Des traces de Roundup™ de Monsanto dans le tiers des aliments

16 avril 2017
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Le glyphosate est un herbicide total mieux connu sous le nom de Roundup™ de Monsanto.

Puisque cet herbicide tue les plantes cultivées autant que les mauvaises herbes, le semencier Monsanto a mis au point des plantes modifiées génétiquement qui ont la propriété d’être résistantes à cet herbicide. On les dit ‘Roundup Ready’.

Il suffit alors d’arroser périodiquement du Roundup™ dans les champs où on a semé des plantes ‘Roundup Ready’ pour que celles-ci résistent à l’herbicide alors qu’on extermine toutes les autres qui tenteraient d’y pousser également.

Chez l’animal, la DL50 — c’est-à-dire la dose nécessaire à tuer 50% des sujets d’expérience — est de 4 320 ppm chez le rat et à peu près la même chose chez les oiseaux.

La DL50 est toutefois beaucoup plus faible chez les poissons (de l’ordre de 38 à 78 ppm).

Il est à noter que les études de la toxicité de la glyphosate tiennent rarement compte de celle de ses adjuvants dans le produit Roundup™.

Dans le sol, le glyphosate est sujet à la dégradation microbienne. Selon la flore bactérienne variable du sol, environ 50% du glyphosate qui s’y trouve peut être détruit en 49 jours.

Les particules du sol adsorbent fermement ce produit chimique à leur surface. Théoriquement, cela fait que cet herbicide devrait être faiblement entrainé par les eaux de pluie, en dépit de sa grande solubilité dans l’eau.

C’était la conclusion des premières études environnementales à son sujet. Mais depuis, son utilisation massive a fait qu’on en a découvert des traces dans de nombreux cours d’eau et nappes phréatiques.

L’agence américaine de Protection de l’environnement a fixé la limite sécuritaire du glyphosate dans l’eau potable à 0,8 ppm.

Dans le cas des aliments, la limite maximale canadienne des résidus varie en fonction du produit; elle est de 20 ppm pour le soya, 10 ppm pour l’orge, 5 ppm pour les pois, et 4 ppm pour les haricots et les lentilles.

Cette semaine, l’Agence canadienne d’inspection des aliments a publié les résultats de son étude sur la présence de glyphosate dans nos aliments.

L’étude a porté sur 482 échantillons de fruits et légumes (frais et transformés), 2 497 échantillons de légumineuses et de céréales, de même que 209 échantillons de nourriture pour enfants, pour un total de 3 188 produits testés.

À l’état de traces, le glyphosate est présent dans 29,7% des produits alimentaires. Toutefois, il ne dépasse les limites règlementaires que dans 1,3% des cas.

Les produits fautifs étaient essentiellement des produits céréaliers (3,9% des cas), des légumineuses (0,6%) et des jus et autres boissons (0,2%, dont le lait de soya fait partie).

On n’a rien trouvé d’excédentaire dans les autres catégories d’aliments.

À titre d’exemple, dans le cas précis des aliments pour bébés, la présence de glyphosate a été en dessous du seuil de détection dans 69% des cas. Et dans le reste, soit 31% des cas, il s’agissait de traces jugées acceptables.

Précisons qu’il n’existe pas d’étude sur les effets à très long terme des traces de glyphosate dans l’alimentation.

Références :
Environment Fate of Glyphosate
Glyphosate
L’herbicide glyphosate décelé dans le tiers des produits alimentaires testés par l’ACIA
Sauvegarder grâce à la science — dépistage du glyphosate en 2015-2016

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 12-40mm F/2,8 — 1/4000 sec. — F/2,8 — ISO 125 — 40 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


L’ABC des bactéries d’origine intestinale retrouvées dans nos fruits et légumes

9 avril 2011

Le 30 mars dernier, le réseau anglais de Radio-Canada révélait la présence de bactéries intestinales non-pathogènes dans des pousses de luzerne et d’autres légumes crus. Le journaliste de la CBC s’en étonnait.

Il faut savoir ce qu’on veut. Veut-on que les agriculteurs utilisent des engrais chimiques ou des engrais naturels ? Parce que s’ils utilisent des engrais naturels, cela s’appelle du fumier. Et du fumier, ce sont des matières fécales d’animaux. Il est donc normal qu’un légume qui pousse en terre puisse avoir à sa surface des bactéries non-pathogènes d’origine intestinale. Ce qui est moins normal, c’est de trouver de telles bactéries dans des légumes cultivés par hydroponie, comme c’est le cas des pousses de luzerne.

Ce qui n’est pas normal non plus, ce sont les bactéries pathogènes d’origine humaine, comme c’est le cas de ces souches d’Escherichia coli, retrouvées dans des noix écaillées en provenance des Etats-Unis. Comment peut-on expliquer une telle contamination ?

