Le pitaya

30 septembre 2012
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Le pitaya est le fruit comestible d’un cactus.

Ce dernier — dont le nom scientifique est l’Hylocereus undatus — ne pousse pas en terre mais se sert de ses racines aériennes pour se développer sur d’autres plantes, utilisées comme support. Il ne s’agit pas d’un parasite puisqu’il ne prélève pas de nourriture de son hôte.

Originaire probablement des zones sèches d’Amérique centrale, il a été introduit en Chine en 1645 et au Vietnam au XIXe siècle.

Sa fleur, qui ne s’ouvre que la nuit, est une des plus grosses fleurs de cactus. Comestible également, elle mesure 35 cm de long et 25 cm de diamètre. Son odeur rappelle celle de la vanille.

Pouvant peser jusqu’à 700g, son fruit donne l’impression d’être recouvert de grosses écailles roses se terminant par des bouts verts recourbés. Sa chair blanche est mouchetée de petites graines noires, faisant ainsi penser à la chair d’un autre fruit très connu…

Peu sucré (seulement 50 calories par 100 g) et presque pas acide (contrairement au kiwi), ce fruit — au goût peu prononcé — se mange très facilement puisque sa chair est tendre comme du melon d’eau (appelé pastèque en France) alors que sa pelure est très caoutchouteuse. On le consomme donc à la petite cuillère, coupé en deux, directement sorti du réfrigérateur.

On peut y ajouter quelques gouttes de jus de citron afin d’en relever le goût. On peut également le couper en cubes et le mélanger à de la crème glacée afin de l’alléger et en faire un dessert rafraîchissant.

Références :
Hylocereus undatus
Pitaya

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif Lumix 12-35mm F/2,8
1re photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 31 mm
2e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 1000 — 12 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le premier gratte-ciel au Canada

29 septembre 2012
Situation géographique
L’édifice de la New York Life Insurance
Portail de style néo-renaissance
Masques de satyres
Horloge publique
Balustrade siglée « NYL »

Au milieu du XIXe siècle, la silhouette de Montréal est dominée par les clochers de ses innombrables églises. Mais cela est à la veille de changer.

L’avènement des gratte-ciels dans la métropole est intimement lié à l’essor du secteur tertiaire. Pour répondre à la demande de bureaux et pallier au coût élevé des terrains, la solution la plus économique est la construction en hauteur.

De 1887 à 1889, alors que la ville compte environ 200 000 habitants, la New York Life Insurance fait ériger à Montréal le premier gratte-ciel canadien, d’une hauteur de 46,3 mètres (incluant la tour), au coût de 750 000$ (équivalent à environ 15 millions$ aujourd’hui). Avec sa tour-horloge, l’édifice fait l’équivalent de dix étages (sans compter les deux étages en sous-sol).

C’est sur prestigieuse Place d’Armes, au cœur du quartier des affaires montréalais, que l’édifice fut construit, selon les plans des architectes Babcock, Cook & Willard, de New-York.

À Montréal, il faudra attendre 1895 pour qu’apparaisse le premier gratte-ciel à ossature métallique sans maçonnerie portante, soit l’édifice Canada Life (au coin des rues Saint-Jacques et Saint-Pierre).

L’édifice de la New York Life Insurance, qui lui est antérieure de huit ans, est une construction hybride combinant une ossature métallique pour ses planchers et pour le toit, et de la maçonnerie portante aux assises puissantes et manifestes. On peut en juger par l’écart entre les fenêtres et par les coins massifs. Les murs de 80 à 100 cm d’épaisseur supportent la structure des planchers à chaque étage.

L’ornementation de la façade est due au sculpteur et décorateur Henri Beaumont. On lui doit les arabesques de style néo-renaissance du portail, les masques sculptés de satyres sous la deuxième corniche, et les différentes décorations qui ornent la façade de l’édifice.

La grille d’entrée en fer forgé a été créée à la fonderie d’Ernest Chanteloup, sur la rue Craig (devenue rue Saint-Antoine), à Montréal.

Au-dessus de la porte d’entrée, une inscription rappelle qu’en 1909, l’édifice est devenu la propriété de la Quebec Bank, une institution bancaire aujourd’hui disparue.

