Charest, parrain du Parti libéral du Québec

20 novembre 2010

Samedi dernier, à l’ouverture du 9e congrès annuel de l’Action démocratique du Québec (ADQ), le chef Gérard Deltell a reproché au Premier ministre du Québec de se comporter comme le « parrain » de la famille libérale.

Grand promoteur des PPP, le Premier ministre serait-il devenu lui-même un exemple de PPP (Parrain d’un Parti Pourri) ?

Le mardi suivant, André Pratte (l’éditorialiste en chef de La Presse) s’indignait de voir M. Deltell « créer, sournoisement, une association entre M. Charest et le crime organisé.» Apparemment, l’éditorialiste de La Paresse vient de se réveiller ; pour lui le Président de l’ADQ est la première personne au monde à créer une telle association. De toute évidence, l’éditorialiste ne lit pas les journaux. Quel mauvais exemple.

Aujourd’hui, Gil Courtemanche (son homologue du Devoir), ironise sur le même sujet. Dans un éditorial drôle et cinglant qui mérite à lui seul l’achat de l’édition de fin de semaine, M. Courtemanche écrit : « Jean Charest s’est comporté comme un parrain idéal pour sa famille. Il a même engagé (…) Chantal Landry, qui dresse pour le parrain (…) la liste des membres méritants de la famille.»

Pour ceux qui n’ont pas suivi les travaux de la Commission Bastarache, rappelons que Mme Landry est directrice-adjointe du cabinet du premier ministre. Pour le bénéfice du Conseil des ministres, c’est elle qui vérifie l’allégeance politique et les contributions à la caisse de Parti libéral du Québec des personnes à nommer à la magistrature ou aux conseils d’administration des organismes relevant de l’État.

Références :
Charest ne mérite pas ça
Charest se comporte en «parrain», dit Deltell

Note : Photo de M. Charest par le journal Le Devoir.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Escarmouches informatiques

20 novembre 2010


 
États-Unis vs Chine

Selon le rapport de la Commission sino-américaine à la sécurité et l’économie, rendu public au Congrès américain mercredi dernier, pendant 18 minutes en avril 2010, China Telecom (la compagnie d’État chinoise des télécommunications) s’est vu confier l’acheminement de 15% du trafic internet mondial, incluant des courriels de sites du Sénat américain, du ministère de la Défense ou encore de la NASA et des données (certaines hautement sensibles) de l’armée américaine, d’organisations civiles et d’alliés américains.

L’acheminement des données sur l’internet se fait de manière dynamique selon la disponibilité immédiate des grands serveurs du réseau. Contrairement aux manchettes de certains journaux, la Chine n’a donc pas « détourné » ces données vers elle : ses serveurs étaient simplement libres pour accepter à ce moment-là une quantité colossale de données et les acheminer sans congestion.

Mais ces données ont-elles été copiées et enregistrées au passage ? C’est la crainte que nourrissent certains experts peu rassurés par la réponse des autorités américaines à l’effet que les données sensibles voyagent encryptées.

Iran vs États-Unis

Selon le Ministère iranien de l’industrie, trente mille ordinateurs de ce pays sont infectés par Stuxnet, un ver informatique. Cela représente environ 60% de tous les ordinateurs touchés par ce virus à travers le monde. Découvert en juin, celui-ci, recherche dans les ordinateurs qu’il infecte, les systèmes utilisés pour le contrôle de procédés industriels (par exemple ceux qui servent au contrôle des oléoducs, des plates-formes pétrolières, des centrales électriques et d’autres installations industrielles).

La complexité du ver est très inhabituelle. L’attaque nécessite des connaissances en procédés industriels. En déréglant leur fonctionnement, ce ver a pour conséquence d’entrainer la destruction physique des installations touchées.

Le quotidien gouvernemental Iran Daily n’a pas hésité à évoquer une guerre électronique de l’Occident contre l’Iran.

Références :
La Chine accusée d’avoir “détourné” des données sensibles américaines
La Chine a détourné une partie du trafic Internet américain
Le virus informatique Stuxnet continue de toucher l’Iran
Stuxnet

Paru depuis :Snowden: Washington a lancé 231 cyberattaques en 2011 (2013-08-31)

Détails techniques de la photo : 
Panasonic GH1, objectif Lumix 14-45mm — 1/20 sec. — F/4,6 — ISO 400 — 22 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


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