Le défilé de la Saint-Patrick 2017

20 mars 2017
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Depuis 1824, un défilé de la Saint-Patrick a lieu à Montréal à tous les printemps. Ce défilé est le plus ancien en Amérique.

À l’occasion de sa 194e édition, environ trois-mille figurants ont été acclamés hier par la foule joyeuse amassée le long de la rue Sainte-Catherine.

En plus des parades militaires et des amuseurs publics, de nombreux groupes irlandais du Québec et de l’Ontario y étaient représentés : écoles, pubs, clubs sociaux, fanfares, etc.

Voici quelques-unes des photos que j’en ai rapportées.

Détails techniques : Appareil Olympus OM-D e-M5, objectif M.Zuiko 12-40mm F/2,8.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le Color Me Rad 2016 de Montréal

23 mai 2016

 

 
À l’issue d’une course à pied de 5km, Color Me Rad 5K organise une danse à laquelle sont invités les coureurs et toutes les personnes qui acceptent de se joindre à eux.

Cet évènement est inspiré de la fête de l’équinoxe du printemps en Inde.

Des courses Color Me Rad 5K ont lieu dans toutes les grandes villes occidentales. Le dimanche 22 mai 2016, c’était au tour de Montréal de recevoir cet évènement.

À cette occasion, les coureurs reçoivent des pochettes d’amidon coloré dont ils font jaillir le contenu au signal d’un animateur. Au fur et à mesure de cette matinée dansante, celui-ci lance à l’assistance de nouvelles pochettes.

J’en ai profité pour y prendre quelques photos. Ce qui m’a surpris, c’est l’aisance des gens devant l’appareil photo. Tous ont accepté mon invitation.

Je devais publier ces photos individuellement. Mais je me suis retrouvé avec une trentaine de photos, d’où l’idée de les réunir sous forme de diaporama.

Note : les personnes intéressées à obtenir une photo sur laquelle elles sont représentées n’ont qu’à en faire la demande en réponse à ce texte. Ne mentionnez pas votre adresse de courriel: il suffit de préciser qu’il s’agit de la photo à X minutes et Y secondes dans le diaporama. Je publierai cette photo à la suite de votre demande.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectifs PanLeica 42,5 mm F/1,2 (23 photos) et M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (16 photos).

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le mystère des vitraux de la cathédrale du Christ de Montréal

17 juillet 2015
Façade de la cathédrale du Christ
Cathédrale du Christ, vue de côté

Située au centre-ville actuel de Montréal — entre les magasins Eaton et La Baie — la cathédrale anglicane du Christ fut construite de 1857 à 1859 selon les plans de l’architecte Frank Wills, né en Angleterre en 1822 et décédé aux États-Unis en 1856, soit avant le début de la construction de l’église. Au décès du concepteur, la réalisation de ses plans fut assurée par son collègue Thomas Scott (1826 – 1895).

À l’époque, la grande rue commerciale de Montréal était la rue Saint-Jacques. C’est beaucoup plus tard que la rue Sainte-Catherine lui a ravi ce titre.

Au milieu du XIXe siècle, la rue Sainte-Catherine traversait les nouvelles banlieues huppées de la ville en pleine expansion.

Et pour desservir les fidèles anglicans du quartier — peuplé principalement de riches marchands écossais — on construisit un temple sur le modèle des églises gothiques de la campagne anglaise du XIVe siècle.

Architecturalement, il s’agit d’un édifice cruciforme d’une grande élégance et d’une parfaite cohérence stylistique.

Toutefois, il est orné d’un ensemble hétéroclite de vitraux. Sans ordre apparent, on trouve des représentations de scènes de la Vie du Christ (Nativité, Baptême, Dernière Cène, Résurrection), des personnages du Nouveau Testament représentés individuellement, des anges, des saints qui ont vécu bien après Jésus de Nazareth, et des allégories.

Sur l’internet, on trouve très peu d’information à leur sujet si ce n’est que certains seraient l’œuvre de l’écrivain et décorateur britannique William Morris, chef du mouvement Arts & Crafts (précurseur de l’Art Nouveau).

Toutefois, la très grande majorité des vitraux de la cathédrale du Christ honorent la mémoire de paroissiens décédés entre 1871 et 1927, soit après la fin de la construction de l’église et même après le décès de William Morris, survenu en 1896.

