La Piéride de la rave

7 mars 2017
Papillon femelle, vu de côté
Face dorsale du papillon mâle
Face dorsale du papillon femelle
Face dorsale du papillon femelle, de biais

Introduction

La Piéride de la rave (Pieris rapae) est un petit papillon blanc mat dont l’envergure fait entre quatre et cinq centimètres. C’est autour de 1860 que ce papillon a fait son apparition au Québec.

Face dorsale des ailes

Sur la face dorsale des ailes, l’apex est gris ou noir et l’aile antérieure porte, selon le sexe, une ou deux taches noires; les femelles en ont deux et les mâles, une seule.

De plus, vers le thorax, les ailes antérieures sont saupoudrées de gris, ce qui est également le cas des ailes postérieures.

Chez la femelle, une ‘coulée’ de poudre grise située près du bord inférieur de l’aile antérieure relie discrètement la seconde tache noire au thorax.

Une frange de courts poils blancs borde le côté extérieur des ailes.

Face ventrale des ailes

Sur la première photo ci-dessus, ce qui semble être un reflet des fleurs jaunes avoisinantes ne l’est pas.

L’apex de l’aile antérieure est réellement jaune pâle. Quant aux ailes postérieures, elles sont délicatement teintées de jaune chez la femelle : cette couleur est plus affirmée chez le mâle.

Ce qui la distingue de la Piéride du chou

La Piéride de la rave est plus petite que la Piéride du chou. Les ailes de la première font de 4 à 5 cm tandis que la seconde possède une envergure de 5 à 6,5 cm.

Sur la Piéride du chou, la tache noire de l’apex est plus étendue et adopte la forme concave de la lame d’une faux.

La femelle de la Piéride de la rave pond ses œufs isolément, en volant de feuille en feuille alors que la Piéride du chou pond les siens groupés.

Lorsque l’une et l’autre s’attaquent au chou, la chenille de la Piéride du chou se trouvera sur les feuilles déployées alors que la chenille de la Piéride de la rave aura tendance à s’enfouir dans la pomme de ce légume.

Biologie

La Piéride de la rave est un des papillons les plus communs au monde. On le trouve dans les pays tempérés, aux Bermudes, dans la péninsule arabique, au Maghreb, au Japon, en Australie et en Nouvelle-Zélande.

L’œuf allongé est pondu debout. Frais, il est blanc translucide  il jaunit au cours de sa maturation.

La période d’incubation dure une semaine.

La chenille verte décorée de jaune se nourrit de Brassicacées (dont la rave, évidemment).

Ce papillon connait trois à cinq générations par année en plaine et deux en montagne.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 40-150mm F/2,8 + multiplicateur de focale MC-14
1re photo : 1/400 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 210 mm
2e  photo : 1/250 sec. — F/7,1 — ISO 250 — 210 mm
3e  photo : 1/800 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 210 mm
4e  photo : 1/640 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 210 mm


Pour consulter les textes de ce blogue consacrés aux papillons, veuillez cliquer sur ceci

Votre évaluation :

2 commentaires

| Entomologie, Nature | Mots-clés : , , , | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


L’objectif M.Zuiko 25mm F/1,2 en entomologie

28 février 2017
Doleschallia bisaltide
Leuconoé
Face dorsale du Porte-queue lowi mâle
Grand mormon mâle, de côté
Voilier mormon mâle

À la suite de l’acquisition d’un nouvel objectif photographique, j’aime bien découvrir ses forces et ses faiblesses en l’utilisant dans des contextes différents.

Cette année, mon cadeau de Noël fut le M.Zuiko 25mm F/1,2. Dès le premier jour de Papillons en liberté, jeudi dernier, je me suis donc empressé d’aller le tester.

Depuis le temps que je m’amuse à couvrir cet évènement, je suis devenu plus exigeant. Il ne me suffit plus que le papillon soit photographié correctement. Il faut qu’il soit mis en valeur par un flou d’arrière-fond avantageux (ce qu’on appelle le bokeh, qu’on prononce ‘beau quai’).

En principe, un objectif de 25mm ne devrait pas créer un bokeh pâmant. Mais à ouverture maximale, sait-on jamais.

