Le thé juste pour soi

15 avril 2015
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La compagnie japonaise Kinto fabrique un modèle de tasse unidose appelé Unimug, au prix de 17,50$ (soit environ 13 euros).

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La tasse proprement dite est en verre (capable de supporter un choc thermique de 120 degrés Celsius), tandis que l’infuseur et le couvercle sont en plastique (plus précisément en copolyester).

Si la tasse est toujours transparente, l’infuseur et le couvercle peuvent être incolores (le modèle ci-dessus), ou teintés bourgogne, miel, gris bleuté, ou gris.

Il est à noter qu’à l’usage, le thé finit par ternir et tacher l’infuseur (comme on peut le voir sur l’image ci-dessus).

En principe, la tasse Unimug a une capacité de 350ml. Toutefois, lorsqu’on tient compte du volume occupé par l’infuseur et les feuilles de thé, la capacité réelle de l’ensemble est de 250ml. L’avantage de ce produit est donc de permettre d’infuser exactement une seule tasse de thé.

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On commence donc par mesurer 250ml d’eau, qu’on porte à l’ébullition.

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Pendant que l’eau chauffe, on mesure 5g de feuilles de thé.

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Selon le type de thé, on laisse infuser entre trois et cinq minutes.

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Puis, on retire l’infuseur et on le laisse égoutter sur la face interne du couvercle.

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L’étape la plus longue et la plus agréable est évidemment la dégustation…

Détails techniques : Appareil Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 12-40mm F/2,8
1re photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 640 — 32 mm
2e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 1250 — 40 mm
3e  photo : 1/100 sec. — F/2,8 — ISO 2000 — 40 mm
4e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 800 — 17 mm
5e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 1000 — 17 mm
6e  photo : 1/100 sec. — F/2,8 — ISO 1250 — 40 mm
7e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 2500 — 26 mm

Le thé juste pour soi
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Les OGM au Canada, en 2015

30 mars 2015

Superficie_OGM
 
C’est plus tôt ce mois-ci que le Réseau canadien d’action sur les biotechnologies a remis son rapport au sujet des OGM (organismes génétiquement modifiés). En voici les grandes lignes.

Il y a quatre grandes cultures GM dans le monde : le maïs, le soja, le coton et le canola. Ensemble, ces quatre cultures représentent 99 % des superficies de cultures GM dans le monde.

Les trois quarts des superficies mondiales consacrées aux OGM le sont aux États-Unis (40% des surfaces), au Brésil (23%) et en Argentine (13%). Dans chacun de ces trois pays, le pourcentage des terres arables utilisées à la culture des GM est de 47% aux États-Unis, 58% au Brésil et 61% en Argentine.

Au Canada, on trouve quatre cultures GM. Elles représentent 6% des surfaces mondiales consacrées aux OGM. Les cultures GM occupent 25% des terres arables du pays. Ces cultures sont le canola, le maïs, le soja et la betterave à sucre. Presque tout le canola et la betterave à sucre cultivés au Canada sont GM, ainsi qu’une grande partie du maïs et moins des deux tiers du soja.

Le gouvernement canadien étudie actuellement la possibilité d’approuver la toute première pomme GM (qui serait le premier fruit GM cultivé au pays) et le premier animal GM destiné à la consommation humaine dans le monde (un saumon GM).

Sur les tablettes de nos épiceries, en plus d’y offrir les OGM produits au Canada (ou les mêmes produits provenant de l’étranger), on trouve quatre autres OGM, tous importés des États-Unis : l’huile de coton, la papaye, les courges et les produits laitiers.

Dans le cas précis du maïs, celui destiné à l’alimentation du bétail et à la production d’huile de cuisson est à plus de 80% GM. Par opposition, les variétés de maïs sucré GM — les épis de maïs pour consommation humaine — ne sont pas très populaires.

En 2014, le Réseau canadien d’action sur les biotechnologies et Vigilance OGM ont testé des échantillons de maïs sucré frais; sur les 137 échantillons provenant de neuf provinces, il n’y avait qu’un seul échantillon GM.

Référence : Mais où sont donc les OGM?

