La tempête des anges

31 juillet 2017

Samedi et dimanche derniers, le festival À nous la rue offrait le dernier volet de sa programmation.

Au parc situé à l’intersection des rues De Maisonneuve et Clark, la troupe française Gratte Ciel présentait un spectacle aérien intitulé Place des Anges.

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Au son d’une musique planante, des acrobates habillés et maquillés de blanc débutaient la soirée en se laissant glisser le long de tyroliennes installées aux toits environnants.

Ils étaient suivis de collègues qui saupoudraient parcimonieusement l’assistance de plumes blanches.

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Ce ballet aérien était complété d’un angelot géant (sic) et de chevaux lumineux sur lesquels les acrobates faisaient tomber encore plus de plumes.

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Ce crescendo atteignait son paroxysme alors que des canons faisaient pleuvoir des millions de plumes sur l’assistance.

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C’est alors que débutait la partie officieuse du spectacle, celle animée par l’assistance.

Que font des dizaines de milliers de Québécois, habitués aux joies de l’hiver, lorsque s’abat sur eux une tempête de plumes ? Eh bien, ils font comme s’il s’agissait d’une neige poudreuse.

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On se vautre au sol. On se lance des poignées de plumes. On en fait pleuvoir des brassées sur les enfants. On se décore la chevelure.

Et par-dessus tout, on se photographie. Le téléphone multifonctionnel au bout des bras : au sol, alors qu’on invente une mise en scène au cours de laquelle une pluie de plumes s’abat sur nous.

Bref, plus qu’un simple spectacle de rue, Place des Anges est un exemple parfaitement réussi d’animation de rue, créant l’euphorie et libérant la créativité des participants.

Chapeau à la troupe Gratte Ciel.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectifs M.Zuiko 40-150 mm F/2,8 (la 1re photo) et M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (les autres photos)
1re photo : 1/25 sec. — F/2,8 — ISO 6400 — 40 mm
2e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 5000 — 40 mm
3e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 2000 — 18 mm
4e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 3200 — 18 mm
5e  photo : 1/40 sec. — F/2,8 — ISO 6400 — 12 mm
6e  photo : 1/20 sec. — F/2,8 — ISO 6400 — 24 mm
7e  photo : 1/4 sec. — F/2,8 — ISO 6400 — 12 mm
8e  photo : 1/5 sec. — F/2,8 — ISO 6400 — 22 mm
9e  photo : 1/20 sec. — F/2,8 — ISO 6400 — 24 mm

La tempête des anges
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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le Lâcher de violons

9 juillet 2017
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Dans le cadre du 375e anniversaire de Montréal, la troupe française Transe Express présentait les 7 et 8 juillet un spectacle de rue intitulé ‘Lâcher de violons’.

C’est le premier volet de la programmation d’À nous la rue, une série d’évènements qui se dérouleront toutes les fins de semaine de juillet.

Sans faire partie officiellement d’À nous la rue, le Défilé des Géants (présenté en mai dernier) nous avait donné un avant-gout de ce qui allait suivre.

Dans ce cas-ci, deux athlètes suspendus qui frappent alternativement un caisse géante, trois cantatrices en jupons lumineux qui déambulent en chantant, une grappe suspendue de musiciens qui se balancent lentement au son d’un orchestre costumé, voilà les tableaux de ce spectacle enchanteur qui utilisait la place Jacques-Cartier comme décor.

D’une durée d’environ 45 minutes, ‘Lâcher de violons’ sera présenté également à Québec dans les jours qui viennent.

Complété de quelques clips vidéos et de quelques photos supplémentaires, voici ci-dessous le petit diaporama que j’en ai fait.

Cliquez pour démarrer

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectifs M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (1re et 4e photos) et M.Zuiko 40-150 mm F/2,8 (les autres photos)
1re photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 1000 — 12 mm
2e  photo : 1/100 sec. — F/2,8 — ISO 1600 — 40 mm
3e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 1000 — 40 mm
4e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 1600 — 16 mm
5e  photo : 1/250 sec. — F/2,8 — ISO 2500 — 150 mm
6e  photo : 1/100 sec. — F/2,8 — ISO 3200 — 40 mm

Le Lâcher de violons
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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le défilé de la Saint-Patrick 2017

20 mars 2017
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Depuis 1824, un défilé de la Saint-Patrick a lieu à Montréal à tous les printemps. Ce défilé est le plus ancien en Amérique.