Pour expliquer tout cela, mon hypothèse est la suivante.

Au Moyen-Âge, les plans des grandes cathédrales gothiques prévoyaient un certain nombre de chapelles latérales qui restèrent longtemps vides. Mais peu à peu, au fil des siècles, des nobles firent élever dans les espaces prévus à cet effet, des chapelles ou plus rarement des monuments destinés à rappeler la mémoire d’un proche décédé.

Puisque cela se fit sur plusieurs siècles, ces chapelles latérales ont des styles divers (gothiques, renaissance, néo-classiques) qui reflètent l’époque où elles furent construites.

Revenons à la cathédrale du Christ. On peut donc penser qu’originellement, ses fenêtres étaient en verre transparent. La fenestration de ce temple étant parcimonieuse, l’absence de coloration du verre ne devait pas produire un éblouissement tel qu’il aurait pu nuire au recueillement des fidèles.

Mais au fil des années, on permit à de riches paroissiens d’honorer la mémoire d’un être disparu en commanditant un vitrail à son nom. C’est ainsi que la décoration de ce temple fut complétée de la même manière que les grandes cathédrales gothiques, c’est-à-dire par des ajouts de styles divers.

Si on suppose que les vitraux ont été commandés peu de temps après le décès du paroissien disparu, on devrait s’attendre à ce que les vitraux datant d’une même décennie aient une similitude stylistique qu’on ne retrouverait pas entre des vitraux commandés à des époques très différentes. C’est effectivement le cas.

Classés en ordre chronologique du décès du paroissien, voici quelques vitraux provenant de cette cathédrale. Lorsqu’on rend hommage à plusieurs personnes, le vitrail est classé selon l’année du dernier disparu.

Scènes de l’enfance du Christ (à la mémoire de William Walker Howard, décédé en 1871)
Détail d’une allégorie de la Charité (à la mémoire de Sophia MacRae, décédée en 1872)
Scènes du Nouveau Testament (à la mémoire de William Sutherland Jr, décédé en janvier 1873)
Détail du vitrail précédent
Scènes de la Bible créées par les verriers londonniens Ward and Hughes (à la mémoire de Mary Fulford-Drummond, décédée en octobre 1873)
Détail d’un vitrail à la mémoire de Jane Dardson, décédée en 1876
Saint George et Saint Alban (à la mémoire de Laura Gilson Parmenter et John Kerry, décédés respectivement en 1893 et en 1896)
Vitrail à la mémoire de Ferdinand MacCulloch et Maria-Louisa Robertson, décédés respectivement en 1888 et en 1901
Saint Joseph et Saint Jean (à la mémoire de Frederick-Julius Steen, décédé 1903)
Détail de Saint Joseph
Zaccharie et Élizabeth (à la mémoire de Samuel Elsdale Molson et Agnes Molson, décédés respectivement en 1893 et en 1904)
Allégories de la Justice et de la Miséricorde (à la mémoire de James Duncan Adams et Jessie Watson, décédés respectivement en 1890 et en 1906)
Détail d’un vitrail à la mémoire d’Angus-William Hooper, Georges Robertson-Hooper et Maud Gillman, décédés respectivement en 1909, en 1926 et en 1927

Références :
Arts & Crafts
Des vitraux d’importation anglaise…
William Morris

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectifs M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (les 1re, 2e, 8e et 9e photos) et M.Zuiko 75 mm F/1,8 (les autres photos)
  1re photo : 1/1250 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm
  2e  photo : 1/2500 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 17 mm
  3e  photo : 1/250 sec. — F/1,8 — ISO 200 — 75 mm
  4e  photo : 1/400 sec. — F/1,8 — ISO 200 — 75 mm
  5e  photo : 1/200 sec. — F/1,8 — ISO 200 — 75 mm
  6e  photo : 1/400 sec. — F/1,8 — ISO 200 — 75 mm
  7e  photo : 1/160 sec. — F/1,8 — ISO 200 — 75 mm
  8e  photo : 1/100 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 28 mm
  9e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 640 — 32 mm
10e  photo : 1/160 sec. — F/1,8 — ISO 400 — 75 mm
11e  photo : 1/160 sec. — F/1,8 — ISO 200 — 75 mm
12e  photo : 1/160 sec. — F/1,8 — ISO 200 — 75 mm
13e  photo : 1/200 sec. — F/1,8 — ISO 200 — 75 mm
14e  photo : 1/160 sec. — F/1,8 — ISO 400 — 75 mm
15e  photo : 1/250 sec. — F/1,8 — ISO 200 — 75 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le merveilleux voyage de Marco Polo

2 septembre 2014
Entrée de l’exposition

Il ne reste plus que deux mois pour visiter l’exposition « Marco Polo : Le fabuleux voyage », présentement à l’affiche au Musée de Pointe-à-Callière de Montréal jusqu’au 26 octobre 2014.