La pierre utilisée pour la façade est du grès rouge provenant du hameau de Gatelawbridge, au sud de l’Écosse. Le soubassement est en granit rose pâle des Mille-Îles, probablement de la région de Kingston (en Ontario). La pierre fut taillée aux ateliers de Lyall, sur la rue Bishop.

Le grès rouge d’Écosse comme matériau de construction

Pourquoi tant d’édifices anciens à Montréal sont-ils construits en pierre rouge ?

Au XIXe siècle, c’est principalement au Canada qu’incombe la tâche d’approvisionner en bois les chantiers maritimes d’Angleterre.

Les forêts québécoises sont alors de véritables scieries à ciel ouvert et nos rivières, des voies de navigation pour transporter les troncs d’arbres vers le port de Montréal, où ils sont chargés pour leur livraison transatlantique.

Mais pour le trajet du retour, on manque de biens à écouler au Canada. Plutôt que de revenir avec presque rien, les compagnies maritimes organisent entre autres le transport du grès d’Écosse pour le bénéfice des marchands écossais qui ont fait fortune à Montréal, et qui sont nostalgiques des belles maisons bourgeoises en grès rouge (à Glasgow) ou en grès blond (à Édimbourg).

Un édifice moderne

Sans l’invention de l’ascenseur en 1853, il n’y aurait jamais eu de gratte-ciel. L’édifice de la New York Life Insurance comporte son propre système de transport vertical des personnes sous forme de trois ascenseurs hydrauliques intégrés au moment de la construction.

En cas d’incendie, la pression de l’eau fournie par les aqueducs municipaux n’aurait pas permis l’arrosage des étages supérieurs d’une construction aussi élevée. Voilà pourquoi la tour-horloge cachait un réservoir d’eau.

Afin de réduire les risques d’incendie, on avait choisi l’éclairage électrique plutôt qu’au gaz, contrairement donc à la grande majorité des édifices de la rue Saint-Jacques, à proximité.

Dans cet immeuble où des bureaux sont offerts en location à des firmes d’avocats, la New York Life Insurance met sa bibliothèque de droit à la disposition de ses locataires.

Les zones publiques du rez-de-chaussée

Plafond du vestibule

Séparé du trottoir par quelques marches, le vestibule en marbre polychrome est décoré d’un plafond en plâtre, de style néo-renaissant (ci-dessus).

Plafond du hall

Après avoir franchi la porte, un hall en marbre lisse lui fait suite. C’est là que se trouvent les escaliers et les trois ascenseurs qui mènent aux étages supérieurs. Le plafond à caissons, orné de rosaces, et recouvert d’un faux fini de couleur bronze, est très différent de celui du vestibule : il est considéré comme postérieur à la construction de l’édifice.

Le décor comprend également des luminaires et d’autres éléments anciens.

Dans son ensemble, l’édifice offre une riche impression qui témoigne de l’importance de cette construction, à la fois siège social et immeuble locatif de prestige.

Références :
Des gratte-ciel depuis 1888
Édifice New York Life
Forget M. Les gratte-ciel de Montréal. Montréal: Éditions du méridien, 1990.
New York Life Insurance Building, Montreal

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 40-150 mm R (photos No 5 et 6) et objectif Lumix 12-35 mm F/2,8 (les autres photos) :
1re photo : 1/160 sec. — F/4,5 — ISO 200 — 19 mm
2e  photo : 1/500 sec. — F/7,1 — ISO 200 — 14 mm
3e  photo : 1/160 sec. — F/4,5 — ISO 200 — 18 mm
4e  photo : 1/200 sec. — F/4,5 — ISO 200 — 28 mm
5e  photo : 1/400 sec. — F/6,3 — ISO 200 — 150 mm
6e  photo : 1/320 sec. — F/5,6 — ISO 200 — 150 mm
7e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 400 — 15 mm
8e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 6400 — 21 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Tom Wesselmann au MBA : jouissif et impudique

27 septembre 2012
Affiche de l’exposition

Le dimanche 7 octobre 2012 est la date limite pour voir l’exposition « Au-delà du Pop Art » au Musée des Beaux-Arts de Montréal, consacrée à l’artiste américain Tom Wesselmann.

Contrairement à Andy Warhol et Roy Lichtenstein dont les œuvres sont connues du grand public, Tom Wesselmann est un grand oublié du Pop Art américain.

