Les jardins du château de Versailles

6 janvier 2018

 

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Les jardins de la fête et du plaisir

Afin de fuir une épidémie de petite vérole, le futur Louis XIV vient à Versailles pour la première fois en 1641. Il séjourne alors dans un petit palais en ‘U’ que son père a fait construire en 1631 en remplacement d’un modeste pavillon de chasse érigé en 1623-1624.

Devenu roi, il y revient en 1651, cette fois pour y chasser. Il a treize ans.

Dès 1661, Louis XIV fait remodeler le parc hérité de son père. À partir de 1662, Le Nôtre commence à tracer le jardin.

En 1663, le petit palais de son père lui sert de garçonnière; c’est là qu’il a fait installer Louise de la Vallière, sa première maitresse officielle, qui vient de lui donner un fils illégitime.

En mai 1664, le roi y donne Les Plaisirs enchantés, une fête qui durera huit jours et nuits et qui se déroulera essentiellement dans le parc attenant au palais.

Une deuxième grande fête a lieu en 1668.

En 1674, quand le roi décide de faire construire une résidence à sa nouvelle maitresse, Madame de Montespan, c’est à Clagny, au sud-ouest du village de Versailles (aujourd’hui à l’intérieur des limites de la ville) qu’il lui fait construite un château.

En 1681, lorsque Louis XIV décide de sédentariser la monarchie française, il choisit Versailles pour y installer sa cour. Pourquoi Versailles ? Parce qu’au Louvre, il y étoufferait.

Si on exclut la Seine au sud, le Louvre est alors encastré dans le tissu urbain de Paris. En hiver, on y passe ses jours enfermé. Et la fête se résume à y assister à du théâtre et à des concerts. Pour un roi qui aime la chasse et le grand air, le Louvre ressemble souvent à une prison dorée.

Or depuis déjà deux décennies, Versailles est un lieu de plaisir. Plus précisément, ce sont les jardins du palais — plus qu’un palais ultérieurement agrandi — qui déterminent le choix du roi pour Versailles.

De nos jours, les jardins du château de Versailles occupent une superficie de 8,3 km². On y trouve cinquante-cinq fontaines, 620 jets d’eau, 221 statues, deux petits palais, un théâtre privé et différents pavillons.

Le château de Versailles étant construit sur la partie la plus haute du domaine, il sert de belvédère au parc.

Le diaporama présente successivement les parterres, les sculptures en marbre, les bassins et les fontaines. Puis le Petit Trianon et le Grand Trianon. Il ferme la boucle par un retour aux sculptures situées immédiatement à l’arrière du château.

Le parterre d’Eau

Le diaporama s’ouvre avec La Loire de Thomas Regnaudin. C’est une des sculptures qui rappellent que la richesse agricole de la France dépend de l’irrigation du territoire par ses fleuves et de ses rivières.

Ces sculptures sont placées au pourtour des deux bassins plats situés immédiatement à l’arrière du château, aux pieds de la Galerie des Glaces. Ces deux bassins forment essentiellement le parterre d’Eau.

Du côté externe de ces bassins, on trouve quatre fleuves — la Garonne, la Loire, le Rhône, et la Seine — représentés par des hommes barbus.

Par contre, le long de l’allée qui sépare ces deux bassins, on trouve quatre rivières : la Dorgogne, le Loiret, la Marne et la Saône. Le mot ‘rivière’ étant de genre féminin, celles-ci sont représentées par des femmes.

Le parterre du Midi et l’Orangeraie

Le château de Versailles étant construit dans un axe nord-sud, le parterre qui se trouve à sa gauche s’appelle le parterre du Midi (à 0:07).

Ce parterre surplombe un autre parterre de broderies, en contrebas, celui de l’Orangerie auquel on accède en descendant un des deux escaliers des Cent-marches.

Plus au loin s’étend la pièce d’eau des Suisses, appelée ainsi parce que c’est le régiment des Gardes suisses qui draina le marécage nauséabond qui s’y trouvait et qui était alimenté autrefois par les eaux usées du village de Versailles (à 0:09).

À 0:11, on voit au loin le dôme de la cathédrale Saint-Louis de Versailles, présentée dans un diaporama précédent.

Longue de 155 mètres, l’Orangerie accueille l’hiver les 1 055 palmiers, grenadiers, orangers et autres arbres exotiques en caisses qui prennent le soleil l’été sur sa terrasse ou dispersés dans le domaine (à 0:13).

Orientée vers le sud, elle est protégée des vents froids par sa position souterraine. Ses murs de pierre de trois à cinq mètres d’épaisseur et ses doubles vitrages y maintiennent une température qui ne descend jamais en deçà de 5°C.

Le bassin de Latone

Après être passé devant Arianne endormie (1684-1686) — une statue de Corneille Van Clève située sur le parterre du Midi — on accède au bassin de Latone (de 0:17 à 0:22).

De nos jours, il s’agit d’une fontaine. On l’appelle ‘bassin’ parce qu’à l’origine, ses divers éléments d’alors étaient disposés sur plan d’eau.