Les OGM au Canada, en 2015
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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le sirop d’érable pur comme boisson énergétique

26 mars 2015


 
Avant-propos : Trois mois après la publication en mars 2015 du présent texte — qui mettait en vedette un produit énergétique américain à base de sirop d’érable, soit UnTapped, ci-dessus — un produit analogue apparaissait sur le marché québécois sous le nom de ReKarb (ci-dessous).

Le texte originel paru en mars 2015 a donc été modifié pour tenir compte de cet ajout.


 

 
Terminologie

Une boisson énergisante stimule la concentration mentale. Exemples : café, thé, Red Bull™.

Une boisson énergétique — le sujet d’aujourd’hui — en est une qui vise à aider les sportifs à remplacer l’eau, les électrolytes et les calories perdus lors de l’exercice physique intense. Exemple : Gatorade™.

Historique

En 2012, la Fédération des producteurs de sirop d’érable du Québec avait tenté de promouvoir un cocktail à base de sirop d’érable en tant que boisson énergétique.

Toutefois, cette campagne fut un échec, probablement parce que ce n’est pas tous les sportifs qui ont le gout de s’adonner à la préparation de leur boisson énergétique.

On attendait donc qu’un entrepreneur prenne l’initiative de créer des pochettes unidoses de sirop d’érable, prêtes à l’emploi.

UnTapped vs ReKarb

C’est au printemps de 2015 qu’un acériculteur du Vermont décida de combler ce besoin en offrant sous la marque UnTapped, des pochettes de 41g de sirop d’érable pur.

Peu de temps après, l’entreprise québécoise Carbure à l’érable lançait un produit similaire sous le nom de ReKarb.

Chaque pochette de ReKarb contient 36g de sirop d’érable auquel on a ajouté 100mg de sel de mer. Toutefois l’entreprise offre également des pochettes auxquelles s’ajoute un troisième ingrédient, soit une certaine quantité de cacao ‘pur’.

Vendu à l’unité (2,75$) par les marchands autorisés, ReKarb est également offert sur l’internet en boites de 24 pochettes, directement du fabricant.

Dans le cas précis d’une boisson énergétique, l’ajout d’une petite quantité de sel est préférable puisqu’il permet de compenser en partie ou en totalité les pertes sodiques causées par la transpiration. Voilà pourquoi ReKarb est préférable à Untapped. Et puisqu’il s’agit ici de sel de mer et non de sel ordinaire, ReKarb apporte aussi un grand nombre de sels minéraux, en faible quantité.

Contrairement à ce qu’on pourrait croire, le sirop d’érable n’a pas le gout hypersucré d’autres édulcorants comme le miel. Et pour avoir testé le gout du sirop d’érable auquel j’avais ajouté trois fois plus de sel que ReKarb, je suis en mesure d’affirmer que cela n’est pas désagréable.

Sirop d’érable vs Gatorade™

Le sirop d’érable est composé principalement de deux ingrédients : 67,9% de sucrose (le sucre de table) et 32,4% d’eau.

Le fabricant d’UnTapped prétend que son produit possède un faible indice glycémique. Cela est très douteux puisque le sucrose est un disaccharide (glucose + fructose), rapidement métabolisé par l’organisme.

Il semble que la composition du Gatorade™ varie selon les pays. Elle varie même selon les époques. Dans les épiceries situées près de chez moi, on trouve de ces temps-ci essentiellement le Gatorade™ ‘Perform’.

Si ReKarb contient 100mg de sel, le format de 710ml de Gatorade™ ‘Perform’ en contient trois fois plus.

De plus, ReKarb contient 70mg de potassium (vs 80mg pour le Gatorade™), 33mg de calcium (aucun pour le Gatorade™), 7mg de magnésium (ce qui est peu – le Gatorade™ n’en contient pas du tout), 0,5mg de zinc (aucun pour le Gatorade™) et surtout, possède un pH d’environ 7,4 (alors que celui du Gatorade™ est presque aussi acide que le jus d’orange, avec un pH de 2,95).

Il est étrange que le Gatorade™ soit si acide. Au cours d’un exercice intense, les muscles qui fonctionnent en anaérobie dégradent le glucose en acide lactique. La chute de pH qui en résulte nuit à la synthèse d’ATP et conséquemment, à la contraction musculaire. Boire un liquide acide s’oppose aux moyens du corps de neutraliser l’acide lactique et prolonge donc la fatigue.