Cette exposition est basée sur le récit qu’a fait l’explorateur du voyage de 24 ans qu’il a effectué en Chine, principalement par voie terrestre à l’aller et principalement maritime au retour.

Présenter, de manière détaillée, chaque civilisation qu’il a rencontrée aurait été pharaonique et ruineux. On a donc choisi de montrer, en ordre chronologique, les principaux royaumes sur son chemin à l’aide d’un petit nombre d’objets représentatifs — il y en a plus de 200 — empruntés de différents musées et collections particulières.

Boite à hosties, en cuivre doré, incrustée d’émaux champlevés (XIIIe siècle)

La majorité des artéfacts présentés datent des XIIIe et XIVe siècles. D’autres sont d’aujourd’hui comme c’est le cas de cette reconstitution d’une yourte mongole, de même que les épices, fourrures, et pierres précieuses semblables à celles que produisaient certains de ces pays à l’époque.

Venise, au Moyen-Âge

Venise médiévale

L’exposition débute par une présentation de la ville de Venise du temps de Marco Polo. Non seulement y voit-on différents objets dont le célèbre Reliquaire du Saint-Sang, mais également une remarquable série de clips vidéos — réalisés par les ateliers d’Ubisoft à Montréal — montrant un Venise médiévale déserte en noir et blanc (à droite sur la photo ci-desus).

Le Proche et le Moyen-Orient

Coran turc (XIVe siècle)

Produit oriental de grand luxe, la soie est bien représentée dans l’exposition grâce à de superbes pièces du 12e, 13e et 14e siècles prêtées par le Musée des tissus et des arts décoratifs de Lyon.

L’exposition montre de la gaze (un nom qui vient de la ville palestinienne de Gaza), du damas (qui vient de Damas, en Syrie) et de la mousseline (qui vient de Mossoul, en Irak). On y apprend que baldaquin vient de Bagdad où on produisait de lourdes soieries ornant les ciels de lit… à baldaquin.

L’Asie centrale

Selle kazakhe (XIXe siècle)

Témoins de l’importance du cheval à l’époque de Marco Polo, l’exposition présente des selles prêtées par la collection Émile Hermès de Paris, dont celle ci-dessus originaire d’Asie centrale.

Objets asiatiques

Également d’Asie centrale, voici en haut à gauche, une tapisserie de soie (XIIIe siècle). En bas, de gauche à droite, on voit successivement un bol perse (XIIIe ou XIVe siècle), un vase en grès de Chine (XIVe ou XVe siècle), et un pot à épices, en porcelaine chinoise (XIIIe ou XIVe siècle).

La Chine

Figurine chinoise en terre cuite (Dynastie Tang, 618-907)
Coupe chinoise en jade blanc et en or (X ou XIe siècle)
Barbare dansant devant un lion, en métal doré (Chine, XIII au XVe siècle)
Chimère ailée, en cristal de roche (Xe ou XIe siècle)

L’exposition fait une place de choix à la Chine médiévale, où Marco Polo a séjourné la majorité de son voyage, accomplissant des missions diplomatiques et administratives pour le compte de l’empereur mongol Kubilai Khan, fondateur de la Dynastie Yuan.

Référence : Marco Polo – Le fabuleux voyage

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 12-40mm F/2,8
 1re photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 640 — 12 mm
 2e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 1000 — 40 mm
 3e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 800 — 12 mm
 4e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 320 — 17 mm
 5e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 3200 — 17 mm
 6e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 2500 — 17 mm
 7e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 800 — 35 mm
 8e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 1000 — 35 mm
 9e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 3200 — 12 mm
10e photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 1000 — 40 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Les feux d’artifice de l’Australie à Montréal, le 26 juillet 2014

28 juillet 2014

 

 
C’est sur une trame musicale composée d’extraits de films du réalisateur Baz Lurhmann (Moulin Rouge, Roméo et Juliette, Australia, etc.) que la firme Foti International Fireworks Pty Ltd a choisi de représenter l’Australie samedi dernier.

