Voyage à Porto : jour 9

6 octobre 2017

Deuxième journée de suite plutôt fraiche à Porto. Où le maximum s’approchera péniblement de 20°C.

Je débute ma visite de la ville en milieu d’après-midi, en me rendant à ce qu’on pourrait appeler le vieux port de Porto. Officiellement, il s’agit de la Praça da Ribeira (ou Place de la Rivière).

Praça da Ribeira
Étudiants de l’université de Porto
Quais

De nos jours, ce n’est plus à ce lieu qu’on décharge des poissons et fruits de mer capturés au large.

Mais c’est d’ici que partent les croisières sur le Douro. Et là où touristes et citoyens de la ville viennent par beau temps — ce qui est habituel à Porto — manger ou prendre un verre en observant l’intense activité humaine qui s’y déroule.

Murale d’Hazul

La façade des immeubles abandonnés, les portes condamnées et les pièces de mobilier urbain sont autant de canevas sur lesquels les artistes de rue déploient leur art, profitant de la visibilité de ce quartier très fréquenté.

Museu das Marionetas do Porto

Sur la Rua de Belomonte est situé un musée où sont présentés marionnettes, des affiches, des DVDs de productions antérieures et où sont expliquées les techniques de création des marionnettes elles-mêmes.

Il s’agit évidemment d’un musée destiné aux enfants.

Looks Good 2017

Mon frère François aime bien photographier des photographes à l’œuvre. Je lui fais donc ce petit clin d’œil en publiant cette photo prise probablement sur la Rua de Tomas Gonzaga.

Je l’ai intitulée du nom du graffiti jaune du côté gauche de la photo.

Après avoir traversé le Parc des Vertues, peuplé de centaines de jeunes venus contempler la fin du jour de ce belvédère, je vais vers le nord-ouest sur la Rua do Rosário puis tourne à droite sur la Rua de Miguel Bombarda.

Je m’arrête au centre commercial Bombarda où Mme Thuy Tiên tient boutique de thé.

À Mùi Gourmet

Même si sa boutique vend aussi des accessoires pour le thé et des tenues vestimentaires asiatiques, Mme Tiên est essentiellement conceptrice de thé.

Celle-ci assemble savamment des thés et des tisanes à partir de thés rares, d’étamines de lotus, des pétales de fleurs parfumées, et de différentes plantes.

Intérieur du restaurant Prato Xeio

Au 364 de la Rua dos Bragas, je m’arrête au restaurant Prato Xeio. J’y prendrai une soupe, une dorade (qui ressemblait plus à une truite) accompagnée de carottes et d’une généreuse portion de pommes de terre bouillies. À part, une petite portion de salade. Le tout (assez bon) pour 5,5 euros.

À 21h30, j’ai réservé une place pour un concert de fado au restaurant Guarany de la Place de la Liberté.

En y arrivant, on m’apprend qu’il est habituel d’y manger. Je commande donc un plat de tripes à la mode de Porto et un verre de rouge. C’est plutôt quelconque. Cela me coutera une vingtaine d’euros.

Concert de fado restaurant Guarany

Le concert est assez bien. Accompagnée de deux excellents guitaristes, l’interprète féminine chante les yeux fermés. Sans comprendre le portugais, mon impression est qu’il s’agit d’une assez bonne interprète de fado.

Une bonne partie de la salle parle à voix haute comme s’il s’agissait de musique enregistrée et un touriste photographie les interprètes avec son gros Canon en utilisant un flash (ce qui, pour moi, est l’ultime manque de respect à l’égard des artistes).

Après le concert, je rentre au studio pour la nuit.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectifs M.Zuiko 7-14 mm F/2,8 (5e photo), M.Zuiko 25 mm F/1,2 (7e et 9e photos) et M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (les autres photos)
1re photo : 1/2500 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm
2e  photo : 1/1000 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 19 mm
3e  photo : 1/3200 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm
4e  photo : 1/1250 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm
5e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 640 — 9 mm
6e  photo : 1/640 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 29 mm
7e  photo : 1/80 sec. — F/1,2 — ISO 250 — 25 mm
8e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 800 — 12 mm
9e  photo : 1/80 sec. — F/1,2 — ISO 2000 — 25 mm


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Voyage à Porto : jour 9
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Écrit par Jean-Pierre Martel


Voyage à Porto : jour 8

5 octobre 2017

Aujourd’hui, j’ai décidé d’effectuer une des visites guidées du Teatro Nacional São João qui sont offertes du mardi au samedi à 12h30.

Pour ce faire, je descends jusqu’à l’extrémité sud de la Place de la Liberté, puis je remonte la Rua 31 de Janeiro.

Mais avant d’entamer la montée de cette rue, je fais un détour au concessionnaire d’appareils photo Leica dont la boutique est sur la Rua de Sá da Bandeira.

À l’avant, la boutique présente une exposition des modèles anciens et courants de cette marque prestigieuse.

Aperçu de la boutique Leica

À l’arrière, on présente une exposition temporaire d’un photographe qui utilise cette marque. Lors de mon passage, il s’agissait des photos que Pedro Matos a rapportées d’un photoreportage en Afrique.

Tram électrique du circuit No 22

Pour les amateurs de pittoresque ou pour ceux qui veulent simplement éviter l’effort de monter les dénivellations, un tram électrique effectue de 10h à 19h le circuit No 22 qui part de l’église des Carmes et qui, entre autres, parcoure la Rua 31 de Janeiro sur toute sa longueur.

Glacier Bianco

Sur cette rue, le glacier Bianco affiche sa façade Art nouveau…

Angelots de la bijouterie Machado

…tandis qu’un angelot offre un collier de perles noires au-dessus de l’entrée de la bijouterie Machado.

Plafond du Teatro Nacional São João

Au cout de 5 euros, on peut visiter le Théâtre national Saint-Jean.

