Les secrets des papillons Héliconius

4 avril 2017

Les chenilles d’Heliconius se nourrissent de feuilles de passiflore. Accumulant les toxines qui s’y trouvent, elles acquièrent une toxicité qui les protège des prédateurs, même parvenues à l’état de papillon.

De tous les papillons, ceux du genre Heliconius ont la particularité d’être les seuls qui se nourrissent de pollen en plus du nectar.

Cet apport richement protéiné leur confère une durée de vie de plusieurs mois, contrairement aux autres papillons qui ne vivent généralement que quelques semaines.

À l’université de Californie, l’équipe de la professeure Adriana Briscoe a entrepris d’étudier spécifiquement les Héliconius et plus particulièrement l’H. érato.

Ses recherches ont révélé d’intéressantes découvertes.

Trompe de l’Héliconius érato

La trompe des Héliconius est plus longue que la moyenne des autres papillons. De plus, cette trompe qui nous semble lisse, ne l’est pas en réalité. Elle est hérissée de poils courts et, à son extrémité effilée, de papilles gustatives.

Ces poils ont pour but de capter les grains de pollen.

En déployant et en enroulant leur trompe, les Héliconius broient ce pollen. De plus, leurs glandes salivaires sont plus développées que celles des autres papillons : elles sécrètent des protéases, c’est-à-dire des enzymes capables de digérer les protéines du pollen.

Mais les recherches du Dr Briscoe ont permis de préciser que les poils de la trompe, ceux qui captent justement le pollen, contiennent également des protéases.

Puisque les Héliconius ne sont pas capables de rétracter leur trompe dans leur bouche, la surface de cette trompe est capable d’absorber les acides aminés libérés par la dégradation des protéines sous l’action des protéases de leurs poils.

En somme, contrairement à celle des éléphants, la trompe de l’Héliconius est un organe digestif.

Certaines de ces protéases se retrouvent également dans le code génétique d’autres papillons, notamment du papillon Isabella, apparenté aux Héliconius.

Chez les papillons qui ne se nourrissent que de nectar, ces enzymes étaient utiles au cours leur période larvaire ou servent des fins métaboliques (plutôt que digestives) chez le papillon adulte.

À titre d’exemple, chez la chenille des papillons de nuit, une protéase sert à dissoudre la soie (protéique) afin de ‘zipper’ le cocon et emprisonner la chrysalide.

Parvenus à l’âge adulte, certains papillons choisissent de réprimer l’expression de gênes devenus inutiles. Tout comme les humains qui cessent de boire du lait à l’âge adulte et qui deviennent intolérants au lactose parce qu’ils répriment leur fabrication de l’enzyme qui dégrade ce sucre.

Heliconius érato

On sait depuis longtemps que les papillons femelles sécrètent des substances volatiles (appelées phéromones) qui attirent les papillons mâles et que ces derniers peuvent, chez certaines espèces, reconnaître à des kilomètres.

Au cours de recherches récentes effectuées sur l’H. érato, on a découvert que les yeux de ce papillon sont dotés de photorécepteurs spécialisés.

L’un d’eux est pour le rouge dont la longueur d’onde est d’environ 600nm. On soupçonne que cela permet à ce papillon de voir les bandes rouges des papillons de son espèce sans remarquer celles, très semblables, d’H. melpomène. Tout comme l’ultraviolet est noir à nos yeux.

Références :
Gene Duplication and Gene Expression Changes Play a Role in the Evolution of Candidate Pollen Feeding Genes in Heliconius Butterflies
Sexual dimorphism in the compound eye of Heliconius erato: a nymphalid butterfly with at least five spectral classes of photoreceptor

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 40-150 mm F/2,8 (2e photo) avec multiplicateur de focale MC-14 (1re photo)
1re photo : 1/250 sec. — F/5,6 — ISO 640 — 150 mm
2e  photo : 1/320 sec. — F/5,6 — ISO 2000 — 150 mm

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Le papillon Petite tache

29 mars 2017

Introduction

La Petite tache (ou Myscelia cyaniris) est un papillon dont l’envergure est de 6cm.

Il habite les régions boisées à moins de 700m d’altitude, du Sud des États-Unis au Pérou. Il s’y nourrit de fruits fermentés, complétés au besoin de déjections animales.