Mais c’est quoi le Pop Art ? Il s’agit d’un mouvement artistique caractérisée par le désir de représenter le mode de vie américain, notamment par l’utilisation de matériaux environnants (des découpures de panneaux réclames ou des produits de consommation, par exemple).

En dépit de la popularité acquise par cet artiste dès les années 1960, aucun musée nord-américain n’avait jusqu’ici présenté une rétrospective couvrant la totalité de son œuvre. Le Musée des Beaux-Arts de Montréal présente pour encore quelques jours la première exposition en Amérique du Nord qui lui soit consacrée. Il s’agit donc d’un événement considérable.

Après sa création à Montréal, cette exposition sera présentée à Richmond, à Cincinnati et à Denver, mais dans aucun des musées les plus importants des États-Unis. Pourquoi ? Parce que l’œuvre de Wesselmann — qui témoigne de l’hédonisme des années 1960 avec ces lèvres pulpeuses entr’ouvertes, ces mamelons dressés, ces gros plans hypersexualisés — est de nature à choquer le puritanisme actuel de l’opinion publique américaine.

Toutefois, soyons clairs : les œuvres de Wesselmann ne sont pas plus érotiques que des nus au Louvre, des fresques de Michel-Ange au Vatican, des toiles de Klimt à Vienne ou des réclames de sous-vêtements de Calvin Klein. Wesselmann utilise simplement le corps humain pour célébrer la beauté de la vie.

Sous le titre « American Beauty », la première salle de l’exposition présente ses premiers collages (dont la taille est environ celle d’une feuille de papier à correspondance) et ses premiers grands formats, sur lesquels une silhouette de femme nue est allongée sur un fond de symboles américains (drapeau national, photo présidentielle, bouteilles de Coca-Cola, etc.). C’est la seule partie de l’exposition que je n’ai pas aimée. La composition des ces images m’a semblé être du « sous-Matisse » comme c’est le cas de l’œuvre qui décore l’affiche qui annonce l’exposition (photo ci-dessus).

Dans la deuxième salle, c’est déjà mieux. On y présente ses premiers collages tridimensionnels, c’est-à-dire des toiles desquels surgissent un téléviseur allumé, un radio transistor, une horloge électrique, un ventilateur, une porte de réfrigérateur ou même un petit évier. Le défi de l’artiste étant alors d’équilibrer la composition en recourant à la couleur ou à des motifs forts pour créer un ensemble harmonieux.

À partir de la troisième salle, l’exposition m’a complètement séduit. Oubliez ses collages aux blancs jaunis et les plastiques partiellement décolorés, et pénétrez dans un monde ludique, décoratif, lumineux et éclatant.

Wesselmann crée des toiles aux formes irrégulières où, par exemple, le pied d’une jambe dressée dépassera la limite supérieure du cadre. Il crée également ses premières toiles monumentales où la tridimensionnalité est partagée par tous les éléments de l’œuvre. Mais puisqu’il est ici question de tridimensionnalité, pourquoi ne parle-t-on pas d’une sculpture ?

Rappelez-vous de ces livres dont les pages épaisses révèlent une scène qui se déploie sous nous yeux lorsqu’on les ouvre. Chaque élément de papier se dresse alors à la verticale à différents endroits sur les pages ouvertes. S’agit-il d’une sculpture alors que rien n’y est sculpté ? Évidemment pas. Au lieu que les objets soient colorés par impression (comme c’est le cas d’un livre 3D), les divers éléments de l’œuvre de Wesselmann sont peints : c’est pourquoi on parle d’un peinture tridimensionnelle.

Sous le titre « Le dessin fait objet », on présente une série d’œuvres étonnantes. Imaginez un artiste qui dessinerait un croquis à l’aide de crayons feutres de différentes couleurs. Puis, celui-ci découperait patiemment chacune de ces lignes pour un faire une sorte de filet coloré irrégulier ayant la forme de son dessin. Reproduit à grande échelle sous forme de lanières d’acier, ces lignes imitent alors celles du croquis, avec la différence que le mur leur sert de fond à la place du papier et que ces lignes s’accompagnent d’une ombre proportionnelle à la distance du mur.

Toutes ces œuvres sont d’une extraordinaire beauté. Si vous n’avez pas encore vu cette exposition — qui se termine le 7 octobre 2012 — je vous conseille d’y aller dans les plus brefs délais. Il est hautement improbable que vous ayez l’occasion de voir une autre exposition d’une telle qualité consacrée à cet artiste contemporain.

