Le Patio culturel de Maisonneuve

15 août 2017

Inaugurée en 1981, la Maison de la culture Maisonneuve fut la première à Montréal. À l’origine, elle logeait dans la bibliothèque située au coin des rues Ontario et Pie-IX.

Maison de la culture Maisonneuve

En 2005, elle déménagea tout près, dans l’édifice de l’ancienne caserne de pompier situé de l’autre côté de la rue Desjardins.

Cet édifice a été construit en 1906-1907 par l’architecte Charles-Aimé Reeves (1872-1948) dont la nouvelle demeure était tout près.

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À droite de la Maison de la culture, on a placé l’armoire vitrée nommée ‘Au plaisir des mots’, alimentée par les citoyens du quartier désireux de se départir de livres au profit de ceux qui seraient intéressés.

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À deux pas, on a installé un babillard métallique plutôt bas, au niveau des enfants. Sur celui-ci sont affichés des dessins d’enfants (reproduits sur plaque métallique) illustrant des textes sur le thème de l’enfance.

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Au-dessus de tout cela, sur les vitres de la Maison de la culture, on a cité les cinq poètes québécois suivants : Anne Hébert, Gaston Miron, Marie Uguay et Gérald Godin.

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Entre la Maison de la culture et la Bibliothèque municipale, la rue Desjardins est interdite à la circulation durant l’été.

C’est à cet endroit qu’on a installé des tables, des chaises de jardin et une borne Wifi gratuite de manière à ce que des citoyens puissent y consulter des imprimés ou l’internet pendant que leurs enfants s’amusent dans des carrées de sable. Des séances d’écriture y sont organisées.

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Cet aire de repos se prolonge sur le terrain ombragé de la bibliothèque.

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Entre les rues La Fontaine et Ontario, les arbres de la rue Desjardins affichent des textes sélectionnés par un comité de 25 poètes québécois. J’ai choisi de montrer celui-ci en raison de ces modestes fleurs qu’un citoyen anonyme a ajouté.

Bref, la Maison de la culture Maisonneuve contribue à sa manière à ce plaisir de vivre tout simple qui rend la métropole si conviviale.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectif M.Zuiko 12-40mm F/2,8
1re photo : 1/5000 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 40 mm
2e  photo : 1/1250 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 40 mm
3e  photo : 1/2500 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 18 mm
4e  photo : 1/1000 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 18 mm
5e  photo : 1/4000 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm
6e  photo : 1/2500 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 25 mm
7e  photo : 1/640 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm
8e  photo : 1/500 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 22 mm
9e  photo : 1/500 sec. — F/3,2 — ISO 200 — 31 mm

Le Patio culturel de Maisonneuve
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Écrit par Jean-Pierre Martel


La résidence de Charles-Aimé Reeves (1906)

14 août 2017

Né à Pointe-aux-Trembles en 1872, l’architecte Charles-Aimé Reeves fut très actif. Sa réalisation la plus connue est sans doute le marché Jean-Talon.

L’astrophysicien Hubert Reeves est son petit-fils.

Façade sur le boulevard Pie-IX

Après avoir acheté un lot vacant sur le boulevard Pie-IX en 1905, l’architecte y fit construire l’année suivante une résidence selon ses plans.

Il en occupa le rez-de-chaussée jusqu’à sa mort en 1948. De nos jours, cet appartement porte les numéros civiques 1891-A et 1891-B puisqu’il a été scindé en deux depuis.

De gauche à droite, la façade se divise en trois parties séparées par des murs mitoyens. À gauche, les deux premières sont l’image inversée l’une de l’autre. À droite, la troisième est semblable à la première (sauf qu’elle est la moitié moins profonde, comme nous le verrons plus loin).

Le rez-de-chaussée est rayé horizontalement de pierres de taille chamois qui alternent avec d’autres, grises.

Aux deux étages supérieurs, la façade en briques rouges est percée d’ouvertures rehaussées d’un pourtour en pierre chamois (peinte récemment en blanc).

Haut de la façade

La fausse mansarde est recouverte d’ardoise en écailles de poisson.

Au-dessus des fenêtres du dernier étage, elle fait place à un couronnement en forme de cloche qui, à l’origine, était surmontée d’une pointe de la même hauteur que les fenêtres et qui contribuait à la majesté de l’ensemble.

De biais

À l’avant, l’édifice abrite neuf logements. Chacun d’eux est traversé par un couloir qui donne accès successivement au salon double, à deux chambres fermées, puis à la cuisine à l’arrière.

Celle-ci s’ouvre sur un balcon situé sur le côté de l’immeuble (sur la photo ci-dessus, caché par des arbres). Ces balcons sont partagés avec des logements situés à l’arrière de l’édifice.

Avant l’invention des sécheuses électriques, la cuisine — la pièce la plus chaude de la maison — servait souvent à faire sécher le linge l’hiver. Et l’été, c’est à partir de cette pièce qu’on allait étendre le linge dans la cour arrière.

De nos jours, condamner les locataires à ne faire sécher leur linge qu’à l’intérieur est acceptable dans de nombreuses capitales européennes. Mais cela était contraire aux coutumes québécoises de l’époque.

En décidant de construire des logements à l’arrière, à la place d’une cour, l’architecte maximisait ses revenus locatifs. Toutefois, cela le forçait à fournir à ses locataires une solution alternative permettant le séchage du linge au vent. D’où les balcons latéraux.

Côté gauche de l’immeuble

On accède aux logements à l’arrière par la ruelle située à gauche de l’immeuble. Leurs portes d’entrée semblent être d’origine, contrairement à toutes les autres portes et fenêtres de la maison qui ont été modernisées depuis la construction.

Et puisque du côté opposé, l’immeuble ne longe pas une ruelle, l’existence de balcons de ce côté n’a été possible qu’en raison du fait que le dernier tiers de l’immeuble est moins profond. Voilà pourquoi il y a neuf logements à l’avant et seulement six à l’arrière.

Murale à l’arrière de l’immeuble

L’arrière de l’immeuble est décoré d’une murale de Gwan (en partie saccagée par des tagueurs).

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectifs M.Zuiko 7-14mm F/2,8 (5e photo) et M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (les autres photos)
1re photo : 1/1000 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 15 mm
2e  photo : 1/800 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 22 mm
3e  photo : 1/1000 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 25 mm
4e  photo : 1/1000 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm
5e  photo : 1/800 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 7 mm

La résidence de Charles-Aimé Reeves (1906)
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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le Quinzième arrondissement de Paris

7 août 2017
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Introduction

Avec plus de 240 000 habitants, le quinzième est l’arrondissement le plus peuplé de Paris.