Inaugurée en 1798, la salle d’opéra connue sous le nom de Théâtre royal de Porto fut détruite par un incendie en 1908 et rouverte en 1920.

Puis elle devint un palace cinématographique et finalement une salle de théâtre.

La visite permet de voir les coulisses, la loge des comédiens, l’arrière-scène, etc.

La visite n’intéressera sans doute que les passionnés de théâtre. Ceux qui, comme moi, s’attendent à y voir l’opulence d’une salle d’opéra seront déçus; la salle principale est assez quelconque.

Son seul intérêt est son plafond, dont les couleurs jurent depuis que la salle, originellement dans des teintes jaunâtres, a été repeinte dans un rouge chocolaté.

En me rendant au Museu Militar, je croise le Cemitério do Prado Repouso.

Cemitério do Prado Repouso

Aménagé en 1839, ce cimetière permet de constater la dévotion des citoyens de la ville pour leurs parents et amis disparus.

Les allées principales sont bordées de monuments qui n’ont pas la splendeur de ceux de Prague, de Paris, de Barcelone ou de La Havane.

Mais ce qui est frappant, c’est de voir que presque toutes les tombes sont décorées de fleurs (artificielles ou naturelles) et/ou de lampions. Au moment de ma visite, de nombreux employés s’affairaient à nettoyer les pierres au sol ou à tailler les arbres.

À droite sur la photo ci-dessus, au loin, on voit les casiers blancs placés à la périphérie du cimetière, généralement décorés d’un petit bouquet de fleurs.

Soldats de plomb

Le musée Militaire de Porto est très spécial. Dans sa cour arrière, on y présente une petite collection de pièces d’artillerie d’un intérêt limité.

À l’intérieur, le musée présente sa collection ahurissante de seize-mille figurines de plomb.

Disposés dans des vitrines, ils portent un numéro de référence dont on trouve la signification sur des fiches placées à proximité (sur la photo, sous la tablette).

Certains sont des personnages historiques (hommes ou femmes) présentés individuellement. D’autres sont des bataillons ou des régiments entiers qui vont de l’antiquité à l’époque moderne.

Bref, si vous êtes amateurs de soldats de plomb, vous serez ravis. Prix d’entrée : 3 euros.

Muralha Fernandina

Je reviens sur mes pas et me dirige quelques rues au sud du Teatro Nacional São João dont j’ai fait la visite plus tôt.

Je vois la seconde muraille protectrice de Porto, construite au XIVe siècle après la tentative d’invasion du roi de Castille. Cette muraille a été terminée sous le règne du roi Ferdinand Ier de Portugal (d’où son nom).

On la détruisit en bonne partie au XVIIIe siècle.

Puis je termine ma journée par la visite de l’église des Clarisses.

Portail renaissance de l’Igreja de Santa Clara

La Rua de Saraiva de Carvalho est une rue d’environ 160 mètres située à l’Est de la cathédrale de Porto. Sur son côté sud, elle longe un parc anonyme. Or dans le coin Sud-Est de ce parc, l’ouverture discrète d’un mur donne accès à une des églises les plus merveilleuses de Porto.

De plan rectangulaire, cette petite église renferme un maitre-autel et des autels latéraux en bois doré les plus beaux que j’ai vus jusqu’ici après ceux de l’église Saint-François (visitée au 6e jour de ce voyage). Contrairement à cette dernière, ici l’intérieur est entièrement recouvert de bois.

Voilà ce qui complète cette journée.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectifs M.Zuiko 7-14 mm F/2,8 (5e photo), M.Zuiko 25 mm F/1,2 (7e photo) et M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (les autres photos)
1re photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 16 mm
2e  photo : 1/2000 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 23 mm
3e  photo : 1/800 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 15 mm
4e  photo : 1/400 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 18 mm
5e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 1600 — 10 mm
6e  photo : 1/1250 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 30 mm
7e  photo : 1/60 sec. — F/2,0 — ISO 250 — 25 mm
8e  photo : 1/640 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 17 mm
9e  photo : 1/800 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm


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Voyage à Porto : jour 8
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Voyage à Porto : jour 7

4 octobre 2017
Murale de MrDheo près de la station de métro Trindade

Ce matin, ma visite de Porto a commencé assez tardivement, vers 15h.

Je descends à pied jusqu’à la Cathédrale de Porto, communément appelé la Sé do Porto (Sé pour Siège épiscopal).

C’est sur le mont Pena Ventosa (une des deux collines de la ville actuelle) que s’établirent les premiers habitants de Porto (qu’on appelle Portuenses ou plus rarement, Portistas).

Cathédrale de Porto

À l’intérieur des remparts qui ceinturaient cette colline, on édifia à partir du début du XIIe siècle une cathédrale-forteresse de style roman qui fut complétée un siècle plus tard.

Si on exclut la rosace, cette cathédrale ne possède pas de vitraux. Les meurtrières à sa façade soulignent son aspect défensif et sa vocation de refuge pour la population en cas de bombardements.

À l’époque de sa construction, l’évêque de Porto était plus puissant que le roi du Portugal.

Maitre-autel du Sé

La cathédrale de Porto serait aussi sobre que celle de Lisbonne si ce n’était de ses autels baroques en bois doré qui atténuent sa sévérité.

Cloitre du Sé

Si l’entrée du Sé est gratuite, le visiteur devra débourser 3 euros pour accéder à son cloitre et son trésor.

La visite du trésor n’est pas indispensable. Par contre, la visite du cloitre (datant des XIVe et XVe siècles) est chaudement recommandée en raison de ses azuléjos, de sa magnifique sacristie et de ses chapelles.

Intérieur du Paço episcopal

À la droite du Sé se trouve l’évêché (ou Palais épiscopal). Au prix de 5 euros, les visiteurs accèdent aux pièces d’apparat de cet édifice de style rococo.