Il est fréquent aux États-Unis d’engager des travailleurs saisonniers étrangers, parfois entrés illégalement dans ce pays. Ceux-ci reçoivent des salaires de famine. On les entasse dans des baraques qui sont les seuls endroits sur la plantation dotés de toilettes.

Quand le travailleur doit déféquer, il le fait sur place dans le champ — les toilettes étant trop éloignées — et il s’essuie avec ce qu’il peut.

Dans des cas exceptionnels, il aura droit à des gels alcoolisés. Ceux-ci sont essentiellement des égalisateurs de crasse dont la réputation antibactérienne est très, très, très surfaite.

Dans le cas des noix écaillées, je serais très surpris qu’on les écaille à la main. Ce sont probablement des machines qui font ce travail. Toutefois, lorsque les noix entières sont contaminées, elles contaminent les machines écailleuses qui contaminent à leur tour les noix.

Il faut savoir également que dans certains pays en voie de développement, des matières fécales humaines sont utilisées comme engrais. Il n’est donc pas étonnant que des bactéries pathogènes se retrouvent dans certains fruits et légumes importés.

Alors que faire ? Lorsque des aliments sont cuits, la cuisson tue ces microbes. Autrement, on peut éplucher ou laver les légumes. Sinon…

Références :
C. difficile et les égalisateurs de crasse
High bacteria levels in bean sprouts: CBC probe
Noix de Grenoble contaminées à l’E. coli : un mort

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Écrit par Jean-Pierre Martel


La radioactivité de certains aliments japonais et nous

23 mars 2011
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Des taux « sécuritaires » d’iode radioactif ?

Depuis aujourd’hui, les autorités de la capitale japonaise déconseillent aux parents de faire boire de l’eau du robinet à leurs bébés. Toutefois, selon ces autorités, la concentration d’iode radioactif ne représenterait pas un risque immédiat pour les adultes.

Évidemment, cela ne tient pas debout ; il n’existe pas de seuil de radioactivité en-deçà duquel un isotope est inoffensif. Donc ce qui est dangereux pour les enfants, l’est aussi — mais une mesure moindre — pour les adultes. La seule différence, c’est que l’accumulation d’iode radioactif dans la thyroïde (une glande qui filtre et concentre tout l’iode qui pénètre dans l’organisme) a des conséquences plus graves dans un organisme en croissance.

L’iode-131 perd la moitié de sa radioactivité en huit jours. Cette demi-vie relativement courte n’en fait pas un isotope sécuritaire. S’il est vrai qu’un aliment radioactif exporté du Japon sera beaucoup moins nocif à son arrivée au Canada, on doit comprendre que cette radioactivité n’aura pas disparu pour autant.

Heureusement, la nature est composée principalement de vide (la solidité de la matière étant liée aux forces électromagnétiques s’exerçant entre les molécules). Si bien qu’une partie des rayons gamma émis par l’iode radioactif pourraient bien traverser toute la cargaison en route vers le Canada sans l’affecter. Cela est moins vrai pour les rayons bêta, moins pénétrants mais plus dommageables localement. Résultat ? Une partie de cette ionisation néfaste restera présente dans l’aliment. C’est pourquoi de nombreux pays (mais pas le Canada) ont décidé de surveiller l’importation d’aliments japonais.

Danger des radiations

La toxicité de l’iode radioactif est liée à l’émission de rayons β et de rayons gamma. Ce sont eux qui provoquent des bris chromosomiques.

La très grande majorité de ces bris n’entraineront que la mort de la cellule dont les chromosomes auront été ainsi endommagés. Toutefois, dans une infime minorité des cas, cela provoquera le développement cancéreux de cette cellule.

Cette cellule cancéreuse sera tuée ou non selon la vigueur et le discernement de notre système immunitaire. Dans les cas où la cellule échappe au radar de notre système immunitaire, elle provoquera le développement d’un cancer ; il suffit d’une seule cellule échappant à ce radar pour qu’un cancer se développe.

L’interdiction de produits alimentaires japonais : la lenteur canadienne

Le gouvernement japonais a interdit la vente de lait et plusieurs variétés de légumes provenant de la préfecture de Fukushima — où se trouve la centrale nucléaire accidentée — et dans trois préfectures voisines.

Les États-Unis ont interdit l’importation du lait, des produits laitiers, des légumes frais et des fruits en provenance de ces quatre préfectures. En Europe, la France a demandé à la Commission européenne de renforcer les contrôles sur les importations de produits frais japonais aux frontières de l’Union européenne. Paris a déjà décidé d’inspecter tous les coquillages et poissons en provenance du Japon.

