Le Treizième arrondissement de Paris

25 avril 2017

 

 
Introduction

En descendant la Seine vers Paris, le premier arrondissement que l’on rencontre à bâbord (à gauche), c’est le treizième.

Sur une superficie de 7,15km² y vivent 183 260 habitants. Contrairement aux arrondissements centraux de Paris qui se dépeuplent pour faire place à des ministères, des musées ou des entreprises, la population du 13e arrondissement s’est accrue continuellement de 1861 à 2006.

On y trouve peu de sites touristiques.

Le diaporama présente 124 photos en trois parties;
• au nord des boulevards Auguste-Blanqui et Vincent-Auriol,
• le sud-ouest de l’arrondissement et
• le quartier de la Gare.

Au nord des boulevards Auguste-Blanqui et Vincent-Auriol

De 0:09 à 0:11, il s’agit de la Chapelle de la congrégation des Augustines du Saint Cœur de Marie, construite entre 1836 et 1840 par l’architecte Antoine-Casimir Chaland.

Cette chapelle fait maintenant partie d’une maison de retraite privée à but non lucratif.

De 0:32 à 1:08, nous visitons la Manufacture des Gobelins.

En 1447, Jehan Gobelin installe un atelier de teinture sur les bords de la Bièvre, un affluent de la Seine aujourd’hui recouvert. Bientôt reconnu comme le meilleur teinturier d’Europe — notamment en raison des rouges à l’écarlate – il attire la venue de tapissiers flamands.

Deux siècles plus tard, Colbert a l’idée de regrouper sous un même toit les plus grands artisans du luxe français (tisserands, menuisiers, doreurs, etc.), chargés notamment de meubler les demeures royales.

De nos jours, les visiteurs peuvent voir à l’œuvre certains artisans de l’entreprise.

De plus, on y présente des expositions temporaires dont celle consacrée au luxe impérial des campagnes napoléoniennes (0:43 à 0:55).

De 1:17 à 1:21, il s’agit de l’Église Saint-Marcel, inaugurée en 1966 et dédiée au neuvième évêque de Paris. C’est l’œuvre de l’architecte Daniel Michelin. Le vitrail de sa façade est du maitre verrier Henri Guérin.

À partir de 1:23, notre attention se porte sur l’hôpital de la Salpêtrière dont nous ne visiterons que l’église Saint-Louis, par respect pour les patients hospitalisés.

Le mot hôpital vient du nom latin hospitalis qui signifie lieu d’accueil (d’où découle également le mot hospitalité). L’hôpital dont Louis XIV ordonna la création en 1654 servait à accueillir — pour ne pas dire enfermer — les mendiants, les marginaux, les prostituées et les vagabonds qui perturbaient l’ordre public.

Pendant plus d’un siècle, ce fut à la fois une crèche, un asile, un hospice, une prison et une maison de redressement. Cela en fit un lieu complet de répression et de détention.

Et comme il fut construit sur le site d’une ancienne fabrique de poudre à canon, l’hôpital porta le nom de ‘Salpêtrière’ puisque le salpêtre sert à fabriquer des explosifs.

Au moment de la Révolution, c’était le plus grand hospice du monde; près de huit-mille personnes s’y entassaient dont un grand nombre de malades mentaux (jugés incurables à l’époque).

En 1795, le Dr Philippe Pinel y est nommé médecin-chef et commence à traiter certains détenus comme des malades et non des criminels. Il fait de La Salpêtrière un centre de recherche sur la folie.

Les pionniers de la psychiatrie et de la neurologie y ont œuvré. C’est ainsi qu’en octobre 1885, un étudiant en médecine d’origine autrichienne, Sigmund Freud, y fut élève.

De nos jours, c’est un hôpital universitaire à vocation généraliste. C’est ainsi qu’en 1968, on y fit la première transplantation cardiaque d’Europe.

L’institution occupe à elle seule près de cinq pour cent du territoire de l’arrondissement.

Œuvre de l’architecte Libéral Bruant — à qui Louis XIV confia ensuite la construction des Invalides — l’église Saint-Louis fut achevée en 1677.

Il a la forme d’une croix grecque entre les bras de laquelle viennent se fixer quatre chapelles rayonnantes reliées à une chapelle centrale sous un dôme octogonal.

Au total neuf chapelles permettaient de séparer les fous, les débauchés, les contagieux et différentes catégories de malades. Son intérieur est presque nu.

Le sud-ouest de l’arrondissement

Cette partie du 13e arrondissement est le quartier administratif de la Maison-Blanche. Sa partie la plus élevée est surnommée Butte-aux-Cailles (de 1:44 à 2:32).

À l’origine, c’était une colline surplombant la Bièvre. Elle doit son nom à Pierre Caille qui en fit l’acquisition en 1543.

En raison de ses 62 mètres de dénivelé, cette colline venteuse était l’emplacement de choix à la fois de moulins à eau (le long de la Bièvre) et de moulins à vent.

Au XVIIe siècle, ce fut un des sites extraction du calcaire coquiller utilisé comme revêtement des maisons parisiennes.

Ce territoire fut annexé à la capitale en 1860.

En raison de l’exploitation minière passée — qui y a fragilisé le sol — cette colline n’est pas propice à la construction en hauteur. Ce qui fait que l’urbanisme s’y est développé indépendamment du reste de Paris.

De nos jours, elle a l’allure d’un village paisible et charmant.

À 1:46, il s’agit d’un aperçu de la Petite Alsace, un ensemble de quarante maisons de ville à colombage organisées autour d’une cour centrale rectangulaire de 500m².

Cette mini-cité-jardin a été conçue par l’architecte Jean Walter en 1912 pour loger les familles ouvrières de la raffinerie de sucre Say et de l’usine automobile Panhard.

Toujours dans la Butte-aux-Cailles, on trouve l’église Sainte-Anne de la Butte-aux-Cailles (de 1:56 à 2:17).

Construite 1894 à 1912 selon les plans de l’architecte Prosper Bobin, elle repose sur 71 pilotis puisqu’elle est bâtie sur le remblai de couverture de la Bièvre.

Au cours de la Première Guerre mondiale, plus précisément le mercredi 20 octobre 1915, une usine de grenades située à deux-cents mètres explose, soufflant les vitraux de l’église.

Au modeste verre transparent utilisé à la suite de l’explosion suivront les superbes vitraux créés dans la seconde moitié des années 1930 par Mauméjean, également responsable de la mosaïque qui décore les autels.

À 2:24, il s’agit de la piscine de la Butte-aux-Cailles. Elle est alimentée par un puits artésien dont l’eau jaillit spontanément à 28°C.

De 2:34 à 2:41, nous voici au nord-est du quartier de la Maison-Blanche, dans le centre commercial Italie Deux, regroupant 120 boutiques.

Le quartier de la Gare

À l’ouest de l’avenue de Choisy et au sud du boulevard Vincent-Auriol, cette partie du 13e arrondissement s’appelle le quartier de la Gare.

Il doit son nom à une gare batelière aménagée le long de la Seine, immédiatement en amont de la Salpêtrière. Commandé par Louis XV, l’aménagement de cette gare fluviale s’avéra être un gouffre financier : on la laissa inachevée à la Révolution.

Sujet aux inondations, ce territoire marécageux fut longtemps laissé en pâturage. Il ne s’urbanisa qu’à la fin du XVIIIe siècle alors que plusieurs établissements industriels s’installent sur ces terrains qu’on pouvait acquérir pour une bouchée de pain.

De style néoroman, l’église Notre-Dame de la gare (de 2:46 à 3:02) fut construite de 1855 à 1864 par l’architecte Claude Naissant.

La voute étoilée du chœur est l’œuvre du peintre Félix Jobbé-Duval, assisté d’Alexandre Denuelle.

À la partie basse de l’abside, sous les arcs romans qui entourent l’autel (à 2:56, Les Noces de Cana), les toiles marouflées ont été peintes à la fin des années 1950 par Anders Osterlind.

Le grand orgue construit en 1864 par Aristide Cavaillé-Coll (à 3:00).

Le quartier de la Gare est le 50e des 80 quartiers administratifs de Paris. Il renferme un certain nombre de ‘quartiers’ au sens commun du terme. Trois d’entre eux sont le quartier des Olympiades, le quartier asiatique (ou quartier chinois) et le quartier de la Bibliothèque nationale de France.

À la fin des années 1950, certaines parties du quartier de la Gare sont parmi les endroits les plus insalubres de la capitale. On décide donc d’y faire table rase et de créer une nouvelle trame urbaine.

Conçu par l’architecte en chef Michel Holley, le quartier des Olympiades (à 3:11) est un ensemble de tours résidentielles construites de 1969 à 1977.

Inspiré des principes de Le Corbusier, il tire son nom de l’intention originelle de ses promoteurs de doter l’ensemble d’un complexe voué à la pratique d’une vingtaine de disciplines sportives. En réalité, ce complexe ne fut jamais construit.

De 3:14 à 3:32, nous voilà dans le quartier chinois. Il occupe principalement un triangle entre les avenues Choisy, d’Ivry, et le boulevard Masséna.

Contrairement aux apparences, il n’est pas habité majoritairement par des Asiatiques, mais leur sert de lieu de rendez-vous.

De 3:24 à 3:30, il s’agit de l’église Saint-Hippolyte, construite de 1909 à 1924 par l’architecte Jules-Godefroy Astruc.

De 3:34 à 4:08, nous quittons le quartier chinois pour la bibliothèque François-Mitterrand, inaugurée en 1996.

Quatre tours semblables à des livres ouverts sont placés aux quatre coins d’une vaste esplanade. À son centre, celle-ci est percée d’un jardin rectangulaire qui sert de puits de lumière aux étages sous-jacents.

En plus des salles de consultation, l’édifice abrite des expositions temporaires, une librairie, et deux globes de Coronelli — un globe terrestre et un globe céleste (à 3:52) — offerts par le cardinal d’Estrées à Louis XIV.

De 2,3 tonnes chacune, ils ont un diamètre de 4m. Avec ses 1 880 étoiles, ses 72 constellations et ses planètes, le globe céleste représente le ciel le jour de la naissance du Roi-Soleil, le 5 septembre 1638.

À eux deux, ces globes résument l’état des connaissances scientifiques dans les domaines de la géographie et de l’astronomie au XVIIe siècle.

À l’extérieur, on trouve une salle de cinéma (à laquelle on peut accéder de l’intérieur de la bibliothèque) et des cantines mobiles.

La passerelle Simone-de-Beauvoir (à 3:36) permet d’atteindre l’autre rive de la Seine. Sur une longueur totale de 270m, elle possède une portée libre de 180m, ce qui constitue une prouesse technique.

Construite en Alsace, on lui fit descendre le Rhin, emprunter la mer du Nord et la Manche, pour finalement remonter la Seine jusqu’à Paris où elle fut montée et installée en une nuit.

Au passage, on peut voir la piscine flottante Joséphine-Backer. Celle-ci dispose d’un toit amovible permettant de se baigner au grand air l’été.


Détails techniques : Le diaporama contient 124 photos prises à l’aide d’un appareil OM-D e-m5.

En ordre décroissant d’utilisation, les objectifs furent le M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (95 photos), le PanLeica 25 mm F/1,4 (19 photos), le M.Zuiko 75 mm F/1,8 (6 photos), le M.Zuiko 7-14 mm F/2,8 (3 photos) et l’hypergone M.Zuiko 8 mm F/1,8 (1 photo).


Liste des diaporamas de Paris :
Le Premier arrondissement de Paris — 1re partie
Le Louvre (ou Premier arrondissement — 2e partie)
Le Premier arrondissement de Paris — 3e partie
Aperçu du deuxième arrondissement de Paris
Aperçu du troisième arrondissement de Paris
Aperçu du quatrième arrondissement de Paris — 1re partie
Aperçu du quatrième arrondissement de Paris — 2e partie
Le Cinquième arrondissement de Paris — 1re partie
Le Cinquième arrondissement de Paris — 2e partie
Le Cinquième arrondissement de Paris — 3e partie
Le Sixième arrondissement de Paris
Le Septième arrondissement de Paris
Le Huitième arrondissement de Paris
Le Neuvième arrondissement de Paris
Le Douzième arrondissement de Paris
• Le Treizième arrondissement de Paris (celui-ci)

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le Douzième arrondissement de Paris

11 février 2017

 

 
Introduction

En descendant la Seine vers Paris, le premier arrondissement que l’on rencontre à tribord, c’est le douzième.

En raison de la taille du bois de Vincennes (9,95km²), cet arrondissement est le deuxième plus vaste (avec ses 16,63km²).

Sa population, croissante depuis la création de l’arrondissement en 1860, atteignait 144 719 personnes en 2013.

La tribu gauloise des Parisii, installée au IIIe siècle avant notre ère sur le territoire de Nanterre (dans la banlieue ouest de Paris), a donné son nom à la capitale française.