Vue sur le Douro

À la fin de la visite, notre guide s’est permis de nous ouvrir une fenêtre située à l’arrière de l’évêché et qui offre une vue extraordinaire sur l’autre rive du Douro.

Francesinha

Après mes trois repas du soir consécutifs identiques, je décide de manger à La Maison rouge, située tout près de la cathédrale. Cet établissement est tenu par une restauratrice d’origine française. Elle y fait une version maison de la Francesinha.

Ce met typiquement ‘Tripeiros’ (surnom des habitants de Porto) est une version locale du croquemonsieur français.

La différence, c’est qu’à Porto il est nappé de sauce (comme un Hot Chicken américain). Dans certains restaurants, le tout est surmonté d’un œuf au miroir.

Et dans le cas particulier de la version de la Maison rouge, la sauce est au vin rouge.

Dessert de la Maison rouge

La propriétaire m’a énuméré la liste interminable de tous les ingrédients de ce dessert, si bien qu’avant même qu’elle n’ait terminé, je n’avais plus qu’une seule idée; y gouter.

L’addition ? Francesinha, verre de blanc et dessert : 20 euros.

Puis je suis rentré au studio pour la nuit.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectifs M.Zuiko 7-14 mm F/2,8 (2e, 3e et 4e photos), M.Zuiko 25 mm F/1,2 (7e et 8e photos) et M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (les autres photos)
1re photo : 1/800 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm
2e  photo : 1/6400 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 13 mm
3e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 2500 — 12 mm
4e  photo : 1/1250 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 9 mm
5e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 400 — 12 mm
6e  photo : 1/2500 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm
7e  photo : 1/60 sec. — F/1,2 — ISO 800 — 25 mm
8e  photo : 1/60 sec. — F/1,2 — ISO 640 — 25 mm


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Voyage à Porto : jour 7
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Écrit par Jean-Pierre Martel


Voyage à Porto : jour 6

3 octobre 2017
Musée numismatique de Porto

Sur mon chemin vers le centre historique de la ville, je croise le Gabinete de Numismática, situé sur la Praça Carlos Alberto.

Nettement moins séduisant et moins complet que celui de Lisbonne, ce musée présente des monnaies de l’Antiquité greco-romaine et des pièces de l’Inde, du Brésil, d’Espagne et évidemment du Portugal.

Puisqu’il est gratuit, il plaira aux collectionneurs, en raison principalement de l’état de conservation impeccable de ses pièces d’or.

Toile représentant le drame du 29 mars 1809

Puis je me rends immédiatement au sud du Centre portugais de la photographie visiter la Capela das Taipas.

En entrant dans cette église néoclassique plutôt sobre, on trouve un autel dédié aux victimes du 29 mars 1809.

Afin de contrer les visées hégémoniques de l’Espagne (allié de la France), le Portugal fut longtemps allié de l’Angleterre.

Lorsque les troupes napoléoniennes envahirent la ville à l’hiver de 1809, la population de la ville, fuyant vers le sud, avait voulu traverser un pont qui était l’ancêtre du Ponte de Dom Luís I actuel.

Mais ce pont originel, inauguré trois ans plus tôt, était en bois et sa flottaison était assurée par vingt barques reliées par des câbles. Sous le poids de cet achalandage inhabituel, le pont céda, entrainant la mort de quatre-mille personnes.

Changement de sujet. Malgré son réseau routier d’aspect anarchique, Porto est une ville dans laquelle il est relativement facile de s’orienter.

Tout comme Lisbonne et Barcelone, la ville est inclinée vers le Douro. Lorsqu’une rue descend, c’est qu’elle se rend en ligne droite ou en diagonale vers un plan d’eau.

Ici, il s’agit de la Travessa do Ferraz qui montre, au loin, la cathédrale de Porto. À son extrémité sud, nous sommes à quelques pas de l’église de la Miséricorde.

Mais avant d’entamer la visite de cette église, je prends le repas du midi au restaurant Picota situé sur le Largo São Domingos (situé hors-champ, à gauche sur la photo ci-dessous).

J’y prendrai un potage aux carottes et un riz aux calmars pour 8,5 euros, tous deux beaucoup trop salés.

Igreja da Misericórdia

L’intérieur de cette église ne se visite qu’après avoir acquitté le droit d’entrée à son musée (5 euros).

Celui-ci a gagné le Prix du musée portugais de l’année en 2016. Il est bien (sans plus), principalement en raison de sa scénographie et d’un nombre limité d’œuvres intéressantes qui sont la propriété de l’institution caritative Casa da Misericórdia. Celle-ci gère des hôpitaux, des hospices, des orphelinats et des écoles depuis sa fondation en 1498.

On y présente les portraits de ses dirigeants, de ses bienfaiteurs, des chefs de service qui ont marqué son histoire, et finalement, des œuvres d’art qui ont décoré ses institutions.

L’église, dont l’intérieur est assez sobre, est dotée depuis 1740 d’une façade superbe de Nicolau Nasoni.

À dix minutes de marche, je me rends plus au sud au Museu da Ordem de São Franciscano. Il s’agit d’un musée couplé à l’église Saint-François. Le prix d’entrée est de 5 euros pour le tout.

Igreja da São Francisco, à droite
Nef de l’Igreja da São Francisco
Bas-côté droit de l’Igreja da São Francisco
Autels latéraux du bas-côté droit de l’Igreja da São Francisco

Le musée et les catacombes sont d’un intérêt limité. Mais l’église proprement dite vaut le déplacement. C’est l’apothéose du talhas douradas (ou bois doré) au Portugal. À elle seule, la dorure, effectuée en 1753, a nécessité 210 kg d’or en feuille.

À voir, absolument.

Intérieur du Palácio da Bolsa
Salle arabe
Détail de la Salle arabe

Situé à deux pas de là, le Palácio da Bolsa est un autre site touristique essentiel de la ville.