En forme de losange, il occupe une superficie de 8,48 km². Si les 12e et 16e arrondissements ne comprenaient pas respectivement le bois de Vincennes et le bois de Boulogne, le 15e serait le plus vaste de la capitale.

Le diaporama présente trois aperçus de l’arrondissement :
• l’ouest (essentiellement le parc André-Citroën)
• le centre (de la station Javel à la station Vaugirard) et
• le nord (essentiellement les alentours de l’ile aux Cygnes et la tour Montparnasse)

Le parc André-Citroën

Inauguré en 1982 sur le site d’une ancienne usine Citroën, cet espace vert (de 0:04 à 0:36) est une réinterprétation moderne du parc à la française. Au lieu d’un parc symétrique, décoré comme un tapis persan, c’est un parc design très plaisant.

Le Ballon Generali, le plus grand du monde, permet à une trentaine de passagers de s’élever à 150 mètres et d’avoir une vue remarquable sur Paris.

De la station Javel à la station Vaugirard

De 0:43 à 1:04, l’église Saint-Christophe-de-Javel est une des plus belles de Paris. Construite de 1926 à 1930, c’est l’œuvre de l’architecte Charles-Henri Besnard qui a, pour l’occasion, utilisé une technique de son invention : le ciment armé préalablement moulé en usine, à l’abri des intempéries (comme ce fut le cas, beaucoup plus tard, pour le stade olympique de Montréal).

Le choix de ce saint, patron des voyageurs et des automobilistes, a été dicté par la présence, à l’époque de sa construction, des usines Citroën dans le quartier.

C’est Pierre Vigoureux qui a réalisé le haut-relief en ciment moulé de saint Christophe sur le fronton de l’église (à 0:48). C’est également ce sculpteur qui créa les statues nichées à la droite de la nef (à 0:53 et à 0:57).

Sur ce fronton, le fenestrage est composé d’un motif régulier de couronnes d’épines surmontées de fleurs-de-lys séparées de croix. Le texte à droite du saint se lit comme suit : « Ô Dieu, accordez à tous ceux qui viendront dans ce temple implorer vos grâces, la joie de les avoir obtenues.»


Note : Pour consulter un guide illustré des termes techniques d’architecture religieuse, on cliquera sur ceci.

 
Au haut du vaisseau central, les vitraux carrés d’Henri-Marcel Magne (à 0:51) sont des rosaces en ciment moulé. Celui-ci est ajouré de verre coloré. Dans chaque cas, des rayons jaunes irradient à partir d’une croix bleue centrale décorée d’un motif religieux (agneau pascal, colombes, gerbes de blé, etc.). Les jours ensoleillés, ces vitraux rehaussent les murs de taches lumineuses.

Retraçant la vie du saint, les douze toiles marouflées de Jacques Martin-Ferrières (1893-1972), peintes en 1928, couvrent la presque totalité des murs intérieurs de l’église. Celle-ci est ainsi transformée en œuvre d’art. Avec hardiesse, ce coloriste a choisi une dominante de vert kaki, soit une couleur plus associée au camouflage militaire qu’à l’art liturgique.

Du côté droit de la nef, une ouverture donne accès à la chapelle de la Vierge et du Saint-Sacrement (à 1:02). Son autel a été décoré en 1985 par Dominique Kaeppelin.

Entouré d’une toile représentant un chœur d’anges musiciens, l’orgue de Schwendekel date de 1972 (à 1:04).

Sur la rue Saint-Charles, aux environs de son intersection avec la rue de la Convention, on tient parfois un marché aux puces qui fait la joie des chercheurs de trésor (de 1:11 à 1:25).

À 1:35, il s’agit d’un immeuble Art nouveau construit en 1905 par l’architecte Alfred Wagon.

De 1:39 à 1:46, c’est un aperçu de l’église Saint-Jean-Baptiste-de-Grenelle (construite de 1824 à 1828, agrandie un siècle plus tard). De 1:51 à 2:02, c’est le tour de l’église Saint-Lambert de Vaugirard, construite de 1846 à 1853, dont on voit la chapelle absidiale à 2:00.

Une fois par année se tient à Paris un marathon de patins à roulettes qui, en 2015, empruntait la rue Vaugirard (à 2:03)

De 2:07 à 2:35, nous visitons l’éphémère musée Mendjisky (créé en 2014 et fermé en 2016). Situé dans la maison-atelier de Louis Barillet, construite en 1932, ce musée était consacré aux œuvres de Maurice Mendjizky (influencé par Courbet) et de son fils Serge Mendjitsky (inspiré de Seurat).

À 2:37, nous voilà à la pointe sud de l’ile aux Cygnes, une des trois iles de Paris.

Au bout de cet éperon, en 1889 (au centenaire de la Révolution), l’Association américaine de Paris a offert à la ville une réplique miniature de la statue de la Liberté, le regard évidemment tourné vers l’Amérique (répliquant ainsi à l’original new-yorkais, orienté vers la France).

L’ile est traversée par le pont Rouelle (à 2:42) et le pont de Bir-Hakeim, autrefois appelé viaduc de Passy, destiné à permettre le passage du métro (à 2:47).

À l’extrémité Est de ce pont, la statue équestre intitulée La France renaissante a été créée en 1930 par le sculpteur danois Holger Wederkinch.

Construite de 1994 à 1997, la Maison de la culture du Japon à Paris (de 2:50 à 2:55) est l’œuvre de l’architecte britannique Kenneth Armstrong et de son collègue japonais Masayuki Yamanaka.

Comme son nom le suggère, il s’agit d’un centre culturel. On y enseigne le japonais et on y présente des expositions, des spectacles, des films, des conférences et des démonstrations culinaires.

Le soir, illuminé de l’intérieur, l’édifice se transforme en immense lanterne japonaise.

Le diaporama se termine par la visite de la tour Montparnasse, construite de 1969 à 1973.


Détails techniques : Le diaporama contient 97 photos et un clip vidéo, tous pris à l’aide d’un appareil Olympus OM-D e-m5.

En ordre décroissant d’utilisation, les objectifs furent le M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (79 photos), le PanLeica 25 mm F/1,4 (13 photos), le M.Zuiko 75 mm F/1,8 (3 photos) et le M.Zuiko 7-14 mm F/2,8 (2 photos).


