Pétales et sépales ou tépales

12 juillet 2017

Fleurs aux pétales et sépales distinctifs

À l’origine, un bourgeon n’est qu’un petit amas de cellules végétales indifférenciées.

Durant sa maturation, il donne habituellement naissance à deux enveloppes emboitées. L’une et l’autre sont destinées à protéger ses organes reproducteurs.

Hélianthe ‘Sunfinity’
Bourrache officinale

L’enveloppe florale externe s’appelle le calice : il est formé des sépales, ici verts. En plus de leur rôle protecteur, il arrive donc que les sépales aient une fonction chlorophyllienne.

L’enveloppe interne porte le nom de corole : ce sont les pétales (jaunes dans le premier exemple, bleus et roses dans le second).

Fréquemment, les pétales poursuivent leur croissance après l’éclosion au point de devenir les éléments les plus visibles et les plus distinctifs de la fleur.

Dans de nombreux cas, les pétales émettent un rayonnement infrarouge plus intense vers le centre de la fleur et dont le rôle est de guider les insectes butineurs vers les organes reproducteurs de la plante.

Iris de Virginie ‘Lilac Dream’

Contrairement aux plantes précédentes, les sépales retombants dominent ici la physionomie de cet iris à crête alors que ses petits pétales se dressent comme des pointes de flèche.

Fleurs aux pétales et sépales identiques

L’angle de la prise de vue nous permet de distinguer ci-dessous les trois sépales externes des trois pétales internes de ce lis. Autrement, rien ne les distingue.

Lorsque pétales et sépales sont identiques, on leur donne le nom de tépales.

Lis asiatique ‘Honey Creme’
Tulipe hybride de Darwin ‘World’s Favourite’

Dans le cas des tulipes, sépales et pétales se touchent. C’est seulement leur agencement qui permet de les distinguer.

Pour ne pas avoir à le faire, il est plus commode d’utiliser tépales pour les désigner en commun.

Pour terminer, précisons que sépale, pétale et tépale sont de genre masculin.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectifs Lumix Leica 42,5 mm F/1,2 + filtre Hoya à densité neutre ND8 (5e photo) et M.Zuiko 40-150 mm F/2,8 + multiplicateur de focale M.Zuiko MC-14 (les autres photos)
1re photo : 1/1250 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 155 mm
2e  photo : 1/200 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 56 mm
3e  photo : 1/800 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 100 mm
4e  photo : 1/1600 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 210 mm
5e  photo : 1/800 sec. — F/3,2 — ISO 200 — 42,5 mm

Pétales et sépales ou tépales
Votre évaluation :

2 commentaires

| Botanique, Fleurs, Nature | Mots-clés : , , , | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


Pivoines de juin 2017 (2e partie)

11 juillet 2017
Pivoine herbacée ‘Quad x Archangel’
Pivoine herbacée ‘Lavender’
Pivoine herbacée ‘Marie-Victorin’
Pivoine herbacée ‘Illini Warrior’
Pivoine herbacée ‘Pink Hawaian Coral’
Pivoine itoh ‘Bartzella’

Parmi les vingt-quatre photos de pivoine publiées sur ce blogue entre 2010 et 2013, celles dont j’ai conservé le meilleur souvenir sont celles qui les montraient dans une semi-pénombre ou éclairées de manière incidente.

C’est donc cet effet que j’ai cherché à reproduire cette année en me rendant au Jardin botanique en début de journée ou tard l’après-midi.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectifs Lumix Leica 42,5 mm F/1,2 + filtre Hoya à densité neutre ND8 (1re photo) et M.Zuiko 40-150 mm F/2,8 + multiplicateur de focale M.Zuiko MC-14 (les autres photos)
1re photo : 1/1600 sec. — F/1,2 — ISO 200 — 42,5 mm
2e  photo : 1/2000 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 140 mm
3e  photo : 1/2500 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 105 mm
4e  photo : 1/800 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 80 mm
5e  photo : 1/4000 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 210 mm
6e  photo : 1/1250 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 170 mm

Pivoines de juin 2017 (2e partie)
Votre évaluation :

Laissez un commentaire »

| Botanique, Fleurs, Nature | Mots-clés : , , , , , | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


Pivoines de juin 2017 (1re partie)

10 juillet 2017
Pivoine herbacée ‘Lotus Bloom’
Pivoine herbacée ‘Sugar ‘n Spice’
Pivoine herbacée ‘Clair de Lune’
Pivoine herbacée ‘Mahogany’
Pivoine itoh ‘Lemon Dream’

Aucune photo de pivoine n’a été publiée sur ce blogue depuis quatre ans.