Qui est Latone ?

Maitresse de Zeus, Latone est une déesse grecque, mère d’Artémis et d’Apollon.

Fuyant la colère de sa rivale Héra (épouse de Zeus), Latone se retrouve, épuisée, en Lycie (dans le sud de la Turquie actuelle). S’approchant d’un petit lac pour se désaltérer, elle en est empêchée par les habitants du lieu. Ceux-ci la chassent en dépit de ses supplications. Pour se venger de leur cruauté, la déesse les fait changer en grenouilles.

Le bassin de Latone est composé d’une pyramide au sommet de laquelle se trouve la statue en marbre blanc de Latone et de ses deux enfants (dont Apollon, qu’elle presse contre elle). Cette statue a été exécutée en 1668-1670 par les frères Gaspard et Balthazar Marsy.

Elle repose sur cette pyramide en marbre polychrome, une succession d’anneaux ovales étagés à la périphérie desquels se trouvent 148 sculptures en plomb doré : des grenouilles, des lézards et des humains à divers stades de transformation en grenouilles. Sa dorure récente a exigé 35 000 feuilles d’or.

La fontaine est animée de soixante-quatorze jets d’eau.

Tout à Versailles est chargé de sens.

La vengeance de Latone et la métamorphose des paysans en grenouilles est une allusion à la victoire de la monarchie française contre la Fronde, cette révolte des nobles qui est survenue dans l’enfance du roi.

Indépendamment de son symbolisme, pourquoi ce bassin est-il là, dans l’axe de la Grande Perspective (qui traverse tout le jardin) ?

Perpendiculaire au palais, cet axe est orienté d’est en ouest. Or Louis XIV (le Roi Soleil) a choisi Apollon comme symbole emblématique. Le soleil nait à l’Est comme Apollon nait de Latone.

En descendant l’Allée Royale, il n’est pas étonnant que le seul autre bassin de la Grande Perspective (si on exclut le Grand Canal), ce soit le bassin d’Apollon (à 0:22).

Quelques statues de marbre

Les jardins du château constituent le plus grand musée au monde de sculptures en plein air. Parmi les 221 sculptures qui l’ornent, le diaporama en présente ici quinze dont les détails (créateurs et dates d’exécution) sont précisés en annexe.

Quelques bosquets et bassins

La salle de Bal

Imaginez une piste de danse extérieure en marbre, légèrement surélevée, à laquelle les couples accèdent en empruntant un des quatre ponts qui franchissent deux bassins concentriques qui l’entourent.

Imaginez cette piste de danse au milieu d’un amphithéâtre dont les deux tiers sont des gradins recouverts de gazon (pour le confort des spectateurs) et l’autre tiers, une cascade d’eau.

Imaginez cette cascade en marbre rose, en pierre meulière incrustée de pierres semi-précieuses et de coquillages rapportés de la mer Rouge et de l’océan Indien par la Marine Royale.

Imaginez enfin que cette cascade soit musicale.

Mais comment peut-on créer une cascade d’eau musicale au XVIIe siècle ? En y cachant des musiciens à l’arrière.

De nos jours, des enceintes et de la musique enregistrée ont remplacé les musiciens. La piste de danse a disparu en 1707 et la salle de Bal est devenue le bosquet des Rocailles. Quant à sa pierre meulière, elle est noircie par l’oxydation et par les algues qui en encrassent les pores.

Bref, le bosquet des Rocailles (de 1:14 à 1:20) est l’ombre de ce qu’il était originellement.

Le bosquet de la Reine

Il s’agit d’un parc à l’anglaise, d’un intérêt limité, décorée de sculptures dont cette Minerve athénée, d’après l’antique (à 1:23).

Le bassin de Bacchus

Créé entre 1673 et 1675 par Gaspard et Balthazar Marsy, ce bassin est l’un des quatre sur le thème des saisons. Il représente le temps des vendanges, soit l’automne.

On y voit Bacchus entouré de quatre satyres ivres, mi-enfants, mi-boucs, allongés sur des grappes de raisin. Le tout est en plomb partiellement doré (de 1:24 à 1:27).

Le bassin de Cérès

Très semblable à celui de Bacchus, le bassin de Cérès a été réalisé entre 1672 et 1679 par Thomas Regnaudin (de 1:28 à 1:31). Il représente l’été.

On y voit Cérès, la déesse romaine des moissons, entourée de trois amours, assise sur un lit de gerbes de blé et de quelques roses.

Le bosquet des bains d’Apollon

À l’issue d’un long sentier en pente, le visiteur est saisi d’émerveillement à la vue d’un des plus extraordinaires bosquets de Versailles, bosquet qui se dévoile à lui au dernier moment (de 1:32 à 1:37).

Ce bassin doit donc être distingué du bassin d’Apollon (vu à 0:22).