Liste des diaporamas de Paris :
Le Premier arrondissement de Paris — 1re partie
Le Louvre (ou Premier arrondissement — 2e partie)
Le Premier arrondissement de Paris — 3e partie
Aperçu du deuxième arrondissement de Paris
Aperçu du troisième arrondissement de Paris
Aperçu du quatrième arrondissement de Paris — 1re partie
Aperçu du quatrième arrondissement de Paris — 2e partie
Le Cinquième arrondissement de Paris — 1re partie
Le Cinquième arrondissement de Paris — 2e partie
Le Cinquième arrondissement de Paris — 3e partie
Le Sixième arrondissement de Paris
Le Septième arrondissement de Paris
Le Huitième arrondissement de Paris
Le Neuvième arrondissement de Paris
Le Douzième arrondissement de Paris
Le Treizième arrondissement de Paris
Le Quatorzième arrondissement de Paris
• Le Quinzième arrondissement de Paris (celui-ci)

Le Quinzième arrondissement de Paris
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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le Quatorzième arrondissement de Paris

31 mai 2017

 

 
Introduction

Sur 5,64 km², le 14e arrondissement était habité en 2011 par 140 317 citoyens. Le pic de population fut atteint en 1954; on y comptait alors 181 414 habitants.

Ce diaporama en présente un aperçu de trois des quatre quartiers du 14e aondissement :
• le quartier de Plaisance (à l’ouest),
• le quartier du Montparnasse (au nord) et
• le quartier du Parc de Montsouris (à l’est).

Le quartier de Plaisance

De 1844 à 1900, Paris accueillit six expositions universelles dont les quatre dernières eurent lieu au Champ-de-Mars (là où se trouve la tour Eiffel).

Afin de loger les ouvriers chargés d’œuvrer à ces manifestations, des milliers de petites maisons misérables furent construites dans le sud de la capitale.

À l’ouest de ce qui est devenu le 14e arrondissement, une petite chapelle de bois est élevée vers 1845. En 1850, elle était déjà fréquentée par 2 000 paroissiens. Cinq ans plus tard, c’est cinq fois plus. Et en 1897, c’est 35 000 paroissiens.

À partir de 1872, pour répondre aux besoins d’une population ouvrière pauvre, la paroisse distribue jusqu’à deux-mille repas par jour, ouvre une garderie pouvant accueillir cent enfants, fonde un patronage pour recevoir les enfants abandonnés, crée une société de secours mutuel et une coopérative de consommation, et organise à domicile le travail des femmes d’ouvriers, leur offrant ainsi une nouvelle source de revenus.

C’est pour ces travailleurs que fut construite l’église Notre-Dame-du-Travail de 1899 à 1901 (de 0:07 à 0:28).

Œuvre de l’architecte Jules-Godefroy Astruc, l’église oppose une façade néoromane austère à un intérieur dégagé où se révèle sa charpente métallique.

Dans les chapelles latérales, des motifs au pochoir inspirés du mouvement Arts & Craft rehaussent des toiles — de Giuseppe Uberti et d’Émile Desouches — qui honorent les saints patrons des travailleurs et des opprimés.

Propice à une gare ou à un dessous de viaduc, l’usage du fer apparent fera scandale à l’époque car jugé incompatible avec le caractère sacré du lieu. Pour d’autres, l’église se rapproche des ouvriers en leur offrant un cadre familier, proche de celui qu’ils connaissent dans le monde du travail, et tente ainsi de recréer un lien privilégié entre les travailleurs et la foi catholique.

Vers l’extrémité sud de la rue Raymond-Losserand, on atteint l’église Notre-Dame-du-Rosaire (de 0:40 à 0:55).

En l’apercevant, on a peine à croire qu’un édifice aussi moderne fut construit dans la première décennie du XXe siècle. En réalité, cette église de style florentin fut construite par l’architecte Pierre Sardou de 1909 à 1911. Mais sa façade, conçue par Bernard Delaye, date de 1977 à 1980.

À gauche de la sortie, la fabrique de l’église affiche les états financiers de la paroisse (à 0:54).

Le quartier du Montparnasse

Notre aperçu de Montparnasse débute par son cimetière (vu de la tour Montparnasse).

Mis en service en 1824, il occupe le sixième du quartier. C’est le deuxième plus grand cimetière du Paris intramuros, avec 42% de la superficie du cimetière du Père-Lachaise. Près de 300 000 personnes y sont inhumées, dont Guy de Maupassant, Charles Baudelaire, Camille Saint-Saëns, Simone de Beauvoir et Serge Gainsbourg.

La tour qu’on y voit à 1:00 est ce qui reste d’un moulin du XIVe ou XVe siècle.

De 1:02 à 1:46, il s’agit de la Fondation Cartier pour l’art contemporain. L’édifice fut construit en 1994 par l’architecte Jean Nouvel. Le cèdre du Liban au milieu de sa façade a été planté par Chateaubriand en 1823.

Au moment de ma visite, ce musée présentait l’exposition Beauté Congo.

À 1:56, nous voyons l’Observatoire de Paris, le plus ancien d’Europe, édifié en 1667.

Devant lui se dresse la statue de l’astronome et mathématicien Urbain Le Verrier. Celui-ci découvrit Neptune et fonda la météorologie moderne française.

À 1:58, c’est la cour intérieure de l’abbaye de Port-Royal, haut lieu du jansénisme sous Louis XIV. D’une grande sobriété, l’édifice a été construit de 1566 à 1569, puis remanié vers 1626.

Le quartier du Parc de Montsouris

C’est sur des carrières désaffectées de Montsouris qu’on créa le parc de Montsouris de 1867 à 1878. Il s’étend sur 0,15 km².

Au sud du parc se trouve la Cité internationale universitaire de Paris. Celle-ci est un groupe des résidences construites pour accueillir des étudiants du monde entier.

Références :
Notre-Dame-du-Travail (Paris), une église au tournant du XIXe siècle et du XXe siècle.


Détails techniques : Le diaporama contient 81 photos prises à l’aide d’un appareil OM-D e-m5, et deux photos prises à l’aide d’un appareil Panasonic GH1 transformé pour prendre des photos infrarouges.