Il faut dire qu’elles sont en vedettes au Jardin botanique en juin. Un mois au cours duquel il y a une multitude de choses concurrentes à faire et à voir à Montréal; FrancoFolies, festival de musique baroque, festival de jazz, expositions, fin de la saison théâtrale, expositions, etc.

Or les activités culturelles passent mais le Jardin botanique reste.

Si ce dernier reste, il faut préciser qu’il se transforme continuellement. Après le temps des magnolias, c’est celui des azalées, puis des pivoines. Celles-ci sont suivies des iris, des roses puis des hémérocalles, et ainsi de suite.

Il suffit de ne pas y aller pendant quelques semaines et vous avez manqué quelque chose.

Heureusement, la vie est cyclique. En conséquence, on peut toujours se reprendre une autre année.

Mais si la vie est cyclique, elle ne répète jamais deux fois de la même manière.

C’est ainsi que parmi les onze pivoines qui seront publiées sur ce blogue aujourd’hui et probablement demain, plusieurs sont des variétés nouvelles au Jardin botanique, ayant été primées depuis à des expositions horticoles.

Note: Pour connaitre les différences entre les trois catégorises de pivoines — herbacées, arbustives et itohs — prière de consulter le texte Les trois catégories de pivoines.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 40-150mm F/2,8 + multiplicateur de focale M.Zuiko MC-14
1re photo : 1/2000 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 210 mm
2e  photo : 1/2500 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 140 mm
3e  photo : 1/1000 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 95 mm
4e  photo : 1/640 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 210 mm
5e  photo : 1/500 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 150 mm

Pivoines de juin 2017 (1re partie)
Votre évaluation :

Laissez un commentaire »

| Botanique, Fleurs, Nature | Mots-clés : , , , , | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


Le gars d’à côté

7 juillet 2017
Pâturin des prés

Tout le monde le connait. On sait où il habite. Mais que fait-il dans la vie ? Que font ses parents ?

Il nous est familier. Tellement qu’on ne le voit plus. Et quand on l’aperçoit, c’est sans le regarder. En pensant à autre chose.

Mais il doit porter un nom, ce n’est pas possible.

Eh oui, il s’appelle le Pâturin des prés (Poa pratensis, surnommé Foin à vaches), une composante du gazon.

Et pour mettre en valeur cette plante modeste, quoi de mieux qu’un objectif russe glorifiant les petites gens et les dépossédés de ce monde. Ceux qui ne comptent pas…

Originaire de l’Eurasie, il a envahit les régions tempérées l’Amérique du Nord avec la venue des colons européens.

Il s’est tellement bien naturalisé qu’il est devenu le principal fourrage à bestiaux.

Par l’effet du nombre, cette plante méprisée est celle sans laquelle notre secteur agricole s’effondrerait.

Comme quoi, il ne faut jamais sous-estimer la personne d’à côté…

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif Helios 85mm F/1,5 — 1/1000 sec. — F/1,5 — ISO 200 — 85 mm

Postscriptum : Je remercie Mme Marie-France Larochelle pour avoir identifié cette plante.

Le gars d’à côté
5 (100%) 1 vote

Un commentaire

| Botanique, Nature | Mots-clés : , , | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


Le Menziesia ciliicalyx

6 juillet 2017
Menziesia ciliicalyx var. multiflora

En forme de clochettes allongées (ou d’urnes à l’envers), les fleurs rose pourpre du Menziesia ciliicalyx apparaissent en groupes de trois à huit à la fin du printemps ou au début de l’été.

Cette petite plante aux feuilles ovales pousse dans les endroits frais et ombragés.