Aménagé de 1778 à 1781 par Hubert Robert, il s’agit d’une grotte artificielle au milieu d’un paysage verdoyant, animée de cascades et décorée de trois groupes de sculptures.

Celles-ci décoraient originellement la grotte de Téthys, détruite en 1684 pour faire place à l’aile du Nord du château.

Ces trois groupes sont de sculpteurs différents.

Au centre, les sept sculptures d’Apollon servi par les nymphes ont été réalisées par François Girardon et Thomas Regnaudin en 1666. Apollon y emprunte les traits de Louis XIV.

De chaque côté, les deux groupes intitulés Les Chevaux du Soleil pansés par les tritons sont des frères Marsy (à gauche) et de Gilles Guérin (à droite).

Le bassin de Neptune

Si le bosquet des bains d’Apollon est probablement le plus beau de Versailles, le bassin de Neptune est sans conteste le plus spectaculaire (de 1:39 à 2:06).

En raison de ses 99 jets d’eau et de la quantité phénoménale d’eau que cela requiert, cette fontaine ne fonctionne que dix minutes par jour, quelque part entre 17h10 et 17h30.

Dans son état actuel, le bassin fut inauguré en 1741, après que trois groupes de sculptures en plomb y furent installés. Celui du centre, Neptune et Amphitrite, est de Lambert-Sigisbert Adam (à 2:05).

Le bassin du Dragon

Selon la mythologie grecque, le dragon Python est lancé par Héra à la poursuite de Latone alors qu’elle est encore enceinte des jumeaux Apollon et Artémis.

Né entretemps, Apollon tue d’une flèche l’animal lors de leur rencontre.

Les sculptures du bassin (à 2:07) ont été créées par les frères Marsy. Ils ont représenté le dragon mortellement blessé, crachant vers le ciel son sang (symbolisé par un jet d’eau de vingt-sept mètres, le plus haut de Versailles).

Il est entouré d’Amours armés d’arcs et de flèches (symbolisant Apollon à eux quatre), montés sur des cygnes et escortés de quatre ‘dauphins’.

Lorsque le bassin de Neptune est en service, des jets d’eau sortent de la gueule des cygnes et des narines des ‘dauphins’.

Le bosquet des Trois fontaines (de 2:09 à 2:13)

Aménagé par Le Nôtre entre 1677 et 1679 à partir d’une idée de Louis XIV, ce bosquet s’étale sur trois terrasses possédant chacune son propre bassin (octogonal, carré et rond) et reliées entre elles par des escaliers aux profondes marches inclinées.

La fontaine de la Pyramide (de 2:14 à 2:18)

Réalisée par François Girardon entre 1669 et 1672, cette fontaine est formée de quatre vasques de marbre supportées par des sculptures de plomb : de haut en bas, quatre écrevisses, quatre dauphins, quatre jeunes tritons et finalement quatre tritons adultes.

Les bassins des Couronnes (à 2:19)

Le parterre du Nord est décoré de deux bassins circulaires appelés bassins des Couronnes en raison des deux grandes couronnes royales qui s’y trouvaient (en plus des sculptures de plomb qu’on y voit encore).

Le Petit Trianon (de 2:23 à 3:00)

Louis XV, l’arrière-petit-fils de Louis XIV, était passionné de botanique. En 1748, il fait aménager un jardin de plantes au sud-est du Grand Trianon.

En 1762, pour sa maitresse, il y fait construite un petit château cubique (de 2:23 à 2:30). Malheureusement, il fut achevé en 1768, quatre ans après le décès de sa destinataire, la marquise de Pompadour.

Puisque rien ne se perd, le château est inauguré par la comtesse Du Barry, nouvelle favorite du roi. Mais celui-ci meurt en 1774.

Le nouveau roi, Louis XVI, chasse la favorite de son prédécesseur, et offre le château à son épouse à lui, Marie-Antoinette. Le 15 aout 1774 — le jour de l’Assomption de Marie, patronne de la reine — celle-ci reçoit de son époux un modeste passepartout serti de 531 diamants donnant accès au château du Petit Trianon.

De 1783 à 1787, Marie-Antoinette fit remplacer le Jardin botanique de Louis XV par un hameau de onze chaumières réparties autour d’un lac peuplé de carpes et de brochets. Le tout est entouré d’un parc à l’anglaise agrémenté de potagers, de vergers et jardinets (de 2:31 à 3:00).

Une douzaine de jardiniers et de paysans (et leurs familles) étaient hébergés aux frais de la reine dans cette mini-exploitation agricole.

L’importante collection de plantes rares de Louis XV fut transplantée à Paris, au Jardin du Roi (de nos jours appelé Jardin des Plantes).

Le domaine du Petit Trianon renferme également un petit théâtre de style rococo à l’usage privé de la reine, construit par l’architecte Richard Mique.

Le Temple de l’Amour (à 2:31) fut construit de 1777 à 1778 par Richard Mique. À son centre, la reine fit installer une copie de L’Amour taillant son arc dans la massue d’Hercule, une sculpture qu’Edmé Bouchardon avait exécutée en 1750. L’original est au Louvre.