Il s’agissait d’un spectacle généreux et varié. J’ai été heureux de revoir notamment ces feux en forme de cœur, vers 2:30 — qu’on n’a pas vus depuis longtemps à Montréal — et remarquer (pour la première fois ?) ces grosses sphères bicolores dont une moitié s’illumine puis s’éteint, alors de l’autre moitié prend la relève (vers 2:55). Signalons également cette association de feux qui donnent l’impression de boules lumineuses qui explosent (plus tôt, vers 0:43).

Bref, un excellent spectacle.

Détails techniques de la vidéo : Appareil photo Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 12mm F/2,0.


Pour plus d’informations : Calendrier des feux en 2014

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Les feux d’artifice de la France à Montréal, le 23 juillet 2014

25 juillet 2014

 

 
Avant-propos

Pour des raisons de sécurité, on présente les feux Loto-Québec dans un parc d’attractions aménagé sur une île située à l’Est de Montréal. Cet isolement réduit considérablement les risques d’incendie.

À l’ouest d’un lac artificiel, les artificiers installent leur matériel. En face d’eux, de l’autre côté de ce lac, des estrades sont aménagées : le prix des billets y est d’environ 80$ (55 euros).

Théoriquement, c’est le meilleur endroit pour assister aux feux puisque ces derniers sont conçus pour être observés de ce point de vue.

Par contre, je filme les feux à 0,3km au sud-ouest de ce lac, d’un pont — le pont Jacques-Cartier — qui relie cette île à la métropole. L’endroit précis d’où je filme est représenté par le cercle rouge sur la carte ci-contre.

Cette distance et ce point de vue en hauteur me permettent d’avoir un champ de vision qui englobe à la fois les feux bas et une bonne partie de qui explose dans le ciel de Montréal.

Et parce que ce spectacle est filmé de côté, les feux près du sol sont toujours en bas, à droite de l’image, alors que les estrades, situées encore plus à droite, sont toujours hors champ.

Autre avantage : en été, les vents qui balaient la ville viennent du sud ou du sud-est. Conséquemment, jamais la suie et les gaz de combustion ne sont entrainés vers le pont où je me trouve.

Enfin, presque jamais.

Mercredi soir dernier, le vent venait au contraire de l’ouest. Mais un soudain changement de direction s’est produit précisément au moment où on venait de faire exploser des feux qui tombent lentement.

Sur le pont, des milliers de tisons brulants ont alors bombardé les spectateurs dont une bonne partie s’étaient recroquevillés en petit bonhomme afin de se protéger (à 2:43 dans la vidéo).

Personnellement, je regrette moins la dizaine de brulures d’un millimètre de diamètre qui ont troué mon coupe-vent que de ne pas avoir eu la présence d’esprit de photographier la légère panique qui s’était emparée des gens autour de moi.

Bref, beaucoup plus de peur que de mal.

Le spectacle

Sous le thème « Hommage à Nelson Mandella », les artificiers Brezac ont représenté la France.

Un spectacle caractérisé par ses feux variés, plusieurs paroxysmes et une longue et impressionnante finale pourraient très bien valoir à la France une des toutes premières places à cette compétition.

Détails techniques de la vidéo : Appareil photo Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 12mm F/2,0.


Pour plus d’informations : Calendrier des feux en 2014

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Trois murales

30 juin 2014
Au 21 rue Fairmount
Une des murales
Amateurs de murale
Au 77 rue Laurier
Dans la ruelle du Métro Joliette

Détails techniques : Appareil Olympus OM-D e-m5, objectifs M.Zuiko 40-150 mm R (la dernière photo) et M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (les autres photos)
1re photo : 1/80 sec. — F/10,0 — ISO 400 — 18 mm
2e  photo : 1/320 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm
3e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 32 mm
4e  photo : 1/250 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm
5e  photo : 1/80 sec. — F/4,0 — ISO 4000 — 40 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


La promotion du concept des cités États

22 mai 2014
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Préambule

Au Québec, les municipalités sont des créatures du gouvernement provincial; c’est ce dernier qui détermine leurs pouvoirs — y compris celui de taxer — et qui met en tutelle celles qui sont particulièrement mal gérées.