En fait, si on ne tient compte que des défilés annuels tenus sans interruption, c’est le plus ancien au monde.

À l’occasion de sa 194e édition, environ trois-mille figurants ont été acclamés hier par la foule joyeuse amassée le long de la rue Sainte-Catherine.

En plus des parades militaires et des amuseurs publics, de nombreux groupes irlandais du Québec et de l’Ontario y étaient représentés : écoles, pubs, clubs sociaux, fanfares, etc.

Voici quelques-unes des photos que j’en ai rapportées.

Détails techniques : Appareil Olympus OM-D e-M5, objectif M.Zuiko 12-40mm F/2,8.

Le défilé de la Saint-Patrick 2017
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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le Color Me Rad 2016 de Montréal

23 mai 2016

 

 
À l’issue d’une course à pied de 5km, Color Me Rad 5K organise une danse à laquelle sont invités les coureurs et toutes les personnes qui acceptent de se joindre à eux.

Cet évènement est inspiré de la fête de l’équinoxe du printemps en Inde.

Des courses Color Me Rad 5K ont lieu dans toutes les grandes villes occidentales. Le dimanche 22 mai 2016, c’était au tour de Montréal de recevoir cet évènement.

À cette occasion, les coureurs reçoivent des pochettes d’amidon coloré dont ils font jaillir le contenu au signal d’un animateur. Au fur et à mesure de cette matinée dansante, celui-ci lance à l’assistance de nouvelles pochettes.

J’en ai profité pour y prendre quelques photos. Ce qui m’a surpris, c’est l’aisance des gens devant l’appareil photo. Tous ont accepté mon invitation.

Je devais publier ces photos individuellement. Mais je me suis retrouvé avec une trentaine de photos, d’où l’idée de les réunir sous forme de diaporama.

Plus qu’un diaporama, voici un portrait d’une partie de la jeunesse de notre temps… 😉

Note : les personnes intéressées à obtenir une photo sur laquelle elles sont représentées n’ont qu’à en faire la demande en réponse à ce texte. Ne mentionnez pas votre adresse de courriel: il suffit de préciser qu’il s’agit de la photo à X minutes et Y secondes dans le diaporama. Je publierai cette photo à la suite de votre demande.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectifs PanLeica 42,5 mm F/1,2 (23 photos) et M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (16 photos).

Le Color Me Rad 2016 de Montréal
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Le mystère des vitraux de la cathédrale du Christ de Montréal

17 juillet 2015
Façade de la cathédrale du Christ
Cathédrale du Christ, vue de côté

Située au centre-ville actuel de Montréal — entre les magasins Eaton et La Baie — la cathédrale anglicane du Christ fut construite de 1857 à 1859 selon les plans de l’architecte Frank Wills, né en Angleterre en 1822 et décédé aux États-Unis en 1856, soit avant le début de la construction de l’église. Au décès du concepteur, la réalisation de ses plans fut assurée par son collègue Thomas Scott (1826 – 1895).

À l’époque, la grande rue commerciale de Montréal était la rue Saint-Jacques. C’est beaucoup plus tard que la rue Sainte-Catherine lui a ravi ce titre.

Au milieu du XIXe siècle, la rue Sainte-Catherine traversait les nouvelles banlieues huppées de la ville en pleine expansion.

Et pour desservir les fidèles anglicans du quartier — peuplé principalement de riches marchands écossais — on construisit un temple sur le modèle des églises gothiques de la campagne anglaise du XIVe siècle.

Architecturalement, il s’agit d’un édifice cruciforme d’une grande élégance et d’une parfaite cohérence stylistique.

Toutefois, il est orné d’un ensemble hétéroclite de vitraux. Sans ordre apparent, on trouve des représentations de scènes de la Vie du Christ (Nativité, Baptême, Dernière Cène, Résurrection), des personnages du Nouveau Testament représentés individuellement, des anges, des saints qui ont vécu bien après Jésus de Nazareth, et des allégories.

Sur l’internet, on trouve très peu d’information à leur sujet si ce n’est que certains seraient l’œuvre de l’écrivain et décorateur britannique William Morris, chef du mouvement Arts & Crafts (précurseur de l’Art Nouveau).

Toutefois, la très grande majorité des vitraux de la cathédrale du Christ honorent la mémoire de paroissiens décédés entre 1871 et 1927, soit après la fin de la construction de l’église et même après le décès de William Morris, survenu en 1896.

Pour expliquer tout cela, mon hypothèse est la suivante.