De 2:37 à 2:41, on voit la tour de la Pêcherie (où l’on rangeait le matériel de pêche à la ligne) et la laiterie (dans laquelle les paysans battaient le beurre et fabriquaient la crème pour la reine).

À 2:43, il s’agit de la maison du Billard (à gauche) reliée par une galerie de bois à la chaumière de la Reine. Littéralement, ‘chaumière’ désigne une habitation rurale au toit de chaume, c’est-à-dire de paille (à 2:45).

Le Grand Trianon (de 3:01 à 3:26)

Bâtie sous Louis XIV, plus précisément en 1687 par Jules Hardouin-Mansart, le château du Grand Trianon porte le nom du village de Trianon, détruit à la suite de son annexion au domaine royal en 1662.

L’édifice est situé à quelques pas du bras droit du Grand Canal. Le roi pouvait donc y amener ses rares invités en bateau si cette fantaisie lui prenait.

Il est formé de deux ailes d’un seul niveau réunies par une galerie à colonnes (appelée ‘péristyle’).

Le mobilier d’origine, vendu à la Révolution, a été remplacé depuis par celui de style Empire commandé par Napoléon. Quant aux tableaux, leurs copies ont retrouvé la place qu’occupaient les originaux sous Louis XIV.

De retour à l’arrière du château

À l’été de 2015, plusieurs sculptures d’Anish Kapoor étaient en vedette dans les jardins de Versailles (et à la salle du Jeu de Paume), dont C-Curve (3:29 à 3:31). Cet artiste a également créé l’arche de métal à l’arrière-plan de la page titre du diaporama.

Le diaporama se termine par les œuvres suivantes :
• à 3:27 : Vase de la guerre (détail) d’Antoine Coysevox
• à 3:33 : Enfants à l’oiseau à la figure assise de Jean Dugoulon
• à 3:35 : La Saône de Jean-Baptiste Tuby
• à 3:37 : Le Rhône de Jean-Baptiste Tuby
• à 3:39 : Enfants à l’oiseau de Simon Mazière
• à 3:41 : Enfants aux dauphins de François Lespingola
• à 3:43 : Apolon d’après l’antique
• à 3:45 : Enfants au miroir à la figure assise de Pierre Laviron et Pierre Le Gros
• à 3:49 : Vase Borghese d’après l’antique.

Conclusion

Strictement parlant, le château de Prague est une bâtiment plus grand que celui de Versailles. Toutefois, lorsqu’on tient compte de ses jardins, c’est à Versailles qu’on trouve la plus grande et la plus somptueuse résidence royale au monde, vitrine du génie français, lieu de pouvoir autant que de plaisir et de fantaisie, et lieu d’émerveillement pour ceux qui ont le privilège de le visiter.


Détails techniques : Le diaporama contient 93 photos et 5 clips vidéos.

Les appareils photo utilisés : Olympus OM-D e-m5 (85 photos), Canon PowerShot G6 (six photos) et Panasonic GH1 transformée pour faire de la photographie infrarouge (deux photos).

En ordre décroissant, les objectifs utilisés furent le M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (69 photos), PanLeica 25 mm F/1,4 (12 photos), Lumix 40-150 mm R (trois photos) et M.Zuiko 75 mm F/1,8 (une photo).


Liste des diaporamas de Paris :
Le Premier arrondissement de Paris — 1re partie
Le Louvre (ou Premier arrondissement — 2e partie)
Le Premier arrondissement de Paris — 3e partie
Aperçu du deuxième arrondissement de Paris
Aperçu du troisième arrondissement de Paris
Aperçu du quatrième arrondissement de Paris — 1re partie
Aperçu du quatrième arrondissement de Paris — 2e partie
Le Cinquième arrondissement de Paris — 1re partie
Le Cinquième arrondissement de Paris — 2e partie
Le Cinquième arrondissement de Paris — 3e partie
Le Sixième arrondissement de Paris
Le Septième arrondissement de Paris
Le Huitième arrondissement de Paris
Le Neuvième arrondissement de Paris
Le Douzième arrondissement de Paris
Le Treizième arrondissement de Paris
Le Quatorzième arrondissement de Paris
Le Quinzième arrondissement de Paris
Le Seizième arrondissement de Paris
La Défense
La basilique Saint-Denis
Aperçu de la ville de Versailles
• Les jardins du château de Versailles (celui-ci)


Liste de statues en marbre des allées et bosquets :