Ses chenilles sont vertes, couvertes d’épines ramifiées tandis que sa chrysalide est verdâtre et difforme. Ce papillon peut vivre jusqu’à une année.

Description

Face dorsale du papillon mâle

La Petite tache se caractérise par des antennes droites, légèrement plus amples à leur extrémité, des yeux ovales exorbités et les deux pattes antérieures atrophiées (ce qui ne lui laisse que quatre pattes pour marcher).

Le bord externe des ailes est ondulé et décoré d’une frange de courts poils très pâles. L’apex des ailes antérieures se termine en marteau.

Sur leur face dorsale, la moitié externe des ailes antérieures porte des taches blanches alors que six bandes horizontales colorées alternent sur le reste du papillon.

Papillon mâle, vu de biais

Chez le mâle, ces bandes sont cyan sur fond noir iridescent bleu foncé. Chez certains spécimens, la première de ces bandes est blanche.

Face dorsale du papillon femelle

Chez la femelle, les bandes cyan sont moins vives, devenant rosées aux ailes postérieures, le tout sur fond brun.

Vu de côté

Lorsqu’il se trouve sur l’écorce d’un arbre, ce papillon n’a qu’à joindre les ailes pour se dissimuler et échapper à ses prédateurs.

Toutefois, c’est ce camouflage bariolé de brun qui vaut à la Petite tache son surnom français peu flatteur.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 40-150 mm F/2,8 + multiplicateur de focale MC-14 (les deux premières photos) et M.Zuiko 60 mm F/2,8 Macro (les deux dernières photos)
1re photo : 1/250 sec. — F/4,0 — ISO 500 — 210 mm
2e  photo : 1/250 sec. — F/4,0 — ISO 1600 — 210 mm
3e  photo : 1/200 sec. — F/5,6 — ISO 200 — 60 mm
4e  photo : 1/125 sec. — F/5,6 — ISO 800 — 60 mm


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Le papillon Petite tache
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Le Tithorea tarricina

28 mars 2017

Introduction

D’une envergure de sept à huit centimètres, le Tithorea tarricina est un papillon orange et noir tacheté de blanc. Il habite à la lisière des terrains boisés d’Amérique centrale, jusqu’à 1 500 mètres d’altitude.

Sa chenille se nourrit de plantes de la famille des Apocynacées, plus particulièrement du genre Prestonia. À l’issue de sa croissance, la chenille forme une chrysalide dorée.

Le papillon qui en émerge se caractérise par ses antennes tombantes noires, ses longues pattes, son abdomen orange, ses ailes postérieures rondes et ses ailes antérieures noires mouchetées d’environ onze taches blanches.

Le bord extérieur des ailes est décoré de touffes de poils blancs se disposant de part et d’autre à l’extrémité des veines.

Aspect satiné du noir des ailes

Un de ses surnoms anglais est Spotted Tiger Glassywing en raison du fait que le noir des ailes est satiné.

Description comparative

En raison de son polymorphisme, on trouve de multiples variétés de ce papillon. Celles-ci se distinguent par leur distribution géographique et de petites différences anatomiques.

Nous verrons ci-dessous le Tithorea tarricina duenna (qui habite le Mexique et le Honduras) et le Tithorea tarricina pinthias (trouvé plus au sud, au Costa Rica, au Honduras, au Nicaragua et à Panama).

Face dorsale des ailes

Le Tithorea tarricina duenna
Le Tithorea tarricina pinthias

Ce qui distingue le Tithorea tarricina duenna, ce sont deux choses. Premièrement ce jet orange qui, sur l’aile antérieure, semble jaillir du thorax. Et deuxièmement, la bande noire qui traverse la zone orange des ailes postérieures.

Dans un cas comme dans l’autre, près du bord externe des ailes, on peut entrevoir en gris, une série de petites taches situées en réalité sur la face ventrale des ailes.

Face ventrale des ailes

Le Tithorea tarricina duenna, de côté
Le Tithorea tarricina pinthias, de face

La face ventrale des ailes de ce papillon ressemble à leur face dorsale. Toutefois, près du bord externe, s’ajoute une série de taches blanches (plus petites sur les ailes antérieures). Ce sont elles qu’on entrevoit sur la face dorsale des ailes.

Dans le cas précis de la variété duenna, s’ajoute également une délicate bruine d’écailles blanches qui semble jaillir de la bande noire qui traverse les ailes postérieures.

