La fille du régiment

30 janvier 2011

 

 
Si vous êtes abonnés à Artv, je vous invite à regarder un spectacle musical demain, lundi 31 janvier, à 21h30. L’histoire est amusante et c’est chanté en français. Les interprètes sont excellents, l’histoire est rondement menée et tous les artisans du spectacle ont admirablement bien fait leur travail. Et en plus, c’est gratuit puisqu’on est ici à la télévision. Mais — vous l’avais-je dit ? — La fille du régiment est un opéra.

Si vous pensez qu’un opéra, c’est une suite d’airs mélodieux, détrompez-vous : c’est du théâtre chanté. Évidemment, on y trouve des airs mémorables, dont l’extrait Militaire et mari qui vaudront au chant athlétique de Juan-Diego Florez (ci-dessus) un tonnerre d’applaudissements tellement long, lors de la représentation captée pour la télévision, qu’on a dû l’abréger au montage.

Quant à la prestation de Natalie Dessay, dans le rôle-titre, je ne crois pas qu’il soit possible de trouver une autre soprano capable de la surpasser d’ici plusieurs décennies tant par la diction et la qualité de sa voix, que par son sens de la comédie.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Pénurie mondiale de partisans libéraux

29 janvier 2011

Plus tôt cette semaine, Mme Diane Lemieux (ex-leader parlementaire du PQ) était nommée à la tête de la Commission de la construction du Québec. Cette nouvelle a eu d’autant plus d’impact que le jour même, Lucien Bouchard (ex-chef du PQ) était choisi par l’Association pétrolière et gazière du Québec pour représenter cet organisme.

Certains analystes ont vu dans la nomination de Mme Lemieux, une habile tentative de diversion.

Mais pourquoi chercher midi à quatorze heures ? L’explication est pourtant évidente. Après huit ans à promouvoir ses partisans à la magistrature et à la tête des organismes publics et para-publics, M. Charest a atteint le fond du baril ; il n’en reste plus à nommer.

D’ailleurs, pas plus tard que la semaine dernière, l’UNESCO plaçait officiellement le Partisanum liberalis sur la Liste des espèces menacées. Non pas en voie d’extinction puisque selon les sondages, il en reste un beau gros 15% fidèle à monsieur Charest.

Malgré le proverbe libéral qui dit que Lemieux est l’ennemie du bien, M. Charest s’est donc résigné, faute de mieux, à ce choix contre-nature.

D’ailleurs, dégouté par cette nomination répugnante, M. Charest s’est aussitôt envolé vers le Forum économique mondial de Davos pour essayer de l’oublier. En vain.

M. Charest a donc profité de cette tribune pour supplier ses homologues européens de lui trouver quelqu’un quelque part — n’importe qui — qui voudrait devenir partisan libéral.

Le président de la République française, M. Nicolas Sarkozy, s’est dit peiné que M. Charest ne lui ait pas adressé sa requête avant l’expulsion des Roms de France.

De son côté, M. Silvio Berlusconi a fièrement évoqué le nombre incalculable de belles Italiennes séduites par lui (entre autres) et qu’il aurait pu convaincre facilement de devenir partisanes libérales si seulement elles avaient été en âge de voter.

Quant à l’Angleterre, elle a rappelé sa longue expérience dans le clonage des brebis et proposé la multiplication des partisans actuels de M. Charest.

Par conséquent, malgré la sympathie évidente que son vibrant message a suscité dans les cœurs de son auditoire en larmes, M. Charest, selon toutes les apparences, reviendra bredouille au Québec. Que de tristesse…

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Les merveilleux mensonges du baron Münchhausen

28 janvier 2011
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Le théâtre Denise Pelletier est situé dans mon quartier (Hochelaga-Maisoneuve). Du 12 janvier au 10 février, on y présente la pièce « Münchhausen — Les machineries de l’imaginaire » qui raconte les aventures de Karl-Friedrich Hieronymus, baron de Münchhausen (1720-97).

Après une courte carrière militaire en Russie contre les Turcs, ce noble allemand prend sa retraite à 24 ans afin de se consacrer à l’administration de son domaine. Au cours des réceptions qu’il donne par la suite, le baron prend l’habitude de divertir ses invités en leur racontant ses exploits de jeunesse. Comme des histoires de pêche, d’une fois à l’autre, ceux-ci s’amplifient et deviennent de plus en plus extraordinaires. Au grand plaisir de tous. Car le baron est un merveilleux fabulateur.