En ordre décroissant d’utilisation, les objectifs furent le M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (49 photos), le PanLeica 25 mm F/1,4 (20 photos), le M.Zuiko 7-14 mm F/2,8 et le M.Zuiko 75 mm F/1,8 (6 photos chacun), le Lumix 7-14 mm F/4,0 et le Lumix 14-42 mm (2 photos chacun).


Liste des diaporamas de Paris :
Le Premier arrondissement de Paris — 1re partie
Le Louvre (ou Premier arrondissement — 2e partie)
Le Premier arrondissement de Paris — 3e partie
Aperçu du deuxième arrondissement de Paris
Aperçu du troisième arrondissement de Paris
Aperçu du quatrième arrondissement de Paris — 1re partie
Aperçu du quatrième arrondissement de Paris — 2e partie
Le Cinquième arrondissement de Paris — 1re partie
Le Cinquième arrondissement de Paris — 2e partie
Le Cinquième arrondissement de Paris — 3e partie
Le Sixième arrondissement de Paris
Le Septième arrondissement de Paris
Le Huitième arrondissement de Paris
Le Neuvième arrondissement de Paris
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Le Treizième arrondissement de Paris
• Le Quatorzième arrondissement de Paris (celui-ci)

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Une troisième murale dans la série consacrée aux quatre éléments

23 mai 2017
Terre d’accueil (2015)

Au reportage de 2014 au sujet des murales des Habitations Jeanne-Mance, il faut ajouter celle-ci, peinte l’année suivante.

Après L’air du temps (2012) et Au fil de l’eau (2013), Phillip Adams a peint Terre d’accueil (2015), dans cette série consacrée aux quatre éléments.

Pour l’instant, cette série comprend donc l’air, l’eau et la terre. Il ne manque plus que le feu.

Ici, le point de vue est celui du mont Royal. De part et d’autre d’un arbre décoré d’un cœur — qui fait écho à celui, bien réel, devant la murale — deux clairières montrent la terre unissant la nature (à gauche) à la ville (à droite).

L’air du temps (2012)
Au fil de l’eau (2013)

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 12-40mm F/2,8 —
1re photo : 1/400 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 15 mm
2e  photo : 1/1250 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 28 mm
3e  photo : 1/1000 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm

Une troisième murale dans la série consacrée aux quatre éléments
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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le Treizième arrondissement de Paris

25 avril 2017

 

 
Introduction

En descendant la Seine vers Paris, le premier arrondissement que l’on rencontre à bâbord (à gauche), c’est le treizième.

Sur une superficie de 7,15km² y vivent 183 260 habitants. Contrairement aux arrondissements centraux de Paris qui se dépeuplent pour faire place à des ministères, des musées ou des entreprises, la population du 13e arrondissement s’est accrue continuellement de 1861 à 2006.

On y trouve peu de sites touristiques.

Le diaporama présente 124 photos en trois parties;
• au nord des boulevards Auguste-Blanqui et Vincent-Auriol,
• le sud-ouest de l’arrondissement et
• le quartier de la Gare.

Au nord des boulevards Auguste-Blanqui et Vincent-Auriol

De 0:09 à 0:11, il s’agit de la Chapelle de la congrégation des Augustines du Saint Cœur de Marie, construite entre 1836 et 1840 par l’architecte Antoine-Casimir Chaland.

Cette chapelle fait maintenant partie d’une maison de retraite privée à but non lucratif.

De 0:32 à 1:08, nous visitons la Manufacture des Gobelins.

En 1447, Jehan Gobelin installe un atelier de teinture sur les bords de la Bièvre, un affluent de la Seine aujourd’hui recouvert. Bientôt reconnu comme le meilleur teinturier d’Europe — notamment en raison des rouges à l’écarlate – il attire la venue de tapissiers flamands.

Deux siècles plus tard, Colbert a l’idée de regrouper sous un même toit les plus grands artisans du luxe français (tisserands, menuisiers, doreurs, etc.), chargés notamment de meubler les demeures royales.

De nos jours, les visiteurs peuvent voir à l’œuvre certains artisans de l’entreprise.

De plus, on y présente des expositions temporaires dont celle consacrée au luxe impérial des campagnes napoléoniennes (0:43 à 0:55).

De 1:17 à 1:21, il s’agit de l’Église Saint-Marcel, inaugurée en 1966 et dédiée au neuvième évêque de Paris. C’est l’œuvre de l’architecte Daniel Michelin. Le vitrail de sa façade est du maitre verrier Henri Guérin.

À partir de 1:23, notre attention se porte sur l’hôpital de la Salpêtrière dont nous ne visiterons que l’église Saint-Louis, par respect pour les patients hospitalisés.

Le mot hôpital vient du nom latin hospitalis qui signifie lieu d’accueil (d’où découle également le mot hospitalité). L’hôpital dont Louis XIV ordonna la création en 1654 servait à accueillir — pour ne pas dire enfermer — les mendiants, les marginaux, les prostituées et les vagabonds qui perturbaient l’ordre public.

Pendant plus d’un siècle, ce fut à la fois une crèche, un asile, un hospice, une prison et une maison de redressement. Cela en fit un lieu complet de répression et de détention.

Et comme il fut construit sur le site d’une ancienne fabrique de poudre à canon, l’hôpital porta le nom de ‘Salpêtrière’ puisque le salpêtre sert à fabriquer des explosifs.

Au moment de la Révolution, c’était le plus grand hospice du monde; près de huit-mille personnes s’y entassaient dont un grand nombre de malades mentaux (jugés incurables à l’époque).

En 1795, le Dr Philippe Pinel y est nommé médecin-chef et commence à traiter certains détenus comme des malades et non des criminels. Il fait de La Salpêtrière un centre de recherche sur la folie.

Les pionniers de la psychiatrie et de la neurologie y ont œuvré. C’est ainsi qu’en octobre 1885, un étudiant en médecine d’origine autrichienne, Sigmund Freud, y fut élève.

De nos jours, c’est un hôpital universitaire à vocation généraliste. C’est ainsi qu’en 1968, on y fit la première transplantation cardiaque d’Europe.

L’institution occupe à elle seule près de cinq pour cent du territoire de l’arrondissement.

Œuvre de l’architecte Libéral Bruant — à qui Louis XIV confia ensuite la construction des Invalides — l’église Saint-Louis fut achevée en 1677.

Il a la forme d’une croix grecque entre les bras de laquelle viennent se fixer quatre chapelles rayonnantes reliées à une chapelle centrale sous un dôme octogonal.