Si cet objectif est très net à partir d’une ouverture de F/2,0, il l’est beaucoup moins sur les côtés à F/1,2. En entomologie, cela n’a pas d’importance puisque le sujet est généralement au centre de l’image, là où l’objectif est très net, même à ouverture maximale.

Le principal handicap de cet objectif vient de la nécessité d’être relativement près du papillon. Sur la photo obtenue, pour que l’image du papillon soit de taille identique, lorsqu’on est à 2 mètres avec un objectif de 200 mm, il faut être à 25 cm avec un objectif de 25mm.

Or dans la serre du Jardin botanique, les papillons ne sont pas tous à portée de la main et certains d’entre eux s’effraient lorsqu’on s’approche trop près d’eux.

Bref, après ce test concluant, j’entends revenir à mes anciennes amours, soit le M.Zuiko 40-150 mm associé au multiplicateur de focale MC-14.

D’autant plus qu’à une ouverture de F/4,0, cette association me donne une profondeur de champ trois fois plus grande que celle que j’obtiens avec le M.Zuiko 25mm à F/1,2 à distantes équivalentes, c’est-à-dire pour une photo sur laquelle le papillon semble avoir été pris d’aussi près.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 25mm F/1,2
1re photo : 1/1000 sec. — F/1,2 — ISO 200 — 25 mm
2e  photo : 1/1000 sec. — F/1,2 — ISO 200 — 25 mm
3e  photo : 1/160 sec. — F/1,2 — ISO 200 — 25 mm
4e  photo : 1/200 sec. — F/2,0 — ISO 200 — 25 mm
5e  photo : 1/500 sec. — F/1,2 — ISO 200 — 25 mm


Pour consulter les textes de ce blogue consacrés aux papillons, veuillez cliquer sur ceci

L’objectif M.Zuiko 25mm F/1,2 en entomologie
5 (100%) 1 vote

Un commentaire

| Entomologie, Nature | Mots-clés : , | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


Papillons en liberté 2016

20 février 2016
Cliquez sur l’image pour l’agrandir
Cliquez sur l’image pour l’agrandir
Cliquez sur l’image pour l’agrandir
Cliquez sur l’image pour l’agrandir
Cliquez sur l’image pour l’agrandir

Depuis le 18 février et ce, jusqu’au 24 avril 2016, le Jardin botanique de Montréal présente la 19e édition annuelle de l’événement Papillons en liberté.

À chaque jour, une centaine de papillons sont relâchés dans la Grande serre d’exposition et s’ajoutent à ceux nés les jours précédents. Au total 15 000 à 20 000 papillons de 75 espèces différentes seront libérés.

Plusieurs fois par jour, des animateurs tiennent des séances d’information pour les tout petits.

Cliquez sur l’image pour l’agrandir

Le thème de cette année est Vie de chenille. Une douzaine d’espèces de chenilles sont en vedette dans un tunnel hors-terre — en forme de chenille, justement — suffisamment grand pour qu’on puisse y circuler, et réalisé par la firme eXtension concepts.

C’est le matin, lorsque la température de la serre est la plus basse de la journée, que les papillons sont les plus calmes.

Référence : Papillons en vedette cette année

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectifs M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (6e photo) et M.Zuiko 60 mm F/2,8 (les autres photos)
1re photo : 1/125 sec. — F/5,6 — ISO 320 — 60 mm
2e photo  : 1/160 sec. — F/5,6 — ISO 250 — 60 mm
3e photo  : 1/125 sec. — F/5,6 — ISO 640 — 60 mm
4e photo  : 1/160 sec. — F/5,6 — ISO 400 — 60 mm
5e photo  : 1/125 sec. — F/5,6 — ISO 250 — 60 mm
6e photo  : 1/400 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm

Votre évaluation :

Un commentaire

| Culture, Exposition | Mots-clés : , | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


Le papillon Cobra

25 avril 2015
Face dorsale du papillon
Face ventrale du papillon

D’une envergure de 25 à 30 cm, le papillon Cobra (ou Attacus atlas) est le plus grand papillon de nuit au monde. On l’appelle Cobra parce que le bout pendant de ses ailes antérieures fait penser à la tête d’un serpent, vue de profil.