Un de ses amis, écrivain, publie à Londres en 1786 un recueil de ces aventures. Cette publication obtient alors un immense succès, ce qui incitera une troupe ambulante à créer en France un spectacle basé sur la traduction de Théophile Gauthier. Pendant près de 200 ans, de 1797 à 1974, le Théâtre Galimard & Fils ne présentera qu’une seule pièce : celle basée sur les aventures du baron.

En 1988, on en a fait un film (qui est passé à la télévision récemment) sur lequel est basée l’adaptation présentée hier soir chez Denise-Pelletier.

Les récits du baron n’ont pas la poésie et l’humanisme de ceux de Fred Pellerin. En contrepartie, ce spectacle est — littéralement — un pur divertissement. N’y cherchez pas une réflexion profonde sur la condition humaine : il n’y en a pas et on s’en fout. Après quelques minutes, toute rationalité disparaît chez le spectateur : ce dernier devient alors, pendant plus de deux heures, un grand bébé émerveillé devant l’invraisemblance outrageuse des aventures du baron.

Je n’ai pas vérifié si, dans la salle, il restait quelqu’un qui n’avait pas le sourire étampé au visage durant le spectacle mais je serais très surpris qu’il y ait eu. J’avais mal dormi la veille et normalement j’aurais du m’assouplir un peu, ça et là, au cours de la représentation. D’autant plus que j’ai vu le film il y a moins de deux semaines. Or je ne suis pas ennuyé une seule minute.

Bref, si vous cherchez un agréable divertissement, le voici. C’est du bonbon.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Un combat d’arrière-garde du gouvernement libéral

27 janvier 2011

La traçabilité correspond à la capacité de suivre les déplacements d’un aliment, de sa production à sa distribution aux consommateurs ; en d’autres mots, de la fourche à la fourchette. Elle vise à mieux qualifier les produits mis sur le marché, à une meilleure maîtrise des dangers et à abaisser les niveaux de risques.

Depuis l’an dernier, la loi américaine exige que chacun des intervenants dans la chaine de production documente la source d’approvisionnement d’un aliment et à qui celui-ci a été vendu. Cette exigence est destinée à faciliter la tâche du gouvernement américain dans les cas de rappel ou de saisie. Afin de lutter contre le bioterrorisme, une exigence analogue existait déjà pour les aliments importés aux État-Unis. Dans l’Union européenne, la traçabilité va plus loin puisque chacun des intervenants a accès à cette information.

En 2004, lors d’un voyage à Paris, je me trouvais dans un restaurant où j’avais commandé de la raie (un poisson aujourd’hui sur la liste des espèces menacées). Alors que je racontais au serveur comment il était difficile de trouver de la raie fraîche au Québec, celui-ci m’apprenait que son restaurant était en mesure de savoir quand et où le poisson avait été pêché, par quel(s) entrepôt(s) il avait transité, et finalement l’heure approximative où il était arrivé chez son fournisseur à Paris ce matin-là. Exactement comme n’importe quel colis de FedEx ou d’UPS.

Deux ou trois ans plus tard, je me trouvais à l’épicerie Métro située près de chez moi. J’avais remarqué la pile de brocoli en spécial alors que la veille, Radio-Canada annonçait le rappel aux États-Unis de brocoli californien contaminé. Ce matin-là comme toujours, rien en n’indiquait la provenance. L’employé à qui je m’étais informé ne savait pas d’où ce brocoli provenait et ne savait pas qui pouvait me répondre à ce sujet. Toutefois, il m’assurait que cela ne venait pas de Californie. Je présume qu’il avait entendu parler du rappel lui aussi.

Dans mon billet d’hier, je me plaignais de la difficulté de connaître la provenance de ce que nous mangeons. Le 3 octobre dernier, je rapportais le scoop relatif au maïs transgénique toxique qui, réduit en poudre, pourrait bien être exporté de Chine et se retrouver dans nos croustilles au maïs.

J’apprenais ce matin dans Le Devoir que le gouvernement Charest s’inquiétait « de la rigidité de l’Union européenne sur la certification des produits industriels exportés par le Canada et sur les règles qui permettent d’établir le pays d’origine d’un produit — dans le secteur alimentaire notamment. Le gouvernement Charest espère que les Européens accepteront de faire preuve de flexibilité sur ces questions. »

Quelle connerie. Je ne peux pas croire que le gouvernement Charest soutient ce combat d’arrière-garde de l’industrie agroalimentaire visant à maintenir tout le monde dans la noirceur totale quant à la qualité de ce que nous mangeons.