Que fait le gouvernement canadien ? Rien. L’Agence canadienne d’inspection des aliments ne fait encore aucun test du genre. Pour l’instant, les Canadiens ne courent aucun risque, dit-elle, notamment parce que la catastrophe a stoppé les exportations japonaises vers le Canada. Lorsque celles-ci reprendront, l’Agence compte consulter ses partenaires avant de décider s’il y a lieu de procéder à des tests.

L’importance de la traçabilité

Dans les pays où la traçabilité est obligatoire, les citoyens peuvent pallier eux-mêmes aux lacunes de leurs gouvernements à les protéger ; ils n’ont qu’à lire les étiquettes des aliments qu’ils songent à acheter pour savoir l’origine exacte de ces aliments.

Ce n’est pas le cas au Canada ; rien n’oblige l’importateur d’un produit alimentaire japonais à en indiquer la provenance sur l’étiquette de ce produit.

Les preuves de ce laxiste abondent. C’est ainsi que des tonnes d’aliments sont « Fabriqués pour Briska », sans aucune mention du pays d’origine. Ou alors c’est « Fabriqué au Canada à partir d’ingrédients canadiens et importés », ce qui signifie probablement que le contenant est canadien mais le contenu (c’est-à-dire l’aliment lui-même) vient de quelque part sur terre.

En conséquence, si vous croyez être en mesure de vous protéger contre la consommation d’aliments radioactifs japonais, abandonnez cet espoir : pourquoi un importateur serait assez stupide pour s’exposer au boycott des consommateurs quand rien ne l’y oblige ?

Bref, non seulement le gouvernement fédéral manque ici tragiquement à sa mission de protéger la population canadienne mais, par son laxisme en matière d’étiquetage, prive les citoyens de ce pays de tout moyen de pallier à ses lacunes.

Références :
L’eau de Tokyo impropre à la consommation pour les nourrissons
Le scandale de la dioxine et le Canada
Un combat d’arrière-garde du gouvernement libéral
5 questions sur la sécurité des aliments irradiés du Japon

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le scandale de la dioxine et le Canada

26 janvier 2011
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Quand on nourrit les animaux avec n’importe quoi…

Depuis des années, dans les fermes industrielles, on ajoute des viandes cadavériques et des graisses animales à la moulée d’herbivores et de granivores dans le but d’en augmenter le rendement.

On estime que bétail européen se nourrit en moyenne aux deux tiers de matières premières (blé, fourrage, paille, herbe) et à un tiers d’aliments composés par des industriels. Toutefois, cette proportion varie beaucoup d’une espèce animale à l’autre ; un porc ou une volaille peut se nourrir à 100 % de produits transformés.

En novembre et décembre 2010, des milliers de fermes avicoles et porcines de plusieurs länder allemands — plus particulièrement en Basse-Saxe, dans le nord du pays — ont reçu accidentellement des moulées contaminées par la dioxine, une substance cancérigène.

Cette contamination remonte loin. Elle origine d’une livraison, par la société de biocarburants allemande Petrotec, de vingt-cinq tonnes d’huile contaminée à la dioxine. Ce biodiésel était exclusivement destiné à usage industriel et non alimentaire.

Toutefois, l’entreprise allemande Harles und Jentzsch — qui vient de se déclarer en faillite — a utilisé un de ces lots pour fabriquer 3 000 tonnes de graisses destinées à l’alimentation animale. Cette marchandise a été livrée à 25 fabricants de fourrage. À partir de ces graisses contaminées, ceux-ci ont fabriqué 150 000 tonnes de fourrage qui fut distribué à des fermes avicoles et porcines.

Au départ, l’huile contaminée contenait 123 nanogrammes de dioxine par kilo (ng/kg). Diluée dans le fourrage, la concentration n’était pas dramatiquement supérieure aux normes permises. Toutefois, puisque la dioxine s’accumule dans la chaine alimentaire, des analyses de laboratoire ont trouvé des taux 10 à 77 fois supérieurs à la norme recommandée (qui est de 0,75 ng/kg) dans des œufs et des graisses animales. En moyenne, les œufs contaminés contenaient 16 ng/kg de dioxine.

Un millier de sites d’élevage de poules, de dindes et de porcs, situés pour la plupart en Basse-Saxe, ont stoppé leurs livraisons après détection de dioxine. Le 4 janvier, la Basse-Saxe a commencé à rendre publics les codes des œufs contaminés pour qu’ils puissent être retirés des magasins.

Environ 136 000 œufs, en provenance d’un élevage contaminé, avaient été livrés au début de décembre à Barneveld, aux Pays-Bas : conséquemment, le 5 janvier, le gouvernement néerlandais a ordonné leur saisie. La Slovaquie a bloqué la mise sur le marché de 365 000 œufs importés d’Allemagne dans la première semaine de janvier.

