La pièce 1984, d’après George Orwell

27 novembre 2016
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Depuis le 9 novembre et ce, jusqu’au 16 décembre 2016, le théâtre Denise-Peletier (TDP) présente une adaptation théâtrale du roman futuriste 1984 de George Orwell.

Cette coproduction du TDP de Montréal et du théâtre du Trident de Québec est remarquable.

Après chaque attentat terroriste, alors nos gouvernements se justifient en prétextant des lacunes sécuritaires qu’ils s’empressent de corriger, les citoyens ne voient pas de fin au resserrement de la surveillance étatique dont ils sont l’objet.

Le sujet de cette pièce est donc d’une brulante actualité.

L’histoire est centrée sur un couple de rebelles au sein d’un régime totalitaire.

Le dispositif scénique comporte un écran géant qui sert non seulement à diffuser les messages de Big Brother, mais surtout à projeter l’enregistrement capté sur le vif des propos et confidences des personnages.

Ces derniers sont filmés en gros plan par une caméra qui les suit et qui capte leurs moindres expressions faciales. Ces longs plans-séquences en faible profondeur de champ donnent au spectacle une saveur cinématographie d’autant plus évidente que les comédiens sont équipés de micros, ce qui leur évite d’avoir à crier leur texte et à grimacer pour être compris des spectateurs au fond de la salle.

À part une longue introduction didactique dont je n’ai pas compris l’intérêt — comme si la pièce n’était pas suffisamment évidente d’elle-même — cette production originale réussit à maintenir l’intérêt des spectateurs du début à la fin dans cette présentation brillante d’un des plus grands chefs-d’œuvre littéraires du XXe siècle.

À voir absolument.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 12-40mm F/2,8 — 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 320 — 24 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le miel est plus doux que le sang

19 février 2016
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En 1922, quatre jeunes font connaissance dans une résidence à Madrid; le peintre Salvador Dalí, le poète Federico García-Lorca, le futur réalisateur Luis Buñuel et la danseuse Lolita (un personnage fictif).

C’est le point de départ de la pièce Le miel est plus doux que le sang, présentée au Théâtre Denise-Pelletier jusqu’au 27 février 2016. Ce titre est emprunté à deux toiles différentes de Salvador Dalí.

Dans un décor un peu trop grand, les quatre comédiens donnent vie avec brio à un texte parfois amusant mais généralement faible.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 12-40mm F/2,8 — 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 1250 — 40 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


D’Artagnan et les trois mousquetaires

27 novembre 2014
Distribution de la pièce

Depuis le 12 novembre et ce, jusqu’au 19 décembre 2014, le Théâtre Denise-Pelletier présente la pièce D’Artagnan et les trois mousquetaires, une adaptation théâtrale et une mise en scène de Frédéric Bélanger réalisée à partir du célèbre roman d’Alexandre Dumas.

J’ai vu ce spectacle avant-hier soir, au milieu d’une salle pleine composée principalement de jeunes.

En 2001, ce même théâtre avait présenté une autre adaptation toute aussi réussie des Trois mousquetaires.

À l’image d’Alexandre Dumas — qui n’a jamais hésité à prendre des libertés avec l’histoire afin de rendre ses romans plus intéressants — le metteur en scène a resserré le récit et supprimé des scènes afin de présenter un spectacle alerte, sans temps mort, où l’ennuie est banni.

Ceux qui jugent important le réalisme psychologique des personnages risquent d’être déçus; il y a les bons d’un côté et les méchants de l’autre. Mais pour le jeune qui veut simplement assister à un excellent spectacle, celui-ci tient promesse.

Drôle et enlevée, cette pièce célèbre la bravoure de D’Artagnan, l’amitié qui lie les mousquetaires, et la loyauté qui triomphe de la traitrise. Bref, toutes les qualités d’un bon spectacle pour un jeune d’âge scolaire y sont réunies.

Détails techniques : Appareil Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 12-40mm — 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 2000 — 19 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Commedia au Théâtre Denise-Pelletier

19 mars 2014
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Jusqu’au 9 avril 2014, le Théâtre Denise-Pelletier présente Commedia de l’auteur québécois Pierre-Yves Lemieux.

Cette pièce est librement inspirée de la vie et de l’œuvre du dramaturge vénitien Carlo Goldoni. Au XVIIIe siècle, celui-ci fut un Molière italien, réformant la Commedia dell’arte en la dépouillant de son burlesque outrancier et en lui insufflant plus de vraisemblance dans les comportements et les situations.

Mais ce faisant, Goldoni s’est heurté à la noblesse de son époque puisqu’il rendait aimable et intéressante la vie de Vénitiens « ordinaires », c’est-à-dire des gens du peuple.

La pièce de Pierre-Yves Lemieux fait appel à six comédiens (dont deux Goldoni, l’un plus âgé, servant à la fois de narrateur et participant dans le déroulement de la pièce) pour offrir une réflexion sur la marchandisation de l’Art et sur le sort des créateurs qui osent briser les conventions.

À part le retour en arrière, un procédé d’écriture inconnu à l’époque de Goldoni, la pièce de Lemieux emprunte le style goldonien — avec ses rebondissements, sa drôlerie et son rythme effréné — au point qu’on pourrait croire qu’il s’agit d’un pot-pourri de bons extraits de l’auteur italien.