Il a fallu une loi fédérale — présentée par le NPD — pour obliger la divulgation de la teneur des gras trans dans nos aliments : ces gras ont presque disparu depuis qu’on est en mesure d’éviter d’en consommer. On est donc loin du jour où les OGM seront identifiés à l’épicerie : l’industrie ne veut même pas que nos gouvernements sachent quand ils s’apprêtent à nous vendre des produits impropres à la consommation et conserver ainsi le pouvoir discrétionnaire de retirer ou non ces aliments sur leurs tablettes — sauf quand un inspecteur zélé décide d’enquêter sans avoir reçu de plainte au préalable (ce qui n’arrive à peu près jamais).

Au lieu de préparer nos industries à faire face au futur, le gouvernement Charest préfère se faire l’allié des éléments les plus réactionnaires de l’industrie alimentaire. Ces derniers, on s’en doute, agitent le spectre des millions de dollars que la mise en place de la traçabilité coûtera, prédisent la croissance vertigineuse du prix des aliments et les émeutes populaires qui en résulteront. Bref le Québec courrait ainsi à sa perte alors que nos principaux partenaires commerciaux évoluent calmement dans le sens opposé.

Décidément, le gouvernement Charest a un faible pour les politiques à courte vue…

Références :
Libre-échange avec l’Europe – Charest se défend d’abuser des exclusions
Traçabilité agroalimentaire
Traceability rule represents big adjustment for food industry

Paru depuis : L’importance de la traçabilité des aliments (2015-03-21)

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le scandale de la dioxine et le Canada

26 janvier 2011
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Quand on nourrit les animaux avec n’importe quoi…

Depuis des années, dans les fermes industrielles, on ajoute des viandes cadavériques et des graisses animales à la moulée d’herbivores et de granivores dans le but d’en augmenter le rendement.

On estime que bétail européen se nourrit en moyenne aux deux tiers de matières premières (blé, fourrage, paille, herbe) et à un tiers d’aliments composés par des industriels. Toutefois, cette proportion varie beaucoup d’une espèce animale à l’autre ; un porc ou une volaille peut se nourrir à 100 % de produits transformés.

En novembre et décembre 2010, des milliers de fermes avicoles et porcines de plusieurs länder allemands — plus particulièrement en Basse-Saxe, dans le nord du pays — ont reçu accidentellement des moulées contaminées par la dioxine, une substance cancérigène.

Cette contamination remonte loin. Elle origine d’une livraison, par la société de biocarburants allemande Petrotec, de vingt-cinq tonnes d’huile contaminée à la dioxine. Ce biodiésel était exclusivement destiné à usage industriel et non alimentaire.

Toutefois, l’entreprise allemande Harles und Jentzsch — qui vient de se déclarer en faillite — a utilisé un de ces lots pour fabriquer 3 000 tonnes de graisses destinées à l’alimentation animale. Cette marchandise a été livrée à 25 fabricants de fourrage. À partir de ces graisses contaminées, ceux-ci ont fabriqué 150 000 tonnes de fourrage qui fut distribué à des fermes avicoles et porcines.

Au départ, l’huile contaminée contenait 123 nanogrammes de dioxine par kilo (ng/kg). Diluée dans le fourrage, la concentration n’était pas dramatiquement supérieure aux normes permises. Toutefois, puisque la dioxine s’accumule dans la chaine alimentaire, des analyses de laboratoire ont trouvé des taux 10 à 77 fois supérieurs à la norme recommandée (qui est de 0,75 ng/kg) dans des œufs et des graisses animales. En moyenne, les œufs contaminés contenaient 16 ng/kg de dioxine.

Un millier de sites d’élevage de poules, de dindes et de porcs, situés pour la plupart en Basse-Saxe, ont stoppé leurs livraisons après détection de dioxine. Le 4 janvier, la Basse-Saxe a commencé à rendre publics les codes des œufs contaminés pour qu’ils puissent être retirés des magasins.

Environ 136 000 œufs, en provenance d’un élevage contaminé, avaient été livrés au début de décembre à Barneveld, aux Pays-Bas : conséquemment, le 5 janvier, le gouvernement néerlandais a ordonné leur saisie. La Slovaquie a bloqué la mise sur le marché de 365 000 œufs importés d’Allemagne dans la première semaine de janvier.

Le vendredi 7 janvier, 4 709 exploitations agricoles (sur les 375 000 que compte le pays) avaient été fermées en Allemagne à titre préventif dans l’attente de résultats de tests. Le lundi suivant, il n’en restait plus que 1 635. Entretemps, 8 000 poules avaient été abattues.

