La culture au service de la francisation

14 décembre 2016

Il y a quelques années, l’entreprise pour laquelle je travaillais avait embauché un couple de néoQuébécois d’origine brésilienne.

Ceux-ci parlaient déjà le français assez bien tout en ayant des lacunes importantes quant à la compréhension de l’accent québécois.

J’avais donc décidé de parfaire leur intégration au Québec en leur prêtant mes DVD de nos meilleurs films et téléromans, à raison d’un ou de deux titres par semaine.

Cette initiative a été hautement appréciée. Ces films peuvent être vus à la télévision. L’avantage du DVD, c’est qu’on peut ajouter au besoin des sous-titres et repasser en bouche les phrases jugées difficiles à prononcer ou à comprendre.

Aujourd’hui ce couple comprend parfaitement bien le français tel qu’il est parlé au Québec. Je me plais à croire que mes DVD y sont peut-être pour quelque chose…

L’apprentissage du français est plus difficile pour la majorité des réfugiés syriens puisque souvent ceux-ci ne parlent que quelques mots de français ou rien du tout.

Ma suggestion s’adresse au ministère des Affaires culturelles et à celui de l’Immigration.

Pourquoi ne pas consacrer quelques millions$ pour financer l’ajout de sous-titres arabes aux grands succès de la cinématographie québécoise et assumer tous les couts relatifs à la mise en marché de cette nouvelle version.

Les DVD ou Blu-Ray de ces outils de francisation seraient donc dotés d’une trame sonore en français et de sous-titres en français ou en arabe, si désirés.

Par ce moyen, on donnerait aussi à nos créateurs accès au marché des centaines de millions d’Arabophones à travers le monde et on contribuerait par ce moyen au rayonnement de la culture québécoise.

De plus, par le choix et le traitement des sujets, les films québécois et nos séries télévisuelles témoignent de nos préoccupations et enseignent subtilement nos valeurs.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


La francisation des immigrants et le gouvernement libéral du Québec

9 avril 2010

Il y a plusieurs années, le gouvernement du Québec (dirigé alors par le Parti Québécois) avait institué des cours de francisation destinés aux immigrants afin de faciliter leur intégration au Québec.

Depuis ce temps, ces cours sont immensément populaires. En effet, près du quart des immigrants y sont inscrits à plein temps et une proportion encore plus importante le serait si davantage de places étaient disponibles.

Au lieu d’augmenter leur nombre, le gouvernement a décidé d’abolir 31 des 300 classes de francisation. En conséquence, cela rendra encore plus criante la pénurie de places alors que le Québec accueillera cette année 55 000 immigrants, soit 3 000 immigrants de plus que l’an dernier.

Cela représente une économie de 5 millions de dollars. Cette décision se justifie par le besoin d’épargner afin de compenser pour la gestion déficiente des finances publiques par le gouvernement actuel, ce même gouvernement qui, il y a pas si longtemps, utilisait la péréquation obtenue du gouvernement fédéral pour accorder une réduction d’impôt aux contribuables les plus riches du Québec.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


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