Mais en 1991-1992, des fouilles archéologiques ont révélé l’existence d’un village beaucoup plus ancien dans le douzième arrondissement. Celui-ci prospérait entre 4 500 et 3 800 ans avant notre ère. C’est le plus ancien peuplement connu de Paris.

Le présent diaporama rassemble les photos que j’ai prises dans cet arrondissement en 2014 et 2015 : il se compose de quatre parties de longueur inégales.

La chapelle de la Fondation Eugène-Napoléon

Nommé en l’honneur du fils de l’impératrice Eugénie (épouse de Napoléon-III), la Fondation Eugène-Napoléon est une maison d’enseignement construite en 1856 par l’architecte Jacques-Ignace Hittorf, à qui on doit notamment la marie du premier arrondissement et le mobilier urbain de la place de la Concorde.

Sa chapelle à nef unique, sans transept, se termine par une abside semi-circulaire décorée d’une fresque, exécutée par le peintre Félix-Joseph Barrias.

Celle-ci représente l’impératrice, en robe de mariée, entourée de pensionnaires et de religieuses, sous le regard de sainte Catherine, de la Vierge et de l’Enfant Jésus, de même que de saint Vincent de Paul.

Le Viaduc des Arts et la Coulée verte

Jusqu’en 1969, une ligne de chemin de fer surélevée reliait la place de la Bastille à l’ancien canton de Saint-Maur-La Varenne. Cette voie ferrée suivait l’avenue Daumesnil.

Après l’abandon de cette voie ferrée, la ville de Paris a étudié différents projets pour finalement attribuer une double vocation à ce territoire.

Les arches du viaduc qui supportait la voie ferrée ont été fermées de grandes verrières cintrées de bois et sont devenues une succession d’une cinquantaine d’ateliers et de boutiques de métiers d’art qui s’étendent sur plus de 1,3km.

Au-dessus d’eux, l’ancien chemin de fer a fait place à une promenade plantée d’arbres appelée Coulée verte René-Dumont, en l’honneur d’un agronome et pionnier écologiste français décédé en 2001.

Cette partie du diaporama s’ouvre par l’Opéra Bastille qui, parmi les salles d’opéra de la ville, se spécialise dans la présentation des grands opéras italiens ou allemands.

Nous suivons ensuite le Viaduc des Arts pour nous arrêter (de 0:30 à 0:45) à l’église néoromane Saint-Antoine-des-Quinze-Vingts, construite en 1902-1903 sur les plans de l’architecte Josep-Émile Vaudremer.

Puis nous refaisons le même circuit à l’inverse, du haut de la Coulée verte.

À l’Est du Viaduc des Arts

Le troisième volet du diaporama est une très longue promenade qui continue le Viaduc des Arts vers l’Est.

Du boulevard de Bercy, nous suivons l’avenue Daumesnil pour rencontrer successivement :
• la place Félix-Éboué (1:35),
• l’église du Saint-Esprit, en béton armé (de 1:40 à 1:53), construite de 1928 à 1935 sous les plans de Paul Tournon,
• le magnifique palais Art déco de la Porte dorée (de 2:00 à 2:42), construit à l’occasion de l’exposition coloniale de 1931 et dont les étages supérieurs logent le Musée de l’histoire de l’immigration, tandis que son sous-sol sert d’aquarium tropical,
• le bois de Boulogne,
• le Parc zoologique de Paris (à 3:00),
• le Parc floral de Paris (se terminant à 3:35).

À deux pas de ce jardin botanique se trouve le château de Vincennes (de 3:38 à 5:06). Même s’il est situé dans la commune de Vincennes, j’ai choisi de le présenter comme s’il faisait partie du 12e arrondissement.

Résidence royale du XIIe au XVIIIe siècle, le château a conservé une de ses tours médiévales, son donjon du XIVe siècle (récemment restauré), et sa magnifique Sainte-Chapelle (en cours de restauration).

Dans une des chambres du donjon, on prête aux visiteurs une ardoise électronique au travers de laquelle ils ont la possibilité de voir la pièce comme elle était meublée et décorée au Moyen-Âge (4:35 à 5:01).

À 5:02, voici la salle du Trésor. À partir de 1367, cette minuscule chambre, très haute mais étroite, conservait une partie des manuscrits de la couronne (notamment, les titres de propriété des résidences royales). L’or entreposé représentait environ le cinquième du budget annuel des dépenses royales.

Le sud-ouest du 12e arrondissement

Le dernier segment du diaporama présente la partie du 12e arrondissement située au sud de la voie ferrée qui mène à la gare de Lyon.

On y rencontre d’abord la gare de Lyon (de 5:09 à 6:22), construite de 1895 à 1902 et conçue par l’architecte Marius Toudoire.

Cette gare abrite un des plus beaux restaurants de Paris.

Construit pour une société de transport ferroviaire et maritime, ce restaurant est décoré de 41 toiles à la manière d’un prospectus d’une agence de voyages, montrant sous un jour flatteur les différentes villes desservies par le transporteur.

Après la 2e guerre mondiale, jugé démodé, le restaurant fut transformé en comptoir moderne et épuré, à la manière du film Playtime de Jacques Tati.

Après quelques années, il fit faillite. Sans le véto du ministre André Malraux, le restaurant aurait été détruit.

Se rappelant le décor fastueux qui se cachait sous ses habits modernes, des investisseurs firent l’acquisition du restaurant. Le rénover couta une fortune.

Aujourd’hui, on peut en apprécier toute la splendeur d’origine.

Puis le diaporama présente successivement :
• la station de métro de la gare de Lyon (de 6:24 à 6:32),
• l’édifice du ministère des Finances (de 6:33 à 6:36),
• la gare de Paris-Bercy (à 6:37),
• la Cinémathèque française (de 6:39 à 6:44) dont l’édifice a été conçu en 1994 par l’architecte canadien Frank Gehry,
• le parc de Bercy.


Détails techniques : Le diaporama contient 173 photos et cinq clips vidéos pris à l’aide d’un appareil OM-D e-m5.

En ordre décroissant d’utilisation, les objectifs furent le M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (142 photos), le M.Zuiko 7-14 mm F/2,8 (11 photos), le PanLeica 25 mm F/1,4 (7 photos), le M.Zuiko 75 mm F/1,8 (6 photos), l’hypergone M.Zuiko 8 mm F/1,8 (4 photos) et le M.Zuiko 40-150 mm R (3 photos).


Liste des diaporamas de Paris :
Le Premier arrondissement de Paris — 1re partie
Le Louvre (ou Premier arrondissement — 2e partie)
Le Premier arrondissement de Paris — 3e partie
Aperçu du deuxième arrondissement de Paris
Aperçu du troisième arrondissement de Paris
Aperçu du quatrième arrondissement de Paris — 1re partie
Aperçu du quatrième arrondissement de Paris — 2e partie
Le Cinquième arrondissement de Paris — 1re partie
Le Cinquième arrondissement de Paris — 2e partie
Le Cinquième arrondissement de Paris — 3e partie
Le Sixième arrondissement de Paris
Le Septième arrondissement de Paris
Le Huitième arrondissement de Paris
Le Neuvième arrondissement de Paris
• Le Douzième arrondissement de Paris (celui-ci)
Le Treizième arrondissement de Paris

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le Neuvième arrondissement de Paris

10 décembre 2016

 

 
Situé sur la rive droite de la Seine, le neuvième arrondissement occupe une surface plutôt carrée de 2,2 km² sur laquelle habitent environ soixante-mille personnes.

Quand l’enceinte de Charles V, élargie par Louis XIII, fut détruite à partir des années 1670, ces espaces furent aménagés par Louis XIV en promenades plantées d’arbres.

Au XIXe siècle, lorsque ces grands boulevards s’urbanisèrent, on y ouvrit des guinguettes et des théâtres dits de boulevard. De plus, l’accroissement de la densité urbaine et le cout relativement faible des terrains incitèrent des entrepreneurs à y ouvrir des magasins à grande surface qui révolutionnèrent le commerce au détail.

De nos jours, le neuvième arrondissement porte les traces de ces bouleversements.

Il s’étend du Nord au Sud, de la place Pigalle au boulevard des Capucines, et d’Ouest en Est, de la rue du Faubourg-Poissonnière à la rue d’Amsterdam (et son prolongement au Sud, soit la rue Vignon).

Notre visite du quartier débute réellement par l’édifice emblématique du Second Empire, soit l’opéra Garnier (de 0:42 à 2:35), construit de 1862 à 1875.

Rares sont les salles d’opéra qui se caractérisent par la sobriété. S’il y en a, l’opéra Garnier n’est pas du nombre. Le luxe y est ostentatoire sans jamais tomber dans la vulgarité; dorures, mosaïques, fresques, marbre polychrome, tout y est éclat et majesté.

Parmi les groupes allégoriques qui ornent sa façade, La Danse de Jean-Baptiste Carpeaux fit scandale à l’époque de son dévoilement (à 0:44). De nos jours, l’original est au musée du Quai d’Orsay et ce qu’on voit au grand air est une copie exécutée par le sculpteur Paul Belmondo, le grand-père de l’acteur homonyme.

Précisons que les baignoires dont il est question au-dessus de cette entrée flanquée de cariatides (à 1:05) sont des loges situées sur les côtés du rez-de-chaussée de la salle. Celle-ci n’est que de 1 971 places, ce qui est peu pour une ville comme Paris.

Depuis 1964, son lustre de six tonnes éclaire une œuvre de Marc Chagall (à 2:19) en remplacement de celle, inélégante, qui s’y trouvait jusqu’alors.

De 2:29 à 2:35, il s’agit du musée-bibliothèque de l’opéra Garnier.

De 2:41 à 2:57, nous voici dans le restaurant Bouillon Chartier, construit en 1896 et qui a conservé son décor d’origine. Dans ce restaurant, les serveurs n’écrivent pas votre commande dans un calepin : ils l’écrivent sur le napperon en papier de votre table. C’est sur celle-ci qu’ils calculent l’addition.

À titre d’exemple, voici deux mets qu’on y prépare : le Museau de bœuf vinaigrette en entrée (3,8 euros) et le Pot au feu ménagère (11,2 euros).

De 3:04 à 3:15, il s’agit du magasin amiral de la chaine de grands magasins du Printemps, propriété personnelle de l’émir du Qatar.

À sa création, en 1865 (dans un édifice incendié en 1881), le Printemps offrait des produits de qualité à bas prix. On innovait en pratiquant une politique de prix fixe (donc, pas de marchandage). Le premier jour du printemps, le 21 mars de chaque année, un bouquet de violettes était remis aux clients.

Construit de 1907 à 1910, l’édifice actuel est l’œuvre de l’architecte René Binet.

Entre deux pavillons du Printemps, voici un aperçu de l’église Saint-Louis-d’Antin, seul vestige du cloitre des Capucins qui s’y trouvait (de 3:16 à 3:23). Cette église néoclassique est de l’architecte Alexandre-Théodore Brongniart.

Construite de 1780 à 1782, elle se caractérise par son extérieur d’une extrême sobriété et son revêtement intérieur à la feuille d’or et aux riches couleurs qui rappellent la décoration des villas romaines.

La voute du chœur est ornée de la fresque Saint Louis et saint François adorant le Christ ressuscité d’Émile Signol (à 3:21).

Comme c’est l’habitude dans les églises de l’ordre des Capucins, un seul bas-côté s’y trouve, ici du côté gauche de la nef. Ce bas-côté donne accès à des chapelles latérales, dont celle dédiée à la Vierge (à 3:23). L’autel de celle-ci est surmonté de la Vierge à l’enfant, sculptée par Raymond Gayrard.

De 3:25 à 3:55, nous visitons les Galeries Lafayette, nées de l’acquisition d’une série d’immeubles entre 1894 et 1905.

C’est le plus grand magasin au monde. Les ventes y atteignent parfois six-millions d’euros par jour. Afin de profiter des achats impulsifs des touristes chinois, près de la moitié des employés aux comptoirs des produits de luxe appréciés de cette clientèle — les montres suisses pour homme, par exemple — parlent le mandarin.

Son immense coupole Art nouveau a été conçue par l’architecte Ferdinand Chanut et réalisée par le maitre-verrier Jacques Grüber. Elle date de 1912. Entreposée à Clichy au début de la Deuxième Guerre mondiale, elle fut restaurée en 1973 par le petit-fils de l’architecte initial, selon les plans de l’époque.

À 4:22, il s’agit de l’église de la Sainte-Trinité, construite de 1861 à 1867, où les obsèques du compositeur Hector Berlioz furent célébrées en 1869.

Voilà qui termine cette brève visite de cet arrondissement.


Détails techniques : Le diaporama contient 118 photos et deux clips vidéos pris à l’aide d’un apparel OM-D e-m5.