Au Moyen-Âge, les plans des grandes cathédrales gothiques prévoyaient un certain nombre de chapelles latérales qui restèrent longtemps vides. Mais peu à peu, au fil des siècles, des nobles firent élever dans les espaces prévus à cet effet, des chapelles ou plus rarement des monuments destinés à rappeler la mémoire d’un proche décédé.

Puisque cela se fit sur plusieurs siècles, ces chapelles latérales ont des styles divers (gothiques, renaissance, néo-classiques) qui reflètent l’époque où elles furent construites.

Revenons à la cathédrale du Christ. On peut donc penser qu’originellement, ses fenêtres étaient en verre transparent. La fenestration de ce temple étant parcimonieuse, l’absence de coloration du verre ne devait pas produire un éblouissement tel qu’il aurait pu nuire au recueillement des fidèles.

Mais au fil des années, on permit à de riches paroissiens d’honorer la mémoire d’un être disparu en commanditant un vitrail à son nom. C’est ainsi que la décoration de ce temple fut complétée de la même manière que les grandes cathédrales gothiques, c’est-à-dire par des ajouts de styles divers.

Si on suppose que les vitraux ont été commandés peu de temps après le décès du paroissien disparu, on devrait s’attendre à ce que les vitraux datant d’une même décennie aient une similitude stylistique qu’on ne retrouverait pas entre des vitraux commandés à des époques très différentes. C’est effectivement le cas.

Classés en ordre chronologique du décès du paroissien, voici quelques vitraux provenant de cette cathédrale. Lorsqu’on rend hommage à plusieurs personnes, le vitrail est classé selon l’année du dernier disparu.

Scènes de l’enfance du Christ (à la mémoire de William Walker Howard, décédé en 1871)
Détail d’une allégorie de la Charité (à la mémoire de Sophia MacRae, décédée en 1872)
Scènes du Nouveau Testament (à la mémoire de William Sutherland Jr, décédé en janvier 1873)
Détail du vitrail précédent
Scènes de la Bible créées par les verriers londonniens Ward and Hughes (à la mémoire de Mary Fulford-Drummond, décédée en octobre 1873)
Détail d’un vitrail à la mémoire de Jane Dardson, décédée en 1876
Saint George et Saint Alban (à la mémoire de Laura Gilson Parmenter et John Kerry, décédés respectivement en 1893 et en 1896)
Vitrail à la mémoire de Ferdinand MacCulloch et Maria-Louisa Robertson, décédés respectivement en 1888 et en 1901
Saint Joseph et Saint Jean (à la mémoire de Frederick-Julius Steen, décédé 1903)
Détail de Saint Joseph
Zaccharie et Élizabeth (à la mémoire de Samuel Elsdale Molson et Agnes Molson, décédés respectivement en 1893 et en 1904)
Allégories de la Justice et de la Miséricorde (à la mémoire de James Duncan Adams et Jessie Watson, décédés respectivement en 1890 et en 1906)
Détail d’un vitrail à la mémoire d’Angus-William Hooper, Georges Robertson-Hooper et Maud Gillman, décédés respectivement en 1909, en 1926 et en 1927

Références :
Arts & Crafts
Des vitraux d’importation anglaise…
William Morris

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectifs M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (les 1re, 2e, 8e et 9e photos) et M.Zuiko 75 mm F/1,8 (les autres photos)
  1re photo : 1/1250 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm
  2e  photo : 1/2500 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 17 mm
  3e  photo : 1/250 sec. — F/1,8 — ISO 200 — 75 mm
  4e  photo : 1/400 sec. — F/1,8 — ISO 200 — 75 mm
  5e  photo : 1/200 sec. — F/1,8 — ISO 200 — 75 mm
  6e  photo : 1/400 sec. — F/1,8 — ISO 200 — 75 mm
  7e  photo : 1/160 sec. — F/1,8 — ISO 200 — 75 mm
  8e  photo : 1/100 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 28 mm
  9e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 640 — 32 mm
10e  photo : 1/160 sec. — F/1,8 — ISO 400 — 75 mm
11e  photo : 1/160 sec. — F/1,8 — ISO 200 — 75 mm
12e  photo : 1/160 sec. — F/1,8 — ISO 200 — 75 mm
13e  photo : 1/200 sec. — F/1,8 — ISO 200 — 75 mm
14e  photo : 1/160 sec. — F/1,8 — ISO 400 — 75 mm
15e  photo : 1/250 sec. — F/1,8 — ISO 200 — 75 mm

Le mystère des vitraux de la cathédrale du Christ de Montréal
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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le merveilleux voyage de Marco Polo

2 septembre 2014
Entrée de l’exposition

Il ne reste plus que deux mois pour visiter l’exposition « Marco Polo : Le fabuleux voyage », présentement à l’affiche au Musée de Pointe-à-Callière de Montréal jusqu’au 26 octobre 2014.