Choisis par les citoyens, les élus municipaux voient à la bonne marche de leur ville à l’intérieur du cadre législatif déterminé par le gouvernement.

À l’étroit dans ce carcan, l’entreprenant maire de la ville de Québec milite depuis des années afin d’obtenir davantage de pouvoirs. Afin de simplifier les choses, celui-ci parle de faire de sa ville une cité État.

Il fait ainsi référence à ces villes antiques — Athènes et Sparte, notamment — qui constituaient des pays indépendants et qui, à ce titre, ont passé une bonne partie de leur histoire à se faire la guerre.

Une mauvaise idée

Favoriser l’émergence de cités puissantes n’est pas souhaitable tout simplement parce que dans nos municipalités, le pouvoir des villes est concentré dans les mains du maire.

Dans plus de 99% des municipalités du Québec, le chef de police est subordonné au maire (qui le nomme et le destitue à sa guise). Il y a donc concentration des pouvoirs politique et judiciaire entre les mains d’une seule personne.

S’il s’agit d’un visionnaire et d’un bon gestionnaire, c’est parfait. Sauf que cette situation se rencontre exceptionnellement. Les cas des maires Tremblay (à Montréal) et Vaillancourt (à Laval), nous rappellent l’imperfection de la nature humaine.

La corruption peut se développer partout. Mais au niveau municipal, on peut demeurer maire des décennies alors que ce n’est jamais le cas au niveau provincial et fédéral.

L’alternance du pouvoir au niveau des gouvernements supérieurs, au pire, remplace la corruption des uns par celui des autres alors que la stabilité du pouvoir municipal favorise sa généralisation.

Un concept séduisant

L’idée de créer des cités États, promue par le maire de Québec, a rencontré un accueil favorable dans l’Ouest de l’île de Montréal, où habite la majorité des Anglophones de la métropole.

Le Canadian Rights in Quebec est un organisme qui prétend regrouper 17 000 membres. Officiellement, celui-ci réclame plus d’autonomie pour la ville de Montréal. En réalité, ses demandes vont beaucoup plus loin.

La pétition qu’il a initiée réclame non pas simplement davantage de pouvoir, mais un statut spécial pour Montréal. Cette pétition recueille l’appui de la Montréal City-State (en français : la Fondation Montréal cité État), un autre organisme anglo-montréalais.

Que doit-on comprendre de tout cela ?

Le pot-aux-roses

En 1995, les Québécois étaient invités pour la seconde fois à se prononcer en faveur de la souveraineté au Québec. Le projet fut rejeté de justesse, par 50,58% des votants.

Traumatisés par un vote si serré, de nombreux Anglo-Montréalais domiciliés dans l’Ouest de la ville ont exprimé le désir que cette partie de la ville puisse faire sécession du Québec, advenant son indépendance.

Depuis, cette idée piétine puisque le découpage des frontières du Québec est susceptible de provoquer la même chose dans les provinces voisines du Québec, où les Francophones pourraient réclamer leur attachement à un Québec indépendant. Cela créerait un imbroglio juridique dans lequel personne ne désire s’embarquer.

Maintenant que les Francophones sont devenus minoritaires à Montréal, cette idée refait surface, cette fois étendue à l’ensemble de l’île.

Elle est promue notamment par le Canadian Rights in Quebec et le Montréal City-State, deux ONG-bidons soutenus financièrement par le gouvernement fédéral et dont le but est de faire la promotion de son idéologie.

L’idée sans arrière pensée du maire de Québec est donc récupérée dans l’ouest de Montréal avec l’intention inavouée d’essayer de donner des assises juridiques à une sécession montréalaise advenant l’accession du Québec à l’indépendance.

En se faisant le promoteur de la création de cités États au Québec, le maire Labeaume ouvre un nid de guêpes dont il n’a pas la moindre idée de l’étendue des répercussions politiques.