Au total neuf chapelles permettaient de séparer les fous, les débauchés, les contagieux et différentes catégories de malades. Son intérieur est presque nu.

Le sud-ouest de l’arrondissement

Cette partie du 13e arrondissement est le quartier administratif de la Maison-Blanche. Sa partie la plus élevée est surnommée Butte-aux-Cailles (de 1:44 à 2:32).

À l’origine, c’était une colline surplombant la Bièvre. Elle doit son nom à Pierre Caille qui en fit l’acquisition en 1543.

En raison de ses 62 mètres de dénivelé, cette colline venteuse était l’emplacement de choix à la fois de moulins à eau (le long de la Bièvre) et de moulins à vent.

Au XVIIe siècle, ce fut un des sites extraction du calcaire coquiller utilisé comme revêtement des maisons parisiennes.

Ce territoire fut annexé à la capitale en 1860.

En raison de l’exploitation minière passée — qui y a fragilisé le sol — cette colline n’est pas propice à la construction en hauteur. Ce qui fait que l’urbanisme s’y est développé indépendamment du reste de Paris.

De nos jours, elle a l’allure d’un village paisible et charmant.

À 1:46, il s’agit d’un aperçu de la Petite Alsace, un ensemble de quarante maisons de ville à colombage organisées autour d’une cour centrale rectangulaire de 500m².

Cette mini-cité-jardin a été conçue par l’architecte Jean Walter en 1912 pour loger les familles ouvrières de la raffinerie de sucre Say et de l’usine automobile Panhard.

Toujours dans la Butte-aux-Cailles, on trouve l’église Sainte-Anne de la Butte-aux-Cailles (de 1:56 à 2:17).

Construite 1894 à 1912 selon les plans de l’architecte Prosper Bobin, elle repose sur 71 pilotis puisqu’elle est bâtie sur le remblai de couverture de la Bièvre.

Au cours de la Première Guerre mondiale, plus précisément le mercredi 20 octobre 1915, une usine de grenades située à deux-cents mètres explose, soufflant les vitraux de l’église.

Au modeste verre transparent utilisé à la suite de l’explosion suivront les superbes vitraux créés dans la seconde moitié des années 1930 par Mauméjean, également responsable de la mosaïque qui décore les autels.

À 2:24, il s’agit de la piscine de la Butte-aux-Cailles. Elle est alimentée par un puits artésien dont l’eau jaillit spontanément à 28°C.

De 2:34 à 2:41, nous voici au nord-est du quartier de la Maison-Blanche, dans le centre commercial Italie Deux, regroupant 120 boutiques.

Le quartier de la Gare

À l’ouest de l’avenue de Choisy et au sud du boulevard Vincent-Auriol, cette partie du 13e arrondissement s’appelle le quartier de la Gare.

Il doit son nom à une gare batelière aménagée le long de la Seine, immédiatement en amont de la Salpêtrière. Commandé par Louis XV, l’aménagement de cette gare fluviale s’avéra être un gouffre financier : on la laissa inachevée à la Révolution.

Sujet aux inondations, ce territoire marécageux fut longtemps laissé en pâturage. Il ne s’urbanisa qu’à la fin du XVIIIe siècle alors que plusieurs établissements industriels s’installent sur ces terrains qu’on pouvait acquérir pour une bouchée de pain.

De style néoroman, l’église Notre-Dame de la gare (de 2:46 à 3:02) fut construite de 1855 à 1864 par l’architecte Claude Naissant.

La voute étoilée du chœur est l’œuvre du peintre Félix Jobbé-Duval, assisté d’Alexandre Denuelle.

À la partie basse de l’abside, sous les arcs romans qui entourent l’autel (à 2:56, Les Noces de Cana), les toiles marouflées ont été peintes à la fin des années 1950 par Anders Osterlind.

Le grand orgue construit en 1864 par Aristide Cavaillé-Coll (à 3:00).

Le quartier de la Gare est le 50e des 80 quartiers administratifs de Paris. Il renferme un certain nombre de ‘quartiers’ au sens commun du terme. Trois d’entre eux sont le quartier des Olympiades, le quartier asiatique (ou quartier chinois) et le quartier de la Bibliothèque nationale de France.

À la fin des années 1950, certaines parties du quartier de la Gare sont parmi les endroits les plus insalubres de la capitale. On décide donc d’y faire table rase et de créer une nouvelle trame urbaine.

Conçu par l’architecte en chef Michel Holley, le quartier des Olympiades (à 3:11) est un ensemble de tours résidentielles construites de 1969 à 1977.

Inspiré des principes de Le Corbusier, il tire son nom de l’intention originelle de ses promoteurs de doter l’ensemble d’un complexe voué à la pratique d’une vingtaine de disciplines sportives. En réalité, ce complexe ne fut jamais construit.

De 3:14 à 3:32, nous voilà dans le quartier chinois. Il occupe principalement un triangle entre les avenues Choisy, d’Ivry, et le boulevard Masséna.

Contrairement aux apparences, il n’est pas habité majoritairement par des Asiatiques, mais leur sert de lieu de rendez-vous.

De 3:24 à 3:30, il s’agit de l’église Saint-Hippolyte, construite de 1909 à 1924 par l’architecte Jules-Godefroy Astruc.

De 3:34 à 4:08, nous quittons le quartier chinois pour la bibliothèque François-Mitterrand, inaugurée en 1996.

Quatre tours semblables à des livres ouverts sont placés aux quatre coins d’une vaste esplanade. À son centre, celle-ci est percée d’un jardin rectangulaire qui sert de puits de lumière aux étages sous-jacents.

En plus des salles de consultation, l’édifice abrite des expositions temporaires, une librairie, et deux globes de Coronelli — un globe terrestre et un globe céleste (à 3:52) — offerts par le cardinal d’Estrées à Louis XIV.

De 2,3 tonnes chacune, ils ont un diamètre de 4m. Avec ses 1 880 étoiles, ses 72 constellations et ses planètes, le globe céleste représente le ciel le jour de la naissance du Roi-Soleil, le 5 septembre 1638.

À eux deux, ces globes résument l’état des connaissances scientifiques dans les domaines de la géographie et de l’astronomie au XVIIe siècle.

À l’extérieur, on trouve une salle de cinéma (à laquelle on peut accéder de l’intérieur de la bibliothèque) et des cantines mobiles.