Cette exposition est basée sur le récit qu’a fait l’explorateur du voyage de 24 ans qu’il a effectué en Chine, principalement par voie terrestre à l’aller et principalement maritime au retour.

Présenter, de manière détaillée, chaque civilisation qu’il a rencontrée aurait été pharaonique et ruineux. On a donc choisi de montrer, en ordre chronologique, les principaux royaumes sur son chemin à l’aide d’un petit nombre d’objets représentatifs — il y en a plus de 200 — empruntés de différents musées et collections particulières.

Boite à hosties, en cuivre doré, incrustée d’émaux champlevés (XIIIe siècle)

La majorité des artéfacts présentés datent des XIIIe et XIVe siècles. D’autres sont d’aujourd’hui comme c’est le cas de cette reconstitution d’une yourte mongole, de même que les épices, fourrures, et pierres précieuses semblables à celles que produisaient certains de ces pays à l’époque.

Venise, au Moyen-Âge

Venise médiévale

L’exposition débute par une présentation de la ville de Venise du temps de Marco Polo. Non seulement y voit-on différents objets dont le célèbre Reliquaire du Saint-Sang, mais également une remarquable série de clips vidéos — réalisés par les ateliers d’Ubisoft à Montréal — montrant un Venise médiévale déserte en noir et blanc (à droite sur la photo ci-desus).

Le Proche et le Moyen-Orient

Coran turc (XIVe siècle)

Produit oriental de grand luxe, la soie est bien représentée dans l’exposition grâce à de superbes pièces du 12e, 13e et 14e siècles prêtées par le Musée des tissus et des arts décoratifs de Lyon.

L’exposition montre de la gaze (un nom qui vient de la ville palestinienne de Gaza), du damas (qui vient de Damas, en Syrie) et de la mousseline (qui vient de Mossoul, en Irak). On y apprend que baldaquin vient de Bagdad où on produisait de lourdes soieries ornant les ciels de lit… à baldaquin.

L’Asie centrale

Selle kazakhe (XIXe siècle)

Témoins de l’importance du cheval à l’époque de Marco Polo, l’exposition présente des selles prêtées par la collection Émile Hermès de Paris, dont celle ci-dessus originaire d’Asie centrale.

Objets asiatiques

Également d’Asie centrale, voici en haut à gauche, une tapisserie de soie (XIIIe siècle). En bas, de gauche à droite, on voit successivement un bol perse (XIIIe ou XIVe siècle), un vase en grès de Chine (XIVe ou XVe siècle), et un pot à épices, en porcelaine chinoise (XIIIe ou XIVe siècle).

La Chine

Figurine chinoise en terre cuite (Dynastie Tang, 618-907)
Coupe chinoise en jade blanc et en or (X ou XIe siècle)
Barbare dansant devant un lion, en métal doré (Chine, XIII au XVe siècle)
Chimère ailée, en cristal de roche (Xe ou XIe siècle)

L’exposition fait une place de choix à la Chine médiévale, où Marco Polo a séjourné la majorité de son voyage, accomplissant des missions diplomatiques et administratives pour le compte de l’empereur mongol Kubilai Khan, fondateur de la Dynastie Yuan.

Référence : Marco Polo – Le fabuleux voyage

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 12-40mm F/2,8
 1re photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 640 — 12 mm
 2e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 1000 — 40 mm
 3e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 800 — 12 mm
 4e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 320 — 17 mm
 5e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 3200 — 17 mm
 6e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 2500 — 17 mm
 7e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 800 — 35 mm
 8e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 1000 — 35 mm
 9e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 3200 — 12 mm
10e photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 1000 — 40 mm

Le merveilleux voyage de Marco Polo
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Écrit par Jean-Pierre Martel


Les feux d’artifice de l’Australie à Montréal, le 26 juillet 2014

28 juillet 2014

 

 
C’est sur une trame musicale composée d’extraits de films du réalisateur Baz Lurhmann (Moulin Rouge, Roméo et Juliette, Australia, etc.) que la firme Foti International Fireworks Pty Ltd a choisi de représenter l’Australie samedi dernier.