La rétrospective du Musée des Beaux-Arts nous offre donc une occasion unique de découvrir un coloriste exceptionnel dont les œuvres sont de nature à séduire un très large public.

Quant au livre de l’exposition, simplement intitulé du nom du peintre, il coûte 35$ : le texte y est excellent mais les reproductions qu’il renferme ne rendent pas justice à l’éclat et à la luminosité des œuvres qui y sont montrées.

Murale inspirée de l’œuvre de Wesselmann

Références :
Pop art
Tom Wesselmann au MBAM: célèbre inconnu

Paru depuis :
Great American Nudes artist Tom Wesselmann was no sexist, say the women in his life (2016-01-19)

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif Lumix 12-35mm F/2,8
1re photo : 1/400 sec. — F/6,3 — ISO 200 — 14 mm
2e  photo : 1/200 sec. — F/5,0 — ISO 200 — 16 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


La maison Shaughnessy (1874-5)

26 septembre 2012
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Conçue par l’architecte William-Tutin Thomas (1829-1892) et construite en 1874-5, la maison Shaughnessy est formée de deux résidences bourgeoises jumelées.

Celle à l’ouest fut construite pour Duncan McIntyre : celle à l’est fut occupée par William Van Horne, puis par Thomas Shaughnessy. Ces trois propriétaires étaient des dirigeants de la compagnie ferroviaire Canadien Pacifique.

Cet édifice en pierre grise de Montréal présente un soubassement sur lequel se dressent trois étages. Il est coiffé d’un toit mansardé percé de lucarnes.

La façade se divise en deux parties, identiques mais inversées, qui correspondent aux deux unités d’habitation. À chaque extrémité, un escalier droit donne accès au rez-de-chaussée tandis qu’un oriel à proximité occupe toute la hauteur de la maison. L’escalier du côté ouest se distingue par la tourelle au toit pointu, faite de verre et de fonte, qui lui est adossée.

Léguée à une communauté religieuse puis laissée à l’abandon pendant quelques décennies, la maison Shaughnessy était menacée de démolition quand l’architecte montréalaise Phyllis Lambert en a fait l’acquisition en 1974 : toute la décoration intérieure d’origine avait été vandalisée ou se trouvait alors dans un état avancé de décrépitude.

Depuis, on y a aménagé les bureaux et les salles de réception du Centre canadien d’architecture (construit en « U » autour de la maison Shaughnessy à l’instar du château de Versailles, construit autour d’un pavillon de chasse de Louis-XIII).

Il est à noter que le buste du baron Shaughnessy (ci-dessous, à gauche) est une œuvre en bronze du sculpteur québécois Louis-Philippe Hébert (1850-1917)

Références :
Maison Shaughnessy
Mille carré doré

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif Lumix 12-35mm F/2,8
1re photo : 1/500 sec. — F/8,0 — ISO 200 — 12 mm
2e  photo : 1/640 sec. — F/8,0 — ISO 200 — 35 mm
3e  photo : 1/320 sec. — F/6,3 — ISO 200 — 24 mm
4e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 1250 — 18 mm
5e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 17 mm
6e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 320 — 25 mm
7e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 500 — 25 mm
8e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 250 — 26 mm
9e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 2500 — 24 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le parc Cabot

24 septembre 2012
Statue en l’honneur de Jean Cabot
Habitant du parc Cabot
Vespasienne du parc
Une sculpture au parc Cabot

Avant que Terre-Neuve fasse partie du Canada, nos livres d’histoire nous apprenaient que l’explorateur français Jacques Cartier avait découvert le Canada en 1532 pour le compte du roi de France François 1er.

Dans les faits, l’explorateur vénitien Giovanni Caboto (Jean Cabot, en français) avait découvert Terre-Neuve en 1497 pour le compte du roi d’Angleterre Henri VII.

Depuis 1949, soit depuis que Terre-Neuve est devenue une province canadienne, on devrait donc dire que Jean Cabot a découvert le pays 35 ans avant Jacques Cartier.

Évidemment, cela ne tient pas compte des Indiens qui y habitaient depuis des siècles, ni des Vikings et des Bretons qui ont accosté sur nos rivages voilà bien longtemps.