Hier, la Russie (un acheteur important de produits agricoles allemands) a interdit temporairement ses importations d’œufs et de volaille d’Allemagne.

Le paradis canadien

En dix ans, plusieurs scandales à la dioxine ont frappé l’Union européenne : en Belgique (en 1999 et en 2006), en Irlande (2008), en Italie (Seveso en 1976), aux Pays-Bas (en 2006). Pour l’Allemagne, il s’agit du cinquième cas de contamination à la dioxine (2003, 2004, 2006, 2010 et 2011, selon Der Spiegel).

Les retombées de ce scandale sont lourdes de conséquences pour l’Allemagne, un des principaux pays producteurs de viande au monde. Selon la fédération agricole allemande, les pertes s’élèvent déjà à 100 millions d’euros.

Aucun scandale à la dioxine n’a ébranlé le Canada jusqu’à ce jour. Pourquoi ? Tout simplement parce que la surveillance exercée par Santé Canada sur nos aliments est quasi-inexistante. L’industrie agroalimentaire s’auto-règlemente admirablement bien, semble-t-il.

Tellement bien qu’on entend jamais parler de rappels d’aliments au pays sauf à la suite d’empoisonnements manifeste (viande avariée et fromage sale). Les contaminations qui ne donnent aucun symptôme dans l’immédiat — comme c’est habituellement le cas avec la dioxine — ne sont jamais l’objet de rappels.

Oui, on entend bien parler d’aliments contaminés ailleurs mais jamais ces aliments n’atteignent les comptoirs de nos épiceries. Ce qui prouve bien comment Dieu (ou Allah ou Bouddha, c’est selon) aime notre beau pays.

Contrairement aux producteurs d’Europe, les producteurs d’ici ne sont soumis à aucune politique de traçabilité autre que les mesures américaines destinées à lutter contre le bioterrorisme (une lubie coûteuse et inutile).

Conséquemment, il est presqu’impossible pour le consommateur québécois de savoir la provenance de ce qu’il mange.

Certaines chaines d’épiceries font de leur mieux pour nous en informer : Loblaws en est un bon exemple. Mais ses efforts se buttent au mutisme de l’industrie agroalimentaire.

À mon épicerie Métro, c’est le désert au chapitre de l’information au consommateur. Par exemple, des olives sont présentées comme un produit canadien. À ma connaissance, le climat canadien ne permet pas la culture de l’olive : toutefois les olives sont probablement importées en baril et transvidées dans des pots plus petits au Canada, ce qui suffit à leur valoir la citoyenneté canadienne — le pays étant un modèle de multiculturalisme alimentaire.

De manière générale, des tonnes d’aliments sont « Fabriqués pour Briska », sans aucune mention du pays d’origine. Ou alors c’est « Fabriqué au Canada à partir d’ingrédients canadiens et importés », ce qui signifie probablement que le contenant est canadien mais le contenu vient de quelque part sur Terre. À la télévision, Oasis essaye de nous faire croire que son jus d’orange est aussi québécois que la Grande muraille de Chine est chinoise. N’importe quoi.

Si l’Allemagne veut écouler ses œufs, il suffit de nous les passer dans ses délicieux biscuits et gâteaux. Nos douaniers aiment tellement les pâtisseries que je serais surpris qu’ils nous privent du plaisir d’en manger.

Bref, si vous faites de l’insomnie à l’idée de consommer des aliments contaminés à la dioxine, la meilleure solution est sans doute une tisane calmante, en espérant qu’elle ne le soit pas contaminée à quelque chose…

Références :
Alerte à la dioxine en Allemagne
Animaux de boucherie: contamination à la dioxine
Dioxine (Futura sciences)
Dioxine (Wikipédia)
Dioxine/Allemagne – Des œufs suspects livrés aux Pays-Bas en décembre
Dioxine/Allemagne: pas de “danger”
Dioxine : l’Allemagne abat tous les animaux contaminés
La Russie interdit temporairement les importations de volaille d’Allemagne
Pas bon – Gigantesque scandale à la dioxine en Allemagne
Scandale à la dioxine en Allemagne

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le financement des partis politiques

25 janvier 2011


 
Dans mon billet d’avant-hier relatif à la Commission Bastarache, je signalais mon appui aux modifications apportées à la loi sur le financement des partis politiques, en particulier au sujet de la diminution de la contribution maximale permise, de même qu’au sujet du renforcement des mesures contre les prête-noms.

Apparemment, ce court passage a fait bondir Serge P. qui m’écrivait hier un commentaire très bien écrit et qui, chiffres à l’appui, s’oppose au financement public des partis politiques.