En ordre décroissant d’utilisation, les objectifs furent le M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (74 photos), le M.Zuiko 12 mm F/2,0 (12 photos), le PanLeica 25 mm F/1,4 (10 photos), le Lumix 7-14 mm F/4,0 (9 photos), le M.Zuiko 7-14 mm F/2,8 (6 photos), l’hypergone M.Zuiko 8 mm F/1,8 (5 photos) et le M.Zuiko 75 mm F/1,8 (2 photos).


Liste des diaporamas de Paris :
Le Premier arrondissement de Paris — 1re partie
Le Louvre (ou Premier arrondissement — 2e partie)
Le Premier arrondissement de Paris — 3e partie
Aperçu du deuxième arrondissement de Paris
Aperçu du troisième arrondissement de Paris
Aperçu du quatrième arrondissement de Paris — 1re partie
Aperçu du quatrième arrondissement de Paris — 2e partie
Le Cinquième arrondissement de Paris — 1re partie
Le Cinquième arrondissement de Paris — 2e partie
Le Cinquième arrondissement de Paris — 3e partie
Le Sixième arrondissement de Paris
Le Septième arrondissement de Paris
Le Huitième arrondissement de Paris
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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le Huitième arrondissement de Paris

16 novembre 2016

 

 
Situé sur la rive droite de la Seine, le huitième arrondissement occupe une superficie de 3,9 km² sur laquelle habitent quarante-mille personnes.

Il s’étend du Nord au Sud, du parc Monceau à la Seine puis, d’Ouest en Est, de l’Arc de Triomphe de l’Étoile à l’église de la Madeleine.

Le diaporama qui lui est ici consacré est divisé en trois parties :
• le sud de l’avenue des Champs-Élysées,
• cette avenue d’Ouest en Est en complétant cette promenade d’une remontée vers la Madeleine, et finalement
• la partie de l’arrondissement située au nord de cette avenue.


 
De 0:14 à 0:40, ce sont des images de la cathédrale américaine de Paris.

De style néogothique, ce temple anglican fut construit de 1881 à 1886 sur les plans de l’architecte George Edmund Street. Quant aux vitraux, ils ont été réalisés de 1883 à 1893 par James Bell.

De 1:00 à 1:17, il s’agit du Théâtre des Champs-Élysées.

D’une capacité de 1 905 places, cette salle de spectacle de style Art déco a été inaugurée en 1913.

Le bas-relief au haut de sa façade est d’Antoine Bourdelle tandis que le peintre nabi Maurice Denis a décoré la coupole de la salle principale sur le thème de l’Histoire de la musique.

À 1:32, voici la chapelle Notre-Dame de Consolation. À cet endroit se trouvait autrefois un ensemble de bâtiments en bois où les organismes de bienfaisance présentaient leurs réalisations.

Au Bazar annuel de la Charité de 1897, un incendie se déclara et fit 117 morts (dont la sœur de l’impératrice d’Autriche). Cette chapelle fut édifiée en 1900 en l’honneur de ces victimes.

À deux pas se trouve (à 1:36) la Cathédrale arménienne Saint-Jean-Baptiste, construite de 1902 à 1904 sous les plans de l’architecte Albert Guilbert (à qui on doit la chapelle néobaroque précédente).

À 1:41, il s’agit de l’église écossaise de Paris, qui date de 1957.

De 1:49 à 2:03, nous visitons le Grand Palais (inauguré en 1900). Derrière sa façade couronnée d’allégories exubérantes se cache une immense verrière qui sert de salle d’exposition.

Construit à la même époque, le Petit Palais lui fait face (de 2:04 à 2:20). Œuvre de l’architecte Charles Girault, il abrite de nos jours le Musée des Beaux-Arts de la ville.


 
Il y a plusieurs arcs de triomphe à Paris. Le plus connu est l’Arc de Triomphe de l’Étoile (de 2:25 à 2:53). On l’appelle ainsi parce que c’est à partir de lui que rayonnent douze avenues des Champs-Élysées.

Construit de 1806 à 1836, en respectant les plans de l’architecte Jean-François Chalgrin, ce monument est destiné à immortaliser les victoires et les noms de 660 généraux et maréchaux napoléoniens.

De nos jours, on y trouve également le monument à la mémoire du soldat inconnu (à 2:36).

Les piliers de l’arc sont décorés de quatre hauts-reliefs :
La Paix de 1815 (à 2:28),
La Résistance de 1814 (à 2:30),
Le Triomphe de 1810 (à 2:32) et le plus connu,
Le Départ des volontaires de 1792 (surnommé La Marseillaise, à 2:34).

Du haut de sa plateforme, on a une vue exceptionnelle du quartier.

Fait divers : au défilé de la victoire, le 14 juillet 1919, le commandement militaire avait ordonné aux aviateurs de défiler à Paris à pied, plutôt que d’effectuer des manœuvres aériennes dans le ciel de l’Arc de Triomphe.

Pour protester contre cet affront, l’aviateur Charles Godefroy passa avec son biplan sous la voute de l’arche le 7 aout suivant.

Il fut le premier à réussir cet exploit. Il ne restait que trois mètres de chaque côté des ailes pour permettre à l’avion de passer. Au moindre coup de vent, l’avion se serait écrasé.

Parmi les magasins et restaurants qui bordent l’avenue des Champs-Élysées, se trouve l’hôtel de la Païva (de 3:03 à 3:22)

Cet hôtel particulier est celui de la marquise de la Païva, une courtisane devenue immensément riche.

À 3:28, il s’agit de la statue de Georges Clemenceau, un des hommes politiques les plus populaires de l’histoire de France, qui mena son pays à la victoire lors de la Première Guerre mondiale.

À 3:38, voilà des marrons, c’est-à-dire des fruits comestibles du châtaignier. Quoiqu’illégale, la vente des marrons grillés par de jeunes marchands (principalement dans les quartiers des Tuileries et du Marais) est un des plaisirs automnaux de la capitale française.

Puis nous voici à la Place de la Concorde (de 3:40 à 3:51). C’est la plus grande place de Paris.

Celle-ci est traversée par deux ‘perspectives’. La plus longue, d’Est en Ouest, part du Louvre et se termine, au-delà de l’Arc de Triomphe de l’Étoile, au quartier d’affaires de La Défense. C’est l’axe historique de Paris.

L’autre perspective, du Nord au Sud, part de l’église de la Madeleine au Nord et se termine au Sud par la façade arrière du palais Bourbon qui prend elle aussi l’aspect d’un temple grec.

La photo à 3:40 montre la partie de l’axe historique à l’Ouest de la place de la Concorde. De chaque côté de l’avenue des Champs-Élysées, on peut voir deux des quatre Chevaux de Marly. Ce sont des copies. Les originaux, aujourd’hui au Louvre, furent sculptés par Guillaume Coustou afin de décorer le château de Marly de Louis XIV (d’où leur nom).

Au centre de la place se trouve, depuis 1831, un des deux obélisques qui marquaient auparavant l’entrée du Temple de Louxor à Thèbes. C’est un cadeau du vice-roi d’Égypte à la France.

Le mobilier urbain, dessiné par Jacques-Ignace Hittorff, y est sur le thème de l’eau.

Il comprend deux fontaines; la Fontaine fluviale au Nord et la Fontaine maritime au Sud (de 3:42 à 3:47). Les candélabres sont appelés lampadaires colonne rostrale. Elles représentent des proues de navires portant l’emblème de la ville de Paris (à 3:48).

Aux coins de cette place octogonale, on a placé des statues représentant huit villes françaises (à 3:50).

Nous effectuons ensuite un virage à 90 degrés vers le Nord pour emprunter la rue Royale en direction de l’église de la Madeleine. Sur notre chemin, nous rencontrons une des succursales de la pâtisserie Ladurée (de 4:00 à 4:12).

De 4:18 à 4:37, c’est l’église de la Madeleine. Construit de 1763 à 1842, l’édifice sans fenestration changea plusieurs fois de vocation. Il devint une église en 1845.

C’est la seule église catholique de Paris qui n’est pas surmonté d’un crucifix.

Ses portes illustrent les dix commandements dont le septième (Tu ne tueras point, à 4:20) et le dixième (Tu ne convoiteras ni la femme, ni la maison, ni rien de ce qui appartient à ton prochain, à 4:22).

Le maitre-autel est dominé par la sculpture représentant Marie-Madeleine entourée d’anges (à 4:27).


 
De 4:43 à 4:54, il s’agit de l’église Saint-Philippe-du-Roule, construite de 1772 à 1784. Durant la Deuxième Guerre mondiale, ses cloches furent confisquées par les Allemands et fondues pour faire des obus et des munitions.

De 4:56 à 5:05, nous voyons la salle Gaveau. Suivent le Palais de l’Élysée (construit en 1718, à 5:10) et l’ambassade du Royaume-Uni (à 5:12).

De 5:20 à 5:43, c’est une visite du musée Jacquemart-André, consacré aux arts décoratifs.

Pourquoi ce nom ? Édouard André était un riche banquier qui se fit construire en 1876 un hôtel fastueux qu’il meublera dans un style Louis-XV. Le nom Jacquemart est celui de son épouse.

De 5:50 à 6:00, nous voyons l’église Saint-Augustin, construite de 1860 à 1871. À son achèvement, c’était le plus important édifice parisien à ossature de métal. En dépit de sa hauteur, ce squelette métallique n’a pas besoin d’être solidifié par des contreforts ou des arcboutants.

Érigée par Louis XVIII en 1826, la Chapelle expiatoire (6:06) a été érigée à la mémoire de Louis XVI et de Marie-Antoinette, à l’endroit où leurs corps furent enterrés après leur exécution.

De 6:10 à 6:16, voici la Cathédrale Alexandre-Nevsky. Avant d’être le pseudonyme d’un chanteur populaire québécois (né Alexandre Parent), Alexandre Nevsky était connu pour être un héros national russe et un saint de l’Église orthodoxe.

L’église qui lui est dédiée à Paris a été inaugurée en 1861. Elle est en forme de croix grecque dont chaque branche est surmontée d’une tourelle se terminant par un bulbe doré et une croix orthodoxe russe.

En tenant compte de la flèche centrale, ces cinq bulbes symbolisent le Christ (au centre) et les quatre évangélistes.

Le 12 juillet 1918, le peintre catalan Pablo Picasso y épousa la danseuse russe Olga Khokhlova.

De 6:23 à 6:46, nous visitons le parc Monceau, créé en 1778 mais transformé cinq ans plus tard en parc à l’anglaise.

On y trouve de nombreuses attractions dont un carrousel, quelques manèges, des statues, de fausses ruines, et de vieux arbres dont ce platane d’Orient, planté en 1814. Vieux de trois siècles, ce platane est en vedette à 6:40.

Aux environs de ce parc, on trouve entre autres :
• le siège social français de la firme d’ingénierie montréalaise SNC-Lavalin (à 6:53 et 6:55),
• le musée d’art décoratif Nissim de Camondo (de 6:57 à 7:29). Ce musée abrite une riche collection privée d’Art du XVIIIe siècle. Ses cuisines auraient inspiré les créateurs du film d’animation Ratatouille des studios Walt Disney,
• le musée Cernuschi, consacré à certaines disciplines artistiques de l’Asie (de 7:30 à 7:56). On y trouve essentiellement des bronzes, du grès et des terres cuites,
• l’hôtel du Collectionneur (de 8:01 à 8:11). Conçu par les décorateurs Jacques Garcia et Alexandre Danan, aidés de l’architecte Stanislas Fiszer, cet hôtel-boutique de style Art déco a ouvert ses portes en 2004,
• la Maison Loo (à 8:12). Commandée par un marchand d’art arrivé à Paris en 1902, cette pagode fut dessinée par l’architecte Fernand Bloch et achevée en 1926. Cette construction, qui jurait avec tout le quartier tant par son style que sa couleur, provoqua la controverse. C’est aujourd’hui un musée privé.


Détails techniques : Le diaporama contient 244 photos et un clip vidéo. Deux de ces photos sont à l’infrarouge (à l’aide d’un appareil Lumix GH1 doté d’un objectif Lumix 14-45 mm II). Tout le reste a été fait à l’Olympus OM-D e-m5.

En ordre décroissant d’utilisation, les objectifs furent le M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (200 photos), le M.Zuiko 7-14 mm F/2,8 (17 photos), le PanLeica 25 mm F/1,4 (14 photos), l’hypergone M.Zuiko 8 mm F/1,8 et le M.Zuiko 75 mm F/1,8 (5 photos chacun), et le Lumix 7-14 mm F/4,0 (1 photo).