Références :
Des hommes d’affaires veulent faire de Montréal une Cité-État
Labeaume prône le retour aux «cités États»
Montréal Pouvoir: Statut spécial pour Montréal
Réinventons Montréal: Cité-État
Référendum de 1995 au Québec
Retour des cités États

Détails techniques : Appareil Panasonic GH1, objectif Lumix 14-45mm — 1/20 sec. — F/4,7 — ISO 400 — 23 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le super héros et les salons de massage

28 janvier 2014


 
Introduction

En octobre dernier, la Gendarmerie royale du Canada procédait à l’arrestation de plusieurs ressortissants roumains accusés d’avoir forcé quatre jeunes femmes adultes à la prostitution. D’autre part, ils sont accusés également d’avoir fait entrer illégalement des familles roumaines (dont des enfants) au Canada.

Il n’en fallait pas plus pour que le nouveau maire de Montréal confonde les deux accusations et parle, quelques semaines plus tard, d’enfants et de juvéniles (sic) forcés de donner des massages érotiques à Montréal.

Les relations sexuelles impliquant un mineur sont illégales depuis toujours au Canada. Au cours des quarante dernières années, si les policiers avaient effectué une seule descente dans un salon de massage où des enfants sont réduits à l’esclavage sexuel, cette nouvelle aurait fait la manchette des quotidiens sensationnalistes du Québec. Or cela n’est pas arrivé.

Les policiers, évitent-ils d’effectuer des inspections ou des descentes dans les salons de massages depuis des décennies ? Attendaient-ils le feu vert du maire pour faire appliquer la loi ? Non. Les policiers n’ont pas réussi à faire la preuve de l’existence du travail d’enfants dans les salons de massage de Montréal parce que cet esclavage sexuel n’existe probablement pas.

Montréal, capitale du sexe en Amérique du Nord

Montréal est une ville de haute technologie où l’aéronautique, le multimédia et l’industrie biopharmaceutique occupent une place importante. Tout comme l’industrie touristique.

Depuis un siècle, Montréal est une ville de plaisir. Ce n’est pas la seule raison d’y venir, mais il est indéniable que c’est une facette importante de son attrait pour certains visiteurs.

En raison du puritanisme nord-américain, les retombées économiques de l’industrie du sexe constituent un tabou. On ne les évalue pas et on n’en parle pas parce que d’une part, cela manque totalement de rectitude politique et d’autre part, parce qu’il est difficile d’obtenir des données fiables à ce sujet.

À l’époque de la prohibition, l’alcool coulait à flots dans la métropole. Après la Deuxième Guerre mondiale, elle était devenue une ville de bordels. Puis, celle des danses à 5$. Aujourd’hui, on y vient pour nos festivals et parce que le sexe n’y est pas dispendieux.

Il serait préférable que les touristes visitent notre ville pour y voir des tulipes, comme à Ottawa, mais ce n’est pas le cas.

De nos jours, Montréal est notamment la capitale du sexe en Amérique du Nord. Comme Paris fut la capitale européenne du sexe à la Belle Époque. A posteriori, on peut idéaliser le French Cancan, le Moulin rouge et Toulouse-Lautrec. Mais autrefois, on considérait cette danse comme vulgaire. Ce cabaret était reconnu comme un repère de courtisanes. Et le peintre frayait avec des femmes peu recommandables.

Idéalisera-t-on un jour les salons de massage d’ici ? C’est déjà fait; rappelez-vous de cette jeune universitaire qui, dans le film Le Déclin de l’empire américain, paie ses études en massant (et dont un client est le personnage incarné par le comédien Pierre Curzi).

Le prix caché de l’intolérance

La priorité donnée à la chasse aux salons de massage pose ici la question de l’allocation des ressources policières.

Depuis des années, lorsqu’éclate une querelle de ménage dans mon bloc appartement, les policiers arrivent sur les lieux en moins de dix minutes. Parce qu’on sait qu’un conflit domestique dégénère rapidement. Et lorsqu’il y a une victime, c’est habituellement une femme.

Suis-je enchanté à l’idée que dorénavant, les policiers pourraient prendre plusieurs heures parce qu’ils sont occupés ailleurs, à faire la chasse aux salons érotiques ?

Le cliché de la victimisation

Il y a plus de 260 salons de massage érotiques à Montréal. Ils pullulent (ou polluent, selon le point de vue) parce qu’il y a présentement une explosion de la demande. C’est une mode, comme l’ont été les danses à 5$.