Pour terminer, certaines variétés de Tithorea tarricina ressemblent à l’Heliconius hecale. On trouvera à la fin du texte consacré à ce dernier, ce qui permet de les distinguer.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 40-150mm F/2,8 + multiplicateur de focale MC-14
1re photo : 1/320 sec. — F/4,0 — ISO 250 — 210 mm
2e  photo : 1/250 sec. — F/4,0 — ISO 800 — 210 mm
3e  photo : 1/250 sec. — F/4,0 — ISO 500 — 210 mm
4e  photo : 1/320 sec. — F/4,0 — ISO 1000 — 210 mm
5e  photo : 1/250 sec. — F/4,0 — ISO 800 — 210 mm


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La Piéride de la rave

7 mars 2017
Papillon femelle, vu de côté
Face dorsale du papillon mâle
Face dorsale du papillon femelle
Face dorsale du papillon femelle, de biais

Introduction

La Piéride de la rave (Pieris rapae) est un petit papillon blanc mat dont l’envergure fait entre quatre et cinq centimètres. C’est autour de 1860 que ce papillon a fait son apparition au Québec.

Face dorsale des ailes

Sur la face dorsale des ailes, l’apex est gris ou noir et l’aile antérieure porte, selon le sexe, une ou deux taches noires; les femelles en ont deux et les mâles, une seule.

De plus, vers le thorax, les ailes antérieures sont saupoudrées de gris, ce qui est également le cas des ailes postérieures.

Chez la femelle, une ‘coulée’ de poudre grise située près du bord inférieur de l’aile antérieure relie discrètement la seconde tache noire au thorax.

Une frange de courts poils blancs borde le côté extérieur des ailes.

Face ventrale des ailes

Sur la première photo ci-dessus, ce qui semble être un reflet des fleurs jaunes avoisinantes ne l’est pas.

L’apex de l’aile antérieure est réellement jaune pâle. Quant aux ailes postérieures, elles sont délicatement teintées de jaune chez la femelle : cette couleur est plus affirmée chez le mâle.

Ce qui la distingue de la Piéride du chou

La Piéride de la rave est plus petite que la Piéride du chou. Les ailes de la première font de 4 à 5 cm tandis que la seconde possède une envergure de 5 à 6,5 cm.

Sur la Piéride du chou, la tache noire de l’apex est plus étendue et adopte la forme concave de la lame d’une faux.

La femelle de la Piéride de la rave pond ses œufs isolément, en volant de feuille en feuille alors que la Piéride du chou pond les siens groupés.

Lorsque l’une et l’autre s’attaquent au chou, la chenille de la Piéride du chou se trouvera sur les feuilles déployées alors que la chenille de la Piéride de la rave aura tendance à s’enfouir dans la pomme de ce légume.

Biologie

La Piéride de la rave est un des papillons les plus communs au monde. On le trouve dans les pays tempérés, aux Bermudes, dans la péninsule arabique, au Maghreb, au Japon, en Australie et en Nouvelle-Zélande.

L’œuf allongé est pondu debout. Frais, il est blanc translucide  il jaunit au cours de sa maturation.

La période d’incubation dure une semaine.

La chenille verte décorée de jaune se nourrit de Brassicacées (dont la rave, évidemment).

Ce papillon connait trois à cinq générations par année en plaine et deux en montagne.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 40-150mm F/2,8 + multiplicateur de focale MC-14
1re photo : 1/400 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 210 mm
2e  photo : 1/250 sec. — F/7,1 — ISO 250 — 210 mm
3e  photo : 1/800 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 210 mm
4e  photo : 1/640 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 210 mm


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L’objectif M.Zuiko 25mm F/1,2 en entomologie

28 février 2017
Doleschallia bisaltide
Leuconoé
Face dorsale du Porte-queue lowi mâle
Grand mormon mâle, de côté
Voilier mormon mâle

À la suite de l’acquisition d’un nouvel objectif photographique, j’aime bien découvrir ses forces et ses faiblesses en l’utilisant dans des contextes différents.

Cette année, mon cadeau de Noël fut le M.Zuiko 25mm F/1,2. Dès le premier jour de Papillons en liberté, jeudi dernier, je me suis donc empressé d’aller le tester.

Depuis le temps que je m’amuse à couvrir cet évènement, je suis devenu plus exigeant. Il ne me suffit plus que le papillon soit photographié correctement. Il faut qu’il soit mis en valeur par un flou d’arrière-fond avantageux (ce qu’on appelle le bokeh, qu’on prononce ‘beau quai’).