Liste des diaporamas de Paris :
Le Premier arrondissement de Paris — 1re partie
Le Louvre (ou Premier arrondissement — 2e partie)
Le Premier arrondissement de Paris — 3e partie
Aperçu du deuxième arrondissement de Paris
Aperçu du troisième arrondissement de Paris
Aperçu du quatrième arrondissement de Paris — 1re partie
Aperçu du quatrième arrondissement de Paris — 2e partie
Le Cinquième arrondissement de Paris — 1re partie
Le Cinquième arrondissement de Paris — 2e partie
Le Cinquième arrondissement de Paris — 3e partie
Le Sixième arrondissement de Paris
Le Septième arrondissement de Paris
• Le Huitième arrondissement de Paris (celui-ci)
Le Neuvième arrondissement de Paris
Le Douzième arrondissement de Paris
Le Treizième arrondissement de Paris

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le Septième arrondissement de Paris

2 juin 2016

 

 
Le septième arrondissement est un territoire de 4 km² situé sur la rive gauche et peuplé de 57 786 habitants (en 2011).

Il fait partie des quartiers huppés de la capitale; le prix du mètre carré y est le plus cher de la ville et le revenu familial moyen, le plus élevé.

On y trouve de nombreux ministères et ambassades, de même que de prestigieux musées.

La tour Eiffel

Haute de 324 mètres, la tour Eiffel y occupe la limite nord-ouest de l’arrondissement.

Dessinée par l’architecte et ingénieur Gustave Eiffel (à partir d’un croquis de Maurice Kœchlin), elle fut construite pour l’exposition universelle de Paris de 1889 célébrant le centenaire de la Révolution.

Ses quatre piliers indiquent la direction des points cardinaux. Elle pèse plus de dix-mille tonnes et chaque couche de peinture — dégradée en trois teintes de brun pour en accentuer la perspective — y ajoute 60 tonnes.

Le vent la fait osciller de 6 ou 7 cm; on a donc tort de s’appuyer sur sa structure afin d’y stabiliser la prise de photos de nuit.

Le musée du quai Branly

Les années impaires, le musée du quai Branly organise le long de la Seine, en face du musée, une exposition extérieure consacrée à la photo non occidentale (de 0:38 à 1:06). Le catalogue illustré s’acquiert sur place auprès d’une machine distributrice (à 0:53).

L’autre côté de la rue, le musée du quai Branly (de 1:07 à 1:56) est un des plus importants musées d’Art primitif au monde puisqu’il accueille annuellement entre 1,3 et 1,5 million de visiteurs.

Dessiné par l’architecte Jean Nouvel et ouvert depuis 2006, le musée est constitué principalement d’un édifice allongé sur pilotis, accompagné d’un parc à l’avant et d’un autre à l’arrière.

Le long de cette voie de circulation qu’est le quai Branly, une haute palissade de verre sert d’écran antibruit à l’Est (1:07) tandis qu’à l’Ouest le bâtiment Branly (qui abrite l’administration) a été décoré par le botaniste français Patrick Blanc, un pionnier de la mise au point des parois végétalisées (1:09).

À l’intérieur, les visiteurs empruntent une longue rampe sinueuse dont le sol est peint selon une couleur qui identifie le continent d’où proviennent les collections (à 1:33). Afin de protéger les fragiles pigments végétaux de nombreux objets exposés, les collections du musée sont plongées dans une pénombre relative.

Les Invalides

Après un aperçu du pont Alexandre-III (de 1:58 à 2:06), inauguré pour l’exposition universelle de 1900, nous voici devant hôtel des Invalides (de 2:09 à 4:29).

Celui-ci est un vaste complexe dont la construction fut ordonnée en 1670 par Louis XIV afin d’héberger les soldats devenus invalides.

Situé dans la banlieue parisienne de l’époque, il s’agit d’un édifice imposant qui symbolisait la reconnaissance du roi envers les soldats estropiés en défendant la Nation ou devenus nécessiteux en revenant du front.

En réalité, il s’agissait d’un lieu inconfortable, mal chauffé, dans lequel jusqu’à 4 500 pensionnaires s’entassaient et dormaient sur la paille.

De nos jours, il abrite divers musées, dont le musée de l’Armée (de 2:28 à 3:32), l’église Saint-Louis-des-Invalides et le dôme des Invalides.

L’ancien réfectoire de l’hôtel des Invalides porte le nom de Salle Vauban (de 2:29 à 2:40). Cette salle est décorée de peintures murales de Joseph Parrocel illustrant les guerres sous Louis XIV.

De nos jours, on y présente un défilé de cavaliers évoquant l’histoire de la cavalerie française de 1799 à 1870. Les cavaliers prennent place dans la plus grande des nombreuses vitrines du musée. Celle-ci mesure 33 mètres de long (2:29) et est étanche à l’air et aux poussières.

La partie sud des Invalides est constituée de deux églises siamoises. Il y a d’abord une église des soldats, appelée église Saint-Louis-des-Invalides, décorée des drapeaux ravis aux troupes ennemies (de 3:37 à 3:43).

En 1837, c’est dans cette église que le compositeur Berlioz créa son Requiem, nécessitant plus de 400 musiciens et choristes.

Le caveau de son sanctuaire renferme les cendres de Rouget de l’Isle, le compositeur de La Marseillaise.

Puis de l’autre côté d’une paroi vitrée aménagée derrière le chœur, une chapelle immense (située sous le dôme) était réservée à l’usage exclusif de la famille royale. C’est l’autre église siamoise dont il est question.

Cette chapelle royale n’existe plus. Conçue par Jules Hardouin-Mansart — peut-être le plus grand architecte de Louis XIV — et construite de 1677 à 1706, cette église est devenue un mausolée en hommage à Napoléon Bonaparte (de 3:45 à 4:23).

Au rez-de-chaussée, sous les coupoles des chapelles latérales de cette ancienne église, se trouvent les tombeaux du maréchal Lyautey (4:18), du maréchal Foch (4:20) et de deux frères de Bonaparte, soit Joseph Bonaparte (4:14) et Jérôme Bonaparte (4:16).

Au centre, dans la crypte aménagée sous le dôme des Invalides, repose depuis 1861 le corps de l’empereur dans un sarcophage de quartzite rouge (4:05). Comme les poupées russes, ce sarcophage renferme six cercueils successifs.

Sur les murs de cette crypte circulaire, des bas-reliefs rappellent aux visiteurs le legs de l’empereur (de 4:07 à 4:13).

L’Assemblée nationale

Sur notre chemin vers l’Assemblée nationale (de 4:36 à 4:41), nous rencontrons le ministère des Affaires étrangères et du Développement international (4:30).

À 4:33, il s’agit d’un monument à Aristide Briand, œuvre en 1937 de l’architecte Paul Bigot et des sculpteurs Paul Landowski (responsable du groupe du premier plan) et Henri Bouchard (responsable de l’arrière-plan), représentant la mère et l’enfant sous l’égide de la Paix.

L’édifice de l’Assemblée nationale a été construit de 1722 à 1728 pour la duchesse de Bourdon, fille de Louis XIV. À l’arrière, la façade néoclassique (dont on voit le fronton à 4:36) a été ajoutée en 1806 pour faire symétrie avec l’église de La Madeleine, au loin, de l’autre côté du pont de la Concorde.

Puis, à deux pas de là, se trouve la boutique de l’Assemblée nationale (4:43).

Le musée d’Orsay

De 4:48 à 5:41, voici le musée d’Orsay. À l’origine, il s’agissait d’une gare, construite par Victor Laloux de 1898 à 1900, reconvertie en musée en 1986.

Celui-ci offre un panorama de la création artistique de 1848 à 1914, des premières œuvres impressionnistes à l’Art nouveau. C’est un des plus beaux musées de Paris.

On peut y voir la plus importante collection d’œuvres impressionnistes et postimpressionnistes au monde.

On y trouve peu de peintres anglais. Rien de la Sécession viennoise. Mais ce qu’on y voit est d’une telle splendeur qu’on pardonne le parti-pris des collections présentées ici et qui sont le reflet de cette prétention parisienne d’être la capitale culturelle de l’Occident, ce qu’elle était effectivement.

Ouvert en 1900, l’ancien restaurant de l’hôtel d’Orsay est situé au premier étage du musée. Il vaut le détour pour sa décoration néorococo (de 5:03 à 5:27).

La basilique Sainte-Clotilde

Inauguré en 1904, le monument au compositeur César Franck est situé dans le square devant le parvis de la basilique Sainte-Clotilde (5:42).

Construite de 1846 à 1857, cette dernière honore la deuxième épouse de Clovis, roi des Francs, qu’elle convertit au christianisme : par le baptême de son époux, Clotilde devenait donc, d’une certaine manière, la première ‘reine’ catholique de France.

C’est en 1896, lors du 14e centenaire du baptême de Clovis, que cette église fut élevée au rang de basilique mineure.

Première église néogothique de Paris, Sainte-Clotilde possède deux clochers qui culminent à 70 mètres. À l’extérieur, ses arcboutants sont purement décoratifs puisque son armature métallique assure à elle seule la solidité de l’édifice.


Note : Pour consulter un guide illustré des termes techniques d’architecture religieuse, on cliquera sur ceci.

 
C’est une église en croix latine. La nef se compose d’abord d’un vaisseau central, de deux bas-côtés dépourvus de chapelles latérales.

Ces bas-côtés sont décorés de grands bas-reliefs néoclassiques illustrant les stations du Chemin de croix. Ils sont dus aux sculpteurs Jean-Jacques Pradier (ceux du bas-côté gauche, ex.: à 6:16) et de son élève Francisque Duret (ceux du bas-côté droit, ex.: à 6:13).

Au style agité du premier s’oppose la froideur du second. Duret est davantage connu pour son Saint Michel terrassant le démon qui décore la niche centrale de la fontaine Saint-Michel.

La chapelle Sainte-Clotilde est aménagée dans le transept gauche. On y trouve également le vitrail Le Sacré-Cœur, la Vierge et les anges (5:52) réalisé par les verriers Antoine Lusson et Édouard Bourdon. Au-dessus de ce vitrail, il s’agit d’une rosace d’Émile Thibaud (5:54).

À 6:06, voici la chapelle Sainte-Valérie, située dans le transept droit. Au-dessus de l’autel, une fresque de Jules Lenepveu (6:08) rend hommage à cette sainte décapitée. On doit également à ce peintre cette Jeanne sur le bucher place du Vieux marché à Rouen qu’on peut voir au Panthéon.

À l’entrée du chœur, adossée à un des piliers, on trouve une Vierge à l’Enfant polychrome d’Henri-Joseph Triqueti (5:56).

L’ombrelle bicolore à la gauche de l’autel (5:50) est une décoration exclusive des basiliques. Il est à moitié ouvert lorsqu’il s’agit d’une basilique mineure et totalement déployé pour les basiliques majeures.

À l’entrée du déambulatoire de gauche, on trouve une sculpture représentant sainte Bathilde, épouse de Clovis II, par le sculpteur Michel-Louis-Victor Mercier, élève de Pradier (5:58).

Le début du déambulatoire est séparé du chœur par ce qu’on appelle une clôture du chœur. Celle de gauche illustre de baptême de Clovis à Reims et la mort de sainte Clotilde (6:02).

La chaire néogothique (6:14) a été dessinée par l’architecte Théodore Ballu.

Réalisée en 1859 par le facteur Aristide Cavaillé-Coll, l’orgue de la basilique a attiré de nombreux organistes, dont son premier titulaire, le compositeur César Franck.

L’église Saint-Thomas-d’Aquin

De 6:28 à 7:05, nous visitons l’église Saint-Thomas-d’Aquin, construite en 1683 d’après les plans de l’architecte Pierre Bullet. Derrière de chœur, la magnifique chapelle Saint-Louis (6:42) fut ajoutée en 1722.

Dépouillée à la Révolution de son décor autre que sculpté, l’église se garnira de nouveau d’œuvres d’Art au XIXe et XXe siècle grâce à des dons de la ville de Paris.

Dans le diaporama, nous découvrons :
• la nef (6:30)
• la coupole et le pendentif à saint Thomas-d’Aquin de Merry-Joseph Blondel
• la coupole de Merry-Joseph Blondel
Le Christ enseignant (détail de la coupole)
La Vierge en méditation (détail de la coupole)
• deux confessionnaux
• la chapelle Saint-Louis. Le maitre-autel est décoré de Saint Louis rendant la justice sous le chêne de Luc-Olivier Merson. Les peintures murales sont Merry-Joseph Blondel; à gauche, La Translation de l’Arche d’Alliance et à droite, Le Grand prêtre Aaron bénissant le peuple de Dieu
• la chapelle de la Vierge, décorée de la statue La Vierge à l’Enfant de Gilles Guérin.
• la chaire de 1814
• le vitrail L’Assomption de la Vierge créé en 1902 par Édouard Didron et Jean-Baptiste Anglade
• la toile Saint Thomas d’Aquin en extase de Jean André
La Mort de Saphire devant saint Pierre, peinte en 1819 par François-Édouard Picot
• une station du Chemin de croix en bois doré
Saint Étienne prêchant l’Évangile, peint en 1817 par Abel de Pujol
• la chapelle de Saint-Joseph, décorée de L’Éducation de Jésus (XVIIe siècle)
Saint Louis recevant la couronne d’épines de Jean André
• l’orgue de 1771 de François-Henri Clicquot.