Près de la station de métro Atwater, en face de l’ancien forum, se trouve un parc qui, depuis 1957, porte le nom de l’explorateur italien. En 1935, alors que ce lieu s’appelait encore le Western Park, une statue en son honneur — œuvre du sculpteur italien Guido Casini — y a été placée.

Depuis peu, ce parc est devenu un jardin de sculptures modernes.

Références :
Jean Cabot
Square Cabot

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif Lumix 12-35mm F/2,8
1re photo : 1/400 sec. — F/6,3 — ISO 200 — 35 mm
2e  photo : 1/160 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 35 mm
3e  photo : 1/250 sec. — F/3,6 — ISO 200 — 20 mm
4e  photo : 1/250 sec. — F/5,0 — ISO 200 — 19 mm

Carte de Terre-Neuve, réalisée en 1670 (© — Musée Stewart)
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Écrit par Jean-Pierre Martel


Sauver Gentilly-2 : un combat perdu d’avance

22 septembre 2012

Moins de 24 heures après son entrée en fonction à titre de Première ministre, Mme Pauline Marois a annoncé la fermeture de Gentilly-2, la seule centrale nucléaire en opération au Québec.

Alors que le cadre financier des promesses électorales du Parti Québécois prévoyait une somme de 13 millions$ consacrée au développement économique du centre du Québec afin compenser pour la fermeture de la centrale nucléaire Gentilly-2, c’est plutôt une somme de 200 millions$ que Mme Marois a décidé d’allouer à cette fin.

Considérations sanitaires

Cette semaine, le documentaire Gentilly or not to be provoquait une controverse relativement à la sécurité du nucléaire. En substance, le film prétend que la population qui habite à moins de plusieurs kilomètres d’une centrale nucléaire court un risque accru de développer des cancers.

Malgré le fait qu’il soit impossible de bloquer la radioactivité d’une centrale nucléaire, il est très douteux que la population environnante soit à risque.

Il est vrai qu’une paroi de plomb épaisse de 15 cm ne bloque que 50% des rayons gamma. Donc toute la centrale est radioactive et sa radioactivité est proportionnelle à la durée de son exploitation.

Toutefois, l’exposition à la radioactivité diminue avec le carré de la distance. En d’autres mots, lorsqu’on multiplie par 2 la distance d’exposition, on diminue de 4 fois la radioactivité. À 3 fois la distance, on a le 9e de la radioactivité. À 1 km, c’est un million de fois plus faible. À 2 km, c’est quatre millionièmes, etc.

En somme, une femme enceinte qui habite à 1 km de Gentilly-2 reçoit un million moins de radioactivité que n’importe quel employé de la centrale.

D’autre part, il n’existe pas de seuil sécuritaire. Théoriquement, toute radioactivité est néfaste. Toutefois, on doit prendre en considération le bombardement naturel que subit la Terre (d’origine cosmique) : nous sommes bombardés naturellement par une faible quantité de radioactivité. Sur mon compteur Geiger, ce dernier enregistre une dizaine de rayons gamma à la minute, ici même à Montréal.

Qu’une centrale ajoute un rayon gamma à l’heure, cela ne change pas grand-chose. Donc au-delà d’une certaine distance, la radioactivité d’une centrale devient insignifiante.

Considérations économiques

En 2009, l’électricité produite par la fission nucléaire ne constituait que 2,35% de tous les approvisionnements d’Hydro-Québec. Alors que le coût moyen de production d’Hydro-Québec s’élevait à 2,14 cents par kilowatt-heure (kwh) en 2010, un responsable de la division nucléaire d’Hydro-Québec affirmait en 2005 que le coût de production à la centrale de Gentilly-2 s’élevait à 6 cents le kwh — environ trois fois plus — soit d’avantage que le prix de vente au secteur industriel et à peine moins que le tarif résidentiel. En somme, Gentilly-2 n’est pas rentable et ne l’a jamais été.

Lorsqu’on prend en considération, non pas l’électricité de nos vieux barrages des années 1970, mais l’énergie qui sera produite par les barrages futurs d’Hydro-Québec, cette énergie reviendra à environ 10 cents du kwh. C’est davantage que le prix de ce qui est produit par Gentilly-2. Donc, sous cet angle, Gentilly-2 serait rentable (et même compétitive avec l’éolien, notamment).