La passerelle Simone-de-Beauvoir (à 3:36) permet d’atteindre l’autre rive de la Seine. Sur une longueur totale de 270m, elle possède une portée libre de 180m, ce qui constitue une prouesse technique.

Construite en Alsace, on lui fit descendre le Rhin, emprunter la mer du Nord et la Manche, pour finalement remonter la Seine jusqu’à Paris où elle fut montée et installée en une nuit.

Au passage, on peut voir la piscine flottante Joséphine-Backer. Celle-ci dispose d’un toit amovible permettant de se baigner au grand air l’été.


Détails techniques : Le diaporama contient 124 photos prises à l’aide d’un appareil OM-D e-m5.

En ordre décroissant d’utilisation, les objectifs furent le M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (95 photos), le PanLeica 25 mm F/1,4 (19 photos), le M.Zuiko 75 mm F/1,8 (6 photos), le M.Zuiko 7-14 mm F/2,8 (3 photos) et l’hypergone M.Zuiko 8 mm F/1,8 (1 photo).


Liste des diaporamas de Paris :
Le Premier arrondissement de Paris — 1re partie
Le Louvre (ou Premier arrondissement — 2e partie)
Le Premier arrondissement de Paris — 3e partie
Aperçu du deuxième arrondissement de Paris
Aperçu du troisième arrondissement de Paris
Aperçu du quatrième arrondissement de Paris — 1re partie
Aperçu du quatrième arrondissement de Paris — 2e partie
Le Cinquième arrondissement de Paris — 1re partie
Le Cinquième arrondissement de Paris — 2e partie
Le Cinquième arrondissement de Paris — 3e partie
Le Sixième arrondissement de Paris
Le Septième arrondissement de Paris
Le Huitième arrondissement de Paris
Le Neuvième arrondissement de Paris
Le Douzième arrondissement de Paris
• Le Treizième arrondissement de Paris (celui-ci)
Le Quatorzième arrondissement de Paris

Le Treizième arrondissement de Paris
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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le Douzième arrondissement de Paris

11 février 2017

 

 
Introduction

En descendant la Seine vers Paris, le premier arrondissement que l’on rencontre à tribord, c’est le douzième.

En raison de la taille du bois de Vincennes (9,95km²), cet arrondissement est le deuxième plus vaste (avec ses 16,63km²).

Sa population, croissante depuis la création de l’arrondissement en 1860, atteignait 144 719 personnes en 2013.

La tribu gauloise des Parisii, installée au IIIe siècle avant notre ère sur le territoire de Nanterre (dans la banlieue ouest de Paris), a donné son nom à la capitale française.

Mais en 1991-1992, des fouilles archéologiques ont révélé l’existence d’un village beaucoup plus ancien dans le douzième arrondissement. Celui-ci prospérait entre 4 500 et 3 800 ans avant notre ère. C’est le plus ancien peuplement connu de Paris.

Le présent diaporama rassemble les photos que j’ai prises dans cet arrondissement en 2014 et 2015 : il se compose de quatre parties de longueur inégales.

La chapelle de la Fondation Eugène-Napoléon

Nommé en l’honneur du fils de l’impératrice Eugénie (épouse de Napoléon-III), la Fondation Eugène-Napoléon est une maison d’enseignement construite en 1856 par l’architecte Jacques-Ignace Hittorf, à qui on doit notamment la marie du premier arrondissement et le mobilier urbain de la place de la Concorde.

Sa chapelle à nef unique, sans transept, se termine par une abside semi-circulaire décorée d’une fresque, exécutée par le peintre Félix-Joseph Barrias.

Celle-ci représente l’impératrice, en robe de mariée, entourée de pensionnaires et de religieuses, sous le regard de sainte Catherine, de la Vierge et de l’Enfant Jésus, de même que de saint Vincent de Paul.

Le Viaduc des Arts et la Coulée verte

Jusqu’en 1969, une ligne de chemin de fer surélevée reliait la place de la Bastille à l’ancien canton de Saint-Maur-La Varenne. Cette voie ferrée suivait l’avenue Daumesnil.

Après l’abandon de cette voie ferrée, la ville de Paris a étudié différents projets pour finalement attribuer une double vocation à ce territoire.

Les arches du viaduc qui supportait la voie ferrée ont été fermées de grandes verrières cintrées de bois et sont devenues une succession d’une cinquantaine d’ateliers et de boutiques de métiers d’art qui s’étendent sur plus de 1,3km.

Au-dessus d’eux, l’ancien chemin de fer a fait place à une promenade plantée d’arbres appelée Coulée verte René-Dumont, en l’honneur d’un agronome et pionnier écologiste français décédé en 2001.

Cette partie du diaporama s’ouvre par l’Opéra Bastille qui, parmi les salles d’opéra de la ville, se spécialise dans la présentation des grands opéras italiens ou allemands.

Nous suivons ensuite le Viaduc des Arts pour nous arrêter (de 0:30 à 0:45) à l’église néoromane Saint-Antoine-des-Quinze-Vingts, construite en 1902-1903 sur les plans de l’architecte Josep-Émile Vaudremer.

Puis nous refaisons le même circuit à l’inverse, du haut de la Coulée verte.

À l’Est du Viaduc des Arts

Le troisième volet du diaporama est une très longue promenade qui continue le Viaduc des Arts vers l’Est.

Du boulevard de Bercy, nous suivons l’avenue Daumesnil pour rencontrer successivement :
• la place Félix-Éboué (1:35),
• l’église du Saint-Esprit, en béton armé (de 1:40 à 1:53), construite de 1928 à 1935 sous les plans de Paul Tournon,
• le magnifique palais Art déco de la Porte dorée (de 2:00 à 2:42), construit à l’occasion de l’exposition coloniale de 1931 et dont les étages supérieurs logent le Musée de l’histoire de l’immigration, tandis que son sous-sol sert d’aquarium tropical,
• le bois de Boulogne,
• le Parc zoologique de Paris (à 3:00),
• le Parc floral de Paris (se terminant à 3:35).

À deux pas de ce jardin botanique se trouve le château de Vincennes (de 3:38 à 5:06). Même s’il est situé dans la commune de Vincennes, j’ai choisi de le présenter comme s’il faisait partie du 12e arrondissement.

Résidence royale du XIIe au XVIIIe siècle, le château a conservé une de ses tours médiévales, son donjon du XIVe siècle (récemment restauré), et sa magnifique Sainte-Chapelle (en cours de restauration).