Sur ses ailes, les taches triangulaires qui semblent être grises sur les photos ci-dessus sont en réalité semi-transparentes.

Les mâles sont moins grands et plus colorés que les femelles.

Antennes du mâle
Antennes de la femelle

Comme c’est habituellement le cas chez les papillons de nuit, les antennes en râteau de ce papillon ont des dents beaucoup plus longues chez le mâle que chez la femelle.

Dans les forêts du Sud-Est asiatique où il habite, on ne voit jamais ce papillon butiner. Cela s’explique par le fait qu’il est incapable de s’alimenter en raison de l’atrophie de son appareil buccal.

Jeûnant depuis la transformation de sa chenille en chrysalide, ce papillon ne connait qu’une brève existence; les mâles vivent environ quatre jours et les femelles, une semaine.

Sa seule activité nocturne est de s’accoupler.

Deux semaines après leur ponte, les oeufs éclosent.

Chenille du papillon Cobra

Particulièrement jolie, la chenille se nourrit de différentes plantes.

Après avoir vécu 35 à 40 jours, la chenille forme une chrysalide qui donnera naissance au papillon un mois plus tard.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectifs M.Zuiko 40-150 mm F/2,8 (1re et 2e photos) et M.Zuiko 60 mm Macro F/2,8 (les autres photos)
1re photo : 1/250 sec. — F/2,8 — ISO 400 — 150 mm
2e  photo : 1/200 sec. — F/4,5 — ISO 800 — 106 mm
3e  photo : 1/125 sec. — F/5,6 — ISO 1600 — 60 mm
4e  photo : 1/125 sec. — F/5,6 — ISO 1600 — 60 mm
5e  photo : 1/125 sec. — F/5,6 — ISO 3200 — 60 mm


Pour consulter les textes de ce blogue consacrés aux papillons, veuillez cliquer sur ceci

Le papillon Cobra
1.12 (22.35%) 34 votes

3 commentaires

| Entomologie | Mots-clés : , , , | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


Le papillon Flambeau

19 avril 2015
Face dorsale du papillon
Face ventrale des ailes
Flambeau butinant
En majesté
De près

D’une envergure de 8,2 à 9,2 cm, le Flambeau (ou Dryas iulia) est un papillon orange qui habite le sud des États-Unis et l’Amérique latine.

On le rencontre dans les milieux ouverts, en lisière des forêts ou au-dessus de la canopée.

Il se caractérise par ses ailes antérieures très allongées, ses longues pattes (les deux premières sont atrophiées), ses grands yeux gris pâle tachetés de noir, et ses longues antennes bien droites.

La face dorsale des ailes est orange (bordée de noir) alors que leur face ventrale est plutôt beige. Mâles et femelles sont identiques sauf que les femelles sont colorées moins intensément.

Il peut vivre de trois à quatre mois, ce qui est exceptionnellement long pour un papillon se nourrissant exclusivement de nectar.

La femelle pond ses oeufs sur des feuilles de passiflore, l’aliment exclusif des chenilles.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectifs M.Zuiko 40-150 mm F/2,8 (3e photo), M.Zuiko 40-150 mm F/2,8 + multiplicateur de focale MC-14 (2e et 4e photo) et M.Zuiko 60 mm Macro F/2,8 (les autres photos)
1re photo : 1/125 sec. — F/5,0 — ISO 250 — 60 mm
2e  photo : 1/320 sec. — F/5,6 — ISO 800 — 200 mm
3e  photo : 1/400 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 130 mm
4e  photo : 1/250 sec. — F/4,0 — ISO 250 — 210 mm
5e  photo : 1/160 sec. — F/5,6 — ISO 200 — 60 mm


Pour consulter les textes de ce blogue consacrés aux papillons, veuillez cliquer sur ceci

Le papillon Flambeau
5 (100%) 1 vote

Un commentaire

| Entomologie | Mots-clés : , , , , | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


Le papillon Héliconius-zèbre

16 avril 2015
Face dorsale du papillon
Face ventrale des ailes
En majesté

Rencontré sur tout le continent américain (sauf au Canada), l’Héliconius-zèbre (ou Heliconius charithonia) est un papillon noir zébré horizontalement de jaune très pâle. Depuis 1996, c’est le papillon officiel de l’État de Floride.