Au contraire du Gatorade™, le sirop d’érable contient 54 antioxydants dont 2mg de polyphénols. La valeur ORAC (Oxygen Radical Absorbance Capacity) du sirop d’érable est comparable à celle de fruits et légumes courants de notre alimentation, comme le brocoli.

La pochette ReKarb représente un apport calorique de 86kcal (vs 180kcal pour son concurrent). Pour cette raison, ces produits ne sont probablement pas appropriés pour le sportif diabétique.

Les avantages des boissons énergétiques sont probablement faibles pour les exercices modérés qui durent moins de 45 minutes. Pour les exercices violents ou prolongés, elles permettent de reconstituer rapidement les réserves de carburants du corps.

Références :
Boisson énergétique
Boisson énergisante
Caractéristiques chimiques et nutritives du sirop d’érable
Is maple syrup the new athletic superfuel?
L’origine des boissons énergisantes
The Gourmet-O-Matic™ pH of Common Beverages Guide
Sirop d’érable
UnTapped: Pure Maple Syrup

Paru depuis :
Anti-inflammatory properties of quebecol and its derivatives (2015-11-27)
L’aliment sous la loupe: sirop énergétique à l’érable (2016-03-10)

Le sirop d’érable pur comme boisson énergétique
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Écrit par Jean-Pierre Martel


La décaféination

21 février 2015
Grain de café

Les deux principales espèces de caféiers sont l’arabica (Coffea arabica, responsable de 74% de la production modale de café) et le robusta (Coffea canephora).

La teneur en caféine des grains d’arabica varie de 1,2 à 1,6% alors que ceux du robusta en atteignent de 1,6 à 2,6%.

Pour respecter les normes, un café est qualifié de décaféiné lorsqu’il contient 0,1% de caféine quand il s’agit de café en grains (moulu ou non). La teneur maximale est de 0,3% dans le cas d’un café soluble. Cette décaféination s’effectue avant la torréfaction des grains.

Comment retire-t-on la caféine des grains de café ?

Extraction à l’eau

L’eau peut faire l’affaire. Toutefois, ce solvant a le défaut de retirer également une partie de la saveur du café.

On passe donc l’extrait aqueux au travers du charbon de bois activé, ce qui retient la caféine et laisse passer une bonne partie de ce qu’on n’aurait pas dû enlever.

Il suffit de remettre l’eau avec les grains, d’évaporer le tout, et obtenir un café pas si mal.

Extraction aux solvants organiques

Les solvants chlorés — trichloréthylène et dichlorométhane, notamment — sont plus sélectifs. C’est également le cas de l’acétate d’éthyle, plus écologique.

Ces solvants retirent la caféine des grains, sans affecter de manière substantielle l’arôme du café.

On distille ensuite le solvant afin de le récupérer et on obtient de la caféine — qu’on raffine parfaitement ensuite — afin de la vendre aux fabricants de boissons énergétiques.

Extraction au dioxyde de carbone liquéfié

Le dioxyde de carbone est communément appelé gaz carbonique. Ce sont les bulles du champagne ou une partie de l’air que nous expirons.

À basse température ou sous haute pression, le gaz carbonique devient liquide. Il est incolore, inodore, non inflammable et non toxique. Il est capable de retirer 97 à 99% de la caféine du café. Pour toutes ces raisons, c’est le mode d’extraction le plus populaire.

Références :
Décaféination
Le CO2 supercritique appliqué à l’extraction végétale
Gaudette R. Secrets botaniques du café. Quatre-temps 2015; vol. 38 no 4: 18.

Détails techniques de la photo : Olympus OM-D e-m5 + tubes d’espacement de 16 mm et de 10 mm + objectif M.Zuiko 40-150mm R — 1/20 sec. — F/4,0 — ISO 6400 — 40 mm

La décaféination
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Une tentation dominicale…

16 mars 2014


 
C’est toujours avec ravissement qu’on peut contempler les vitrines de la succursale des Glaceurs située au 1245 de la rue University.

Voici ce qu’on pouvait y voir cet après-midi.