Dans une des chambres du donjon, on prête aux visiteurs une ardoise électronique au travers de laquelle ils ont la possibilité de voir la pièce comme elle était meublée et décorée au Moyen-Âge (4:35 à 5:01).

À 5:02, voici la salle du Trésor. À partir de 1367, cette minuscule chambre, très haute mais étroite, conservait une partie des manuscrits de la couronne (notamment, les titres de propriété des résidences royales). L’or entreposé représentait environ le cinquième du budget annuel des dépenses royales.

Le sud-ouest du 12e arrondissement

Le dernier segment du diaporama présente la partie du 12e arrondissement située au sud de la voie ferrée qui mène à la gare de Lyon.

On y rencontre d’abord la gare de Lyon (de 5:09 à 6:22), construite de 1895 à 1902 et conçue par l’architecte Marius Toudoire.

Cette gare abrite un des plus beaux restaurants de Paris.

Construit pour une société de transport ferroviaire et maritime, ce restaurant est décoré de 41 toiles à la manière d’un prospectus d’une agence de voyages, montrant sous un jour flatteur les différentes villes desservies par le transporteur.

Après la 2e guerre mondiale, jugé démodé, le restaurant fut transformé en comptoir moderne et épuré, à la manière du film Playtime de Jacques Tati.

Après quelques années, il fit faillite. Sans le véto du ministre André Malraux, le restaurant aurait été détruit.

Se rappelant le décor fastueux qui se cachait sous ses habits modernes, des investisseurs firent l’acquisition du restaurant. Le rénover couta une fortune.

Aujourd’hui, on peut en apprécier toute la splendeur d’origine.

Puis le diaporama présente successivement :
• la station de métro de la gare de Lyon (de 6:24 à 6:32),
• l’édifice du ministère des Finances (de 6:33 à 6:36),
• la gare de Paris-Bercy (à 6:37),
• la Cinémathèque française (de 6:39 à 6:44) dont l’édifice a été conçu en 1994 par l’architecte canadien Frank Gehry,
• le parc de Bercy.


Détails techniques : Le diaporama contient 173 photos et cinq clips vidéos pris à l’aide d’un appareil OM-D e-m5.

En ordre décroissant d’utilisation, les objectifs furent le M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (142 photos), le M.Zuiko 7-14 mm F/2,8 (11 photos), le PanLeica 25 mm F/1,4 (7 photos), le M.Zuiko 75 mm F/1,8 (6 photos), l’hypergone M.Zuiko 8 mm F/1,8 (4 photos) et le M.Zuiko 40-150 mm R (3 photos).


Liste des diaporamas de Paris :
Le Premier arrondissement de Paris — 1re partie
Le Louvre (ou Premier arrondissement — 2e partie)
Le Premier arrondissement de Paris — 3e partie
Aperçu du deuxième arrondissement de Paris
Aperçu du troisième arrondissement de Paris
Aperçu du quatrième arrondissement de Paris — 1re partie
Aperçu du quatrième arrondissement de Paris — 2e partie
Le Cinquième arrondissement de Paris — 1re partie
Le Cinquième arrondissement de Paris — 2e partie
Le Cinquième arrondissement de Paris — 3e partie
Le Sixième arrondissement de Paris
Le Septième arrondissement de Paris
Le Huitième arrondissement de Paris
Le Neuvième arrondissement de Paris
• Le Douzième arrondissement de Paris (celui-ci)
Le Treizième arrondissement de Paris
Le Quatorzième arrondissement de Paris

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Hommage à Norval Morrisseau

29 janvier 2017
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Norval Morrisseau (1932-2007) est le plus connu des peintres aborigènes du Canada.

Inspirée des dessins symboliques gravés sur de la pierre par certains peuples autochtones du pays, sa peinture se caractérise par d’épais contours noirs et des couleurs vives.

Dans une ruelle située derrière le Pavillon pour la Paix Michal et Renata Hornstein, la peintre montréalaise Melissa del Pinto a créé en 2016 une murale intitulée ‘Hommage à Norval Morrisseau’, inspirée de son style.

À droite, sous la murale, on peut voir la signature utilisée par Morrisseau dans ses œuvres. En lettres cries (sans leur ponctuation), cela signifie Oiseau-Tonnerre de cuivre.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 25mm F/1,2 — 1/1250 sec. — F/1,2 — ISO 200 — 25 mm

Hommage à Norval Morrisseau
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Écrit par Jean-Pierre Martel


Des murales dans la Petite-Patrie

27 décembre 2016

Cette année, le cadeau que je me suis offert pour Noël est un nouvel objectif photographique.

Et même ce n’était que la veille de Noël, je n’ai pu résister à la tentation de visser cet objectif à mon appareil photo — que j’avais apporté au magasin — et de partir à l’aventure.

À deux pas de chez mon fournisseur, il existe une ruelle anonyme entre la Plaza Saint-Hubert et l’avenue de Chateaubriand.

Sur un peu plus d’un quart de kilomètre — entre la rue de Beaubien et la rue Saint-Zotique — voilà comment une ruelle se transforme en galerie d’Art.

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Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 25mm F/1,2
1re photo : 1/800 sec. — F/1,4 — ISO 200 — 25 mm
2e  photo : 1/1600 sec. — F/1,4 — ISO 200 — 25 mm
3e  photo : 1/1000 sec. — F/1,4 — ISO 200 — 25 mm
4e  photo : 1/1000 sec. — F/1,4 — ISO 200 — 25 mm
5e  photo : 1/1000 sec. — F/1,4 — ISO 200 — 25 mm
6e  photo : 1/800 sec. — F/1,4 — ISO 200 — 25 mm
7e  photo : 1/800 sec. — F/1,4 — ISO 200 — 25 mm
8e  photo : 1/640 sec. — F/1,4 — ISO 200 — 25 mm
9e  photo : 1/1000 sec. — F/1,4 — ISO 200 — 25 mm

Des murales dans la Petite-Patrie
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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le Neuvième arrondissement de Paris

10 décembre 2016

 

 
Situé sur la rive droite de la Seine, le neuvième arrondissement occupe une surface plutôt carrée de 2,2 km² sur laquelle habitent environ soixante-mille personnes.

Quand l’enceinte de Charles V, élargie par Louis XIII, fut détruite à partir des années 1670, ces espaces furent aménagés par Louis XIV en promenades plantées d’arbres.