D’une envergure de 7 à 10 cm, ce papillon — comme tous les Héliconius — possède des ailes antérieures allongées, de grands yeux, des longues antennes, et quatre hautes pattes (les deux pattes antérieures étant atrophiées).

La face ventrale de ses ailes est marron et jaune pâle, décorée de petites taches rouges près du corps.

Ce papillon se nourrit de nectar et de pollen. Il vit donc jusqu’à six mois, alors que les papillons qui ne se nourrissent que de nectar ne vivent généralement que quelques semaines.

Les femelles pondent leurs oeufs sur des feuilles de passiflore. Et comme les chenilles s’en nourrissent, elles deviennent toxiques. Les papillons héritent de cette toxicité qui les protège des prédateurs.

De plus, ce papillon synthétise des composés cyanogènes, également toxiques, à partir du pollen qu’il consomme.

Les mâles s’accrochent aux chrysalides femelles et s’accouplent avec dès qu’elles commencent à éclore.

Le jour, on rencontre ce papillon en forêt. La nuit venue, il s’assemble en colonies pouvant atteindre une soixantaine de spécimens.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectifs M.Zuiko 40-150 mm + multiplicateur de focale M.Zuiko MC-14 (1re et 3e photos) et M.Zuiko 60 mm Macro F/2,8 (2e photo)
1re photo : 1/250 sec. — F/5,6 — ISO 320 — 175 mm
2e  photo : 1/125 sec. — F/5,6 — ISO 1000 — 60 mm
3e  photo : 1/320 sec. — F/7,1 — ISO 2500 — 200 mm


Pour consulter les textes de ce blogue consacrés aux papillons, veuillez cliquer sur ceci

Le papillon Héliconius-zèbre
5 (100%) 1 vote

Un commentaire

| Entomologie | Mots-clés : , , , | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


Le papillon Grand mormon

9 avril 2015
Face dorsale du papillon mâle
Variété différente du papillon mâle (avec ocelles anals rouges)
Aperçu de la face ventrale du mâle
Mâle butinant
Mâle en majesté
Face dorsale du papillon femelle
Papillon femelle vu de côté
Femelle prenant son envol

D’une envergure de 12 à 15 cm, le Grand mormon (ou Papilio memnon) est originaire du Sud-Est asiatique.

Son bagage génétique renferme des « supergènes » qui s’expriment différemment selon la sous-espèce. À cause de ce polymorphisme, ce papillon prend un grand nombre d’aspects légèrement différents. On connait quatre variétés de mâles et plus de 26 variétés de femelles.

Description du mâle

La face dorsale des ailes est noire, se transformant lentement en une série de traits noirs sur fond gris en s’éloignant du corps du papillon.

Selon les variétés, les épaules sont parfois soulignées d’un court et mince trait rouge. Le mâle n’a jamais de queue.

La face ventrale des ailes est spectaculaire. Une zone rouge irradie de chaque côté du thorax alors que le bord des ailes postérieures est décoré d’un ruban rouge garni de gros points noirs.

Description de la femelle

Sur la face dorsale des ailes, les nervures sont noires ou brunes tandis que la membrane entre elles est grise ou beige pâle.

Sur les ailes antérieures, une tache ovoïde rouge pointe vers les épaules du papillon alors qu’une tache sombre, aux pourtours flous, se trouve juste en dessous d’elle.

Le haut des ailes postérieures est plus pâle que les ailes antérieures. Toutefois le bas des ailes postérieurs est décoré d’une zone foncée irrégulière. Selon les sous-espèces, les femelles portent ou non une queue.

La face ventrale des ailes mime leur face dorsale.

Habitat

Ce papillon habite les milieux ouverts de basse altitude — la clairière des forêts, les chemins de fer et près des habitations — de l’Inde au Japon. Il vole habituellement entre deux et quatre mètres du sol.

Les femelles pondent leurs oeufs de préférence sous les feuilles d’agrumes (dont se nourrissent les chenilles). L’éclosion prend seulement trois jours.

