Voyage à La Havane-II : Jour 11

9 novembre 2013

Je vais d’abord dans la Vieille ville chercher l’éventail que j’ai fait faire exprès (et que j’ai payé d’avance).

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Au passage, j’entre sur la Drogueria Johnson, située sur la rue Obispo. Sans être aussi spectaculaire que les deux pharmacies que j’ai visitées l’an dernier, c’est quand même un très bel endroit, avec ses étagères de pots de faïence.

Puis je vais à la boutique Quitrin, également sur Obispo, afin de m’acheter une chemise à col Mao en coton (25$), que j’ai vue en vitrine, et qui me servira d’uniforme au Québec.

Puisque je suis à deux pas de là, je fais un petit détour par le Depósito del Automóvil afin de photographier de près la fameuse Citröen Méhari de Celia Sanchez. Contrairement à d’autres voitures exposées, celle-ci ne porte aucune mention.

À un jeune couple justement devant cette voiture, je demande s’ils la connaissent. Et comme ce n’est pas le cas, je leur répète comme un perroquet tout ce que M. Marc Dinet m’a appris sur ce blogue. Au grand plaisir de mes auditeurs, émerveillés par mon érudition.

À la Maison de l’éventail, il y a un imbroglio. On ne se rappelle plus où on l’a mis. On peut m’en faire un autre subito presto. Mais il n’en est pas question, leur dis-je : j’en veux un bien fait. Je repasserai dimanche.

Je prends le repas du midi à la Dulceria Doña Teresa, situé sur Obispo. Un Mojito en apéritif, du rôti de porc (délicieux) accompagné de riz et de légumes, un pudding au riz parfumé à la cannelle et un café expresso, pour 7$.

À deux pas, le long d’Obispo, un trio de musiciens jouent de la musique latino-américaine au bénéfice des passants. Même chose sur le patio de l’hôtel Florida.

Au Café Europa, le grand luxe; un quatuor est accompagné d’un couple de danseurs d’une élégance remarquable.

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En voulant éviter la foule dense sur Obispo, je passe par la rue O’Reilly. J’en profite pour visiter les couloirs de la Banque métropolitaine. Les plafonds sont à sept mètres. Le tiers inférieur des murs est recouvert de tuiles de céramique polychrome rythmées par des pilastres décorés de stucs de style néo-renaissant. L’espace entre les poutres du plafond est décoré à la manière des bagues de cigares.

Après avoir laissé mon ordinateur portable à la maison, je prends le taxi à destination du coin de la ville que je visiterai aujourd’hui. C’est le sud-ouest du quartier de Centro. Plus précisément, c’est le territoire limité à l’Est par la rue Padre-Varela, au nord par l’avenue Salvador-Allende, à l’ouest par Calzada de Infanta et au sud par l’avenue Arroyo.

Alors que les autres rues importantes de Centro ont perdu une partie de leurs édifices dotés de galeries à arcades, ceux le long de Padre-Varela forment une suite presque ininterrompue de cette architecture typique du début du XXe siècle. Il suffirait d’y voir circuler des gens à cheval pour se croire à une autre époque.

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Plus au sud, comme sur plusieurs rues de cette partie de la ville, les maisons ont un ou deux étages. De manière générale, on y trouve peu d’édifices remarquables. Autrefois, c’était le quartier de la prostitution. Néanmoins, çà et là, on pleut voir quelques petits trésors, comme cet ancien atelier de réparation de carrosses qui a conservé intact son fronton extraordinaire.

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Sur l’avenue Salvador-Allende, près de la frontière avec le quartier de Vedado, se trouve la Plaza Carlos-III. Il s’agit d’un centre commercial moderne. Au rez-de-chaussée, tout autour, on trouve les restaurants : au centre, des tables et des chaises, de même qu’une zone d’amusement pour les petits. Aux étages supérieurs, on accède aux boutiques par un long trottoir en tire-bouchon. La marchandise est principalement en libre-service.

Du territoire que je me proposais de visiter aujourd’hui, il me reste bien une petite section mais je brule d’envie d’aller chercher les lunettes que je me suis fait refaire. Je saute dans un taxi. Mon intention est de prendre possession de mes verres, de les tester pendant une quinzaine de minutes et, si le résultat est probant, de faire refaire également mes lunettes principales.

En les essayant, c’est tellement mieux qu’avec mes lunettes principales, que je leur laisse sur-le-champ à refaire. Ce sera prêt demain après-midi.

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En passant devant un salon de coiffure sur la rue Obispo, j’entre m’y faire couper les cheveux. En quittant, une belle me demande d’immortaliser ses nouveaux faux-ongles.

Puis je prends le repas du soir au bar La Llivio de Oro (la Pluie d’Or). Tranche de porc et légumes (rien d’autre) pour 4,80$.

À 19h30, peu de temps après mon arrivée à la maison, panne d’électricité. Évidemment, dans le noir, je pourrais continuer à taper mon texte puis que la pile de mon ordinateur est complètement rechargée.

Je décide plutôt de partir à la découverte de la ville dans le noir. Première constatation : la panne affecte certaines maisons, mais pas d’autres maisons voisines. Puis, comme c’est nuageux, ce couvert de nuages emprisonne et réfléchit la luminosité partielle du quartier. Ce n’est donc pas si sombre.

Je me rends observer la ville du toit de l’hôtel Parc central. La vue est extraordinaire. L’électricité semble être revenue. Je ne vous en dis pas plus puisque je compte y retourner demain et en rapporter quelques photos de jour.

Pendant que je m’y trouve, un orage éclate. La pluie tombe à 60 degrés. Vingt minutes plus tard, tout est terminé. Je rentre à la maison taper une partie du texte que vous lisez. Dodo, épuisé, dès 23h30.

Détails techniques : Appareil Olympus OM-D e-m5, objectif Lumix 12-35mm F/2,8
1re photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 2000 — 35 mm
2e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 21 mm
3e  photo : 1/1600 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm
4e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 1250 — 12 mm
5e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 800 — 17 mm


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Écrit par Jean-Pierre Martel


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