L’église Saint-François-Xavier

De 7:12 à 7:37, il s’agit de l’église Saint-François-Xavier, construite de 1861 à 1873.

La chapelle Notre-Dame de la Médaille miraculeuse

L’aspect actuel de cette chapelle très fréquentée date de 1930 (de 7:39 à 7:43). Elle est le lieu de deux apparitions présumées de la Vierge à sainte Catherine Labouré en 1830.

À la deuxième apparition, la Vierge aurait demandé que soit frappée une médaille illustrant la vision que sœur Labouré venait d’avoir, d’où le nom de cette chapelle.

Au Bon Marché

Premier grand magasin de Paris, le Bon Marché a été construit en 1869. Son squelette de métal permet le percement des murs par de grandes fenêtres qui y font entrer la lumière du jour.

Le vidéo donne un aperçu de la marchandise qu’on peut y trouver.

Le diaporama se termine pas une petite visite en infrarouge du square Bouricaut.


Détails techniques : Le diaporama contient 240 photos et trois clips vidéo. Trois de ces photos sont à l’infrarouge (à l’aide d’un appareil Lumix GH1 doté d’un objectif Lumix 14-45 mm II). Tout le reste a été fait à l’Olympus OM-D e-m5.

En ordre décroissant d’utilisation, les objectifs furent le M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (117 photos), le PanLeica 25 mm F/1,4 (59 photos), le M.Zuiko 7-14 mm F/2,8 (23 photos), le M.Zuiko 12 mm F/2,0 et le M.Zuiko 75 mm F/1,8 (16 photos chacun), et l’hypergone M.Zuiko 8 mm F/1,8 (6 photos).


Liste des diaporamas de Paris :
Le Premier arrondissement de Paris — 1re partie
Le Louvre (ou Premier arrondissement — 2e partie)
Le Premier arrondissement de Paris — 3e partie
Aperçu du deuxième arrondissement de Paris
Aperçu du troisième arrondissement de Paris
Aperçu du quatrième arrondissement de Paris — 1re partie
Aperçu du quatrième arrondissement de Paris — 2e partie
Le Cinquième arrondissement de Paris — 1re partie
Le Cinquième arrondissement de Paris — 2e partie
Le Cinquième arrondissement de Paris — 3e partie
Le Sixième arrondissement de Paris
• Le Septième arrondissement de Paris (celui-ci)
Le Huitième arrondissement de Paris
Le Neuvième arrondissement de Paris
Le Douzième arrondissement de Paris
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Écrit par Jean-Pierre Martel


Avant l’orage, à Paris

15 avril 2016
Cliquez sur l’image pour l’agrandir

Il s’agit d’une photo prise aux Jardins du Luxembourg que j’ai modifiée sous Photoshop sans autre but que de tenter diverses expériences.

Voici le résultat… très photo d’époque.

Précédemment, cette photo a servi de page titre au diaporama consacré au sixième arrondissement de Paris.

Avant l’orage, à Paris
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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le Sixième arrondissement de Paris

8 avril 2016

 

 
Sans parcourir un circuit précis, ce diaporama comprend cinq parties.

Le long de la Seine

La première partie présente le bord de Seine de l’arrondissement, de l’Institut de France à la place Saint-Michel.

À sa mort, survenue en 1661, le cardinal Mazarin lègue les sommes nécessaires à la construction d’un collège dit des Quatre-Nations, destiné à l’instruction gratuite de soixante gentilshommes des quatre territoires annexés par la France au XVIIe siècle à la suite de deux traités de paix.

Construit de 1662 à 1688 par Louis Le Veau (un des plus grands architectes sous Louis XIV), le bâtiment (à 0:06) abrite de nos jours différentes académies, dont l’Académie française.

Plus à l’ouest se trouve la Monnaie de Paris. Sa vocation est de frapper la monnaie française, d’exposer des réalisations dans son musée, et d’héberger diverses expositions d’art contemporain comme celle en cours au moment de ma visite (de 0:10 à 0:43).

Place Saint-Michel

Cette première partie se termine par la place Saint-Michel.

Celle-ci est née avec le percement du boulevard Saint-Michel en 1855.

Sa fontaine a été conçue par l’architecte Gabriel Davioud en 1860. Encadrée de deux dragons cracheurs d’eau (ce qui plus sécuritaire que le feu), la statue Saint Michel terrassant le Diable est l’œuvre de Francisque-Joseph Duret.

Entre la Seine et le boulevard Saint-Germain

Originellement, l’officine Buly (de 0:55 à 0:58) était celle du parfumeur Jean-Vincent Bully, fondée en 1805. Il sert d’inspiration à Balzac pour le personnage principal du roman César Birotteau.

Fermée depuis la ruine de son propriétaire à la suite de la mise à sac de son entreprise lors de la Révolution de Juillet (en 1830), la marque fut reprise à plusieurs occasions.

L’officine a refait surface en 2014 sous le nom de Buly (avec un seul ‘L’, plus acceptable en anglais), en s’inspirant du catalogue et des formules du parfumeur.

Palais des études de l’École supérieure nationale des Beaux-Arts

L’École supérieure nationale des Beaux-Arts (de 1:00 à 1:24) occupe divers bâtiments, dont l’ancienne église du couvent des Petits-Augustins (dont on peut apercevoir la façade entre les deux bustes de la photo à 1:00).

Le Café de Fore (à 1:30) et Les Deux Magots (à 1:32) sont deux célèbres lieux de rencontre d’artistes et d’intellectuels parisiens depuis la Première Guerre mondiale.

De 1:36 à 2:11, nous visitons l’église Saint-Germain-des-Prés. Pour certains, ce serait la plus vieille église de Paris, un titre contesté par Saint-Julien-le-Pauvre.

L’Église actuelle fut construite de 990 à 1021 mais fut très remaniée depuis.

Après avoir découvert qu’au Moyen-Âge, les murs extérieurs et intérieurs de beaucoup d’églises étaient peints, on décida de décorer la nef de fresques et d’ornements. Hippolyte Flandrin peignit les fresques de 1842 jusqu’à sa mort en 1864 tandis qu’Alexandre Denuelle s’occupa de l’ornementation polychrome des murs. Le style choisi par ces artistes est de leur invention.

À 1:43, la chaire en marbre, exécutée en 1827, est de l’architecte Antoine-Chrysostome Quatremère de Quincy.

À 1:54, il s’agit du cénotaphe de Jean II Casimir Vasa, roi de Pologne, qui a abdiqué en 1608 après vingt ans de règne afin de devenir abbé commendataire de Saint-Germain-des-Prés. Ses restes y reposèrent de son décès en 1672 jusqu’à ce qu’ils soient transférés à Cracovie quatre ans plus tard.

À 1:57, cette plaque de 1923 célèbre le tricentenaire de la naissance de François de Montmorency-Laval. Celui-ci fut ordonné évêque en 1658 dans cette église. Par la suite, il devint le premier évêque de Nouvelle-France, puis déclaré saint par le pape François en 2014.

L’orgue actuel, de syle néoclassique, a été construit au début des années 1970 par le facteur Haerpfer-Erman (à 2:06).

Murale en grès émaillé au square Félix-Desruelles

Dans le square Félix-Desruelles, adjacent à l’église, on trouve cette murale Art nouveau — conçue par l’architecte Charles Risler et le sculpteur Jules Coutan — qui ornait originellement le Pavillon des manufactures françaises à l’exposition universelle de 1900.

À 2:53, il s’agit du restaurant Procope, le plus ancien café de Paris. Il fut fondé en 1686 par un gentilhomme de Palerme nommé Francesco Procopio dei Coltelli. D’illustres personnes — De La Fontaine, Voltaire, Rousseau, Beaumarchais, Balzac, Hugo, Verlaine, Diderot, d’Alembert, Benjamin Franklin, Robespierre et Danton — fréquentèrent cet établissement.

À 2:57, le restaurant Le Clou de Paris est au rez-de-chaussée du premier immeuble parisien en béton armé, construit en 1893 par l’architecte lyonnais Édouard Arnaud.

Aux alentours de Saint-Sulpice

De 3:18 à 3:22, le bâtiment de l’actuelle mairie du 6e arrondissement a été construit de 1847 à 1849 par les architectes Rolland et Leviconte.

À 3:40, la monumentale Fontaine Saint-Sulpice est mieux connue sous le nom de Fontaine des cardinaux. Érigée de 1843 à 1848 par Louis Visconti, elle est ornée des statues de quatre orateurs célèbres sous Louis XIV qui font face (presque parfaitement) aux points cardinaux. Ces évêques n’ont toutefois jamais été nommés cardinaux.

Église Saint-Sulpice

De 3:42 à 4:18, nous visitons l’église Saint-Sulpice. Construite de 1645 à 1780 selon les plans de l’architecte Christophe Gamard, c’est la 2e plus vaste église de Paris, après Notre-Dame. À l’époque, la paroisse comptait 125 000 personnes.

La façade se compose de deux péristyles superposés, le deuxième formant une loggia surmontée aux extrémités de tours latérales qui devaient, au départ, être identiques. De plus, cette façade devait être complétée d’un fronton triangulaire dont la construction fut abandonnée.


Note : Pour consulter un guide illustré des termes techniques d’architecture religieuse, on cliquera sur ceci.

 
C’est une église en croix latine. La nef se compose d’abord d’un vaisseau central, de deux bas-côtés et de chapelles latérales.

Le transept est peu saillant; il est à peine plus large que le reste de l’église.

Puis suit le chœur, entouré d’un déambulatoire et de chapelles absidiales.

Les fenêtres sont hautes, essentiellement en verre blanc. En conséquence, cette église est assez bien éclairée, sauf pour ce qui est de la chapelle de la Vierge, située au fond de l’église.

Au Moyen-Âge, on estimait que la pénombre créée par les vitraux colorés était propice au recueillement des fidèles. Mais à la Contreréforme, plus précisément depuis le Concile de Trente en 1545, on voulait que les fidèles en prière puissent lire le missel.

Le style des vitraux de Saint-Sulpice — la plus importante collection de vitraux réalisés sous Louis XIV — se caractérise par l’utilisation du verre blanc, décoré d’une guirlande sur le pourtour et d’un médaillon au centre.

On trouve dans cette église plusieurs des chefs-d’œuvre de l’art religieux à Paris.

Sa chapelle axiale a été conçue par l’architecte Charles de Wailly dans les années 1770. L’Assomption de François Lemoyne décore sa coupole (à 3:50).

Le Combat de Jacob avec l’Ange, d’Eugène Delacroix

En entrant à droite, la première des chapelles latérales est la chapelle des Saint-Anges. Celle-ci est décorée de trois œuvres originales d’Eugène Delacroix (de 3:51 à 3:55), soit Le Combat de Jacob avec l’Ange (mur de gauche), Saint Michel terrassant le dragon (au plafond) et Héliodore chassé du Temple (mur de droite). L’artiste a mis six années, de 1855 à 1861, pour les créer.

Au plafond, il s’agit d’une toile marouflée. Toutefois les deux autres peintures ont été réalisées à l’huile et à la cire directement sur le mur. Conséquemment, il est impossible de les détacher de leur support.

De 3:57 à 4:00, il s’agit de la décoration de la chapelle Saint-Jean-Baptiste. Du côté gauche, on peut y voir la statue de Jean-Baptiste, en marbre, par Louis-Simon Boizot. À droite, c’est le monument funéraire du curé Languet de Cergy réalisé de 1756 à 1758 par René-Michel Slodtz.

En 1719, c’est ce curé énergique qui mettra sur pied la loterie qui permettra de relancer la construction de l’église, interrompue depuis presque quarante ans. En 1745, il reste encore la façade à compléter, mais au moins l’église n’est plus ouverte à tous les vents et en proie aux intempéries comme c’était le cas depuis des décennies.

De 4:02 à 4:06, on voit la décoration de la chapelle Saint-Denis. À 4:06, il s’agit de la peinture murale Saint Denis et ses compagnons conduits au supplice créée en 1859 par Félix Jobbé-Duval.

C’est dans la chapelle Saint-Vincent-de-Paul qu’on trouve Saint Vincent de Paul assis tenant des petits enfants (à 4:08), une statue d’Émilien Cabuchet réalisée en 1856.

Chaire de l’église

Plutôt que d’être adossé à une colonne, la chaire néoclassique créée en 1788 par Charles de Wailly semble suspendue dans l’espace. En réalité, elle s’appuie sur ses escaliers. Sa forme triangulaire est une allusion à la Sainte Trinité.