Photographiée au début de juin, celle-ci se trouvait dans le Jardin Leslie-Hancock du Jardin botanique de Montréal.

Ouvert depuis 1976, ce jardin possède l’apparence d’un sous-bois consacré aux rhododendrons. On y trouve également des fougères.

Dans le cas du Menziesia ciliicalyx, sa présence se justifie par le fait que cette plante fait partie, depuis 2011, de la famille des rhododendrons. Encore peu connu, son nouveau nom est le Rhododendron benhallii.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif Lumix Leica 42,5mm F/1,2 + filtre Hoya à densité neutre ND8 — 1/400 sec. — F/1,2 — ISO 200 — 42,5 mm

Postscriptum : Je remercie Mme Marie-France Larochelle pour avoir identifié cette plante.

Le Menziesia ciliicalyx
Votre évaluation :

Laissez un commentaire »

| Botanique, Fleurs, Nature | Mots-clés : , , | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


La Gyroselle

4 juillet 2017
Gyroselle de Virginie
Cliquez sur l’image pour l’agrandir

Sous le nom de Gyroselle (ou Dodecatheon), se regroupent quatorze espèces de vivaces qui fleurissent au printemps. Elles qui se distinguent par la couleur de leurs fleurs (blanches, roses, rose pourpre ou rouge violacé).

En plus petites, elles sont les équivalentes nord-américaines des cyclamens européens. Six de ces espèces sont indigènes au Canada.

Préférant pousser dans des milieux mi-ombragés, elles forment des fleurs pendantes en touffe au bout d’une longue tige lisse d’environ 40 cm.

Retournant ses pétales, la fleur pointe son étamine saillante et foncée (cerclée de jaune ou de blanc) comme un volant de badminton (appelé moineau au Québec).

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectifs Lumix Leica 42,5 mm F/1,2 + filtre Hoya à densité neutre ND8 (1re photo) et Helios 85 mm F/1,5 (2e photo)
1re photo : 1/640 sec. — F/1,5 — ISO 200 — 85 mm
2e  photo : 1/100 sec. — F/1,8 — ISO 250 — 42,5 mm

Postscriptum : Je remercie Mme Marie-France Larochelle pour avoir identifié cette plante.

La Gyroselle
Votre évaluation :

Laissez un commentaire »

| Botanique, Fleurs, Nature | Mots-clés : , , | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


Souvenirs d’azalées

3 juillet 2017
Azalée ‘Spek’s Brillant’
Cliquez sur l’image pour l’agrandir
Cliquez sur l’image pour l’agrandir
Azalée de Vasey
Cliquez sur l’image pour l’agrandir

Le Jardin Leslie-Hancock est la partie du Jardin botanique de Montréal où sont cultivés ses rhododendrons.

Ils poussent parmi des conifères. Ceux-ci acidifient le sol (ce que préfèrent les rhododendrons) et leur offre une couverture végétale qui leur tamise la lumière solaire.

La floraison s’étend du début de mai au début juillet. C’est en juin que ce jardin est à son apogée.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif Lumix Leica 42,5mm F/1,2 + filtre Hoya à densité neutre ND8
1re photo : 1/400 sec. — F/1,2 — ISO 200 — 42,5 mm
2e  photo : 1/100 sec. — F/5,6 — ISO 640 — 42,4 mm
3e  photo : 1/250 sec. — F/1,2 — ISO 200 — 42,5 mm
4e  photo : 1/320 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 42,5 mm
5e  photo : 1/100 sec. — F/1,2 — ISO 200 — 42,5 mm

Souvenirs d’azalées
Votre évaluation :

Laissez un commentaire »

| Botanique, Fleurs, Nature | Mots-clés : , | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


L’instantané

2 juillet 2017
Cliquez sur l’image pour l’agrandir

Tout dans cette photo me plait.

Ce minuscule insecte butineur dont la taille fait contraste avec cette fleur de Coréopsis à grandes fleurs (dont le diamètre est de sept centimètres).

Leur jaune éclatant qui se découpe sur le vert foncé d’arrière-plan.