Malheureusement, cela ne prend pas en considération les milliards$ que coutera la réfection de Gentilly-2, ce qui aura pour effet de faire augmenter considérablement les coûts unitaires de production du nucléaire au Québec.

On estime officiellement à 1,9 milliards$ le coût de réfection de cette centrale. Dans les faits, on s’attend à ce que la facture soit beaucoup plus élevée. Déjà, pour la seule année fiscale 2011-2012, l’État québécois (par le biais d’Hydro-Québec) a gaspillé 850 millions$ — soit presque autant que les revenus de la taxe santé — pour réparer cette centrale alors que presque rien n’a encore été fait.

Dernièrement on a rénové la centrale Point-Lepreau au Nouveau-Brunswick, une centrale CANDU en tous points semblable à Gentilly-2. Prévue à 1,4 milliards$, cette rénovation coûtera finalement au moins 2,4 milliards$, soit 1 milliard$ de plus que prévu.

Il faut savoir qu’Énergie atomique de Canada (ÉACL) a vendu tous ses réacteurs nucléaires ontariens à la firme québécoise SNC-Lavallin pour la modeste somme de 15 millions$. Dans les faits, les 1 200 membres du personnel d’ÉACL sont devenus des employés de SNC-Lavalin. Cette firme de génie-conseil a donc à son emploi à peu près tous les grands experts canadiens dans le domaine nucléaire.

Si le gouvernement Marois avait décidé de briser sa promesse électorale et décidé de rénover Gentilly-2, qui pensez-vous aurait obtenu le contrat de réfection de cette centrale ? La seule compagnie québécoise compétente dans ce domaine spécialisé, soit SNC-Lavalin.

Après avoir commencé les travaux, si cette firme devait informer l’État qu’on doit lui accorder des centaines de millions$ de plus pour effectuer d’autres travaux à la centrale nucléaire, travaux non-prévus dans l’appel d’offres, quel fonctionnaire pourra juger si ces travaux sont essentiels ou non ? Comment l’État aurait pu argumenter avec les plus grands experts du pays ?

Donc SNC-Lavalin aurait pu réclamer autant de rallonges qu’elle aurait voulu : l’État n’aurait pas eu d’autre choix que de payer ou de risquer une catastrophe nucléaire si elle avait ignoré les demandes successives de la firme de génie-conseil. Bref, la réfection de Gentilly-2 aurait été un grand bar ouvert.

Considérations politiques

Le syndicat des employés de la centrale mène depuis quelques jours une campagne contre la décision gouvernementale de fermer Gentilly-2. Les employés de cette centrale sont en bonne partie des diplômés universitaires extrêmement compétents. Ils reçoivent des salaires élevés qui sont amplement mérités. Toutefois, en travaillant pour une centrale nucléaire non-rentable, ce sont des assistés sociaux de luxe.

Il est inutile de prolonger la vie de Gentilly-2. Depuis toujours, cette centrale produit de l’électricité à un coût supérieur aux autres installations d’Hydro-Québec et cet écart s’accentuerait si on devait assumer les coûts de sa rénovation. Quant aux coûts de sa fermeture, ils seront encore plus élevés si nous attendons : plus une centrale nucléaire est en opération, plus elle est contaminée.

Les régions administratives de la Mauricie et du Centre du Québec représentent une population de près d’un demi-million de personnes. Si les élites locales veulent transformer Gentilly-2 en centrale privée, et rénover cette centrale à leurs frais — soit une dépense qui pourrait atteindre la somme de trois milliards$ — ou si SNC-Lavalin veut ajouter Gentilly-2 à sa collection actuelle de centrales nucléaires, pas de problème. Mais on pense que les contribuables vont continuer de payer pour cet éléphant blanc, on se trompe.

Conclusion

Après le Plan Nord, Gentilly-2 devait être le plus important gaspillage des fonds public du gouvernement de Jean Charest. Puisque celui-ci a été répudié, il faut féliciter le gouvernement de Mme Marois d’avoir promptement pris une décision qui non seulement rencontre le vœux de l’immense majorité des Québécois, hostiles au nucléaire, mais correspond à une saine gestion des finances publiques.