Je vous invite à lire ce commentaire. Toutefois, je ne partage pas l’avis de son auteur. Voici pourquoi.

La naissance de la démocratie :

C’est en Grèce, au du VIe siècle avant Jésus-Christ, qu’est née la démocratie. Le mot « Démocratie » vient d’ailleurs du grec et signifie littéralement « Pouvoir du peuple ».

Dans la cité-État d’Athènes, chaque citoyen possédait un droit égal de choisir la composition de l’Assemblée des citoyens. Dans les faits, ni les femmes, ni les esclaves, ne possédaient le statut de citoyen et par conséquent, n’avaient le droit de vote.

Au fil des siècles, le concept de la démocratie a évolué. Par exemple, en Angleterre, les locataires ont dû attendre jusqu’en 1867 pour obtenir le droit de vote. Ici même au Québec, les femmes n’ont obtenu ce droit qu’en 1940.

Le pouvoir de l’argent

Mais la démocratie, c’est davantage que le suffrage universel. En effet, qu’est-ce que ça donne au peuple de choisir ses dirigeants si ces derniers, dès qu’ils sont élus, s’avèrent à la solde d’intérêts particuliers.

Effectivement, comment les élus pourraient-ils ne pas être reconnaissants envers ceux qui leur ont donné les moyens financiers de convaincre les électeurs de voter pour eux ?

C’est pourquoi la loi québécoise de 1977 limitant les contributions politiques — une mesure imitée depuis par la France en 1988 et par le gouvernement fédéral en 2003 — représente une révolution démocratique complémentaire et toute aussi importante que le Révolution française. À mon avis, le suffrage universel sans remise en question du financement privé des partis politiques, c’est une démocratie inachevée.

Le moyen retenu par le gouvernement du Parti québécois en 1977 était de plafonner à 3,000$ le maximum d’une contribution électorale — ce qui limitait principalement les contributions des entreprises et syndicats — et de compenser partiellement cette perte de revenus par un financement public basé sur l’appui populaire obtenu lors du dernier scrutin.

Le nouveau plafond des contributions privées

Dernièrement, le plafond a été abaissé à 1,000$. Il est douteux qu’un grand nombre de citoyens « ordinaires » aient été affectés par cette mesure. Celle-ci touche exclusivement les contributions des personnes morales et celles d’une haute bourgeoisie. Or on sait qu’au moins occasionnellement, ces contributions sont effectuées dans l’espoir d’obtenir les faveurs de nos élus.

Par exemple, la Commission Bastarache nous a pris que des contributions généreuses à la caisse du Parti libéral étaient une condition sine qua non de l’accès à la magistrature depuis que le gouvernement Charest a modifié le processus de nomination des juges.

Donc cette nouvelle limite renforce le pouvoir du peuple sur les partis politiques puisqu’il augmente l’importance des contributions modestes.

Le financement public

En vertu de la loi 118, votée par l’Assemblée nationale en décembre dernier, l’allocation annuelle versée par l’État aux partis politiques — qui était inchangée depuis 1992 — passera de 0,50 $ à 0,82 $ par électeur inscrit sur la liste électorale.

Baser cette allocation sur les électeurs inscrits — et non les votes exprimés — protège les partis politiques du pourcentage variable d’abstention d’une élection à l’autre. On pourrait argumenter que si les partis politiques étaient payés par vote, ils se forceraient d’avantage pour motiver les gens à participer aux scrutins.

Théoriquement, cela est logique. Dans les faits, le pourcentage de participation aux scrutins dépend beaucoup des enjeux électoraux. Si les programmes des partis se ressemblent trop — ce qui est le cas quand les intérêts supérieurs de la Nation sont évidents pour tous — la participation au scrutin diminue. Si l’accession au pouvoir d’un parti est perçue comme étant un grave danger — surtout si cette menace est probable — la participation au scrutin augmente.

Dans le documentaire « À hauteur d’homme », le cinéaste Jean-Claude Labrecque montre bien comment Radio-Canada s’est acharné à faire déraper la campagne électorale de Bernard Landry, pourtant un des meilleurs premiers ministres que le Québec ait connu. Au lieu d’entendre parler de ce que le parti de M. Landry voulait accomplir s’il était réélu, les auditeurs de Radio-Canada ont été assommés par une controverse dépourvue d’intérêt autour d’un reportage inexact publié dans un journal régional. Conséquemment, les résultats du scrutin (et son taux de participation) en ont été affectés.

Financement public vs privé

Le financement public est le reflet de la volonté populaire. Le financement privé de partis politiques est le reflet du poids économique de leurs partisans. L’un et l’autre sont nécessaires.