Le vendredi 7 janvier, 4 709 exploitations agricoles (sur les 375 000 que compte le pays) avaient été fermées en Allemagne à titre préventif dans l’attente de résultats de tests. Le lundi suivant, il n’en restait plus que 1 635. Entretemps, 8 000 poules avaient été abattues.

Hier, la Russie (un acheteur important de produits agricoles allemands) a interdit temporairement ses importations d’œufs et de volaille d’Allemagne.

Le paradis canadien

En dix ans, plusieurs scandales à la dioxine ont frappé l’Union européenne : en Belgique (en 1999 et en 2006), en Irlande (2008), en Italie (Seveso en 1976), aux Pays-Bas (en 2006). Pour l’Allemagne, il s’agit du cinquième cas de contamination à la dioxine (2003, 2004, 2006, 2010 et 2011, selon Der Spiegel).

Les retombées de ce scandale sont lourdes de conséquences pour l’Allemagne, un des principaux pays producteurs de viande au monde. Selon la fédération agricole allemande, les pertes s’élèvent déjà à 100 millions d’euros.

Aucun scandale à la dioxine n’a ébranlé le Canada jusqu’à ce jour. Pourquoi ? Tout simplement parce que la surveillance exercée par Santé Canada sur nos aliments est quasi-inexistante. L’industrie agroalimentaire s’auto-règlemente admirablement bien, semble-t-il.

Tellement bien qu’on entend jamais parler de rappels d’aliments au pays sauf à la suite d’empoisonnements manifeste (viande avariée et fromage sale). Les contaminations qui ne donnent aucun symptôme dans l’immédiat — comme c’est habituellement le cas avec la dioxine — ne sont jamais l’objet de rappels.

Oui, on entend bien parler d’aliments contaminés ailleurs mais jamais ces aliments n’atteignent les comptoirs de nos épiceries. Ce qui prouve bien comment Dieu (ou Allah ou Bouddha, c’est selon) aime notre beau pays.

Contrairement aux producteurs d’Europe, les producteurs d’ici ne sont soumis à aucune politique de traçabilité autre que les mesures américaines destinées à lutter contre le bioterrorisme (une lubie coûteuse et inutile).

Conséquemment, il est presqu’impossible pour le consommateur québécois de savoir la provenance de ce qu’il mange.

Certaines chaines d’épiceries font de leur mieux pour nous en informer : Loblaws en est un bon exemple. Mais ses efforts se buttent au mutisme de l’industrie agroalimentaire.

À mon épicerie Métro, c’est le désert au chapitre de l’information au consommateur. Par exemple, des olives sont présentées comme un produit canadien. À ma connaissance, le climat canadien ne permet pas la culture de l’olive : toutefois les olives sont probablement importées en baril et transvidées dans des pots plus petits au Canada, ce qui suffit à leur valoir la citoyenneté canadienne — le pays étant un modèle de multiculturalisme alimentaire.

De manière générale, des tonnes d’aliments sont « Fabriqués pour Briska », sans aucune mention du pays d’origine. Ou alors c’est « Fabriqué au Canada à partir d’ingrédients canadiens et importés », ce qui signifie probablement que le contenant est canadien mais le contenu vient de quelque part sur terre. À la télévision, Oasis essaye de nous faire croire que son jus d’orange est aussi québécois que la Grande muraille de Chine est chinoise. N’importe quoi.

Si l’Allemagne veut écouler ses œufs, il suffit de nous les passer dans ses délicieux biscuits et gâteaux. Nos douaniers aiment tellement les pâtisseries que je serais surpris qu’ils nous privent du plaisir d’en manger.

Bref, si vous faites de l’insomnie à l’idée de consommer des aliments contaminés à la dioxine, la meilleure solution est sans doute une tisane calmante, en espérant qu’elle ne le soit pas contaminée à quelque chose…

Références :
Alerte à la dioxine en Allemagne
Animaux de boucherie: contamination à la dioxine
Dioxine (Futura sciences)
Dioxine (Wikipédia)
Dioxine/Allemagne – Des œufs suspects livrés aux Pays-Bas en décembre
Dioxine/Allemagne: pas de « danger »
Dioxine : l’Allemagne abat tous les animaux contaminés
La Russie interdit temporairement les importations de volaille d’Allemagne
La dioxine allemande épargne la Belgique
Pas bon – Gigantesque scandale à la dioxine en Allemagne
Scandale à la dioxine en Allemagne

Détails techniques : Panasonic GH1, objectif Lumix 14-45mm — 1/30 sec. — F/5,0 — ISO 250 — 14 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


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