En principe, un objectif de 25mm ne devrait pas créer un bokeh pâmant. Mais à ouverture maximale, sait-on jamais.

Si cet objectif est très net à partir d’une ouverture de F/2,0, il l’est beaucoup moins sur les côtés à F/1,2. En entomologie, cela n’a pas d’importance puisque le sujet est généralement au centre de l’image, là où l’objectif est très net, même à ouverture maximale.

Le principal handicap de cet objectif vient de la nécessité d’être relativement près du papillon. Sur la photo obtenue, pour que l’image du papillon soit de taille identique, lorsqu’on est à 2 mètres avec un objectif de 200 mm, il faut être à 25 cm avec un objectif de 25mm.

Or dans la serre du Jardin botanique, les papillons ne sont pas tous à portée de la main et certains d’entre eux s’effraient lorsqu’on s’approche trop près d’eux.

Bref, après ce test concluant, j’entends revenir à mes anciennes amours, soit le M.Zuiko 40-150 mm associé au multiplicateur de focale MC-14.

D’autant plus qu’à une ouverture de F/4,0, cette association me donne une profondeur de champ trois fois plus grande que celle que j’obtiens avec le M.Zuiko 25mm à F/1,2 à distantes équivalentes, c’est-à-dire pour une photo sur laquelle le papillon semble avoir été pris d’aussi près.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 25mm F/1,2
1re photo : 1/1000 sec. — F/1,2 — ISO 200 — 25 mm
2e  photo : 1/1000 sec. — F/1,2 — ISO 200 — 25 mm
3e  photo : 1/160 sec. — F/1,2 — ISO 200 — 25 mm
4e  photo : 1/200 sec. — F/2,0 — ISO 200 — 25 mm
5e  photo : 1/500 sec. — F/1,2 — ISO 200 — 25 mm


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Papillons en liberté 2016

20 février 2016
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Depuis le 18 février et ce, jusqu’au 24 avril 2016, le Jardin botanique de Montréal présente la 19e édition annuelle de l’événement Papillons en liberté.

À chaque jour, une centaine de papillons sont relâchés dans la Grande serre d’exposition et s’ajoutent à ceux nés les jours précédents. Au total 15 000 à 20 000 papillons de 75 espèces différentes seront libérés.

Plusieurs fois par jour, des animateurs tiennent des séances d’information pour les tout petits.

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Le thème de cette année est Vie de chenille. Une douzaine d’espèces de chenilles sont en vedette dans un tunnel hors-terre — en forme de chenille, justement — suffisamment grand pour qu’on puisse y circuler, et réalisé par la firme eXtension concepts.

C’est le matin, lorsque la température de la serre est la plus basse de la journée, que les papillons sont les plus calmes.

Référence : Papillons en vedette cette année

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectifs M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (6e photo) et M.Zuiko 60 mm F/2,8 (les autres photos)
1re photo : 1/125 sec. — F/5,6 — ISO 320 — 60 mm
2e photo  : 1/160 sec. — F/5,6 — ISO 250 — 60 mm
3e photo  : 1/125 sec. — F/5,6 — ISO 640 — 60 mm
4e photo  : 1/160 sec. — F/5,6 — ISO 400 — 60 mm
5e photo  : 1/125 sec. — F/5,6 — ISO 250 — 60 mm
6e photo  : 1/400 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm

Papillons en liberté 2016
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Le papillon Cobra

25 avril 2015
Face dorsale du papillon
Face ventrale du papillon

D’une envergure de 25 à 30 cm, le papillon Cobra (ou Attacus atlas) est le plus grand papillon de nuit au monde. On l’appelle Cobra parce que le bout pendant de ses ailes antérieures fait penser à la tête d’un serpent, vue de profil.

Sur ses ailes, les taches triangulaires qui semblent être grises sur les photos ci-dessus sont en réalité semi-transparentes.

Les mâles sont moins grands et plus colorés que les femelles.

Antennes du mâle
Antennes de la femelle

Comme c’est habituellement le cas chez les papillons de nuit, les antennes en râteau de ce papillon ont des dents beaucoup plus longues chez le mâle que chez la femelle.