Il s’agissait d’un spectacle généreux et varié. J’ai été heureux de revoir notamment ces feux en forme de cœur, vers 2:30 — qu’on n’a pas vus depuis longtemps à Montréal — et remarquer (pour la première fois ?) ces grosses sphères bicolores dont une moitié s’illumine puis s’éteint, alors de l’autre moitié prend la relève (vers 2:55). Signalons également cette association de feux qui donnent l’impression de boules lumineuses qui explosent (plus tôt, vers 0:43).

Bref, un excellent spectacle.

Détails techniques de la vidéo : Appareil photo Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 12mm F/2,0.


Pour plus d’informations : Calendrier des feux en 2014

Les feux d’artifice de l’Australie à Montréal, le 26 juillet 2014
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Écrit par Jean-Pierre Martel


Les feux d’artifice de la France à Montréal, le 23 juillet 2014

25 juillet 2014

 

 
Avant-propos

Pour des raisons de sécurité, on présente les feux Loto-Québec dans un parc d’attractions aménagé sur une île située à l’Est de Montréal. Cet isolement réduit considérablement les risques d’incendie.

À l’ouest d’un lac artificiel, les artificiers installent leur matériel. En face d’eux, de l’autre côté de ce lac, des estrades sont aménagées : le prix des billets y est d’environ 80$ (55 euros).

Théoriquement, c’est le meilleur endroit pour assister aux feux puisque ces derniers sont conçus pour être observés de ce point de vue.

Par contre, je filme les feux à 0,3km au sud-ouest de ce lac, d’un pont — le pont Jacques-Cartier — qui relie cette île à la métropole. L’endroit précis d’où je filme est représenté par le cercle rouge sur la carte ci-contre.

Cette distance et ce point de vue en hauteur me permettent d’avoir un champ de vision qui englobe à la fois les feux bas et une bonne partie de qui explose dans le ciel de Montréal.

Et parce que ce spectacle est filmé de côté, les feux près du sol sont toujours en bas, à droite de l’image, alors que les estrades, situées encore plus à droite, sont toujours hors champ.

Autre avantage : en été, les vents qui balaient la ville viennent du sud ou du sud-est. Conséquemment, jamais la suie et les gaz de combustion ne sont entrainés vers le pont où je me trouve.

Enfin, presque jamais.

Mercredi soir dernier, le vent venait au contraire de l’ouest. Mais un soudain changement de direction s’est produit précisément au moment où on venait de faire exploser des feux qui tombent lentement.

Sur le pont, des milliers de tisons brulants ont alors bombardé les spectateurs dont une bonne partie s’étaient recroquevillés en petit bonhomme afin de se protéger (à 2:43 dans la vidéo).

Personnellement, je regrette moins la dizaine de brulures d’un millimètre de diamètre qui ont troué mon coupe-vent que de ne pas avoir eu la présence d’esprit de photographier la légère panique qui s’était emparée des gens autour de moi.

Bref, beaucoup plus de peur que de mal.

Le spectacle

Sous le thème « Hommage à Nelson Mandella », les artificiers Brezac ont représenté la France.

Un spectacle caractérisé par ses feux variés, plusieurs paroxysmes et une longue et impressionnante finale pourraient très bien valoir à la France une des toutes premières places à cette compétition.

Détails techniques de la vidéo : Appareil photo Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 12mm F/2,0.


Pour plus d’informations : Calendrier des feux en 2014

Les feux d’artifice de la France à Montréal, le 23 juillet 2014
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Écrit par Jean-Pierre Martel


Trois murales

30 juin 2014
Au 21 rue Fairmount
Une des murales
Amateurs de murale
Au 77 rue Laurier
Dans la ruelle du Métro Joliette

Détails techniques : Appareil Olympus OM-D e-m5, objectifs M.Zuiko 40-150 mm R (la dernière photo) et M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (les autres photos)
1re photo : 1/80 sec. — F/10,0 — ISO 400 — 18 mm
2e  photo : 1/320 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm
3e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 32 mm
4e  photo : 1/250 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm
5e  photo : 1/80 sec. — F/4,0 — ISO 4000 — 40 mm

Trois murales
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Écrit par Jean-Pierre Martel


La promotion du concept des cités États

22 mai 2014
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Préambule

Au Québec, les municipalités sont des créatures du gouvernement provincial; c’est ce dernier qui détermine leurs pouvoirs — y compris celui de taxer — et qui met en tutelle celles qui sont particulièrement mal gérées.