De style néoclassique, cette ancienne bourse de Porto abrite aujourd’hui la Chambre de commerce de la ville.

Parmi ses nombreuses pièces d’apparat, on remarquera sa Salle arabe. De nos jours, celle-ci sert de salle de bal et de salle de concert.

Après cette journée bien remplie, je rentre au studio pour la nuit.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectifs M.Zuiko 7-14 mm F/2,8 (5e, 9e et 10e photos) et M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (les autres photos)
  1re photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 500 — 12 mm
  2e  photo : 1/50 sec. — F/2,8 — ISO 6400 — 34 mm
  3e  photo : 1/2000 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 20 mm
  4e  photo : 1/5000 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 17 mm
  5e  photo : 1/5000 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 9 mm
  6e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 2500 — 12 mm
  7e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 1600 — 12 mm
  8e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 2500 — 12 mm
  9e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 640 — 14 mm
10e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 800 — 8 mm
11e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 400 — 27 mm


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Voyage à Porto : jour 6
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Écrit par Jean-Pierre Martel


Voyage à Porto : jour 5

2 octobre 2017

Ayant débuté ma visite de la ville vers 16h, le seul site touristique de la journée fut le Centro Português de Fotografia.

Centre portugais de la photographie

Aménagé dans l’édifice d’une ancienne prison, il propose des expositions de photographies anciennes et contemporaines.

Au deuxième, le centre présente une collection importante d’appareils photographiques. Malheureusement, ceux-ci sont simplement disposés derrière des vitrines : il faut se rendre à l’écran d’un ordinateur situé au premier étage pour obtenir la description pour chacun d’eux.

Bref, il s’agit d’une attraction touristique mineure de la ville.

Je me rends ensuite au Miradouro da Vitória (le Belvédère de Victoria), puis au Passeio das Virtudes (la Promenade des Vertues) qui, l’une et l’autre, offrent une vue intéressante les rives du Douro.

Rua Dr. Antonio Sousa Macedo

Puis je grimpe l’étroite Rua Dr. Antonio Sousa Macedo qui m’amène près du Jardin des Oliviers d’où j’amorce mon retour à pied vers mon studio.

Et puisqu’il me reste un peu de temps de libre en rédigeant ce texte, permettez-moi de vous présenter quelques images de la ville.

Murale d’Hazul Luzah sur la Rua Dr. Antonio Sousa Macedo
Restaurant sur la Rua das Oliveiras
Bornes escamotables automatiques
Toilettes publiques
Murale sur la Travessa de Cedofeitas
Murale sur la Rua do General Silveira
Cabines téléphoniques
Distributrice de sacs pour ramasser les crottes de chien

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectif M.Zuiko 12-40mm F/2,8
  1re photo : 1/2500 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm
  2e  photo : 1/800 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 26 mm
  3e  photo : 1/640 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 18 mm
  4e  photo : 1/160 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 40 mm
  5e  photo : 1/2000 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm
  6e  photo : 1/1250 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 19 mm
  7e  photo : 1/640 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 27 mm (moitié gauche)
  7e  photo : 1/200 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 21 mm (moitié droite)
  8e  photo : 1/800 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 29 mm
  9e  photo : 1/320 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 17 mm
10e  photo : 1/100 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 17 mm


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Voyage à Porto : jour 5
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Écrit par Jean-Pierre Martel


Voyage à Porto : jour 4

1 octobre 2017

Ce matin, ma visite de Porto a commencé assez tardivement, vers 15h.

Cette fois-ci, je vais descendre une petite rue appelée Rua dos Mártires da Libertade et visiter ses environs.

Igreja da Lapa

Mais d’abord, après m’être rendu à la Praça da República, je vais une rue au nord, à l’Igreja da Lapa (ou église du quartier de Lapa), dont la construction a débutée en 1756.

C’est une église de plan rectangulaire. L’intérieur est décoré d’un maitre-autel et de dix autels latéraux encastrés d’assez bonne facture.

Orgue de l’Igreja da Lapa

Cette église renferme l’orgue le plus imposant de la péninsule ibérique.

Puis je prends le cap vers le sud, sur la rue des Martyres de la Liberté, puis sur la rue du Général Silveira qui la prolonge.

Hamburger Fumado

À son extrémité, je fais quelques pas à gauche sur la Rua da Conceiçáo où je m’arrête au restaurant SINS Sandwich

Le menu est simple; six sortes de sandwichs et sept sortes de hamburgers, accompagnés ou non de soupe.

Je prends un Hamburger Fumado, composé de veau fumé, de bacon, de brie et d’un peu de verdure (pour me donner bonne conscience). C’est assez bien. 5,9 euros.

J’emprunte l’étroite rue piétonne Travessa de Cedofeita qui prolonge vers l’ouest la Rua da Conceiçáo pour atteindre finalement la Rua de Cedofeita, également piétonne.

Je m’arrête à la Praça Carlos Alberto, dominée par une statue Art déco en l’honneur des soldats portugais morts au cours de la Première Guerre mondiale.

Tous les samedis, de 9h à 17h, des marchands y dressent des tables sur lesquels ils offrent leurs produits (articles de cuir, conserves, antiquités, jouets, etc.).

Maison décorée

À l’extrémité sud de la Place Carlos Alberto, je fais un petit détour sur la Rua Actor João Guedes pour y admirer une maison qui a attiré mon attention.

Depuis quatre jours à Porto, je n’ai pas vu une seule maison de briques. Toutes les parois des édifices sont en béton, en crépi peint ou en tuiles décoratives (comme celle-ci).

Je reviens sur mes pas et je marche le dernier quadrilatère de la Rua de Cedofeita pour aboutir à deux églises jumelles.