La chenille dévore d’abord la coquille de son oeuf avant d’entamer la feuille sur laquelle elle se trouve.

Une fois devenu papillon, celui-ci se nourrit de nectar d’une grande variété de plantes. Sa durée de vie maximale est d’un mois.

Détails techniques : Appareil Olympus OM-D e-m5, objectifs M.Zuiko 40-150 mm R (la 1re photo), M.Zuiko 40-150 mm F/2,8 + multiplicateur de focale MC-14 (2e et 7e photos), M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (la 3e photo), M.Zuiko 40-150 mm F/2,8 (la 6e photo), et M.Zuiko 60 mm Macro F/2,8 (les autres photos)
1re photo : 1/200 sec. — F/4,9 — ISO 400 — 92 mm
2e  photo : 1/320 sec. — F/4,0 — ISO 1000 — 210 mm
3e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 400 — 40 mm
4e  photo : 1/125 sec. — F/5,6 — ISO 1000 — 60 mm
5e  photo : 1/125 sec. — F/8,0 — ISO 4000 — 60 mm
6e  photo : 1/400 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 135 mm
7e  photo : 1/320 sec. — F/4,0 — ISO 800 — 210 mm
8e  photo : 1/160 sec. — F/6,3 — ISO 640 — 60 mm


Pour consulter les textes de ce blogue consacrés aux papillons, veuillez cliquer sur ceci

Votre évaluation :

Un commentaire

| Entomologie, Nature | Mots-clés : , , | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


Le papillon Héliconius érato petiverana

6 avril 2015
Face dorsale
De côté
De biais
De face

Il existe 29 sous-espèces d’Héliconius érato, toutes légèrement différentes les unes des autres. Voici l’une d’elles.

Le mot Heliconius fait référence à Hélicon, nom donné à une montagne de Béotie où étaient censées résider les Muses dans la mythologie grecque. Quant à Érato, c’est une des neuf Muses, fille de Mnémosyne. Elle est la patronne de la poésie lyrique et érotique.

D’une envergure de 6,7 à 8 cm, l’Héliconius érato se caractérise par ses ailes antérieures allongées, ses yeux énormes, ses longues antennes, et ses hautes pattes. La paire antérieure des pattes étant atrophiée, on croirait que ce papillon n’en a que quatre.

Sur la face dorsale de la sous-espèce petiverana, les ailes antérieures sont noires décorées d’une large bande rouge verticale. Les ailes postérieures noires portent une bande blanche horizontale dans leur partie supérieure.

À quelques détails près, la face ventrale des ailes est la réplique de leur face dorsale. Près du thorax, le bord des ailes antérieures est souligné d’une courte ligne rouge. Au niveau des ailes postérieures, on observe quatre points rouges.

Ce papillon se nourrit de pollen. Cette alimentation, riche en protéines, leur permet de vivre plusieurs mois, soit beaucoup plus longtemps que les papillons qui se nourrissent de nectar.

Les femelles pondent leurs oeufs sur des feuilles de passiflore. Et comme les chenilles s’en nourrissent, elles deviennent toxiques. Les papillons héritent de cette toxicité qui les protège des prédateurs.

Les mâles s’accrochent aux chrysalides femelles et s’accouplent avec dès qu’elles commencent à sortir.

On rencontre l’Héliconius érato petiverana le long des lisières des forêts d’Amérique centrale.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectifs M.Zuiko 60 mm Macro F/2,8 (4e photo) et M.Zuiko 40-150 mm F/2,8 (les autres photos)
1re photo : 1/250 sec. — F/5,6 — ISO 640 — 150 mm
2e  photo : 1/320 sec. — F/2,8 — ISO 320 — 150 mm
3e  photo : 1/320 sec. — F/5,6 — ISO 2000 — 150 mm
4e  photo : 1/125 sec. — F/5,6 — ISO 800 — 60 mm


Pour consulter les textes de ce blogue consacrés aux papillons, veuillez cliquer sur ceci

Votre évaluation :

Un commentaire

| Entomologie | Mots-clés : , , | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


Le papillon Petit monarque

5 avril 2015
Face dorsale
Face ventrale des ailes du papillon mâle
Face ventrale des ailes du papillon femelle
Mâle butinant
Mâle en majesté

Le Petit monarque (ou Danaus chrysippus) doit son nom à sa ressemblance avec le Monarque, dont il est un cousin.