Sans financement privé, les partis d’opposition sont à la merci du bon vouloir du parti au pouvoir. Ce dernier peut se traîner les pieds et retarder le versement des allocations publiques prévues en faveur de ses opposants politiques. Il peut également modifier la loi (lorsqu’il est majoritaire) pour abolir le financement public si cela lui convient.

En conclusion, le suffrage universel a pris plus de deux millénaires à se réaliser pleinement : on peut se permettre de prendre quelques décennies pour trouver un juste équilibre entre les financements privé et public des partis politiques.

Références :
Démocratie
Droit de vote des femmes
Financement des partis politiques français
Loi régissant le financement des partis politiques
Reform Act de 1867

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Pourquoi les Chinois sont-ils si économes ?

24 janvier 2011
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Les États-Unis et la Chine sont les deux plus grandes puissances économiques au monde.

En 2009, le produit intérieur brut (PIB) de la Chine — soit l’ensemble des richesse produites par ce pays — représentait 8,765 milliards$ alors qu’il représentait 14,300 milliards$ aux Etats-Unis. La différence entre ces deux pays se creuse lorsqu’on regarde les revenus par personne.

Puisque la Chine est quatre fois plus peuplée, le PIB par habitant n’est que de 6,546$ en Chine alors qu’il est de 46,996$ aux Etats-Unis.

Or, malgré cet écart de revenus, les Chinois, collectivement, économisent davantage que les Américains. On estime que les Chinois engrangent 40% du PIB de leur pays. Pourquoi ?

En Chine, il n’existe pas d’assurance-maladie publique, ni d’assurance-médicaments. La petite pension de vieillesse, donnée par l’État, permet aux retraités de faire face aux dépenses courantes mais est insuffisante face à la maladie.

Autrefois, les vieillards pouvaient compter sur leur progéniture pour s’occuper d’eux. Malheureusement, la politique de l’enfant unique a bouleversé tout cela.

En effet, si tous leurs parents et grands-parents sont vivants, un jeune couple est appelé à s’occuper de quatre parents et de huit grands-parents, soit un total de douze personnes. Cela représente une responsabilité énorme dont très peu de couple sont en mesure de s’acquitter.

Conséquemment, les Chinois économisent le plus possible en prévision de leurs vieux jours.

En dépit de ces précautions, beaucoup de vieillards vivent misérablement. En effet, la Chine détient le troisième taux le plus élevé au Monde de suicide chez ses ainés.

Références :
Morillot J, Asie — Triste séniors, La Revue, 2011; 10: 20.
République populaire de Chine

États-Unis

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Écrit par Jean-Pierre Martel


L’utilité de la Commission Bastarache

21 janvier 2011

Depuis le dévoilement de ses conclusions mercredi dernier, la Commission d’enquête sur le processus de nomination des juges est l’objet de diverses critiques qui vont jusqu’à remettre en question le bien-fondé de la création d’une telle commission.

Je ne veux pas parler des coûts que cela a occasionnés. Il est clair que si les Québécois avaient eu le choix entre payer pour cette commission (6 millions$) ou pour une élection provinciale (90 millions$), ils auraient sans doute préféré payer pour se débarrasser du gouvernement le plus corrompu depuis Duplessis et ainsi corriger plusieurs problèmes à la fois.

Mais nous n’avons pas eu ce choix. D’où la question suivante : cette commission, était-ce une bonne idée ? Peu importe le résultat, ma réponse est que cette commission était nécessaire.

Dans un pays démocratique, les citoyens doivent avoir confiance envers leur système judiciaire. Or la crédibilité de notre système a sérieusement été ébranlée — à juste titre, si on en juge par ce qu’on a appris depuis — par les accusations de l’ex-ministre de la Justice du Québec, Me Marc Bellemare.

Sans que cela ait été prévisible au moment de sa création, cette commission a fait la lumière sur les mécanismes intimes du favoritisme politique relatif à la nomination des juges. On sait maintenant que le gouvernement Charest a modifié les règles qui prévalaient au Québec depuis des décennies.

Les règles antérieures visaient à protéger le processus de la cabale des candidats et à minimiser la politicaillerie. Les règles instaurées par le gouvernement actuel visaient, au contraire, à prendre dorénavant en considération « l’allégeance politique » des candidats à la magistrature.

Concrètement, au Cabinet du premier ministre, Mme Landry avait pour tâche de vérifier les contributions à la caisse électorale du Parti libéral du Québec, le bénévolat lors des campagnes électorales du Parti, les services rendus lors des levées de fonds du Parti, pour finalement faire en sorte que ces futilités soient prises en considération par le Conseil des ministres.