• à 0:27 : Adrastée (1655-1656) d’après Nicolas Poussin
• à 0:29 : Aurore (1686-1704) de Philippe Magnier
• à 0:31 : Pan (1655-1656) de Domenico Guidi (d’après Nicolas Poussin)
• à 0:33 : Acis jouant de la flute (1674) de Jean-Baptiste Tuby
• à 0:35 : Faune (1655-1656) de Domenico Guidi (d’après Nicolas Poussin)
• à 0:37 : Galatée (1667-1674) de Jean-Baptiste Tuby
• à 0:39 : Cyparisse (1687) d’Anselme Flamen
• à 0:41 : Amphitrite tranquille (1652) d’après Michel Anguier
• à 0:43 : Arion (1686-1695) de Jean Raon
• à 0:45 : Bacchus appuyé sur un tronc d’arbre et tenant une grappe de raison à la main (1926) de René Grégoire
• à 0:47 : Le Sanguin (1674-1683) de Noël Jouvenet
• à 0:49 : Pomone (1689) d’Étienne Le Hongre
• à 0:51 : Ino et Mélicerte (1686-1691) de Pierre Granier
• à 0:53 : Hercule Commode du Belvédère (1684-1685) de Noël Jouvenet (d’après l’antique)
• à 0:55 : Personnage romain (statue antique).

Les jardins du château de Versailles
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Écrit par Jean-Pierre Martel


Aperçu de la ville de Versailles (sans le château)

26 décembre 2017

 

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Introduction

Versailles est le nom célèbre d’un château. Mais c’est aussi une ville de plus de 85 000 habitants.

Situé à 17 km au sud-ouest de Paris, Versailles n’était, à l’origine, qu’un village entouré de bois giboyeux et de marécages quand Louis XIII décide en 1624 d’y construire un pavillon qui devint son rendez-vous de chasse préféré.

C’est en 1682 que son fils, Louis XIV, déménage de Paris à Versailles. Cette décision eut un impact considérable sur le village — puis bientôt la ville — de Versailles.

À la mort de Louis XIII, le village comptait mil habitants. À la mort de Louis XIV, la ville en avait trente fois plus.

Après la Révolution, la ville perdit environ la moitié de sa population.

La salle du Jeu de paume (de 0:27 à 0:32)

Le jeu de paume est l’ancêtre de la pelote, du tennis et de tous les sports à raquette. On l’appelle ainsi parce qu’il se pratiquait originellement à main nue (ou ganté de cuir).

La salle du Jeu de paume est située à quelques rues du château de Versailles. Réservée exclusivement à l’usage de la noblesse, elle permettait de pratiquer ce sport à l’abri des intempéries.

Avant la révolution, le haut des murs était foncé (afin de mieux voir les balles) et le plafond était bleu, décoré de fleurs de lys.

En 1789, c’est plutôt dans l’immense salle de l’hôtel des Menus plaisirs, situé plus à l’Est, que Louis XVI avait convoqué les États généraux (le numéro 8 du plan à 0:24).

Mais voulant empêcher le Tiers état et quelques nobles libéraux de se constituer en Assemblée nationale, le roi avait fait fermer cette salle.

Les députés se rabattent alors sur la salle du Jeu de paume. C’est là qu’ils firent, le 20 juin 1789, le serment de ne pas se séparer avant l’élaboration d’une Constitution.

L’évènement a été peint par Jacques-Louis David. De nos jours, une copie en grisaille décore la salle (à 0:32). L’original est au musée de l’Histoire de France (au château de Versailles).

La cathédrale Saint-Louis de Versailles (de 0:33 à 1:18)

Construite de 1743 à 1755 (donc sous Louis XV), cette église a été conçue par l’architecte Jacques Hardouin-Mansart. C’est un lieu d’un raffinement exquis.

Sa façade s’inspire indirectement de celle de l’église du Gesù à Rome et, de manière plus immédiate, de l’église Notre-Dame de Versailles (que nous verrons plus loin).

Contrairement à l’architecture religieuse médiévale — qui accordait une place évidente aux tours de façade — celles de Saint-Louis sont basses et semblent en retrait.

Ses clochers sont surmontés de toits en forme de bulbe d’ognon. Ces toits — qui rappellent ceux des églises d’Europe centrale — sont un clin d’œil de l’architecte à Marie Leszczynska (1703-1768), cette princesse polonaise qui avait épousé Louis XV en 1725.

L’église Notre-Dame, construite un demi-siècle plus tôt, et l’église Saint-Louis font symétrie. Elles sont situées presque dans le même axe, de part et d’autre de l’avenue de Paris (les numéros 11 et 4 du plan à 0:24).


Note : Pour consulter un guide illustré des termes techniques d’architecture religieuse, on cliquera sur ceci.

 
La nef est formée d’un vaisseau central flanqué de deux bas-côtés.

Aussi élevés que le vaisseau central, les bras du transept traversent les bas-côtés mais font peu irruption sur les côtés externes de l’église. La croisée du transept est surmontée d’un dôme.

Le chœur est entouré d’un déambulatoire qui prolonge les bas-côtés. Celui-ci traverse la chapelle axiale, dédiée à la Vierge, qui est en saillie vers l’extérieur.

À la Révolution, l’église fut fermée au culte et devint un temple de l’Abondance. L’orfèvrerie de son Trésor fut envoyée à la Monnaie, ses cloches fondues et ses tableaux, réquisitionnés. Toutefois, la majorité de ces derniers ont retrouvé depuis leur place originelle.