Igreja dos Carmelitas et Igreja do Carmo

À l’époque de la construction de la plus récente des deux (celle de gauche), la ville défendait la construction d’églises contigües. On a donc construit une maison d’un mètre de largeur, longtemps inhabitée, afin de contourner l’interdit de la ville.

La Présentation au temple

Celle de gauche, pour les Sœurs carmélites, a été construite de 1756 à 1768.

En forme de croix latine, elle possède un maitre-autel et neuf autels latéraux en bois doré, sans compter la chapelle de l’Adoration à laquelle on accède par le bras droit du transept.

Une bonne partie des autels latéraux représentent des scènes bibliques comportant plusieurs personnages, dont des angelots suspendus discrètement par des tiges de métal. Le tout est charmant.

Son orgue rococo est de toute beauté.

Maitre-autel de l’Igreja do Carmo

De plan rectangulaire, l’Igreja do Carmo — destinée aux frères des Carmes — a été construite la première, soit de 1619 à 1628. Elle possède un maitre-autel et huit autels latéraux sous le thème des souffrances du Christ.

Plaies vives et blessures sanguinolentes abondent pour y offrir un spectacle macabre que je n’ai pas apprécié. D’autant plus que la facture de la statuaire n’est pas à la hauteur de l’église voisine.

En face de ces deux églises, de l’autre côté de la rue, se déroule une petite foire marchande de produits artisanaux.

Intérieur du magasin Brandos Costumes

Au sud-est, sur la Rua das Carmelitas, au magasin Brandos Costumes, je m’achète un bol à salade en plastique (6,5 euros) qui me servira de récipient pour la cuisson au microonde.

Puis je vais à l’épicerie m’acheter un litre de lait et trois dorades fraîches pesant environ 375 g chacune (11,44 euros pour les trois).

De retour au studio, je me fais à souper :
• soupe aux épinards
• une dorade (accompagné de vin vert de la Coopérative agricole de Felgueiras)
• quelques tranches de fromage Queijo de Azeitão accompagnées d’un demi-verre de vin rouge Vila Real
• un expresso décaféiné
• une tranche de pain tartiné de confiture de framboise.

Jusqu’ici, à une exception près (hier soir), j’ai assez bien mangé à Porto. Mais le repas de ce soir a été un véritable festin.

Précisons que le Queijo de Azeitão est un fromage de brebis dont le lait n’est pas coagulé à la présure — un enzyme extrait des sucs gastriques de jeunes ruminants et utilisé pour tous les autres fromages — mais coagulé à l’extrait de cardon (une plante abondante dans la région d’Azeitão où ce fromage est produit). Ce qui lui donne un gout unique.

Il s’agit d’un fromage à pâte ferme très fondant en bouche, fin et agréable. Sa croute est très subtilement croustillante. Bref, c’est très bon.

Après ce repas, je vais au lit pour la nuit.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectifs M.Zuiko 25 mm F/1,2 (2e, 6e et 7e photos) et M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (les autres photos)
1re photo : 1/5000 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm
2e  photo : 1/80 sec. — F/1,2 — ISO 250 — 25 mm
3e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 320 — 26 mm
4e  photo : 1/1250 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm
5e  photo : 1/2000 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm
6e  photo : 1/80 sec. — F/1,2 — ISO 400 — 25 mm
7e  photo : 1/60 sec. — F/1,2 — ISO 1000 — 25 mm
8e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 1000 — 20 mm


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Voyage à Porto : jour 4
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Écrit par Jean-Pierre Martel


Voyage à Porto : jour 3

30 septembre 2017

Hier, j’explorais la rue Santa Catarina; aujourd’hui je descends la rua de Sá da Bandeira.

Tempura de légumes

Mon premier arrêt est au restaurant Pissarra Cunha Alves. Dépositaire d’une franchise Beher, ce restaurant propre et moderne sert principalement des mets à base de porc noir du Pays basque espagnol.

J’y prends un plat végétarien assez bon, soit une Tempura de légumes (tranches panées de poivron rouge, d’asperges, de concombre anglais et d’aubergine).

Offerts gratuitement par la maison, quelques tranches de salami Beher et du pain seront placés sur ma table.

Le tout, 6,6 € (taxes incluses).

Mercado do Bolhão
Intérieur du Mercado do Bolhão

Mon deuxième arrêt est au Mercado do Bolhão (Marché de Bolhão).

Ce sont les halles de Porto. Derrière une façade de style Beaux-Arts qui fait tout le quadrilatère, se trouvent à ciel ouvert des maisonnettes aux toits pointus le long desquels les marchands offrent leurs produits.

Le lieu est pittoresque, mais un peu défraichi. On y vend de l’artisanat, des fleurs, du pain, des légumes, des légumineuses, des fruits, du poisson et du vin.

Étonnamment, pour ce qui est du poisson, on trouve plus de choix aux épiceries Pingo Doce.

Au bout de la rue, je vais à la Praça da Libertade (Place de la Liberté), dont je remonte le coté Est jusqu’à l’Igreja da Santissima Trindade (l’église de la Très-Sainte-Trinité).

Intérieur de l’Igreja da Santissima Trindade
Confessionnal

Derrière une façade néobaroque assombrie par la pollution, cette église présente un intérieur propre et agréable décoré essentiellement par un maitre-autel et huit autels latéraux en bois doré d’excellente facture.

Chaque statue nichée dans un autel latéral est mise en valeur par un fond doré dont le motif lui est propre.

Praça da Libertade

Je redescends la Praça da Libertade de son côté Ouest jusqu’à son extrémité Sud, tourne vers l’Est et fais quelques pas pour me rendre à la gare ferroviaire São Bento (Saint-Benoît).

Intérieur de la gare São Bento

Édifiée en 1896 par José Marques da Silva, cette gare est décorée de magnifiques azuléjos du céramiste Jorge Colaço (né à Porto) décrivant des faits marquants de l’histoire du pays.