Alors que l’envergure du Monarque est de 8,9 à 10,2 cm, celle du Petit monarque est de 7 à 8 cm.

Comme son cousin, celui-ci possède un thorax noir tacheté de blanc.

Ses ailes antérieures orange ont l’apex noir traversé d’une bande blanche oblique irrégulière.

Ses ailes postérieures sont du même orange, bordées d’un mince ruban de taches blanches sur fond noir. En plus des trois taches noires irrégulières qui décorent les ailes postérieures des femelles, le mâle en possède une quatrième, plus grosse et en relief, qui dégage une odeur destinée à attirer les femelles.

Le Petit monarque se nourrit de nectar. Sa chenille se nourrit principalement d’asclépiade, une plante toxique à laquelle le Petit monarque est résistant. En s’en nourrissant, la chenille du Petit monarque devient elle-même toxique, une propriété dont hérite le papillon.

On trouve ce papillon du pourtour de la Méditerranée à l’Afrique tropicale, et de l’Afrique jusqu’en Australie. Il aime les milieux ouverts et les climats arides de basse à moyenne altitude.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectifs M.Zuiko 40-150 mm F/2,8 + multiplicateur de focale MC-14 (5e photo) et M.Zuiko 60 mm Macro F/2,8 (les autres photos)
1re photo : 1/125 sec. — F/6,3 — ISO 400 — 60 mm
2e  photo : 1/125 sec. — F/6,3 — ISO 1000 — 60 mm
3e  photo : 1/125 sec. — F/7,1 — ISO 1250 — 60 mm
4e  photo : 1/125 sec. — F/7,1 — ISO 800 — 60 mm
5e  photo : 1/320 sec. — F/6,3 — ISO 640 — 210 mm


Pour consulter les textes de ce blogue consacrés aux papillons, veuillez cliquer sur ceci

Votre évaluation :

Un commentaire

| Entomologie, Nature | Mots-clés : , , , | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


Le Papillon de verre

3 avril 2015
Cliquez sur l’image pour l’agrandir

Avec son envergure de 5 à 6 cm, le plus petit papillon présenté dans le cadre de l’événement « Papillons en liberté » au Jardin botanique est le Papillon de verre (ou Greta oto).

Depuis plusieurs années, j’espère toujours voir ce papillon les ailes déployées. En vain.

Je me suis donc résigné à publier la meilleure photo que j’ai de lui. Je vous invite à cliquer sur celle-ci afin d’accéder à sa version à haute résolution et apprécier les extraordinaires reflets des ailes lorsqu’elles réfléchissent la lumière.

D’une envergure de 5,6 à 6,1 cm, le Papillon de verre habite les forêts humides du centre de l’Amérique, du Mexique au Panama.

Il tire son nom du fait qu’entre leurs veines, les ailes sont transparentes. Leurs bordures opaques sont brunes, parfois teintées de rouge ou d’orange

Adulte, le papillon se nourrit du nectar de Lanata, de Composées et de Boraginacées. Toutefois c’est sur les feuilles de Jasmin de nuit (ou Cestrum nocturnum) — une plante toxique très répandue — qu’il pond ses oeufs.

Ses chenilles s’en nourrissent et en accumulent les toxines. Cela les rend elles-mêmes toxiques, leur permettant ainsi d’échapper aux prédateurs.

Selon une source consultée, le Papillon de verre serait le seul être vivant capable de changer sa structure génétique lors de sa transformation (l’ADN de sa chenille étant très différent de celui du papillon).

Détails techniques : Appareil Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 60mm Macro — 1/160 sec. — F/5,6 — ISO 1600 — 60 mm


Pour consulter les textes de ce blogue consacrés aux papillons, veuillez cliquer sur ceci

Le Papillon de verre
2.28 (45.56%) 18 votes

Un commentaire

| Entomologie | Mots-clés : , , , | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


%d blogueurs aiment cette page :