Références :
CANDU Énergie signe une entente pour acquérir la division des réacteurs commerciaux d’EACL
Faut-il réparer Gentilly-2 ?
Fermeture de Gentilly-2 – Le PQ défend une «sage» décision
Gentilly-2: des coûts imprévisibles
Gentilly 2: 850 millions $ dépensés et aucune garantie que seront terminés les travaux
La campagne électorale au Québec : le jeudi 16 août 2012
La campagne électorale au Québec : les 23 et 24 août 2012
Le PQ veut toujours procéder au déclassement de Gentilly-2
Marois annule la hausse des droits de scolarité et ferme Gentilly-2
Réfection de la centrale Gentilly-2 – 275 millions bien embêtants pour le ministre Gignac

Paru depuis :
Hydro recommande de fermer Gentilly-2 (2012-09-29)
Gentilly-2 : remettre les pendules à l’heure (2012-10-11)
La fermeture de Gentilly-2 est inévitable, dit Vandal (2013-01-29)

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Les adieux de l’été

18 septembre 2012
Feuilles d’érable de Norvège

Samedi prochain, l’équinoxe de septembre marquera le début officiel de l’automne dans l’hémisphère nord de la Terre.

Mais c’est aujourd’hui que l’été a choisi de nous faire ses adieux, les nuages gonflés de tristesse.

Et sur ces érables qui donnèrent leur nom à ce printemps des réveils, l’été agonisant laisse glisser ses dernières larmes.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif Lumix 20mm F/1,7 — 1/60 sec. — F/4,0 — ISO 500 — 20 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Une gourmandise pour la rentrée scolaire

17 septembre 2012


Tôt dimanche dernier, en revenant de la Place Ville-Marie, je suis passé devant la succursale des Glaceurs située au 1245 de la rue University.

Dans la vitrine, ce qui a attiré mon attention, ce sont ces deux petits gâteaux — qu’on appelle cupcakes — décorés aux couleurs de la rentrée scolaire.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif Lumix 12-35mm F/2,8 — 1/160 sec. — F/4,5 — ISO 200 — 35 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


La Place Ville-Marie fête son 50e anniversaire

16 septembre 2012
La Place Ville-Marie

C’est entre 1958 et 1962 que le promoteur new-yorkais William Zeckendorf fit construire à Montréal le gratte-ciel cruciforme le plus élevé au monde. Celui-ci fait partie d’un complexe immobilier de quatre édifices qui représentent une surface locative de 0,3 km² (3,4 millions de pieds carrés). Au moment de son inauguration, c’était le plus grand complexe d’affaires du monde.

Un des trois autres édifices du complexe

Pour le construire, le promoteur fit appel à l’architecte Ieoh Ming Pei, relativement peu connu à l’époque, dont c’était d’ailleurs la première œuvre architecturale majeure. Sa réalisation la plus célèbre est aujourd’hui la pyramide du Louvre.

Inaugurée il y a cinquante ans, plus précisément le 13 septembre 1962, ce gratte-ciel de 188,1 mètres et de 44 étages est aujourd’hui le quatrième en hauteur à Montréal. Il tire son nom, Ville-Marie, de celui que portait originellement la ville de Montréal. Jusqu’à la construction du stade olympique, la Place Ville-Marie était l’édifice emblématique de la métropole.

Alors que les autres gratte-ciels modernes de Montréal étaient sombres à cause de leur revêtement en verre teinté, la nouvelle Place Ville-Marie étonnait avec son éclatant revêtement extérieur en aluminium. De plus, sa forme en croix permetait un maximum de bureaux en coin, particulièrement prisés par les entreprises.

La Place Ville-Marie, en plongée

Au premier coup d’œil, l’édifice semble reposer sur quatre blocs de pierre beiges disposés aux angles. En réalité, tout l’édifice est supporté par une série de poutres de métal profondément ancrées dans le sol puisqu’une partie des trains qui partent de la Gare centrale du Canadien Pacifique, un peu au Sud de la Place Ville-Marie, passent sous ce complexe immobilier.

Un des quatre halls d’entrée

Entourés au rez-de-chaussée par des vitrines, ces quatre blocs reposent eux-mêmes sur des poutres métalliques, ce qui contribue à donner un caractères aérien à l’ensemble architectural.

Le complexe immobilier est percé de 13 054 fenêtres. Sa construction a nécessité 49 000 tonnes d’acier, plus d’un million de boulons, 261 km de tuyauterie, 1 150 km de conducteurs électriques et 59 000 luminaires.