Igreja de Santo Antonio
Nef de l’Igreja de Santo Antonio

En biais, se trouve l’église Saint-Antoine, mieux connue sous le nom de l’Igreja dos Congregados

Inaugurée en 1680, cette petite église est revêtue d’azuléjos représentant des scènes de la vie de saint Antoine.

Deux magnifiques autels Art déco sont à l’entrée, suivis de quatre autels latéraux néoclassiques d’un intérêt limité et, au transept, deux superbes autels baroques en bois doré qui font ombrage au maitre-autel, le tout surmonté de grisailles au plafond.

Igreja dos Clérigos

Puis je monte à l’Ouest à l’Igreja dos Clérigos (église des Clercs), de plan ovale, construite à partir de 1732. On y accède par une porte latérale à droite.

C’est le chef-d’œuvre rococo de l’Italien Nicolau Nasoni (dont la dépouille se trouve dans la crypte).

À l’arrière, une tour fut ajoutée en 1763. C’est le plus haut clocher du Portugal.

Aperçu du Jardim das Oliveiras

Après avoir gravi les 225 marches du clocher, on a une vue superbe de la ville, notamment du Jardin des Oliviers.

Il s’agit d’un stationnement souterrain, d’un centre commercial au rez-de-chaussée tandis que le toit végétalisé est un parc planté d’oliviers (d’où son nom).

Je rentre ensuite au studio. Je prends le repas du soir dans un petit restaurant à proximité (une soupe et des sardines) où le service lent (1h45) m’obligera à prendre le taxi (6 €) jusqu’au Colisée de Porto (où j’ai un concert à 21h30).

En dépit de son nom, le Coliseu do Porto n’est pas un stade sportif, mais une salle de spectacle circulaire.

Orchestre métropolitain de Libonne

À l’affiche, l’Orquestra Metropolitana de Lisboa présente l’ouverture d’Egmont (de Beethoven, très bien exécutée), le Concerto No 1 pour piano et orchestre (de Chopin, une œuvre qui ne me dit rien) et après l’entracte, la Première symphonie de Brahms (exécutée un peu mollement au début, mais avec la vaillance attendue au final).

C’est un programme généreux, débuté à 21h30 et qui se termina vers minuit.

L’acoustique de la salle est très particulière. Encadrant la scène, des panneaux de palissandre permettent une excellente définition de l’orchestre.

Mais la moitié supérieure du fond de la salle est un mur de béton à nu qui provoque une légère réverbération du son que j’ai trouvé plutôt plaisante.

Le billet pour un siège situé au centre de la quatrième rangée du parterre ne m’a couté que 21 euros.

Puis je rentre au studio en taxi.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectifs M.Zuiko 7-14 mm F/2,8 (4e et 11e photos), M.Zuiko 25 mm F/1,2 (5e et 10e photos), et M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (les autres photos)
  1re photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 26 mm
  2e  photo : 1/1250 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm
  3e  photo : 1/125 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 15 mm
  4e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 5000 — 9 mm
  5e  photo : 1/60 sec. — F/1,2 — ISO 400 — 25 mm
  6e  photo : 1/4000 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm
  7e  photo : 1/125 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm
  8e  photo : 1/2500 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 20 mm
  9e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 4000 — 12 mm
10e  photo : 1/1600 sec. — F/2,2 — ISO 200 — 25 mm
11e  photo : 1/320 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm
12e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 1250 — 12 mm


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Voyage à Porto : jour 3
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Écrit par Jean-Pierre Martel


Voyage à Porto : jour 2

29 septembre 2017
Brume matinale

Malgré que mon studio soit situé un peu en hauteur, à environ 1,5 km de la rivière qui traverse Porto, cette deuxième journée du voyage s’est levée dans la brume.

La photo animée ci-dessus montre successivement la cour arrière de mon studio à 7h56 et à 10h36.

Calades de la rue Santa Catarina

Après des achats à l’épicerie et le repas du midi au studio, je débute ma visite de la ville vers 13h30 en descendant la rue Santa Catarina.

Tout comme la rue Sainte-Catherine de Montréal, il s’agit de la plus importante rue commerciale de la ville. Avec la différence qu’elle est piétonne et que ses trottoirs sont pavés de calades, ces petits cubes de calcaire blanc et de basalte noir avec lesquels on crée des motifs géométriques.

Centre commercial La Vie

Après un peu de lèche-vitrine au centre commercial La Vie (sans grand intérêt)…

Capela das Almas

…je visite la Capela das Almas.

Construite au XVIIIe siècle, cette Chapelle des Âmes est recouverte d’azuléjos créés par le céramiste Eduardo Leite en 1929.

Ils décrivent des scènes de la vie de saint François d’Assise et de sainte Catherine.

Intérieur de la Chapelle des Âmes

L’intérieur néoclassique est meublé d’un maitre-autel et de cinq autels latéraux d’une grande sobriété.

À quelques pas se trouve le centre commercial Via Catarina, plus grand et plus chic que La Vie.

Intérieur du centre commercial Via Catarina

C’est au dernier étage qu’on a placé les restaurants, égayés de façades de style ancien.

Intérieur du Majestic Café

À la fin du quadrilatère suivant, on peut voir une des attractions les plus prisées de Porto, le Majestic Café.

C’est attablée à ce restaurant Art Nouveau que l’auteure J.K. Rowling a écrit le premier tome d’Harry Potter.

Tout comme Le Train Bleu de Paris, le Majestic Café fut construit au début du XXe siècle et considéré comme démodé quelques décennies plus tard.

Laissé à l’abandon pendant une quinzaine d’années, il fut l’objet d’une restauration réussie et rouvert au public en 1994.

Détail du maitre-autel de l’Igreja de Santo Ildefonso

Un peu plus au sud, on rencontre l’église Saint-Ildefonse de Tolède, dédié à ce saint espagnol.