La fleur bleu poudre (à gauche) et l’autre mauve (à droite) qui brisent le monopole chromatique des deux couleurs dominantes.

Et cette lumière incidente qui peint des zones d’ombre et de lumière qui contribuent au relief des pétales.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 40-150mm + multiplicateur de focale M.Zuiko MC-14 —1/400 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 125 mm

L’instantané
Votre évaluation :

2 commentaires

| Botanique, Fleurs, Nature | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


La tulipe ‘Canada 150’

1 juillet 2017
Cliquez sur l’image pour l’agrandir
Cliquez sur l’image pour l’agrandir

C’est précisément aujourd’hui qu’on célèbre le 150e anniversaire de deux évènements importants dans l’histoire du Canada.

Premièrement, l’entrée en vigueur en 1867 de l’ancienne constitution du pays, le British North America Act.

Si cette loi constitutionnelle ne possède qu’un seul nom officiel anglais, c’est qu’il s’agit d’une loi adoptée par le parlement de Londres.

De plus, on célèbre la création du Dominion du Canada, une des nombreuses entités administratives, juridiques et territoriales empruntées par le Canada depuis sa naissance durant la Renaissance.

Ce faisant, en 1867, on transférait la presque totalité des pouvoirs coloniaux britanniques de Londres à Ottawa, pouvoirs qui allaient dorénavant être exercés par le gouvernement canadien.

Pour marquer ce 150e anniversaire, la tulipe ‘Happy Generation’ est devenue la tulipe officielle de l’évènement sous le nom de ‘Canada 150’.

Il s’agit d’une tulipe de type Triomphe. On appelle ainsi les cultivars issus d’un croisement entre une tulipe simple hâtive et une simple tardive.

Drapée des couleurs nationales, la ‘Canada 150’ est une tulipe simple dont les tépales possèdent un bord légèrement dentelé.

Cultivés aux Pays-Bas, ses bulbes étaient vendus exclusivement dans les magasins Home Hardware. Toutefois, on en trouvait également chez d’autres fournisseurs sous le nom de ‘Canadian Celebration’.

Plus de quatre millions de ces tulipes ont été vendus au Canada.

De ce nombre, 800 avaient été plantées à St-Jean de Terre-Neuve par l’université Memorial. Mais un orignal s’est introduit dans le Jardin botanique de l’institution et les a dévorées.

Après avoir passé l’hiver à brouter une diète monotone composée d’aiguilles de conifères, l’attrait de ces tendres tulipes sucrées a été plus fort que le sentiment patriotique de l’animal…

Références :
Only a ‘fraction’ of Canada 150 tulips not turning out as expected, Home Hardware says
Le tulipe de la 150e
Moose destroys Canada 150 tulip display

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 40-150mm + multiplicateur de focale M.Zuiko MC-14
1re photo : 1/2500 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 95 mm
2e  photo : 1/2500 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 140 mm

La tulipe ‘Canada 150’
5 (100%) 1 vote

4 commentaires

| Botanique, Fleurs, Nature | Mots-clés : | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


Quatre iris à crête

29 juin 2017

Originaires des régions tempérées de l’hémisphère Nord, les iris se caractérisent par leurs fleurs formées de trois sépales extérieurs retombants qui alternent avec trois pétales intérieurs dressés.

Dans le cas précis des iris à crête, les sépales dominent la physionomie de la fleur. Ils sont recouverts partiellement d’une étroite languette, appelée crête, à bout frisé (d’où leur nom).

En forme de pointe de lance, les pétales sont plus petits que les sépales.

Iris des marais
Iris fauve
Iris de Virginie ‘Lilac Dream’
Iris versicolore ‘Rougette’

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 40-150mm + multiplicateur de focale M.Zuiko MC-14
1re photo : 1/1000 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 210 mm
2e  photo : 1/1600 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 73 mm
3e  photo : 1/800 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 100 mm
4e  photo : 1/250 sec. — F/4,0 — ISO 500 — 160 mm

Quatre iris à crête
Votre évaluation :

Laissez un commentaire »

| Botanique, Fleurs, Nature | Mots-clés : , , , | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


%d blogueurs aiment cette page :