À lire également : Une gourmandise pour la rentrée scolaire

Détails techniques des photos : Appareil Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 12-40mm F/2,8
1re photo : 1/100 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 26 mm
2e  photo : 1/100 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 28 mm
3e  photo : 1/125 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 28 mm

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À quoi sert l’Agence canadienne d’inspection des aliments ?

8 janvier 2014

Pendant deux ans, plus précisément entre septembre 2011 et septembre 2013, 45,8% des fruits et légumes biologiques inspectés par l’Agence canadienne d’inspection des aliments contenaient des traces de pesticides.

Les produits les plus souvent atteints étaient les raisins, les fraises et les pommes alors que ceux qui ne l’étaient le moins étaient les carottes.

La plupart des produits testés étaient importés; seulement un cinquième avaient poussé au Canada.

Selon le directeur général de l’Association pour le commerce de produits biologiques, Matthew Holmes, les consommateurs de produits bio ne doivent pas s’attendent à un taux de pesticides nul dans les produits biologiques.

Effectivement, pendant des décennies, les pesticides ont tellement été utilisés qu’on en trouve partout.

De plus, des traces ne sont que des traces, c’est-à-dire des quantités insignifiantes. Qu’on en trouve un peu partout — y compris dans l’alimentation bio — ne dépend que du perfectionnement des méthodes pour les déceler. Donc, en soi, cela n’a rien de scandaleux.

Toutefois, ce qui est inquiétant, c’est d’apprendre que 1,8% de ces aliments contenaient tellement de pesticides qu’ils dépassaient les normes permises pour des aliments, qu’ils soient biologiques ou non. Dans la majorité des cas, il s’agissait de fongicides, utilisés afin de contrôler le développement de champignons et de moisissures.

Donc, lorsque cette contamination cesse d’être au niveau de traces mais devient tellement importante qu’elle dépasse les normes, l’Agence canadienne d’inspection des aliments se contente de regarder le train passer.

D’où la question : à quoi ça sert d’avoir des normes quand on ne fait rien pour les faire respecter ?

Pour sa défense, l’Agence affirme qu’elle n’a rien fait parce que la santé du public n’a pas été mise en danger.

La belle excuse.

Normalement, des normes sont édictées sous la recommandation d’experts. À l’examen de la littérature scientifique, ces experts estiment qu’il est raisonnable d’interdire la consommation d’aliments contaminés au-delà d’un certain niveau.

Mais depuis des années, le gouvernement Harper abdique de ses responsabilités de protéger le public. Dans le transport ferroviaire, on a vu le résultat.

Pour ce qui est de notre sécurité alimentaire, on se contente de documenter les infractions observées, sans intervenir. Le gouvernement conservateur se fait donc complice des fraudeurs qui violent ses propres normes de salubrité.

De plus, le Canada sert ainsi de dépotoir aux producteurs étrangers dont les produits seraient saisis aux États-Unis : grâce au laxisme de ceux qui sont responsables de notre sécurité, ces producteurs savent qu’ils peuvent impunément écouler leur marchandise au Canada.

Référence : Près de la moitié des aliments bio contaminés aux pesticides

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Les macarons français

29 décembre 2013
Macarons de La Maison du macaron, à Montréal

Le macaron est un petit gâteau granuleux et moelleux à la forme arrondie, d’environ 3 à 5 cm de diamètre, dont la recette — composée de poudre d’amande, de sucre à glacer, et de blancs d’œufs — s’apparente à celle de la meringue.

À l’origine, les macarons français étaient assez semblables aux maccherones vénitiens.

Il faudra attendre le XIXe siècle pour que des pâtissiers parisiens aient l’idée d’unir les coques de macarons deux par deux à l’aide d’une garniture sucrée.

La mode de cette nouvelle friandise a contribué à la popularité des salons de thé. D’abord Pons, aujourd’hui disparu, et surtout Ladurée, qui eut l’idée de les colorer selon leur parfum.

À l’époque, la plupart des cafés étaient réservés aux hommes : dans les salons de thé, les femmes étaient admises librement.

Si, de nos jours, les macarons sont offerts dans toute pâtisserie digne de ce nom, cela n’était pas le cas il y a quelques décennies.