Dans les forêts du Sud-Est asiatique où il habite, on ne voit jamais ce papillon butiner. Cela s’explique par le fait qu’il est incapable de s’alimenter en raison de l’atrophie de son appareil buccal.

Jeûnant depuis la transformation de sa chenille en chrysalide, ce papillon ne connait qu’une brève existence; les mâles vivent environ quatre jours et les femelles, une semaine.

Sa seule activité nocturne est de s’accoupler.

Deux semaines après leur ponte, les oeufs éclosent.

Chenille du papillon Cobra

Particulièrement jolie, la chenille se nourrit de différentes plantes.

Après avoir vécu 35 à 40 jours, la chenille forme une chrysalide qui donnera naissance au papillon un mois plus tard.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectifs M.Zuiko 40-150 mm F/2,8 (1re et 2e photos) et M.Zuiko 60 mm Macro F/2,8 (les autres photos)
1re photo : 1/250 sec. — F/2,8 — ISO 400 — 150 mm
2e  photo : 1/200 sec. — F/4,5 — ISO 800 — 106 mm
3e  photo : 1/125 sec. — F/5,6 — ISO 1600 — 60 mm
4e  photo : 1/125 sec. — F/5,6 — ISO 1600 — 60 mm
5e  photo : 1/125 sec. — F/5,6 — ISO 3200 — 60 mm


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Le papillon Cobra
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Le papillon Flambeau

19 avril 2015
Face dorsale du papillon
Face ventrale des ailes
Flambeau butinant
En majesté
De près

D’une envergure de 8,2 à 9,2 cm, le Flambeau (ou Dryas iulia) est un papillon orange qui habite le sud des États-Unis et l’Amérique latine.

On le rencontre dans les milieux ouverts, en lisière des forêts ou au-dessus de la canopée.

Il se caractérise par ses ailes antérieures très allongées, ses longues pattes (les deux premières sont atrophiées), ses grands yeux gris pâle tachetés de noir, et ses longues antennes bien droites.

La face dorsale des ailes est orange (bordée de noir) alors que leur face ventrale est plutôt beige. Mâles et femelles sont identiques sauf que les femelles sont colorées moins intensément.

Il peut vivre de trois à quatre mois, ce qui est exceptionnellement long pour un papillon se nourrissant exclusivement de nectar.

La femelle pond ses oeufs sur des feuilles de passiflore, l’aliment exclusif des chenilles.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectifs M.Zuiko 40-150 mm F/2,8 (3e photo), M.Zuiko 40-150 mm F/2,8 + multiplicateur de focale MC-14 (2e et 4e photo) et M.Zuiko 60 mm Macro F/2,8 (les autres photos)
1re photo : 1/125 sec. — F/5,0 — ISO 250 — 60 mm
2e  photo : 1/320 sec. — F/5,6 — ISO 800 — 200 mm
3e  photo : 1/400 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 130 mm
4e  photo : 1/250 sec. — F/4,0 — ISO 250 — 210 mm
5e  photo : 1/160 sec. — F/5,6 — ISO 200 — 60 mm


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Le papillon Héliconius-zèbre

16 avril 2015
Face dorsale du papillon
Spécimen avec des points rouges près du thorax
Face ventrale des ailes
En majesté

Rencontré sur tout le continent américain (sauf au Canada), l’Héliconius-zèbre (ou Heliconius charithonia) est un papillon noir zébré horizontalement de jaune très pâle. Depuis 1996, c’est le papillon officiel de l’État de Floride.

D’une envergure de 7 à 10 cm, ce papillon — comme tous les Héliconius — possède des ailes antérieures allongées, de grands yeux, des longues antennes, et quatre hautes pattes (les deux pattes antérieures étant atrophiées).

La face ventrale de ses ailes est marron et jaune pâle, décorée de petites taches rouges près du corps.

Comme tous les papillons du genre Heliconius, celui-ci se nourrit de nectar et de pollen. Il vit donc jusqu’à six mois, alors que les autres papillons — qui ne se nourrissent que de nectar — ne vivent généralement que quelques semaines.

Les femelles pondent leurs oeufs sur des feuilles de passiflore. Et comme les chenilles s’en nourrissent, elles deviennent toxiques. Les papillons héritent de cette toxicité qui les protège des prédateurs.

De plus, ce papillon synthétise des composés cyanogènes, également toxiques, à partir du pollen qu’il consomme.