Aux trois coins de ce monument, on trouve la représentation dorée des trois vertus théologales; la Foi (à gauche, sculptée par Louis-François Guesdon), la Charité (sur l’abat-voix, de Jacques-Edme Dumont), et l’Espérence (à droite, de Louis-François Guesdon).

L’orgue de Saint-Sulpice est de renommée internationale. Il fut construit par Cliquot en 1781 et amélioré par Aristide Cavaillé-Coll de 1857 à 1861. Son buffet fut dessiné en 1781 par Jean-François Chalgrin.

À 4:56, on voit Le Centaure, une sculpture de 1985 par l’artiste français modestement appelé César.

Aux alentours du Jardin du Luxembourg

Jardins du Luxembourg

Après une promenade sur le boulevard Saint-Germain, nous apercevons à 5:29 l’entrée du Palais du Luxembourg (où siège le Sénat français).

À sa droite, sur la rue de Vaugirard, on trouve (de 3:30 à 3:33) l’entrée de l’ancienne chapelle du Couvent des filles du Calvaire, construite en 1625.

À 5:36, il s’agit de la Fontaine de Médicis, créée vers 1630 par l’ingénieur florentin Tommaso Francini à la demande de la régente Marie de Médicis (veuve d’Henri IV).

Le centre du monument est décoré d’un groupe de trois personnages mythologiques sculptés par Auguste Ottin en 1866.

Il s’agit de Polyphème surprenant Galatée dans les bras d’Acis. Au centre, en se penchant, le cyclope Polyphème (en bronze) découvre Galatée (dont il est amoureux) dans les bras d’Acis. Les amants sont en marbre blanc. De nuit, cette sculpture est féérique.

De chaque côté, le dieu Pan et la déesse Diane sont témoins de la scène dans leurs niches respectives.

De 5:45 à 6:08, on voit Le Marchand de Masques de Zacharie Astruc, créé en 1883.

Il présente à sa base des effigies de dix artistes français : Jean-Baptiste Camille Corot, Jules Barbey d’Aurevilly, Alexandre Dumas fils, Hector Berlioz, Jean-Batiste Carpeaux, Gabriel Fauré, Eugène Delacroix, et Honoré de Balzac. Au bout du bras gauche, le garçon dresse celui de Victor Hugo. À l’origine, trois autres masques étaient suspendus à son bras droit : Léon Gambetta (un homme politique), Charles Gounod et Théodore de Banville.

À 6:18, il s’agit de la Fontaine des Quatre-Parties-du-Monde, de Gabriel Davioud, construite de 1867 à 1874.

Un peu plus au sud, à la limite des 5e et 6e arrondissements, on trouve (à 6:25) un monument renfermant les cendres de l’explorateur Francis Garnier. Ce monument, orné de son buste, est dû au sculpteur Denys Puech.

En remontant l’avenue de l’Observatoire, on rencontre successivement l’Institut d’Art et d’Archéologie (et sa superbe frise en terre cuite, de 6:26 à 6:29), la Faculté de pharmacie (de 6:30 à 6:33), et l’École nationale d’administration (à 6:35).

En retraversant les Jardins du Luxembourg à l’Est, on arrive au Musée du Luxembourg (à 6:49).

En prenant la rue Vaugirard vers l’ouest, on rencontre l’église Saint-Joseph-des-Carmes (de 6:56 à 7:24).

Le sud-ouest du sixième arrondissement

Détail de la façade de l’église Notre-Dame-des-Champs

C’est dans cette partie du 6e qu’on rencontre l’église néoromane Notre-Dame-des-Champs (de 7:35 à 7:54). Œuvre de l’architecte parisien Léon Ginain, elle fut érigée de 1867 à 1878.

La nef se compose d’un vaisseau central flanqué de bas-côtés, sans chapelles latérales.

À 7:38, le tympan du portail central est décoré du bas-relief La Vierge et l’Enfant Jésus de Gabriel-Jules Thomas. La Vierge assise nous présente Jésus pendant que des enfants leur offrent des produits des champs, plus précisément du blé (à gauche) et des raisins (à droite), une allusion aux Saintes Espèces.

À la croisée du transept, un autel de messe a été érigé. Au-dessus de lui, une croix moderne (due au père Jacques Mérienne et exécutée par l’artiste Joël You) est suspendue sur une plaque transparente (à 7:40).

Au fond de l’église, le voute de la chapelle de la Vierge est décorée d’une grande composition de Joseph Aubert intitulée Le Triomphe universel de Marie (à 7:42).

Son chemin de croix est constitué de quatorze grisailles de style limousin sur fond de cuivre émaillé, créées vers 1878 par l’artiste Frédéric de Courcy. Chaque station est encadrée d’ornements gravés dans la pierre et dorés (à 7:44).

Sous les hautes fenêtres claires du vaisseau central, vingt-deux toiles marouflées illustrent la vie de la Vierge (à 7:46). Elles furent peintes entre 1891 et 1907 par Joseph Aubert.

Le peintre s’est efforcé de renouveler le sujet à la suite de ses voyages en Égypte et en Palestine. Contrairement à la Vierge triomphante représentée sur la voute de la chapelle qui lui est consacrée, la Vierge des toiles de la nef la représente comme une femme ordinaire de Galilée, revêtue d’une robe brodée à la poitrine, portant une ceinture en tissus, un voile et un bandeau, caractéristiques des femmes de Bethléem à la fin du XIXe siècle.

Peint par Félix-Henri Giacomotti, Le repos de la Sainte Famille décore la chapelle Saint-Joseph située dans le transept de gauche (à 7:48).

Le repos de la Sainte Famille, de Félix-Henri Giacomotti

Cette œuvre possède la particularité étonnante de montrer saint Joseph langeant l’Enfant Jésus. Père et Fils sont entourés de Marie et de quatre archanges. Ces dernières sont soit émerveillées par la beauté de l’Enfant-Jésus ou admiratives de l’implication de saint Joseph dans le partage des tâches domestiques (selon la lecture plus ou moins moderne qu’on fait de cette œuvre).

Saint Denis élève à la Sainte Vierge son plus ancien autel au lieu qui s’appellera Notre-Dames-des-Champs est le titre bavard d’un des deux vitraux qui décorent la chapelle de la Vierge (à 7:50).

L’orgue de 1877 est de Cavaillé-Coll. Il fut restauré Schwenkedel en 1973 et Fosseart en 2004.


Détails techniques : Le diaporama contient 217 photos et trois clips vidéo. Deux de ces photos sont à l’infrarouge (à l’aide d’un appareil Lumix GH1 doté d’un objectif Lumix 14-45 mm II). Tout le reste a été fait à l’Olympus OM-D e-m5.

En ordre décroissant d’utilisation, les objectifs furent le M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (180 photos), le PanLeica 25 mm F/1,4 (14 photos), le M.Zuiko 7-14 mm F/2,8 (14 photos), le M.Zuiko 75 mm F/1,8 (3 photos) et l’hypergone M.Zuiko 8 mm F/1,8 (2 photos).


Liste des diaporamas de Paris :
Le Premier arrondissement de Paris — 1re partie
Le Louvre (ou Premier arrondissement — 2e partie)
Le Premier arrondissement de Paris — 3e partie
Aperçu du deuxième arrondissement de Paris
Aperçu du troisième arrondissement de Paris
Aperçu du quatrième arrondissement de Paris — 1re partie
Aperçu du quatrième arrondissement de Paris — 2e partie
Le Cinquième arrondissement de Paris — 1re partie
Le Cinquième arrondissement de Paris — 2e partie
Le Cinquième arrondissement de Paris — 3e partie
• Le Sixième arrondissement de Paris (celui-ci)
Le Septième arrondissement de Paris
Le Huitième arrondissement de Paris
Le Neuvième arrondissement de Paris
Le Douzième arrondissement de Paris
Le Treizième arrondissement de Paris

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Écrit par Jean-Pierre Martel


L’église Saint-Joseph-des-Carmes

3 avril 2016

Préambule

En 1607, Marguerite de Valois, épouse répudiée d’Henri IV, fait débuter à Paris la construction d’un palais auquel une chapelle hexagonale fut ajoutée l’année suivante. Celle-ci était surmontée d’un dôme à lanterne.

Après la destruction de ce palais, survenue quelques années plus tard, il ne subsista que ce lieu de prière, appelé chapelle des Louanges.

En 1617, on l’incorpora à l’église du couvent des Petits-Augustins qu’on construisait de manière contigüe. Si bien que celle-ci devint une chapelle latérale faisant partie de la nouvelle église, dont elle était une structure en saillie.

Abandonnée depuis, l’église de ce couvent fait partie aujourd’hui des bâtiments de l’École nationale supérieure des Beaux-Arts.

Pour certains, cette chapelle palatiale est le premier lieu de prière surmonté d’un dôme à Paris.

Cela est exact. Mais cela n’en fait pas de l’ancienne l’église du couvent des Petits-Augustins, la première une église à dôme tel qu’on l’entend aujourd’hui; ce mérite revient à l’église Saint-Joseph-des-Carmes.

Construction de Saint-Joseph-des-Carmes

Dôme à lanterne de l’église, vu de côté

Le 7 juillet 1613, le jour de la Saint-Élie, Marie de Médicis — deuxième épouse d’Henri IV et régente du royaume depuis son assassinat de celui-ci en 1610 — pose la première pierre de l’église Saint-Joseph-des-Carmes. Il s’agissait d’un édifice en forme de croix latine surmontée d’un dôme.

Les Carmes dont il est question sont des religieux dont l’Ordre fut fondé à la fin du XIIe siècle par des ermites sur le mont Carmel, en Palestine. Officiellement, leur patron est le prophète Élie. Mais ils vouent un culte particulier à Saint Joseph.

Au XVIe siècle, cet Ordre contemplatif donnera naissance à une communauté encore plus rigoureuse appelée Ordre des Carmes déchaux (ou déchaussés, c’est-à-dire sans chaussettes), dont les membres marchaient donc pieds nus dans leurs sandales.

La première messe de leur nouvelle église fut célébrée en 1620, le jour de la fête de la Saint-Joseph. C’était la première église parisienne qui lui était dédiée, et la seconde en France.

L’obéissance des religieux leur fit accepter le contraste saisissant entre la vie de pauvreté voulue par la règle du Carmel et la magnificence de l’église que la régente leur offrit.

Présentation de l’église

Façade de l’église

La façade de style baroque romain est relativement austère. À l’origine, les murs extérieurs du bâtiment étaient enduits de plusieurs couches de chaux de Senlis. Poli à la brosse, ce revêtement brillant portait le nom de Blanc des Carmes.

Les niches de la façade hébergent quatre statues. Tout en haut, la Vierge et l’enfant. En bas, juste au-dessus de l’entrée, saint Joseph (auquel l’église est consacrée). Entre les deux, à gauche, sainte Thérèse d’Avila (réformatrice de l’Ordre du Carmel) et à droite, un évêque barbu dont de je n’ai pas trouvé l’identité.


Note : Pour consulter un guide illustré des termes techniques d’architecture religieuse, on cliquera sur ceci.

 

Nef de l’église

La nef est composée d’un vaisseau central dépourvu de bas-côtés. Avant le transept, les murs latéraux de la nef sont percés de quatre grandes ouvertures qui donnent accès à autant de chapelles latérales richement décorées.

Chœur de l’église

La partie inférieure du maitre autel est ornée d’un bas-relief en marbre attribué à Évrard d’Orléans (mort en 1357). Il représente la Cène, en marbre blanc (sauf le calice du Christ, les mains et les visages des personnages, qui sont bruns). Ce bas-relief provient de l’église abbatiale cistercienne de Maubuisson (dans le département de Val-d’Oise).

La porte du tabernacle est décorée d’un agneau couché. Ce tabernacle est surmonté d’un crucifix placé à l’entrée d’un arc de triomphe supportant un dôme à la surface duquel alternent des gerbes de blé et des grappes de raisins (une allusion aux saintes espèces).

Devant l’autel baroque se trouve un autel de messe moderne dessiné par Philippe Kaeppelin.

En 1624, Anne d’Autriche, épouse de Louis-XIII, offrit le tableau La Présentation de Jésus au temple de Quentin Varin (vers 1570-1634) que l’on peut voir au-dessus de l’autel. Ce peintre maniériste fut le maitre de Nicolas Poussin.

Originellement, cette toile était encadrée très simplement. Mais dès la réception de ce don, Pierre Séguier, protecteur des carmes (et qui deviendra chancelier de France l’année suivante) passe une commande au sculpteur Simon Guillain (1581-1658) en vue de la création d’un retable — en forme de frontispice comportant quatre colonnes corinthiennes en marbre noir — destiné à servir d’écrin à la toile de Quantin Varin.

Confisqué à la Révolution, puis récupéré au XIXe siècle, c’est un des rares retables du XVIIe siècle encore à son emplacement d’origine.