Ladurée, au 21 rue Bonaparte, à Paris

C’est ainsi que j’ai goûté pour la première fois à un macaron à l’occasion d’une visite à l’établissement Ladurée situé sur la rue Bonaparte, en 1984.

On les vendait à la pesée. C’était une fortune du kilo. J’avais demandé le prix pour un macaron. Le vendeur avait été voir son supérieur pour savoir quel prix il devait me charger.

J’avais quitté l’établissement avec ce macaron (dont je ne me rappelle plus la saveur) et une pâtisserie en forme de bouche appelée « Le Baiser de Ladurée », en vedette dans la vitrine ci-dessus.

En 2006, les macarons Ladurée apparaissent dans le film Marie Antoinette de Sofia Coppola. C’est également à cette époque que sont nés les macarons dont la garniture possède une saveur différente de celle des coques, ou des coques de saveurs différentes.

Les macarons avec garniture se conservent entre 5 jours et deux semaines au réfrigérateur. Pour une conservation prolongée, on les placera au congélateur.

Références :
Ladurée
Macaron
Macarons rose bonbon
Recette Macarons au chocolat de Christophe Morel
Recette Macarons français (vanille, chocolat, framboises, pistaches)

Détails techniques :
1re photo : Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 — 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 1600 — 21 mm
2e  photo : Canon Powershot G6 — ISO 50 — 7,2 mm

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L’huile et les graines de tournesol

18 septembre 2013
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L’huile de tournesol contient 66% d’oméga-6 (polyinsaturé) et 20% d’oméga-9 (mono-insaturé). C’est l’huile la plus riche en oméga-6, après l’huile de carthame et d’œillette.

Son remarquable pouvoir pénétrant en fait une excellente huile de massage.

À cause de son insaturation, cette huile n’est pas propice à la cuisson; lorsque chauffée, elle crépite et bondit partout hors de la poêle.

Cette insaturation fait en sorte également de cette huile s’oxyde très facilement. Laissée à l’air libre, cette huile donne naissance spontanément à des dérivés polycycliques cancérigènes. On doit donc la conserver au réfrigérateur.

Normalement, elle ne goute rien. Lorsqu’elle acquiert le gout des graines de tournesol vendues en sachets, c’est que cette huile s’est oxydée et conséquemment, doit être jetée.

Lorsqu’on les cueille directement sur la fleur à maturité, les graines de tournesol ne goutent rien. Pourtant, vendues en sachets comme collation, celles-ci développent un goût particulier qui indique leur oxydation.

Pourquoi les graines de tournesol, exposées à la petite quantité d’air à l’intérieur des sachets, s’oxydent-elles alors que celles toujours sur la plante, exposées au soleil et au grand vent, ne s’oxydent-elles pas ? C’est que les graines reliées à la plante reçoivent sa sève et ses substances nutritives qui empêchent leur oxydation.

Je n’ai pas de preuves que les graines de tournesol en sachets soient néfastes. Mais je soupçconne qu’elles le sont. La question que je me pose est la suivante : étant donné la susceptibilité de l’huile de tournesol à l’oxydation, pourquoi les fabricants de sachets de graines de tournesol ne les vendent-ils pas sous vide ?

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif Lumix 12-35mm F/2,8 — 1/400 sec. — F/5,6 — ISO 200 — 28 mm

L’huile et les graines de tournesol
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Quel poisson mangez-vous ?

22 février 2013
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Créée en 2001, Oceana est une entreprise américaine sans but lucratif qui milite pour la survie des espèces marines menacées et qui lutte contre la pollution océanique.

De 2010 à 2012, cette entreprise a mené la plus vaste enquête à ce jour relative à l’étiquetage des produits de la pêche, analysant 1 215 échantillons recueillis auprès de 674 points de vente — magasins d’alimentation et restaurants — répartis dans 21 états américains.

Les tests d’ADN ont révélé que le tiers des poissons offerts en vente aux États-Unis ne sont pas ce qu’ils sont censés être. De manière générale, le poisson de substitution est moins désirable, plus économique ou plus facilement disponible.