Bref, il s’agissait d’une parmi les nombreuses mesures qui visaient à transformer l’appareil de l’État en machine à sous pour le Parti libéral du Québec.

Grâce aux travaux de la commission, tout cela a été révélé honteusement. On doit maintenant se demander si ce rapport aura des suites ? Je le crois.

Déjà, dans le domaine des contributions politiques, le gouvernement Charest a diminué le maximum permis par la Loi et a renforcé les mesures contre les prête-noms. Cela est bien.

Dans ce cas-ci, l’ex- juge Bastarache — reconnu pour une prudence que certains jugent excessive — a qualifié le système actuel de «perméable aux interventions et influences de toute sorte, notamment celles de députés, de ministres, de membres de partis politiques, d’avocats ou des candidats eux-mêmes». La liste est longue. Il a formulé 46 recommandations. L’avenir nous dira quelle est l’importance que le gouvernement Charest attache à rétablir la confiance des citoyens dans le processus d’accès à la magistrature.

Si le gouvernement actuel désire avoir de meilleures chances d’être réélu, il devra s’appliquer dorénavant à travailler plus activement dans l’intérêt national. L’ex-juge Bastarache lui en donne l’occasion…

Références :
Combien coûte une élection?
Commission d’enquête sur le processus de nomination des juges du Québec
Le processus est à revoir parce que «perméable aux influences»
Nomination des juges – Vade retro, Satanas

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Les Musulmans et Al-Qaida

20 janvier 2011

Avant propos : Dans le cadre de la discussion relative à une vidéo de propagande sur YouTube « prouvant » que le Président Obama est musulman, j’ai rédigé le bref message suivant (en anglais) :

« Est-ce que les États-Unis sont en guerre contre les Musulmans (1,5 milliards de personnes) ou contre Al-Qaida ? Si les bigots du Parti républicain ne peuvent faire la différence entre les deux et continuent de prêcher l’intolérance contre les Musulmans, votre pays pourrait bien avoir à se chercher des amis lorsque la Chine sera la première puissance de la planète. »

À la suite de ce message, quelqu’un m’invitait par courriel à préciser mon opinion. On trouvera ci-après la traduction française de ma réponse. Il est à noter que la première moitié du texte explique la rage antimusulmane des participants américains à la discussion relative à la vidéo.


Le racisme viscéral du sud des États-Unis

Historiquement, le sud des États-Unis était pauvre, peu instruit, religieux et rural. Il était renommé pour sa violence raciale dirigée contre les Noirs et pour sa religiosité. Les personnes qui y habitaient, y menaient une existence rude destinée à assurer leur subsistance.

Depuis, un grand nombre d’entreprises de haute technologie ou reliées au complexe militaro-industriel s’y sont établies. Si bien qu’aujourd’hui, les États du sud rivalisent de prospérité avec ceux du nord de ce pays.

Toutefois, les mentalités n’ont pas évolué. La bigoterie et l’intolérance se rencontrent encore aussi couramment.

La violence, idéalisée dans le cinéma américain et les jeux vidéos, y est endémique. Par exemple, le taux d’homicides en Floride est le triple de la moyenne américaine, qui est lui-même le triple de la moyenne européenne.

Plus de 15 millions de personnes, principalement au sud des États-Unis, croient au créationnisme et s’opposent à l’enseignement scolaire de la théorie de l’évolution des espèces de Darwin (jugée contraire à la Bible).

Même si le Klu Klux Klan n’y fait plus semer la terreur, cette organisation terroriste américaine a toujours la sympathie de plusieurs Sudistes (comme en témoignent les messages racistes au sujet de la vidéo en question).

Ils ne connaissent presque rien du monde à l’extérieur des États-Unis et un grand nombre de jeunes adultes ont de la difficulté à épeler l’anglais correctement.

C’est la clientèle idéale pour la machine de propagande du Parti républicain. Celle-ci pratique le lavage des cerveaux avec succès, réussissant à faire croire aux Américains des choses aussi stupides que :

  • Saddam Hussain possédait des armes de destruction massive,
  • il est impossible que G.W. Bush ait menti relativement aux véritables raisons de la guerre contre l’Irak puisqu’un « born-again Christian » comme lui ne ment jamais,
  • plus on baisse les impôts des riches, plus l’économie prospère (ils suffit de regarder l’état actuel de l’économie américain pour juger de la stupidité de cette idée)
  • le monde déteste les États-Unis, donc les Américains sont justifiés de détester tout le monde.

