recevoir ses courriels. En dépit du fait que pendant tout ce temps, j’ai fait rebondir ses messages, cette agence continuait de m’en expédier.

L’aperçu sous MailWasher ne me permettait pas de savoir si ces messages contenaient un hyperlien destiné au désabonnement. Et je ne voulais pas ouvrir ces messages pour le savoir, par crainte qu’ils ne renfermassent — Wow! L’imparfait du subjonctif — un virus informatique.

À l’aide du moteur de recherche de Google, j’ai finalement trouvé la page web au bas de laquelle on pouvait se désinscrire. Une fois cela fait, une page web a confirmé mon désabonnement.

Malheureusement, j’ai continué de recevoir les pourriels de cette agence. J’ai donc tenté de me désabonner de nouveau, croyant que ma première requête ne s’était pas bien rendue.

En cliquant sur le bouton approprié, j’ai reçu le message suivant : « Votre adresse électronique n’apparait pas dans nos listes d’abonnés ». La conclusion était simple; abonné ou non, je devais me résigner à recevoir ses pourriels.

Me résigner, moi ? C’est très mal me connaitre.

Après avoir trouvé sur son site web une adresse électronique valide permettant de s’adresser à ce pollueur ([email protected]), je lui ai adressé sept messages qui ne contenaient pas de texte proprement dit mais plutôt une photo sur laquelle était écrit Stop Sending me Spam, c’est-à-dire « Cessez de m’expédier des pourriels ».

SPAM
 
Puisque la photo fait 4 608 x 3 456 pixels, il s’agit d’une image de 9,4 méga-octets. Chacun de ces sept messages pesait environ 10,9 Mo, pour un total de plus de 75 Mo, soit l’équivalent d’environ cinq mille courriels ordinaires.

Leur expédition m’a pris environ une heure. Durant ce temps, non seulement un des serveurs de cette compagnie ne pouvait pas recevoir d’autres courriels, mais il était incapable d’en expédier.

Mon dernier message portait le titre Enough for Today. More to Come After Your Next Email, ce qui signifie « Assez pour aujourd’hui. Mais encore plus à la suite de votre prochain courriel ». En somme, il s’agissait d’un avertissement.

Depuis, je n’ai plus rien reçu. Comme quoi il faut parfois, en dernier recours, prendre les grands moyens.

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Sur le même sujet : La réglementation canadienne contre le pourriel

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Aperçu de Versailles modélisé

18 février 2014

 

L’Institut culturel Google a pour objectif de mettre les nouvelles technologies au service de la promotion et de la diffusion du patrimoine et de la culture.

En vertu d’un partenariat entre le Château de Versailles et Google, on a modélisé une bonne partie du domaine versaillais.

Cette collaboration qui a impliqué une centaine de personnes, entre la Conservation et le Service de communication du château, les ingénieurs de Google, et une série d’entreprises françaises coordonnées par Aloest Productions.

Les conservateurs ont confié à l’équipe des documents, des peintures, des gravures, et des textes qui ont permis de visualiser des éléments d’architecture aujourd’hui disparus.

Les films 3D ainsi créés seront projetés dans certaines salles spécialement aménagées.

Grâce à un réseau Wi-Fi, il suffira de d’utiliser son ardoise électronique comme s’il s’agissait de l’écran arrière d’un appareil photo surdimensionné, pour voir — non pas le palais tel qu’il est maintenant — mais comme il était, vu de cet endroit, il y a plusieurs siècles. En pivotant l’ardoise, l’image pivotera également, ce qui complètera l’illusion.

Dans le cas d’une visite virtuelle à l’aide du logiciel Google Earth, l’internaute pourra également voir les états antérieurs du château et s’y promener à sa guise comme s’il avait emprunté une machine à voyager dans le temps.

Pour terminer, on prépare une application pour ardoise électronique et pour téléphone multifonctionnel, qui offrira ce matériel pédagogique et des jeux en ligne pour les enfants de dix à quatorze ans.