En 1795 — un mois après l’adoption du système métrique — l’église Saint-Louis est rouverte au culte. Deux ans plus tard, elle est promue au rang de cathédrale.

C’est au XIXe siècle que les verrières claires de l’église furent remplacées par des vitraux.

Les vitraux centraux du chœur (à 0:42) sont de l’Atelier Lobin de Tours (1853). De gauche à droite, ils représentent saint Louis, le Sacré-Cœur et saint Julien.

À 0:43, nous voyons le monument à Charles-Ferdinand de Bourbon, duc de Berry, mort assassiné en 1820 au sortir de l’Opéra. La sculpture en marbre blanc a été exécutée l’année suivante par James Pradier.

La chaire (à 0:45) date de la construction de l’église.

Au fond du bras droit du transept, dans la chapelle de la Nativité, la toile L’Adoration des bergers (1761) est de Jean II Restout (à 0:47).

Les deux confessionnaux qu’on voit de 0:49 à 0:52 sont du XVIIIe siècle. En chêne, le deuxième a été réalisé vers 1770-1780 à partir d’un dessin de Louis-François Trouard.

Au-dessus de l’autel de la chapelle de la Compassion, située dans le bras gauche du transept, la toile Déposition de Croix (1761) est de Jean-Baptiste Marie Pierre. Sur cette même photo, du côté droit, la chaire épiscopale en chêne date du milieu de XIXe siècle.

Au fond de l’église, la chapelle axiale (de 0:55 à 1:08) est dédiée à la Vierge. À part l’autel en marbre, tout le décor y a été refait de 1840 à 1848 à la suite de la deuxième pandémie de choléra qui frappa la France en 1832. (Note : cette épidémie tua 1 200 personnes cette année-là à Montréal).

En entrant à gauche, La Vierge donnant le rosaire à saint Dominique (à 0:59) est en terre cuite — recouverte de stuc poli à la cire d’abeille par l’entreprise parisienne Henry Bex — tout comme son vis-à-vis, Apparition du Sacré-Cœur à Marguerite-Marie Alacoque (à 1:07). Tous deux datent du milieu de XIXe siècle.

De chaque côté de l’autel, les vitraux L’Annonciation (à 1:01) et L’Assomption (à 1:05) ont été réalisés en 1847 par la manufacture nationale de Sèvres à partir des cartons d’Achille Devéria.

Ce furent parmi les derniers exemples de vitraux exécutés par cette entreprise qui appliqua, pour l’occasion, une technique utilisée pour la peinture sur porcelaine.

Son autel est surmonté de La Vierge à l’Enfant (à 1:03), une sculpture en marbre de 1837 de Dominique Malknecht, entourée d’une nuée dorée d’angelots.

Le chemin de la Croix (à 1:09) a été réalisé vers 1860 par la Maison Cotelle.

Les fenêtres de toutes les chapelles latérales sont décorées de vitraux créés de 1853 à 1858 par l’Atelier Lobin, de Tours et, à partir de 1858, par l’Atelier Gsell et Laurent, de Paris.

Ces vitraux adoptent un schéma analogue : des motifs géométriques ou floraux au centre desquels se trouve un médaillon à l’effigie du saint à qui la chapelle est dédiée. Comme, par exemple, le vitrail représentant saint François de Sales (à 1:11), dans la chapelle à son nom.

Le haut du dossier des bancs (à 1:13) est plat de manière à aider les fidèles agenouillés sur la pierre à y déposer les bras et à servir d’appui pour se redresser.

De 1:15 à 1:18, l’orgue de 1761 est de Louis-Alexandre Clicquot. Il a été restauré à plusieurs reprises depuis.

Érigée en 1764 sur la place de la cathédrale, une fontaine publique alimentait le quartier en eau potable (à 1:19).

Entre les églises Saint-Louis et Notre-Dame

La rue de Satory (de 1:23 à 1:32) n’est pas la plus importante rue commerciale de Versailles, mais c’est celle où les visiteurs du château trouveront le plus facilement de quoi se sustenter.

À 1:35, il s’agit de l’Hôtel de la préfecture des Yvelines, construit de 1863 à 1866 par Amédée Manuel. Il fut occupé par l’état-major prussien en 1870.

À 1:39, voici la chapelle du lycée Hoche, construite de 1767 à 1772 sur un lot ayant appartenu à Madame de Montespan, maitresse de Louis XIV. Originellement, c’était l’église du Couvent des Augustine de Versailles.

À 1:45, nous apercevons le Marché Notre-Dame, créé en 1671 par Louis XIV dans le but d’assurer le bon approvisionnement en vivres de la ville. Il fut déplacé à son emplacement actuel en 1725.

À 1:51, c’est l’église Sainte-Jeanne-d’Arc de Versailles, construite de 1923 à 1926 par Albert Guilbert.

À 1:57, voici le musée de la ville de Versailles, aménagé dans un hôtel Lambinet, construit par Élie Blanchard en 1751.