Plus imposante que la Capela das Almas, la façade de cette église est également décorée de magnifiques azuléjos créés ici par le céramiste Jorge Colaço en 1931.

L’intérieur hexagonal est décoré d’un maitre-autel et de quatre autels latéraux en bois doré (qu’on appelle talha dourada), de vitraux modernes et de toiles qui mériteraient d’être nettoyées.

Le contraste est grand entre la finesse du détail des autels et la statuaire religieuse, d’un intérêt limité.

En revenant sur mes pas sur la rue Santa Catarina, je fais un détour sur la rue Passos Manuel afin de visiter le café-concert Maus Hábitos situé au troisième étage d’un stationnement étagé de style Art déco.

Durant le jour, c’est un café où se rencontre une clientèle de jeunes adultes. Tard en soirée, quatre ou cinq fois par semaine, il se transforme en salle de danse ou de concert. C’est accessoirement un lieu d’exposition.

En parcourant cette rue vers l’ouest, je me rends à la Praça da Libertade (Place de la Liberté) puis je rentre à pied au studio où je prends le repas du soir; soupe, lapin et, comme dessert, une tartine de confiture à la framboise.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectifs M.Zuiko 7-14 mm F/2,8 (4e et 5e photos), M.Zuiko 25 mm F/1,2 (8e photo) et M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (les autres photos)
1re photo : 1/200 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm
2e  photo : 1/5000 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 17 mm
3e  photo : 1/4000 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm
4e  photo : 1/4000 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 10 mm
5e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 1000 — 10 mm
6e  photo : 1/1000 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 28 mm
7e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 640 — 14 mm
8e  photo : 1/60 sec. — F/1,2 — ISO 800 — 25 mm


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Voyage à Porto : jour 2
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Écrit par Jean-Pierre Martel


Voyage à Porto : jour 1

28 septembre 2017
Intérieur de l’aéroport

La première chose qui frappe en arrivant à Porto, la deuxième ville en importance du Portugal, c’est le modernisme de son aéroport.

Celui-ci s’est mérité cette année le titre du meilleur aéroport d’Europe.

On y marche beaucoup moins qu’à Montréal ou à Paris. Entre l’atterrissage de notre avion et la fin des formalités douanières — ce qui inclut la prise de possession de mes bagages — il s’est écoulé quarante minutes.

Quai du métro

L’aéroport est relié à une des six lignes du métro (également très moderne). Le temps d’acheter des titres de transport et on est déjà à la station principale du réseau trente minutes plus tard.

C’est plus long qu’à Zurich, mais c’est mieux que la moyenne des villes que j’ai visitées jusqu’ici.

Puisque cette ligne de métro n’est pas souterraine et s’apparente à un train de banlieue, on est à même de voir la campagne fertile qui entoure la ville, les maisons proprettes de la banlieue qu’on traverse et l’aspect convivial de la ville, mélange architectural d’ancien et de nouveau.

Mon studio

Le studio que j’ai loué est situé en haut d’une côte à 40 degrés, à dix minutes de la station principale, soit Trindade. Incluant les frais de ménage et les honoraires d’Airbnb, la location me revient à 41,15$ la nuit.

Ce studio est au cinquième d’une tour résidentielle de dix-sept étages d’aspect banal.

À la décoration minimaliste, ce studio comprend une pièce unique qui sert de chambre à coucher, de bureau de travail et de cuisine. Il fait face, de l’autre côté d’un couloir, à ma chambre de bain privée.

Après avoir suspendu mes vêtements dans la penderie, je vais à l’épicerie Pingo Doce près du studio, m’acheter des denrées.

Mon repas du soir comprendra : 250 ml de soupe aux épinards, la moitié d’un lapin accompagné d’une demi-bouteille de vin rouge et 500 g de fraises.

Puis, je fais la sieste, prends une douche et vais définitivement au lit pour la nuit.

Pour donner une idée du cout de la vie au Portugal, voici les provisions que j’ai achetées :
• 3,95 € (5,80$) pour 2 kg de gruau
• 1,49 € (2,19$) pour 1 pain tranché (sans croute)
• 2,95 € (4,33$) pour 900 ml de soupe aux épinards
• 5,08 € (7,46$) pour un lapin de 1,3 kg
• 2,49 € (3,65$) pour un panier de 500 g de fraises
• 1,59 € (2,33$) pour 1 litre de gaspacho
• 3,29 € (4,83$) pour 0,75 cl de Porca de Murça (vin blanc du Douro)
• 2,99 € (4,38$) pour 0,75 cl de Ciconia (vin rouge d’Alentejano)
• 0,95 € (1,39$) pour 20 sacs à poubelle de 30 l
• 0,10 € (0,15$) pour un sac d’épicerie renforcé

Pour un total de 24,88 €, soit 36,52$Can.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectifs M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (1re et 2e photos) et M.Zuiko 7-14 mm F/2,8 (3e photo)
1re photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm
2e  photo : 1/2000 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm
3e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 640 — 7 mm


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Voyage à Porto : jour 1
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Écrit par Jean-Pierre Martel


Voyage à Lisbonne : jour 23 (fin)

28 octobre 2016

Aujourd’hui, dernière journée de mes vacances à Lisbonne. Parmi les quelques sites qu’il me reste à voir, il y en a deux que je m’en voudrais de ne pas avoir vus; le Museu Nacional do Azulejo et le Museu da Marinha.

En premier lieu, rappelons ce que sont les azuléjos. Ce sont carreaux de faïence ornés de motifs ou de de représentations figuratives.

Ceux qui ornent l’intérieur des édifices décorent la partie inférieure des murs et sont habituellement monochromes, plus précisément bleus.

Contrairement à ce qu’on pourrait penser, le mot azuléjos ne vient pas d’azul (bleu en portugais) mais de l’arabe al zulaydj, ce qui signifie ‘petite pierre polie’, désignant chaque pièce d’une mosaïque.