Post-scriptum : Mes remerciements à Mme Denise René pour m’avoir signalé l’existence de ces vidéos.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Pénurie des médicaments : inaction du gouvernement Harper

17 février 2014

Le 4 juin 2013, Mme Djaouida Sellah, députée du Nouveau parti démocratique pour le comté de St-Bruno – St-Hubert, déposait à la Chambre des communes un projet de loi destiné à atténuer les effets de la pénurie des médicaments au Canada. Celle-ci constitue un problème préoccupant, dont les causes ont fait l’objet d’un texte paru précédemment.

Le projet de loi visait à obliger les fournisseurs de médicaments d’aviser le ministre en cas d’interruption de la production, de la distribution ou de l’importation de médicaments. Une telle obligation existe déjà ou est en voie de l’être aux États-Unis et au sein de l’Union européenne.

De plus, le projet de loi visait à obliger le ministre de la Santé d’élaborer et de mettre en œuvre un plan d’intervention d’urgence pour remédier à ces pénuries.

Malgré le très large appui que ce projet de loi avait recueilli auprès des ordres de pharmaciens et des associations médicales, le gouvernement Harper lui était hostile parce que contraire à sa philosophie de dérèglementation et de laisser-faire. Conséquemment, le projet de loi a été battu en chambre le 12 février dernier.

Le gouvernement Harper invoque que les fabricants divulguent déjà leurs pénuries. Cela est exact. Toutefois, ils le font à la dernière minute ou lorsque cette pénurie est déjà en cours depuis un certain temps. Habituellement, les pharmaciens l’apprennent de leur grossiste au moment où ils tentent d’effectuer un achat : ils sont alors placés devant un fait accompli.

Dans le cas des médicaments protégés par un brevet, seul le gouvernement fédéral a le pouvoir de suspendre ce brevet afin de permettre à d’autres fabricants d’approvisionner le marché.

Bref, un autre exemple du refus obstiné du gouvernement Harper de protéger la population canadienne et de sa servilité à l’industrie, également hostile à ce projet de loi.

Références :
Le NPD demande la divulgation obligatoire des pénuries de médicaments
Les pénuries de médicaments
Loi sur la divulgation des pénuries de médicaments
Mandatory Disclosure of Drug Shortages Act
Mon projet de loi au Parlement: Loi sur la divulgation obligatoire des pénuries de médicaments
Ottawa montré du doigt par Québec et les médecins

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Écrit par Jean-Pierre Martel


L’informatique dématérialisée et l’espionnage industriel

10 février 2014


 
L’informatique dématérialisée (en anglais cloud computing) est un modèle d’organisation informatique permettant à des ordinateurs d’accéder à des ressources numériques hébergées quelque part sur des serveurs étrangers reliés à l’Internet.

Un bon exemple d’informatique dématérialisée est celui d’iTunes. Lorsqu’Apple vend de la musique ou des films à quelqu’un, cet achat est consigné par Apple sur ses serveurs. Apple ne conserve pas une copie du fichier musical dans le dossier de chaque acheteur, mais seulement le lien vers le fichier musical acheté.

Dès que cet acheteur se connecte au magasin iTunes à l’aide d’un autre appareil mobile dont il est propriétaire (iPhone, iPad, netbook, etc.), Apple se sert de ce lien pour offrir à l’acheteur la possibilité de synchroniser ses achats; en d’autres mots, il peut télécharger les mêmes fichiers sur cet appareil. Le résultat est que cet utilisateur peut accéder à sa discothèque numérique à l’aide de n’importe quel de ses appareils mobiles compatibles.

Mais l’informatique dématérialisée peut aller beaucoup plus loin.

Déjà les éditeurs Microsoft et Adobe offrent des logiciels en location. Moyennant une prime mensuelle, on accède à des logiciels dont une copie est téléchargée et mise à jour automatiquement tout au cours de l’abonnement. Dès que l’abonnement se termine, l’accès au logiciel est impossible.

L’éditeur peut ainsi améliorer son logiciel n’importe quand et en faire bénéficier immédiatement ses abonnés.