Tambour de la coupole et deux pendentifs

Située à la croisée du transept, la coupole a été peinte en 1663 par le Liégois Walthère Damery (1614-1678). Elle représente le monde céleste au moment de l’enlèvement du prophète Élie dans un char de feu. C’est un des premiers exemples de coupole en trompe-l’œil conservée à Paris.

Représenté également en trompe-l’œil sur le tambour qui supporte cette coupole, le monde terrestre observe la scène avec stupéfaction. Élisée, disciple du prophète, attrape au vol le manteau blanc qu’Élie aurait laissé tomber au cours de son ascension. Ce serait à l’exemple du prophète que les carmes portent depuis une cape blanche à capuchon.

Coupole, tambour et les quatre pendentifs

Également de Walthère Damery, les quatre pendentifs que l’on peut voir sur la photo ci-dessus représentent successivement Saint Jean de la Croix (à 1h, fondateur de l’Ordre des Carmes déchaux), Sainte Thérèse touchée par l’Amour Divin (à 4h, il s’agit de la réformatrice de l’Ordre), Saint Simon Stock recevant le scapulaire par la Vierge (à 7h, c’est un des premiers généraux de l’Ordre) et La Vision de sainte Thérèse (à 11h).

Chapelle du transept de gauche

Logée dans le bras gauche du transept, la chapelle de la Vierge fut aménagée en 1663. Ses éléments — dont la superbe Vierge et l’Enfant-Jésus en marbre blanc — ont été sculptés par Antonio Raggi (1624-1686), un élève du Bernin, d’après (dit-on) les dessins de son maitre.

Cette photo nous laisse également entrevoir le riche pavement de l’église, refait en marbre polychrome en 1711.

Vitrail du transept de gauche

Le vitrail situé dans le haut du bras gauche du transept date de 1863. Il a été créé par Claudius Vavergne (1815-1887). Il s’intitule La Vierge donnant le Rosaire à saint Dominique.

Chapelle Saint-Jacques

Une des deux chapelles latérales à gauche est la chapelle Saint-Jacques. Elle rend hommage à saint Jacques le Majeur, à saint Louis et à saint Dominique.

Restaurée en 2013, cette chapelle fut commanditée en 1635 par Jacques d’Estampes, seigneur de Valencay, qui la dédia à son saint patron, à celui de sa femme Louise de Joigny et à celui de son fils Dominique.

Elle fut décorée par l’Anversois Abraham Van Diepenbeeck (1596-1675), un élève de Rubens.

Quelques années plus tôt, Rubens, aidé d’une multitude de ses élèves, avait créé le vaste Cycle de Marie de Médicis, aujourd’hui au Louvre, mais qui décoraient originellement deux ailes du Palais du Luxembourg.

Ces toiles avaient été peintes en Flandre, dans l’atelier de Rubens.

La décoration ici de la chapelle Saint-Jacques a été créée sur place et constitue donc le plus grand ensemble mural réalisé en France par un Flamand.

Chapelle des Bienheureux-Martyrs-des-Carmes

En face se trouve la chapelle des Bienheureux-Martyrs-des-Carmes.

À l’origine, cette chapelle célébrait le couronnement de la Vierge. De sa décoration baroque initiale, seule la voute subsiste. Elle fut créée vers 1640 par le peintre lorrain Claude Déruet (~1588-1660).

Cette chapelle rend maintenant hommage aux 115 carmes déchaux qui furent massacrés le 2 septembre 1792 dans le jardin adjacent à l’église. Créé au premier tiers du XXe siècle, le reste de la décoration (assez sobre en raison du sujet) est constitué de marbre polychrome et de lambris en bois de couleur taupe, rehaussés de dorure.

La toile au-dessus de l’autel est intitulée La Vierge apparait aux religieux massacrés en septembre 1792, peinte vers 1926-1929 par l’abbé Paul Buffet dans le style pictural nabi.

Orgue

Au-dessus de la sortie, l’orgue repose sur une tribune relativement sobre. L’instrument a été créé en 1902 par le facteur Didier, puis fut profondément modifié en 1971 par la manufacture Beuchet-Debierre. Une deuxième restauration en 1992 fut effectuée par le facteur vosgien Bernard Dargassies.

Cet orgue bloque la lumière qui pénétrait originellement par la façade, orientée vers le sud. Cette orientation était responsable de l’éblouissement de la nef par temps ensoleillé.

Cette clarté intérieure répondait alors à la brillance du revêtement de Blanc des Carmes de la façade, et à la blancheur de la cape des carmes déchaux.

Méconnue de nombreux visiteurs et même de citoyens de Paris, l’église Saint-Joseph-des-Carmes est un lieu de culte de dimension modeste mais qui mérite d’être visité en raison de sa décoration superbe. Au cours de mon voyage à Paris en 2015, j’y ai assisté à la messe en semaine, et cette expérience m’a beaucoup plu.

Détails techniques : Appareil Olympus OM-D e-m5, hypergone M.Ziuko 8 mm F/1,8 (9e et 10e photos) et objectifs M.Zuiko 7-14 mm F/2,8 (2e, 7e et 11e photos), M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (1re, 3e et 6e photos), PanLeica 25 mm F/1,4 (4e et 5e photos), et M.Zuiko 75 mm F/1,8 (8e photo)
  1re photo : 1/640 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 21 mm
  2e  photo : 1/800 sec. — F/2,8 — ISO 800 — 7 mm
  3e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 2500 — 12 mm
  4e  photo : 1/60 sec. — F/1,8 — ISO 2000 — 25 mm
  5e  photo : 1/60 sec. — F/1,8 — ISO 400 — 25 mm
  6e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 800 — 12 mm
  7e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 1000 — 13 mm
  8e  photo : 1/400 sec. — F/1,8 — ISO 200 — 75 mm
  9e  photo : 1/80 sec. — F/1,8 — ISO 1600 — 8 mm
10e  photo : 1/60 sec. — F/1,8 — ISO 800 — 8 mm
11e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 2000 — 14 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le Cinquième arrondissement de Paris (3e partie)

13 janvier 2016

 

 
Sans parcourir un circuit précis, ce troisième diaporama nous fait visiter la partie du 5e arrondissement au sud des rues Cujas (et son prolongement vers l’ouest, soit la rue Clovis), de même qu’à l’ouest de la rue Linné (et son prolongement vers le sud, soit la rue Geoffrot-St-Hilaire).

Cette promenade de six minutes fait une large place à la vie de quartier, en dépit du fait que six sites se distinguent : le Panthéon, les arènes de Lutèce, et quatre lieux de culte (la Grande mosquée de Paris, l’église Saint-Médard, l’église Saint-Jacques-du-Haut-Pas et l’église Val-de-Grâce).

Le Panthéon

En remerciement pour sa guérison, Louis XV ordonna en 1744 la construction d’une église consacrée à sainte Geneviève, la patronne de Paris.

Le site choisi était le sommet d’une lente dénivellation appelée ‘montagne’ Sainte-Geneviève.

Puisque l’église devait être gigantesque, on vérifia si le terrain était en mesure de supporter une telle charge (à elle seule, la coupole pèse 17 000 tonnes).

Or on découvrit que ce terrain était miné par une centaine de puits qui avaient été creusés par les potiers gallo-romains pour en extraire l’argile. Il fallut donc les remblayer et solidifier le tout.

Cela retarda le projet, déjà lent en raison des difficultés de financement et de son ambition.

Débuté en 1758, l’édifice fut complété en 1790.

Mais voilà, la France avait changé de régime politique.

D’église, l’édifice devint en 1791 une nécropole aux grands hommes français.

En 1806, Bonaparte lui redonne sa vocation religieuse : seule la crypte demeura une nécropole.

En 1830, la monarchie de Juillet en décide autrement; ce sera exclusivement une nécropole… jusqu’au Second Empire en 1851 qui décida du contraire.

Finalement, le Panthéon obtiendra sa vocation définitive de nécropole en 1885, sous la Troisième République.

Après avoir sculpté de nouveaux frontons à chaque changement d’affectation, le fronton actuel (à 0:12) a été sculpté en 1837 par Pierre-David d’Angers.

Après 1837, on ne se donne plus la peine de changer le fronton… au cas où. Même chose pour la croix en pierre au sommet du lanternon depuis 1873.

Si cela redevient une église, elle a sa croix. Si c’est le contraire, le fronton y est déjà.

À l’intérieur, on ne trouve pas de mobilier liturgique. Mais les éléments décoratifs reflètent parfois son ancienne vocation religieuse, parfois sa vocation civile.

Au centre de l’édifice, on peut voir le pendule de Foucault (0:27). C’est à l’aide de cet instrument scientifique que Léon Foucault fit la démonstration publique irréfutable, en 1851, de la rotation terrestre.

À 0:41, dans l’abside de l’ancienne église, se trouve le monument La Convention nationale de François Sicard, surmontée de la mosaïque dorée Le Christ enseignant à l’ange gardien de la France les destinées de la patrie d’Ernest Hébert, le tout devant la fresque Vers la Gloire (à 0:43) d’Édouard Detaille.

Dans la crypte (de 0:45 à 0:55), on peut voir, entre autres, les tombes de Voltaire, de Victor Hugo, de Jean-Jacques Rousseau, et de Léon Gambetta.

Vers l’arrière du Panthéon, sur la rue de la Contrescarpe, on aperçoit (à 1:11) les vestiges de l’enceinte du roi Philippe Auguste (1180-1223).

Les arènes de Lutèce

Construites au premier siècle de notre ère et mis à jour vers 1880, les arènes de Lutèce (de 1:27 à 1:56) étaient un amphithéâtre gallo-romain pouvant accueillir dix mille spectateurs.

On y présentait des joutes nautiques, des combats de gladiateurs et des représentations théâtrales.

La Grande mosquée de Paris

Afin de rendre hommage aux 70 000 Musulmans morts pour la France au cours de la Première Guerre mondiale, on décida en 1922 d’édifier la première mosquée de l’Hexagone.

Conçue par l’architecte Maurice Tranchant de Lunel, la mosquée fait partie d’un complexe qui comprend également une bibliothèque, un hammam, un café, un restaurant de même qu’une salle d’étude et de conférence (de 2:00 à 2:38).

Son portail est inspiré de celui de l’université marocaine d’Al Quaraouiyine et son minaret de 33m de hauteur s’inspire de celui de la mosquée tunisienne de Zitouna.

Elle s’organise autour d’un grand patio verdoyant.

La décoration d’inspiration maghrébine de la salle de prières comprend des coupoles dont chacune est décorée différemment.

L’église Saint-Médard

Notre visite de cette église est précédée de la vue (de 3:03 à 3:08) de la maison située en face de cette église, au 134 rue Mouffetard.

En 1929, le rez-de-chaussée de cet édifice était occupé par une boucherie. À la demande du propriétaire, le peintre italien Eldi Gueri réalisa une fresque en sgraffite représentant des scènes champêtres. Il est à noter que dans le guide Le Routard 2015, on écrit plutôt que cette fresque aurait été exécutée par un dénommé Adhigeri (Eldi Gueri?) au XVIIe siècle. Comme quoi l’histoire de Paris se prête à toutes les légendes…

La technique du sgraffite connut un immense succès en Italie et à Prague à la Renaissance, et un regain d’intérêt en Belgique au cours de l’Art nouveau.

Beaucoup d’églises chrétiennes sont en forme de croix latine. Sans transept, l’église de Saint-Médard est plutôt en forme… de robot.

La façade et les trois premières travées — qui correspondent aux jambes de ce robot — datent du milieu du XVe siècle. Presque tout le reste (en orange sur le schéma ci-contre) fut construit entre 1562 et 1620. Seuls le cou et la tête datent du XVIIIe siècle.

C’est comme si, en anticipant l’agrandissement projeté de l’ensemble de l’église, on avait reconstruit en plus large et plus haut le chœur et son déambulatoire dans l’espoir de refaire le début de la nef ultérieurement, ce qui ne fut jamais fait.

Les vitraux du haut de l’abside (à 3:15) sont de 1640 alors que les autres sont du XIXe et du XXe siècle. Ainsi, ceux qu’on voit de 3:21 à 3:25 ont été exécutés à la fin du XIXe siècle par Louis-Charles-Marie Champigneulle.

La chaire (à 3:19) date de 1718.

À 3:29, le bas-relief réalisé par Verrebout en 1888-1889 est intitulé Saint Michel archange apparaissant à sainte Jeanne d’Arc.

À 3:37, la partie supérieure du retable est la toile La mort de sainte Catherine d’Alexandrie, peinte en 1870 par Pierre-Paul Pommayrac. Le triptyque inférieur est anonyme et date du XVIe siècle. À droite, la sculpture de saint Antoine de Padoue a été créée en 1942 par de Marthe Baumel-Schwenck.

À 3:39, il s’agit d’une toile anonyme de 1617 intitulée L’Annonciation et les prophètes.