L’église Note-Dame de Versailles (de 2:07 à 2:59)

Construite de 1684 à 1686 par Jules Hardouin-Mansart — le grand-père de l’architecte de l’église Saint-Louis de Versailles — l’église Notre-Dame fut longtemps la véritable église paroissiale du château.

En d’autres mots, si la noblesse n’hésitait pas à assister à la messe quotidienne ou à prier dans la chapelle interne du palais (qui occupa différents lieux), c’est à l’église Notre-Dame qu’étaient célébrés officiellement les baptêmes, les mariages et les décès.

La façade de l’église est de style baroque romain. Elle est ornée des statues allégoriques de la Foi et de l’Espérance, nichées respectivement à gauche et à droite de la porte principale. Ces statues sont du XVIIIe siècle.

Si la ville de Paris possède une horloge publique depuis 1371, celle de l’église Notre-Dame est plus récente.

Depuis 1687, l’orgue du facteur Julien Tribuot était logé dans un buffet blanc et or d’Antoine Rivet. Cet orgue fut remplacé en 1868 par l’orgue actuel, tellement gros qu’il masque complètement la verrière derrière lui.

Lorsqu’on ajouta une horloge à la façade, celui-ci cachait la moitié de la verrière. Cela n’avait plus d’importance puisque cette verrière était devenue inutile.

Originellement, les chiffres noirs de l’horloge se distinguaient sur fond blanc. Puis, pour faire plus ‘Ancien Régime’, on eut l’idée de dorer les chiffres romains et de peindre le cadran en bleu (comme sur la page titre de ce diaporama).

Depuis quelques années, ce fond est peint brun chocolat au lait afin de s’harmoniser avec la couleur de la pierre de la façade (à 2:10).

Les plans de l’église Notre-Dame et de Saint-Louis de Versailles sont assez semblables avec deux différences notables : la cathédrale Saint-Louis est plus longue de deux travées (une avant et l’autre au-delà du transept) et la chapelle axiale — ajoutée à l’église Notre-Dame de 1858 à 1873 — se greffe ici au déambulatoire mais est traversée par celui-ci à Saint-Louis.

Pendant la Révolution, l’église fut pillée et presque complètement vidée de son mobilier et de ses décorations. Pour quelques années, elle devient le temple de la Raison.

Rouverte au culte en 1795, l’église s’est peu à peu remeublée et redécorée.

La plupart des vitraux ont été créés par les Ateliers Lorin, de Chartres. Après Le Couronnement de la Vierge (à 2:14) situé au centre, au-dessus du chœur, le diaporama présente presque tous les vitraux de l’église, dans l’ordre d’une visite débutant par l’entrée droite de l’église.

Au passage, signalons :
• la chaire originelle de l’église (de 2:22 à 2:25) créée par Simon Hurtel en 1686
• l’autel de la chapelle du Christ, situé dans le bras droit du transept, surmonté du retable Le Christ en croix. Le crucifix est en marbre. Les statues de Marie et de saint Jean sont en terre cuite recouverte de stuc blanc (à 2:26), le tout surmonté d’un vitrail (à 2:28)
• la chapelle axiale, consacrée au Sacré-Cœur (de 2:34 à 2:39)
• l’autel de la chapelle de la Vierge Marie, situé dans le bras gauche du transept, surmonté du retable Marie, reine du monde, en terre cuite recouverte de stuc blanc (à 2:46), le tout surmonté d’un vitrail (à 2:48)
• le cénotaphe (à 2:54) du comte de Vergennes, signataire pour la France du traité de Versailles. Intervenu entre la France, l’Espagne et la Grande-Bretagne, ce traité accordait notamment l’indépendance aux États-Unis. Ce monument a été ajouté à l’église en 1818.

Divers et conclusion

À 3:03, c’est le temple de l’Église protestante unie, construit en 1882.

Le diaporama se termine par l’hôtel de ville (à 3:17), inauguré en 1900.

En conclusion, le visiteur pressé réservera son voyage à Versailles à la visite exclusive du château. Mais celui qui a quelques heures de libres trouvera avantageux de profiter de son déplacement dans cette ville charmante pour s’y promener.


Détails techniques : Le diaporama contient 95 photos prises à l’aide d’un appareil Olympus OM-D e-m5.