Mais les services informatiques hébergés comportent un risque énorme d’espionnage.

Il y a plus de deux ans, j’écrivais un texte portant sur la surveillance dont sont l’objet les Britanniques. Secondairement, ce texte expliquait le réseau d’espionnage mis au point par le gouvernement américain, en collaboration avec le gouvernement anglais.

Depuis les révélations d’Edward Snowden, ce texte s’est avéré bien en deçà de la réalité. En fait, les gouvernements anglo-saxons — États-Unis, Grande-Bretagne, Canada et Australie — ont mis au point un vaste réseau d’espionnage auquel collaborent Google, Facebook, Microsoft, Yahoo, Skype, YouTube, et Apple.

De nos jours, si on peut voir ces compagnies oser se plaindre de leur asservissement, ils se sont bien gardés de révéler l’étendue de leur collaboration avant qu’on l’apprenne de Snowden.

N’importe quel expert en sécurité sait qu’une entreprise de haute technologie doit faire en sorte que les devis techniques et inventions en instance de brevet soient échangés au sein de l’entreprise sous forme cryptée. Mais de nos jours, une telle protection ne suffit plus.

Lorsque ses employés travaillent sur un document, celui-ci est toujours affiché en clair à l’écran et dans la mémoire vive de l’ordinateur. Qu’est-ce qui empêche le gouvernement américain de réclamer l’accès aux documents utilisés par la version dématérialisée de la suite bureautique de Microsoft ?

Aussi puissant que soit Microsoft, il ne peut refuser d’accorder aux agences de renseignement les moyens susceptibles de sauver une vie américaine, notamment en leur permettant de lire les documents que sont en train de rédiger des comploteurs.

La guerre au terrorisme devient donc le prétexte qui justifie l’espionnage industriel massif. Plus besoin d’espions; les grands éditeurs américains de logiciels comme Microsoft et Apple permettront au gouvernement américain de refiler aux entreprises américaines l’information confidentielle qui leur permettront d’enregistrer avant tout le monde les brevets et inventions piratés d’entreprises étrangères.

Jusqu’ici, l’appétit des agences de renseignements s’est avéré sans limites. Il y a donc lieu de présumer qu’elles réclameront cet accès, si ce n’est pas déjà fait. Mais cela demeurera à l’état de soupçon tant qu’un deuxième « Edward-Snowden » ne nous aura pas révélé la vérité.

Références :
Police will have ‘backdoor’ access to health records despite opt-out, says MP
The British Big Brother
The NSA’s Greatest Hits: “We’re the Only Ones Not Spying on the American people”

Parus depuis :
Unis contre la surveillance numérique de masse (2014-02-11)
Des photos piratées de vedettes américaines dénudées circulent sur Internet (2014-09-01)
Le gouvernement néerlandais défend le chiffrement des données (2016-01-07)
Souriez, vous êtes surveillés (2016-04-15)
Google Traduction, un risque pour la sécurité nationale? (2016-05-31)

L’informatique dématérialisée et l’espionnage industriel
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Ce soir-là, il y a 50 ans…

9 février 2014
Guitare Epiphone Casio Revolution comme celle utilisée au Ed Sullivan Show

Coïncidence, il y a cinquante ans comme aujourd’hui, le 9 février tombait un dimanche. Et comme à tous les dimanche soirs, l’Ed Sullivan Show présentait live les solistes et groupes populaires de l’heure à son auditoire de 73 millions de personnes.

Ce 9 février là, un nouveau groupe britannique faisait sa première apparition à la télévision américaine : les Beatles.

Un soudain vent de fraicheur s’élevait sur la musique pop américaine. Et plus rien ne fut comme avant…

Jusqu’au 30 mars 2014, le Musée Pointe-à-Callière présente l’exposition célébrant le cinquantième anniversaire des deux concerts qu’ont donnés les Beatles à Montréal, sept mois après leur premier passage à la télévision américaine.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif Lumix 12-35mm F/2,8 — 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 1600 — 12 mm

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