Au XIXe siècle, lorsque ces grands boulevards s’urbanisèrent, on y ouvrit des guinguettes et des théâtres dits de boulevard. De plus, l’accroissement de la densité urbaine et le cout relativement faible des terrains incitèrent des entrepreneurs à y ouvrir des magasins à grande surface qui révolutionnèrent le commerce au détail.

De nos jours, le neuvième arrondissement porte les traces de ces bouleversements.

Il s’étend du Nord au Sud, de la place Pigalle au boulevard des Capucines, et d’Ouest en Est, de la rue du Faubourg-Poissonnière à la rue d’Amsterdam (et son prolongement au Sud, soit la rue Vignon).

Notre visite du quartier débute réellement par l’édifice emblématique du Second Empire, soit l’opéra Garnier (de 0:42 à 2:35), construit de 1862 à 1875.

Rares sont les salles d’opéra qui se caractérisent par la sobriété. S’il y en a, l’opéra Garnier n’est pas du nombre. Le luxe y est ostentatoire sans jamais tomber dans la vulgarité; dorures, mosaïques, fresques, marbre polychrome, tout y est éclat et majesté.

Parmi les groupes allégoriques qui ornent sa façade, La Danse de Jean-Baptiste Carpeaux fit scandale à l’époque de son dévoilement (à 0:44). De nos jours, l’original est au musée du Quai d’Orsay et ce qu’on voit au grand air est une copie exécutée par le sculpteur Paul Belmondo, le grand-père de l’acteur homonyme.

Précisons que les baignoires dont il est question au-dessus de cette entrée flanquée de cariatides (à 1:05) sont des loges situées sur les côtés du rez-de-chaussée de la salle. Celle-ci n’est que de 1 971 places, ce qui est peu pour une ville comme Paris.

Depuis 1964, son lustre de six tonnes éclaire une œuvre de Marc Chagall (à 2:19) en remplacement de celle, inélégante, qui s’y trouvait jusqu’alors.

De 2:29 à 2:35, il s’agit du musée-bibliothèque de l’opéra Garnier.

De 2:41 à 2:57, nous voici dans le restaurant Bouillon Chartier, construit en 1896 et qui a conservé son décor d’origine. Dans ce restaurant, les serveurs n’écrivent pas votre commande dans un calepin : ils l’écrivent sur le napperon en papier de votre table. C’est sur celle-ci qu’ils calculent l’addition.

À titre d’exemple, voici deux mets qu’on y prépare : le Museau de bœuf vinaigrette en entrée (3,8 euros) et le Pot au feu ménagère (11,2 euros).

De 3:04 à 3:15, il s’agit du magasin amiral de la chaine de grands magasins du Printemps, propriété personnelle de l’émir du Qatar.

À sa création, en 1865 (dans un édifice incendié en 1881), le Printemps offrait des produits de qualité à bas prix. On innovait en pratiquant une politique de prix fixe (donc, pas de marchandage). Le premier jour du printemps, le 21 mars de chaque année, un bouquet de violettes était remis aux clients.

Construit de 1907 à 1910, l’édifice actuel est l’œuvre de l’architecte René Binet.

Entre deux pavillons du Printemps, voici un aperçu de l’église Saint-Louis-d’Antin, seul vestige du cloitre des Capucins qui s’y trouvait (de 3:16 à 3:23). Cette église néoclassique est de l’architecte Alexandre-Théodore Brongniart.

Construite de 1780 à 1782, elle se caractérise par son extérieur d’une extrême sobriété et son revêtement intérieur à la feuille d’or et aux riches couleurs qui rappellent la décoration des villas romaines.

La voute du chœur est ornée de la fresque Saint Louis et saint François adorant le Christ ressuscité d’Émile Signol (à 3:21).

Comme c’est l’habitude dans les églises de l’ordre des Capucins, un seul bas-côté s’y trouve, ici du côté gauche de la nef. Ce bas-côté donne accès à des chapelles latérales, dont celle dédiée à la Vierge (à 3:23). L’autel de celle-ci est surmonté de la Vierge à l’enfant, sculptée par Raymond Gayrard.

De 3:25 à 3:55, nous visitons les Galeries Lafayette, nées de l’acquisition d’une série d’immeubles entre 1894 et 1905.

C’est le plus grand magasin au monde. Les ventes y atteignent parfois six-millions d’euros par jour. Afin de profiter des achats impulsifs des touristes chinois, près de la moitié des employés aux comptoirs des produits de luxe appréciés de cette clientèle — les montres suisses pour homme, par exemple — parlent le mandarin.

Son immense coupole Art nouveau a été conçue par l’architecte Ferdinand Chanut et réalisée par le maitre-verrier Jacques Grüber. Elle date de 1912. Entreposée à Clichy au début de la Deuxième Guerre mondiale, elle fut restaurée en 1973 par le petit-fils de l’architecte initial, selon les plans de l’époque.

À 4:22, il s’agit de l’église de la Sainte-Trinité, construite de 1861 à 1867, où les obsèques du compositeur Hector Berlioz furent célébrées en 1869.

Voilà qui termine cette brève visite de cet arrondissement.


Détails techniques : Le diaporama contient 118 photos et deux clips vidéos pris à l’aide d’un apparel OM-D e-m5.

En ordre décroissant d’utilisation, les objectifs furent le M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (74 photos), le M.Zuiko 12 mm F/2,0 (12 photos), le PanLeica 25 mm F/1,4 (10 photos), le Lumix 7-14 mm F/4,0 (9 photos), le M.Zuiko 7-14 mm F/2,8 (6 photos), l’hypergone M.Zuiko 8 mm F/1,8 (5 photos) et le M.Zuiko 75 mm F/1,8 (2 photos).


Liste des diaporamas de Paris :
Le Premier arrondissement de Paris — 1re partie
Le Louvre (ou Premier arrondissement — 2e partie)
Le Premier arrondissement de Paris — 3e partie
Aperçu du deuxième arrondissement de Paris
Aperçu du troisième arrondissement de Paris
Aperçu du quatrième arrondissement de Paris — 1re partie
Aperçu du quatrième arrondissement de Paris — 2e partie
Le Cinquième arrondissement de Paris — 1re partie
Le Cinquième arrondissement de Paris — 2e partie
Le Cinquième arrondissement de Paris — 3e partie
Le Sixième arrondissement de Paris
Le Septième arrondissement de Paris
Le Huitième arrondissement de Paris
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