Les mâles s’accrochent aux chrysalides femelles et s’accouplent avec dès qu’elles commencent à éclore.

Le jour, on rencontre ce papillon en forêt. La nuit venue, il s’assemble en colonies pouvant atteindre une soixantaine de spécimens.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectifs M.Zuiko 40-150 mm + multiplicateur de focale M.Zuiko MC-14 (1re, 2e et 4e photos) et M.Zuiko 60 mm Macro F/2,8 (3e photo)
1re photo : 1/250 sec. — F/5,6 — ISO 320 — 175 mm
2e  photo : 1/400 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 210 mm
3e  photo : 1/125 sec. — F/5,6 — ISO 1000 — 60 mm
4e  photo : 1/250 sec. — F/7,1 — ISO 1000 — 170 mm


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Le papillon Héliconius-zèbre
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Le papillon Grand mormon

9 avril 2015
Face dorsale du papillon mâle
Variété différente du papillon mâle (avec ocelles anals rouges)
Aperçu de la face ventrale du mâle
Mâle butinant
Mâle en majesté
Face dorsale du papillon femelle
Papillon femelle vu de côté
Femelle prenant son envol

D’une envergure de 12 à 15 cm, le Grand mormon (ou Papilio memnon) est originaire du Sud-Est asiatique.

Son bagage génétique renferme des « supergènes » qui s’expriment différemment selon la sous-espèce. À cause de ce polymorphisme, ce papillon prend un grand nombre d’aspects légèrement différents. On connait quatre variétés de mâles et plus de 26 variétés de femelles.

Description du mâle

La face dorsale des ailes est noire, se transformant lentement en une série de traits noirs sur fond gris en s’éloignant du corps du papillon.

Selon les variétés, les épaules sont parfois soulignées d’un court et mince trait rouge. Le mâle n’a jamais de queue.

La face ventrale des ailes est spectaculaire. Une zone rouge irradie de chaque côté du thorax alors que le bord des ailes postérieures est décoré d’un ruban rouge garni de gros points noirs.

Description de la femelle

Sur la face dorsale des ailes, les nervures sont noires ou brunes tandis que la membrane entre elles est grise ou beige pâle.

Sur les ailes antérieures, une tache ovoïde rouge pointe vers les épaules du papillon alors qu’une tache sombre, aux pourtours flous, se trouve juste en dessous d’elle.

Le haut des ailes postérieures est plus pâle que les ailes antérieures. Toutefois le bas des ailes postérieurs est décoré d’une zone foncée irrégulière. Selon les sous-espèces, les femelles portent ou non une queue.

La face ventrale des ailes mime leur face dorsale.

Habitat

Ce papillon habite les milieux ouverts de basse altitude — la clairière des forêts, les chemins de fer et près des habitations — de l’Inde au Japon. Il vole habituellement entre deux et quatre mètres du sol.

Les femelles pondent leurs oeufs de préférence sous les feuilles d’agrumes (dont se nourrissent les chenilles). L’éclosion prend seulement trois jours.

La chenille dévore d’abord la coquille de son oeuf avant d’entamer la feuille sur laquelle elle se trouve.

Une fois devenu papillon, celui-ci se nourrit de nectar d’une grande variété de plantes. Sa durée de vie maximale est d’un mois.

Détails techniques : Appareil Olympus OM-D e-m5, objectifs M.Zuiko 40-150 mm R (la 1re photo), M.Zuiko 40-150 mm F/2,8 + multiplicateur de focale MC-14 (2e et 7e photos), M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (la 3e photo), M.Zuiko 40-150 mm F/2,8 (la 6e photo), et M.Zuiko 60 mm Macro F/2,8 (les autres photos)
1re photo : 1/200 sec. — F/4,9 — ISO 400 — 92 mm
2e  photo : 1/320 sec. — F/4,0 — ISO 1000 — 210 mm
3e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 400 — 40 mm
4e  photo : 1/125 sec. — F/5,6 — ISO 1000 — 60 mm
5e  photo : 1/125 sec. — F/8,0 — ISO 4000 — 60 mm
6e  photo : 1/400 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 135 mm
7e  photo : 1/320 sec. — F/4,0 — ISO 800 — 210 mm
8e  photo : 1/160 sec. — F/6,3 — ISO 640 — 60 mm


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Le papillon Grand mormon
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Écrit par Jean-Pierre Martel


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