À 3:41, l’autel de cette chapelle absidiale est surmonté par la toile Sainte Geneviève de Charles Eisen, peintre à ses heures, mais surtout un des plus illustres graveurs de son temps.

Le buffet d’orgue fut exécuté en 1644-1646 par Germain Pilon. L’instrument lui-même, réalisé entre 1765 et 1767, est de François-Henri Clicquot.

De 3:56 à 4:26, nous remontons la rue Mouffetard, une des plus vieilles de Paris.

L’église Saint-Jacques-du-Haut-Pas

Sur un terrain qui, des siècles plus tôt, appartenait à des religieux originaires du village toscan d’Altopascio (un nom signifiant ‘haut plateau’ ou ‘haut pas’), l’église Saint-Jacques-du-Haut-Pas (de 4:42 à 5:02) fut construite de 1630 à 1685 sur les plans de l’architecte Daniel Gittard, un élève de Louis Le Vau.

C’est une église élégante d’une grande sobriété. Ce qui met d’autant plus en relief le décor actuel de la chapelle de la Vierge, créé en 1868 par le décorateur Auguste-Barthélemy Glaize.

L’église Val-de-Grâce

Cette magnifique église à dôme (de 5:06 à 5:39) a fait l’objet d’une description détaillée sur ce blogue, à laquelle les lecteurs intéressés sont invités à se référer en cliquant sur ceci.

Le diaporama se termine par un aperçu du boulevard de Port-Royal, qui délimite le sud du 5e arrondissement.


Détails techniques : Le diaporama contient 144 photos et six clips vidéo pris à l’aide d’un appareil Olympus OM-D e-m5.

En ordre décroissant d’utilisation, les objectifs furent le M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (107 photos), le PanLeica 25 mm F/1,4 (16 photos), le M.Zuiko 7-14 mm F/2,8 (12 photos), le M.Zuiko 75 mm F/1,8 (6 photos) et l’hypergone M.Zuiko 8 mm F/1,8 (3 photos).


Liste des diaporamas de Paris :
Le Premier arrondissement de Paris — 1re partie
Le Louvre (ou Premier arrondissement — 2e partie)
Le Premier arrondissement de Paris — 3e partie
Aperçu du deuxième arrondissement de Paris
Aperçu du troisième arrondissement de Paris
Aperçu du quatrième arrondissement de Paris — 1re partie
Aperçu du quatrième arrondissement de Paris — 2e partie
Le Cinquième arrondissement de Paris — 1re partie
Le Cinquième arrondissement de Paris — 2e partie
• Le Cinquième arrondissement de Paris — 3e partie (celui-ci)
Le Sixième arrondissement de Paris
Le Septième arrondissement de Paris
Le Huitième arrondissement de Paris
Le Neuvième arrondissement de Paris
Le Douzième arrondissement de Paris
Le Treizième arrondissement de Paris

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le Cinquième arrondissement de Paris (2e partie)

7 janvier 2016

 

 
Après un premier diaporama consacré à la partie du cinquième arrondissement qui voisine la Seine, celui-ci nous amène un peu plus au sud, jusqu’à la rue Cujas et son prolongement vers l’ouest, soit la rue Clovis.

Sont en vedette : le musée de Cluny, la Sorbonne, le musée de la Préfecture de police, et deux églises; Saint-Nicolas-du-Chardonnet et Saint-Étienne-du-Mont.

De 0:06 à 0:16, nous voyons l’intérieur de la station de métro Cluny-La Sorbonne, dont la voute est décorée de la signature des personnages célèbres qui ont honoré le quartier.

Le musée de Cluny

Ce musée (de 0:16 à 2:15) présente une des plus riches collections d’Art médiéval au monde.

Il a été aménagé dans les ruines de bains publics romains et dans l’hôtel de Cluny qui leur est adjacent.

C’est entre l’an 75 et l’an 125 de notre ère qu’ont été construits les bains publics de Lutèce, dont il ne reste plus que la salle des bains froids, haute de quatorze mètres.

Quant à l’hôtel des abbés du Cluny — dont on peut voir le blason composé de bandes verticales à 0:20 — il fut construit à partir de 1485.

Parmi les nombreux trésors, on y trouve les têtes (0:53) des statues originelles des rois de Juda sur la façade de la cathédrale Notre-Dame de Paris. Elles furent détruites à la Révolution car on croyait que ces statues représentaient les rois de France. Elles furent vendues comme matériau de construction et n’ont été trouvées, par hasard, qu’en 1977.

À 1:12, il s’agit d’une clé de voute exécutée vers 1280-1290.

De 1:16 à 1:42, on peut voir une suite de tapisseries en laine et soie tissées vers 1500. Cette célèbre série est intitulée La Dame à la licorne. Elle représente les cinq sens.

La salle d’orfèvrerie (de 1:51 à 1:57) renferme, entre autres, une collection remarquable d’émaux champlevés. Ceux-ci sont créés en creusant une surface de métal à l’aide d’un burin et en remplissant les cavités ainsi formées d’émaux qui sont ensuite cuits et polis. Cette technique ressemble à celle du cloisonné.

À 2:04, il s’agit des voutes gothiques de la chapelle de l’ancien hôtel des abbés de Cluny.

La Sorbonne

Deuxième plus vieille université au monde après Bologne, la Sorbonne (de 2:20 à 3:40) fut créée vers 1150 par la fusion en de quelques collèges spécialisés.

En 1622, lorsque Richelieu devient proviseur de la Sorbonne (soit l’équivalent d’un recteur), les bâtiments médiévaux de cette institution sont dans un grand état de délabrement. Il fait tout reconstruire dans le style de son époque.

Abandonnés pendant une décennie à la Révolution, les locaux de la Sorbonne étaient de nouveau en mauvais état. Tout fut rasé de 1884 à 1894 (sauf la chapelle).

Le diaporama présente une visite des salles d’apparat de cette nouvelle Sorbonne, et se termine par une visite de la chapelle, en voie de restauration. Cette dernière a été donnée par l’État aux descendants du cardinal de Richelieu en reconnaissance pour sa contribution au développement de l’université.

Le musée de la préfecture de police

De 3:43 à 3:58, c’est une courte visite de ce musée. Il est consacré à son évolution de la police parisienne, de la création du guet par Louis IX en 1254 jusqu’à aujourd’hui, en passant par l’institutionnalisation de la lieutenance de police sous Louis XIV en 1667.

En dépit de sa facture conventionnelle, c’est un musée très bien fait. On y voit les uniformes selon les époques, les armes des malfaiteurs, le matériel utilisé pour arrêter les suspects ou pour faire enquête sur les scènes de crime, quelques affaires célèbres, etc.

Entre autres, le musée nous présente Alphonse Bertillon, père de l’anthropométrie judiciaire. Avant l’invention de l’empreinte digitale, Bertillon a établi un système de mesures (principalement osseuses) et de caractéristiques corporelles destinées à identifier d’éventuels récidivistes.

L’église Saint-Nicolas-du-Chardonnet

Au XIIe siècle, un terrain en friche de la taille de quelques pâtés de maisons portait le nom de clos du Chardonnet en raison des chardons qui y poussaient abondamment.

Bien plus tard, entre 1656 et 1768, on construisit sur ce lieu une église appelée Saint-Nicolas-du-Chardonnet (4:12 à 4:42).

De manière générale, l’église a été conçue par l’architecte Jacques Lemercier, mort deux ans avant la pose de la première pierre. Son projet a été réalisé par ses successeurs, les architectes-entrepreneurs Michel Noblet et François Levé.

L’élément le plus récent est la magnifique façade qui, étonnamment, date de 1934. Elle fut dessinée par l’architecte Charles Halley. Jusque là, on y pénétrait par le côté gauche de l’église (voir photo ci-contre)

À part cela, l’extérieur du bâtiment a conservé son aspect originel du XVIIe siècle. Quelques œuvres d’art sont également de l’époque mais la majorité d’entre eux sont du XIXe siècle.

La chaire actuelle correspond en gros à celle que Charles Le Brun avait conçue au XVIIe siècle, à l’exception de petits détails décoratifs qui ont disparu et de l’abat-voix qui a été remplacé.

À 4:30, il s’agit du tombeau de Julienne Le Bé, dessiné par son fils, le peintre Charles Le Brun et réalisée par le sculpteur Jean Collignon entre 1668 et 1684. Le Brun a représenté sa mère le jour du jugement dernier, sortant du tombeau en implorant le salut, partagée entre la crainte et l’espérance.

L’orgue actuel provient de l’ancienne paroisse des Saints-Innocents, supprimée en 1787. L’instrument fut restauré entre 1723 et 1725 par François-Henri Clicquot. Son buffet date de 1725.

L’église Saint-Étienne-du-Mont

Lapidé vers l’an 36 ou 37 de notre ère, saint Étienne fut le premier martyr chrétien. Il est à noter que le prénom Étienne correspond à Stephen dans d’autres langues.

Ceci étant dit, nous terminons de diaporama par la visite d’une des plus belles églises de Paris, Saint-Étienne-du-Mont (du Mont car construite dans le quartier de la Montagne-Sainte-Genevève).

Commencée en 1517, elle est achevée en 1626.

L’édifice combine harmonieusement le style gothique du début de sa construction au style Renaissance des derniers éléments ajoutés, dont l’extraordinaire façade. Celle-ci, de forme triangulaire, se dispose sur trois plans légèrement superposés. Cette fantaisie de pierre, conçue par un architecte inconnu, est un chef-d’œuvre.

Abimée sous la Révolution, elle est restaurée par Victor Baltard au XIXe siècle. À 4:50, le fronton Le martyre de saint Étienne (1863) est de Gabriel-Jules Thomas.

Dans beaucoup d’églises parisiennes, un jubé de pierre ou de bois séparait la partie de la nef où prenaient place les fidèles, de la partie plus près du chœur où les religieux avaient le droit d’assister à la messe.

En raison du succès du protestantisme, l’Église catholique sentit le besoin d’enlever cette structure qui masquait partiellement le chœur à la vue des fidèles.

Au XIXe siècle, on a détruit les jubés dans toutes les églises de Paris sauf celui de Saint-Étienne-du-Mont. Cette exception se justifiait du fait qu’il était impossible de le détruire sans fragiliser l’édifice.

Or en entrant dans cette église, on est justement frappé par la beauté de cette arche en dentelle de pierre (sculpté par Biart le père en 1541) qui, après avoir relié deux piliers, se prolonge en deux escaliers en spirale qui montent autour d’eux pour se poursuivre sous forme d’une longue balustrade qui se dirige autour du chœur.

En fait, tout dans cette église est un ravissement; la chaire de 1651 en bois de chêne sculpté par Claude Lestocard sur des dessins de Laurent de La Hyre, la chapelle abritant la chasse de sainte Geneviève (5:14), les clés de voute remarquables, le buffet d’orgue de 1631 — le plus ancien de Paris — sculpté par Jean Buron.

À 5:31, ce vitrail est de 1882. Il représente la procession solennelle de la châsse originelle de sainte Geneviève (fondue à la Révolution) au départ de Saint-Étienne-du-Mont et de l’église Sainte-Geneviève (dont il ne reste que le clocher dans le lycée Henri-IV).

Les plus remarquables vitraux se trouvent derrière l’abside, dans la galerie du « cloître du charnier ». Il ne font pas partie du diaporama.

Strictement parlant, ces verrières ne sont pas des vitraux : ce sont des vitres émaillées. À la différence des autres vitraux de l’église (où le verre est coloré dans la masse), ceux-ci sont des peintures sur verre avec des émaux recuits au four. Ils ont été réalisés au début du XVIIe siècle.

Mutilés et dispersés à la Révolution, ils furent réunis et réajustés dans leur emplacement d’origine en 1834.


Détails techniques : Le diaporama contient 177 photos prises à l’aide d’un appareil Olympus OM-D e-m5.

En ordre décroissant d’utilisation, les objectifs furent le M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (78 photos), le PanLeica 25 mm F/1,4 (43 photos), le M.Zuiko 7-14 mm F/2,8 (37 photos), le M.Zuiko 75 mm F/1,8 (9 photos), l’hypergone M.Zuiko 8 mm F/1,8 (6 photos) et le M.Zuiko 40-150 mm R (4 photos).


Liste des diaporamas de Paris :
Le Premier arrondissement de Paris — 1re partie
Le Louvre (ou Premier arrondissement — 2e partie)
Le Premier arrondissement de Paris — 3e partie
Aperçu du deuxième arrondissement de Paris
Aperçu du troisième arrondissement de Paris
Aperçu du quatrième arrondissement de Paris — 1re partie
Aperçu du quatrième arrondissement de Paris — 2e partie
Le Cinquième arrondissement de Paris — 1re partie
• Le Cinquième arrondissement de Paris — 2e partie (celui-ci)
Le Cinquième arrondissement de Paris — 3e partie
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Écrit par Jean-Pierre Martel


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