Choisis par les citoyens, les élus municipaux voient à la bonne marche de leur ville à l’intérieur du cadre législatif déterminé par le gouvernement.

À l’étroit dans ce carcan, l’entreprenant maire de la ville de Québec milite depuis des années afin d’obtenir davantage de pouvoirs. Afin de simplifier les choses, celui-ci parle de faire de sa ville une cité État.

Il fait ainsi référence à ces villes antiques — Athènes et Sparte, notamment — qui constituaient des pays indépendants et qui, à ce titre, ont passé une bonne partie de leur histoire à se faire la guerre.

Une mauvaise idée

Favoriser l’émergence de cités puissantes n’est pas souhaitable tout simplement parce que dans nos municipalités, le pouvoir des villes est concentré dans les mains du maire.

Dans plus de 99% des municipalités du Québec, le chef de police est subordonné au maire (qui le nomme et le destitue à sa guise). Il y a donc concentration des pouvoirs politique et judiciaire entre les mains d’une seule personne.

S’il s’agit d’un visionnaire et d’un bon gestionnaire, c’est parfait. Sauf que cette situation se rencontre exceptionnellement. Les cas des maires Tremblay (à Montréal) et Vaillancourt (à Laval), nous rappellent l’imperfection de la nature humaine.

La corruption peut se développer partout. Mais au niveau municipal, on peut demeurer maire des décennies alors que ce n’est jamais le cas au niveau provincial et fédéral.

L’alternance du pouvoir au niveau des gouvernements supérieurs, au pire, remplace la corruption des uns par celui des autres alors que la stabilité du pouvoir municipal favorise sa généralisation.

Un concept séduisant

L’idée de créer des cités États, promue par le maire de Québec, a rencontré un accueil favorable dans l’Ouest de l’île de Montréal, où habite la majorité des Anglophones de la métropole.

Le Canadian Rights in Quebec est un organisme qui prétend regrouper 17 000 membres. Officiellement, celui-ci réclame plus d’autonomie pour la ville de Montréal. En réalité, ses demandes vont beaucoup plus loin.

La pétition qu’il a initiée réclame non pas simplement davantage de pouvoir, mais un statut spécial pour Montréal. Cette pétition recueille l’appui de la Montréal City-State (en français : la Fondation Montréal cité État), un autre organisme anglo-montréalais.

Que doit-on comprendre de tout cela ?

Le pot-aux-roses

En 1995, les Québécois étaient invités pour la seconde fois à se prononcer en faveur de la souveraineté au Québec. Le projet fut rejeté de justesse, par 50,58% des votants.

Traumatisés par un vote si serré, de nombreux Anglo-Montréalais domiciliés dans l’Ouest de la ville ont exprimé le désir que cette partie de la ville puisse faire sécession du Québec, advenant son indépendance.

Depuis, cette idée piétine puisque le découpage des frontières du Québec est susceptible de provoquer la même chose dans les provinces voisines du Québec, où les Francophones pourraient réclamer leur attachement à un Québec indépendant. Cela créerait un imbroglio juridique dans lequel personne ne désire s’embarquer.

Maintenant que les Francophones sont devenus minoritaires à Montréal, cette idée refait surface, cette fois étendue à l’ensemble de l’île.

Elle est promue notamment par le Canadian Rights in Quebec et le Montréal City-State, deux ONG-bidons soutenus financièrement par le gouvernement fédéral et dont le but est de faire la promotion de son idéologie.

L’idée sans arrière pensée du maire de Québec est donc récupérée dans l’ouest de Montréal avec l’intention inavouée d’essayer de donner des assises juridiques à une sécession montréalaise advenant l’accession du Québec à l’indépendance.

En se faisant le promoteur de la création de cités États au Québec, le maire Labeaume ouvre un nid de guêpes dont il n’a pas la moindre idée de l’étendue des répercussions politiques.

Références :
Des hommes d’affaires veulent faire de Montréal une Cité-État
Labeaume prône le retour aux «cités États»
Montréal Pouvoir: Statut spécial pour Montréal
Réinventons Montréal: Cité-État
Référendum de 1995 au Québec
Retour des cités États

Détails techniques : Appareil Panasonic GH1, objectif Lumix 14-45mm — 1/20 sec. — F/4,7 — ISO 400 — 23 mm

La promotion du concept des cités États
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Écrit par Jean-Pierre Martel


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