Jésus de Nazareth a dit que lorsqu’on vous frappe sur une joue, présenter l’autre. Son message de tolérance est déformé par des prédicateurs qui, en son Nom, citent des extraits de l’Ancien testament pour propager la haine et l’intolérance. Tout comme Al-Qaida déforme le Coran en faisait de ce Document une arme de haine.

Le déclin de la sympathie pour Al-Qaida

Aux États-Unis, presque personne n’est conscient qu’Al-Qaida a été marginalisé — non pas par les bombes américaines — mais plutôt par les Musulmans eux-mêmes. En effet, ceux-ci ont réalisé que la plupart des victimes d’Al-Qaida, depuis des années, sont des Musulmans et non des Américains ou des Juifs.

La plupart des combattants d’Al-Qaida en Irak sont des étrangers en provenance d’Arabie Saoudite. Pourquoi ? Parce que l’organisation terroriste peine à recruter des gens en Irak : elle doit importer ses combattants d’Arabie, où Bin Laden demeure très populaire.

Au Pakistan, le chef des opérations d’Al-Qaida, Osama Hamoud al-Shehri, est saoudien et non pakistanais.

Les organisations terroristes dont les membres ne sont pas saoudiens sont simplement « affiliées » à Al-Qaida plutôt que d’en faire partie intégralement parce que Bin Laden s’en méfie, craignant qu’elles ne soient infiltrées d’espions américains.

Depuis les attentats du métro de Londres, le 7 juillet 2005, toutes les tentatives d’attentats en Occident d’Al-Qaida ont échoué, parfois à la dernière minute. Si bien qu’entretemps, ses revenus servent principalement à tuer d’autres Musulmans.

Ses hommes expérimentés ne parvenant pas à franchir la muraille de sécurité dressée afin de protéger les pays occidentaux, Al-Qaida doit se rabattre depuis quelques temps sur de jeunes recrues, nées en Occident, qui savent à peine manier les explosifs et qui, ayant échoué et ayant été capturées, fragilisent encore plus l’organisation par leurs révélations.

Jean-Pierre Filieu, un des plus grands spécialistes français de l’islamisme, dresse déjà le post mortem d’Al-Qaida et soutient que ce sont les Musulmans eux-mêmes qui ont eu raison de l’organisation de Bin Laden.

Bref, voir dans chaque Musulman un partisan d’Al-Qaida, prêt à contribuer à la destruction de la Civilisation occidentale, c’est profondément mal connaître le monde actuel.

Référence : Filieu JP, Al-Qaïda – c’est fini, La Revue, 2010;6:32-47.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le kirpan et la sécurité

19 janvier 2011

Le 23 juin 1985, des Sikhs canadiens placèrent une bombe à bord du vol 182 d’Air India — en partance de Montréal — qui fit 329 morts. C’est le plus important acte terroriste de l’histoire du Canada. Parmi les victimes, on compte le pharmacien Gaston Beauchesne, de Hull.

Un an plus tôt, soit le 8 mai 1984, l’édifice du parlement québécois était le site d’un massacre qui fit trois morts et treize blessés. Cet acte terroriste fut commis par un québécois francophone dit « de souche ». Depuis, la sécurité y a été considérablement renforcée.

Hier, quatre Sikhs attendus à l’Assemblée nationale se sont vus interdire l’accès au parlement parce qu’ils étaient munis d’un kirpan. Celui-ci est un poignard qui a valeur de symbole dans la religion sikhe.

Il y a moyen de permettre aux Sikhs armés de pénétrer dans le parlement. L’an passé, l’accès à l’Assemblée nationale avec été interdit à un groupe de Sikhs. Dix-neuf d’entre eux avaient retiré leur kirpan. Le dernier avait retiré un kirpan de plus de 20 cm, mais en avait gardé un autre d’environ 6 cm. Il avait tout de même été escorté par un policier pendant toute la durée de sa visite à l’Assemblée.

Si les Sikhs veulent payer pour la présence de militaires armés de mitraillettes qui les escorteront dans l’enceinte du parlement — avec ordre d’abattre n’importe quel d’entre eux qui dégainerait son poignard — je n’y vois pas d’objection. D’ici là, je ne vois pas comment on pourrait compromettre la sécurité de l’Assemblée nationale au nom du folklore religieux.

Les Sikhs, peuvent-ils prendre l’avion à destination des États-Unis munis de leur poignard ?

Références :
Pas de kirpan au Parlement
Une attaque relance la débat sur le port du kirpan

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