Le maire charrie lorsqu’il affirme (c’est textuel) « Jour après jour, des milliers de femmes sont exploitées derrière des portes closes à Montréal. Et on ne fait rien. Il est urgent d’agir.»

Ce qui se passe entre adultes consentants dans 99,9% des salons de massage, ne regarde pas le maire de Montréal.

Et dans le 0,1% restant, les femmes qui sont forcées à exercer ce métier devraient plutôt cogner à la porte d’un poste de police ou d’un centre d’aide pour femmes plutôt que d’attendre le secours du super héros qui viendra les délivrer.

L’immense majorité des femmes qui travaillent dans des salons de massage érotique aimeraient faire autre chose. Tout comme beaucoup de travailleurs préféreraient gagner leur vie autrement. Il est donc excessif de prétendre que toute personne qui choisit à contrecœur d’exercer un métier est une victime.

Ce n’est pas vrai que les travailleuses de salons érotiques sauteront de joie lorsque le maire enverra ses policiers les délivrer de l’enfer du péché…

À constamment suggérer que les femmes sont des êtres sans volonté, incapables de se prendre en main, exploités par nous — les méchants mâles — qui les forçons à se voiler ou à se prostituer, on a peine à croire qu’une femme dirige maintenant l’État québécois. À mon avis, les femmes méritent mieux que de toujours être représentées par certains comme des perdantes.

Prouver ses dires par des descentes policières

Le maire de Montréal aurait pu très bien déclarer que des milliers de Montréalais se droguent et invoquer un devoir moral de les délivrer de l’enfer de la dépendance. En effectuant des descentes chez tout le monde, les policiers auraient bien fini par trouver quelque chose.

Mais cela n’est pas comme cela qu’on fonctionne en démocratie. Les forces policières ont le devoir d’intervenir contre un citoyen ou une entreprise précise lorsqu’on leur présente des preuves d’infractions commises par ce citoyen ou cette entreprise.

Effectuer des descentes chez tout le monde à partir d’accusations qui ne concernent qu’une minorité d’une population, cela est abusif. La ville s’expose ainsi à être des recours judiciaires dont les contribuables auront à payer les frais.

Conclusion

Depuis la sortie fracassante du maire contre les salons de massage, les policiers cherchent depuis deux mois à faire la preuve qu’il avait raison. En vain. De toute évidence, les déclarations du maire Coderre relativement à l’exclavage sexuel d’enfants dans les salons de massage de Montréal sont dépourvues de fondement.

Quant à ses déclarations relatives au travail forcé de milliers de Montréalaises dans l’industrie du sexe, cela n’est vrai que dans une minorité des cas. Cela ne justifie pas les descentes policières au cas où.

Le nouveau maire de Montréal aime les médias; présentez-lui un micro sous le nez et il frétille de bonheur. Mais puisqu’on se lasse de tout, la surexposition médiatique dont il est l’objet depuis son élection risque de lui nuire à long terme, alors que les citoyens réclameront plus de contenu, et moins de contenant.

Dans ce cas-ci, la vacuité de ses propos au sujet des salons de massage est évidente. Il est à espérer que cela lui serve de leçon et qu’il choisisse dorénavant de manière plus judicieuse les combats pour lesquels il désire s’illustrer.

Références :
Coderre doit s’attaquer à la prostitution
Coderre en guerre contre les «bordels qui ne disent pas leur nom»
Le maire Coderre veut éradiquer les salons de massage érotique
Un réseau de traite de personnes démantelé par la GRC

Parus depuis :
Montréal songe à tolérer les salons de massage érotique (2014-02-20)
Salons de massage: rien n’a changé à Montréal (2015-03-01)

Sur le même sujet : Une industrie montréalaise cachée mais florissante : rencontre avec un acteur porno (2015-01-28)

Détails techniques : Appareil Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 12-40mm F/2,8 — 1/1000 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 40 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Eiffel aux FrancoFolies de Montréal 2013

21 juillet 2013

 

Le mercredi 19 juin 2013, le groupe français Eiffel se donnait en spectacle à l’Astral, dans le cadre des FrancoFolies de Montréal.

Voici un diaporama créé à partir des photos que j’ai prises à cette occasion.

Complément de lecture : Compte-rendu de la soirée

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Écrit par Jean-Pierre Martel


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