Connu dans de nombreux pays depuis des siècles, cet art a atteint son apogée au Portugal au XVIIIe siècle.

À Lisbonne, en 1755, les édifices qui avaient résisté au séisme étaient souvent endommagés. Afin de cacher les fissures, la solution la plus simple était de calfeutrer les murs et les façades.

Mais le recouvrement de plaques de faïence est soudainement devenu une mode. Une mode qui a persisté depuis et qui donne aujourd’hui un cachet particulier à la capitale portugaise.

Revenons au musée national de l’Azuléjo. Celui-ci a été aménagé dans l’ancien Couvent de la Mère de Dieu, construit en 1509.

De tous les azuléjos du musée, celui qui retient le plus l’attention des visiteurs est le très grand panneau (composé de 576 tuiles faisant 23 mètres de large) représentant Lisbonne telle qu’elle était avant le séisme de 1755.

Azuléjos de la Sala de D. Manuel
Faïence contemporaine

On y présente également les œuvres de créateurs contemporains qui ont choisi de s’exprimer par le biais de la faïence.

Une salle présente les matériaux utilisés pour la fabrication de la céramique, les pigments destinés à la coloration du vernis et des exemples de moules utilisés pour créer des azuléjos dont la surface est en relief.

L’Igreja Madre de Deus est l’église du couvent. À elle seule, elle justifie la visite au musée.

Chœur supérieur

Les religieuses assistaient aux offices dans le chœur supérieur (ou Coro Alto), situé au premier étage. Les parties hautes de cette pièce sont décorées de toiles. Entre ces toiles et les stalles sur lesquelles les religieuses prenaient place, des niches fermées contiennent de saintes reliques.

Vestibule de l’église
Nef de l’église

La nef de l’église est décorée d’azuléjos hollandais, de toiles en attente de restauration et d’une débauche de bois doré rococo qui contribuent au faste de l’ensemble.

Bref, c’est un site touristique chaudement recommandée.

Je prends ensuite le taxi pour aller à mon studio prendre un repas du midi ultrarapide (deux sandwichs à la sardine).

Puis je prends le métro jusqu’à la station Cais do Sodre et mon troisième taxi de la journée, cette fois pour le Museu da Marinha, installé principalement dans la partie la plus à l’Ouest du Mosteiro dos Jerónimos.

intérieur du Museu da Marinha

L’histoire du Portugal étant intimement liée à la mer, il était à prévoir qu’un musée de Marine dans ce pays serait un lieu de vénération.

C’est effectivement un musée attrayant dont on a soigné tous les aspects.

N’y cherchez pas des navires richement décorés équivalents maritimes des carrosses extravagants du Museu Nacional dos Coches; on y présente plutôt de belles maquettes (de différentes tailles) de tous les bateaux dont se sont servis les navigateurs portugais, leurs instruments de navigation, les uniformes des marins et de leurs officiers.

Bref, c’est un autre site touristique de qualité, à caractère encyclopédique, dont je recommande la visite.

Maintenant, j’ai complété mon programme de la journée. Il est 15h15. J’ai donc le temps de retourner au musée de la Pharmacie puisque je ne suis pas satisfait des photos que j’y ai prises hier.

Je prends mon quatrième taxi de la journée, cette fois en direction de ce musée. Incidemment, un trajet typique en taxi dans Lisbonne coute environ 5 euros.

Mais en passant devant l’Igreja da Santa Catarina, je me rends compte qu’elle est ouverte. Les deux autres fois où j’ai passé devant celle-ci, elle était fermée.

Je demande au chauffeur de me débarquer ici. Et je me dirige promptement vers ce lieu de culte.

Nef de l’église Sainte-Catherine

C’est une très belle église en forme de croix latine. La voute en berceau de sa nef est magnifiquement décorée de stucs blancs, roses et bleu poudre de style rococo.

Orgue de l’église Sainte-Catherine

Au moment de ma visite, l’église est l’objet d’un ambitieux programme de restauration. Les peintures sont encore assombries par la pollution mais le riche décor en bois doré est en train d’être redoré.

Même si ce travail est inachevé, c’est une église qui mérite déjà d’être visitée.

Puis je me rends à pied au musée de la Pharmacie, situé à quelques rues.

Un fois ma nouvelle séance de photos terminée, je prends le métro en direction du studio. Je veux y être tôt pour faire mes valises en vue de mon départ.

À la station Santa Apolónia, j’achète de la soupe et une dorade de 0,46kg pour 3 euros.

Il fait 22 degrés. J’ouvre les grandes fenêtres du studio. Et pendant qu’assis devant ma fenêtre, je termine ce repas en mangeant un Jésuite — j’espère que vous aurez deviné qu’il s’agit là d’une pâtisserie — j’entends pour la première fois le carillon de l’Igreja de Santo Estevão à l’heure du repas du soir.

J’entends ce carillon tous les dimanches matin mais c’est la première fois que je l’entends un jour de semaine, probablement parce que jusqu’ici, j’étais toujours à l’extérieur à cette heure-ci.

Ce carillon annonce la fin de la récréation.
Allez les enfants, il faut rentrer.
Alors que le vent s’élève et que tombent les feuilles en tourbillonnant,
l’air triste et lent du carillon résonne comme un adieu.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectifs PanLeica 25 mm F/1,4 (2e photo) et M.Zuiko 7-14 mm F/2,8 (les autres photos)
1re photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 800 — 12 mm
2e  photo : 1/640 sec. — F/1,4 — ISO 200 — 25 mm
3e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 1250 — 12 mm
4e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 3200 — 12 mm
5e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 1000 — 9 mm
6e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 2000 — 12 mm
7e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 2500 — 11 mm
8e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 2500 — 14 mm

Voyage à Lisbonne : jour 23 (fin)
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Écrit par Jean-Pierre Martel


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