Dans cet exercice réussi, une mention particulière doit aller à Lucie Pelletier, à la fois metteure en scène et brillant personnage dans cette comédie.

Campée dans un décor simple et évocateur d’Olivier Landreville, la pièce est particulièrement photogénique en raison des costumes de Julie Breton et surtout des éclairages de Jocelyn Proulx; à plusieurs reprises, j’ai regretté ne pas être autorisé à photographier cette séduisante production.

En somme, un très bon spectacle.

Détails techniques : Appareil Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 12-40mm F/2,8 — 1/80 sec. — F/5,6 — ISO 1600 — 40 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Marie Tudor au TDP

24 janvier 2014

 
Marie Tudor (1516-1558) est née du premier mariage d’Henri VIII. Elle lui succéda après le court règne intermédiaire d’Édouard VI, son demi-frère, né du quatrième mariage — sur les sept — de leur père.

Elle fut véritablement la première reine d’Angleterre, précédant sur le trône Élisabeth 1re, sa demi-sœur (née du second mariage d’Henri VIII).

Son histoire inspira Victor Hugo qui en fit un drame plein de rebondissements dans lequel il mêla l’histoire de cette Marie 1re d’Angleterre avec celle d’une autre Marie 1re, cette fois d’Écosse, qui vécut de 1542 à 1587.

Sur les onze personnages de la pièce, seulement deux ont réellement existé. Les autres sont les fruits de l’imagination fertile du bouillant romancier. Essentiellement, ce dernier a écrit un drame romantique très, très, très librement inspiré de l’histoire.

Mais non seulement l’histoire — celle inventée de la pièce — se tient : elle est passionnante.

Jusqu’au 12 février prochain, le Théâtre Denise-Pelletier en présente une production d’une durée d’environ 2h15. Elle n’est interrompue que par un entracte puisqu’il n’y a pas une minute de temps mort dans ce spectacle (auquel je vous invite chaleureusement à assister).

Décors simples, costumes historiques stylisés (ci-dessus), mise en scène haletante, comédiens irréprochables, et un spectacle dont on est surpris quand il est déjà fini.

Détails techniques : Appareil Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 12-40mm F/2,8
1re photo : 1/10 sec. — F/11,0 — ISO 6400 — 16 mm
2e  photo : 1/25 sec. — F/2,8 — ISO 6400 — 12 mm
3e  photo : 1/30 sec. — F/2,8 — ISO 6400 — 40 mm
4e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 800 — 23 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Les merveilleux mensonges du baron Münchhausen

28 janvier 2011
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Le théâtre Denise Pelletier est situé dans mon quartier (Hochelaga-Maisoneuve). Du 12 janvier au 10 février, on y présente la pièce « Münchhausen — Les machineries de l’imaginaire » qui raconte les aventures de Karl-Friedrich Hieronymus, baron de Münchhausen (1720-97).

Après une courte carrière militaire en Russie contre les Turcs, ce noble allemand prend sa retraite à 24 ans afin de se consacrer à l’administration de son domaine. Au cours des réceptions qu’il donne par la suite, le baron prend l’habitude de divertir ses invités en leur racontant ses exploits de jeunesse. Comme des histoires de pêche, d’une fois à l’autre, ceux-ci s’amplifient et deviennent de plus en plus extraordinaires. Au grand plaisir de tous. Car le baron est un merveilleux fabulateur.

Un de ses amis, écrivain, publie à Londres en 1786 un recueil de ces aventures. Cette publication obtient alors un immense succès, ce qui incitera une troupe ambulante à créer en France un spectacle basé sur la traduction de Théophile Gauthier. Pendant près de 200 ans, de 1797 à 1974, le Théâtre Galimard & Fils ne présentera qu’une seule pièce : celle basée sur les aventures du baron.

En 1988, on en a fait un film (qui est passé à la télévision récemment) sur lequel est basée l’adaptation présentée hier soir chez Denise-Pelletier.

Les récits du baron n’ont pas la poésie et l’humanisme de ceux de Fred Pellerin. En contrepartie, ce spectacle est — littéralement — un pur divertissement. N’y cherchez pas une réflexion profonde sur la condition humaine : il n’y en a pas et on s’en fout. Après quelques minutes, toute rationalité disparaît chez le spectateur : ce dernier devient alors, pendant plus de deux heures, un grand bébé émerveillé devant l’invraisemblance outrageuse des aventures du baron.

Je n’ai pas vérifié si, dans la salle, il restait quelqu’un qui n’avait pas le sourire étampé au visage durant le spectacle mais je serais très surpris qu’il y ait eu. J’avais mal dormi la veille et normalement j’aurais du m’assouplir un peu, ça et là, au cours de la représentation. D’autant plus que j’ai vu le film il y a moins de deux semaines. Or je ne suis pas ennuyé une seule minute.

Bref, si vous cherchez un agréable divertissement, le voici. C’est du bonbon.

Détails techniques de la photo : 
Panasonic GF1, objectif Lumix 20mm F/1,7 — 1/40 sec. — F/1,7 — ISO 100 — 20 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


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