L’étiquetage était faux dans une proportion très variable selon les États américains. La fraude la plus élevée (56%) fut rencontrée en Pennsylvanie, suivie de près par le sud de la Californie (52%), alors que la proportion la plus faible se rencontrait à Seattle (dans l’État de Washington).

La fraude était la plus faible à l’épicerie (18% des cas), plus élevée dans les restaurants « ordinaires » (38%) et maximale dans les restaurants de sushis (74%). À Austin, au Texas, tous les échantillons de sushi étaient faux.

Les poissons les plus touchés étaient les vivanneaux ou Red Snapper, qui étaient souvent autre chose dans 94% des cas (du tilapia, en particulier, dont les filets sont presqu’identiques). Quant au thon blanc, dans 84% des cas c’était un escolar, soit un membre d’une espèce de poisson pouvant provoquer de graves troubles digestifs.

Des poissons à haute teneur en mercure ou déconseillés aux femmes enceintes étaient vendus à la place de poissons inoffensifs.

Assez distinctif, le saumon est le mieux étiqueté, avec seulement 7 % de fraudes. Ces dernières concernent surtout le saumon d’élevage vendu pour du poisson sauvage (plus dispendieux).

Le rapport conclut en faveur de la mise sur pied aux États-Unis d’un système de traçabilité – un système qui pourra suivre les poissons du bateau à l’assiette – comme c’est déjà le cas en Europe.

Références :
États-Unis : un tiers des poissons vendus avec une étiquette frauduleuse
Oceana
Oceana Study Reveals Seafood Fraud Nationwide
Document : Oceana Study Reveals Seafood Fraud Nationwide

Paru depuis : L’importance de la traçabilité des aliments (2015-03-21)

Détails techniques de la photo : Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 12mm F2,0 — 1/60 sec. — F/2,0 — ISO 1600 — 12 mm

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Alerte mineure aux pignons (ou noix) de pin

16 janvier 2013
© 2013 – Radio-Canada

Les pignons de pin sont de petites graines pâles tirées des pommes de pin (appelée cocottes au Québec). Quatre espèces de pin produisent des pignons comestibles :
  • le Pinus pinea (pin parasol) d’Europe occidentale et d’Afrique du Nord,
  • le Pinus edulis (pin pignon) du sud-ouest des États-Unis,
  • le Pinus koraiensis (pin de Corée) du nord-est de l’Asie, et
  • le Pinus cembra (pin cembro ou pin arolle), une espèce rustique présente dans plusieurs régions du Québec.

Comestibles ou non, tous les pignons de pin ont une composition chimique assez semblable. Toutefois ceux qui sont toxiques contiendraient des concentrations beaucoup plus importantes d’un ester d’acide gras qui déclenche, 24 à 48h après sa consommation, une amertume tellement intense qu’il y a disparition de toutes les autres saveurs et ce, pendant plus d’une semaine. Après cet épisode, tout revient à la normale.

Les premiers cas ont été recensés en Angleterre en 2001. À l’été 2009, plus de 800 cas ont été répertoriés en France. Au Québec, les premiers cas sont survenus en même temps qu’en France : on en compte plus de 170 depuis le 1er avril 2009. Leur nombre régresse d’année en année au Québec depuis de temps; on n’en compte plus que trois depuis avril 2012.

Dans les faits, on trouve à l’épicerie essentiellement que des pignons de pin parasol (importées surtout d’Espagne) et de pin de Corée (importées de Chine ou du Pakistan), de formes très différentes (photo ci-dessus).

À ce jour, tous les pignons suspects proviennent de Chine. Il semble que le problème soit lié à une confusion entre une espèce non comestible (Pinus armandii) et le pin de Corée. Les pignons toxiques ont une petite taille comme les pignons de Corée mais sont moins coniques et sont plus beige (c’est-à-dire moins jaunes).

Conclusion : achetez de préférence des pignons importés d’Espagne, même s’ils sont deux fois plus chers. Sinon, assurez-vous de leur couleur jaunâtre, ce qui est possible lorsqu’on les achète frais, mais qui est très difficile après cuisson, au restaurant.

Références :
Fiche technique : Pignons de pin
Intoxication aux pignons de pin
Pignons de pin : goût amer après consommation

Alerte mineure aux pignons (ou noix) de pin
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