En ordre décroissant, les objectifs utilisés furent le M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (65 photos), PanLeica 25 mm F/1,4 (27 photos), M.Zuiko 75 mm F/1,8 (2 photos ) et le M.Zuiko 7-14 mm F/2,8 (1 photo)


Liste des diaporamas de Paris :
Le Premier arrondissement de Paris — 1re partie
Le Louvre (ou Premier arrondissement — 2e partie)
Le Premier arrondissement de Paris — 3e partie
Aperçu du deuxième arrondissement de Paris
Aperçu du troisième arrondissement de Paris
Aperçu du quatrième arrondissement de Paris — 1re partie
Aperçu du quatrième arrondissement de Paris — 2e partie
Le Cinquième arrondissement de Paris — 1re partie
Le Cinquième arrondissement de Paris — 2e partie
Le Cinquième arrondissement de Paris — 3e partie
Le Sixième arrondissement de Paris
Le Septième arrondissement de Paris
Le Huitième arrondissement de Paris
Le Neuvième arrondissement de Paris
Le Douzième arrondissement de Paris
Le Treizième arrondissement de Paris
Le Quatorzième arrondissement de Paris
Le Quinzième arrondissement de Paris
Le Seizième arrondissement de Paris
La Défense
La basilique Saint-Denis
• Aperçu de la ville de Versailles (celui-ci)

Aperçu de la ville de Versailles (sans le château)
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Écrit par Jean-Pierre Martel


Aperçu de Versailles modélisé

18 février 2014

 

L’Institut culturel Google a pour objectif de mettre les nouvelles technologies au service de la promotion et de la diffusion du patrimoine et de la culture.

En vertu d’un partenariat entre le Château de Versailles et Google, on a modélisé une bonne partie du domaine versaillais.

Cette collaboration qui a impliqué une centaine de personnes, entre la Conservation et le Service de communication du château, les ingénieurs de Google, et une série d’entreprises françaises coordonnées par Aloest Productions.

Les conservateurs ont confié à l’équipe des documents, des peintures, des gravures, et des textes qui ont permis de visualiser des éléments d’architecture aujourd’hui disparus.

Les films 3D ainsi créés seront projetés dans certaines salles spécialement aménagées.

Grâce à un réseau Wi-Fi, il suffira de d’utiliser son ardoise électronique comme s’il s’agissait de l’écran arrière d’un appareil photo surdimensionné, pour voir — non pas le palais tel qu’il est maintenant — mais comme il était, vu de cet endroit, il y a plusieurs siècles. En pivotant l’ardoise, l’image pivotera également, ce qui complètera l’illusion.

Dans le cas d’une visite virtuelle à l’aide du logiciel Google Earth, l’internaute pourra également voir les états antérieurs du château et s’y promener à sa guise comme s’il avait emprunté une machine à voyager dans le temps.

Pour terminer, on prépare une application pour ardoise électronique et pour téléphone multifonctionnel, qui offrira ce matériel pédagogique et des jeux en ligne pour les enfants de dix à quatorze ans.


Post-scriptum : Mes remerciements à Mme Denise René pour m’avoir signalé l’existence de ces vidéos.

Aperçu de Versailles modélisé
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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le Bassin d’Apollon

29 mars 2011
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Le Bassin d’Apollon est un plan d’eau situé dans l’axe principal des jardins du château de Versailles. Au milieu de ce bassin se trouve une fontaine créée par le sculpteur français d’origine italienne Jean-Baptiste Tuby (1635-1700).

Elle représente Apollon monté sur un char tiré par quatre chevaux entourés de quatre tritons et quatre poissons. Comme partout à Versailles, Apollon — dieu du soleil et protecteur des Arts — est une figure allégorique du Roi-soleil (c’est-à-dire de Louis XIV).

De nos jours, le système d’alimentation des fontaines de Versailles est le même que celui mis au point par les ingénieurs français du XVIIe siècle. Ce système — basé sur des réservoirs enfouis, des canalisations souterraines et des valves — fonctionne encore parfaitement près de quatre siècles plus tard.

En comparaison, les fontaines ambitieuses voulues au XVIIIe siècle à Potsdam par Frédéric le Grand pour rivaliser avec celles de Versailles, n’ont jamais bien fonctionné, à la grande honte du roi de Prusse.

À la Révolution, toutes les œuvres d’art du palais firent l’objet d’un encan pharaonique qui dura des semaines. Les fontaines échappèrent à la dispersions des biens de l’Ancien régime en raison de leur composition modeste : elles ne sont qu’en plomb doré.

De plus, à l’occasion des conflits armés qui suivirent la Révolution, leur plomb ne fut pas utilisé pour en faire des balles, contrairement à celui de vitraux originaux de la Basilique Saint-Denis.

Référence :
Jean-Baptiste Tuby

Détails techniques : Canon Powershot G6, objectif 7-29 mm — ISO 50 — 12,7 mm

Le Bassin d’Apollon
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Écrit par Jean-Pierre Martel


Émerveillement…

15 janvier 2010
Ciel de l'Opéra royal de VersaillesCliquez sur l’image pour l’agrandir

L’Opéra royal de Versailles a été construit sous Louis XV. Il vient d’être restauré après deux ans de travaux qui ont coûté 13,5 millions d’euros.

Voici le plafond de cette salle d’opéra, tel que cette fresque s’est offerte à mes yeux émerveillés. Elle fut peinte en 1769-70 par Louis-Jean-Jacques Durameau (1733-96).

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 12-40mm F/2,8 — 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 1000 — 12 mm

Émerveillement…
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Écrit par Jean-Pierre Martel


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