Sur son toit, on a installé un gyrophare peut être vu à une distance de 58 km à la ronde. Il prend environ 32 secondes pour faire un tour complet.

« Female » (1972)

Au sud de l’avenue du Collège McGill, le côté nord de l’esplanade est décoré d’une fontaine au centre de laquelle se trouve une sculpture en bronze intitulée « Female » du Torontois Gerald Gladstone. À l’origine, cette esplanade était entièrement minérale : ces jours-ci, des ouvriers s’affairent à la recouvrir de gazon.

« Autoportrait, 2012 »

Don de la Banque Royale, d’Ivanhoe Cambridge et d’AIMco, une installation spectaculaire, grandeur nature, décore depuis trois jours le côté ouest de l’esplanade.

Scellée sous un immense cube transparent, l’œuvre contemporaine s’intitule « Autoportrait, 2012 » de Nicolas Baier. Puisqu’il ne s’agit pas d’un autoportrait de l’artiste, pourquoi ce titre ? Parce l’installation reflète l’essence de ce qu’est la Place Ville-Marie, soit une tour de bureaux. Y sont représentés les accessoires et le mobilier d’une conférence; du projecteur à gauche à l’iPad en bas à droite, le tout en métal chromé.

Galerie marchande

Au sous-sol, une galerie marchande de 80 boutiques constitue la plaque tournante de la ville souterraine. En effet, ce centre commercial est relié à un réseau de 30 km de couloirs qui protègent les utilisateurs des intempéries.

Ce réseau donne accès à des centaines de commerces, restaurants, et bureaux — en fait, à près de 35% de tous les commerces du centre-ville — ainsi qu’au métro et aux principaux terminus de transport. Selon Wikipédia, ce serait le plus grand réseau souterrain piétonnier au monde.

Références :
La grande dame de Montréal
Montréal souterrain
Place Ville-Marie

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif Lumix 12-35mm F/2,8
1re photo : 1/320 sec. — F/6,3 — ISO 200 — 14 mm
2e  photo : 1/200 sec. — F/5,0 — ISO 200 — 16 mm
3e  photo : 1/500 sec. — F/8,0 — ISO 200 — 13 mm
4e  photo : 1/125 sec. — F/3,5 — ISO 200 — 27 mm
5e  photo : 1/500 sec. — F/7,1 — ISO 200 — 13 mm
6e  photo : 1/125 sec. — F/3,5 — ISO 200 — 15 mm
7e  photo : 1/250 sec. — F/5,0 — ISO 200 — 12 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


La Batmobile à Montréal

14 septembre 2012
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C’est le talentueux cinéaste Tim Burton qui réalisa Batman (sorti en 1989) et Le retour de Batman (sorti en 1992 et intitulé en Europe Batman, le défi).

À ces deux occasions, on utilisa une Batmobile créée par le décorateur de cinéma Anton Furst. Ce dernier partagea avec Peter Young, l’Oscar de la meilleure direction artistique pour leur contribution au premier de ces deux longs métrages.

Pour construire ce véhicule, on a fusionné les châssis de deux Chevrolet Impala. Le moteur est un V-8, également de Chevrolet. La carrosserie, on s’en doute, est une création artistique.

À l’avant, la grille est remplacée par ce qui ressemble à une immense turbine flanquée de mandibules qui font office de garde-boue pour les roues avant.

Le tableau de bord s’apparente à celui d’un avion ou d’une voiture sport britannique.

À l’arrière, deux immenses nageoires encadrent la sortie de cette « turbine ».

Le 23 novembre 1991, Anton Furst se suicide en se jetant du huitième étage d’un stationnement de Los Angeles.

Deux décennies plus tard, les organisateur du Salon de la bande dessinée Comiccon réussissent un coup de maitre en obtenant la permission d’utiliser cette voiture pour la promotion de leur foire commerciale au Palais des Congrès.

Celle-ci se terminera dans deux jours (c’est-à-dire dimanche le 16 septembre 2012).

Ce salon est l’événement de l’année à Montréal pour les amateurs de bandes dessinées et de films d’anticipation.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif Lumix 12-35mm F/2,8
1re photo : 1/160 sec. — F/4,5 — ISO 200 — 14 mm
2e  photo : 1/80 sec. — F/3,2 — ISO 200 — 12 mm
3e  photo : 1/125 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 20 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


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