L’Agraulis nacré

19 avril 2018
Face dorsale des ailes

L’Agraulis nacré (ou Agraulis vanillae) est un papillon qui habite le centre du continent américain, du sud des États-Unis jusqu’en Amérique du Sud. L’envergure de ses ailes est de 6 à 9,5 cm.

Il est doté d’yeux caramel particulièrement grands et de solides antennes dont le bout arrondi est tourné vers l’extérieur.

La face dorsale de l’abdomen et des ailes est orange vif.

Dans le cas des ailes, celles-ci sont décorées de taches et de cercles noirs. Entre deux et six de ces points noirs — situés en haut des ailes antérieures — ont leur centre habituellement blanc (ce qui n’est pas le cas chez le spécimen ci-dessus).

Face ventrale des ailes

La face ventrale des ailes antérieure ressemble à leur face dorsale, sauf que l’apex est marbré de beige et de marron, décoré de langues blanches irrégulières. C’est une décoration retrouvée sur la face ventrale des ailes postérieures.

De biais
En majesté

Contrairement aux héliconius — auxquels l’Agraulis nacré serait un cousin — ce papillon se nourrit exclusivement de nectar.

La diète de la chenille se compose du feuillage des plantes appartenant à la famille de la passiflore. Résistantes à leur toxicité, les chenilles deviennent indigestes, ce qui les protège des prédateurs. C’est un avantage que la chenille passe au papillon adulte.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectifs M.Zuiko 60 mm F/2,8 Macro (3e photo) et M.Zuiko 40-150 mm F/2,8 + multiplicateur de focale MC-14 (les autres photos)
1re photo : 1/250 sec. — F/8,0 — ISO 800 — 130 mm
2e  photo : 1/250 sec. — F/4,0 — ISO 250 — 210 mm
3e  photo : 1/125 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 60 mm
4e  photo : 1/320 sec. — F/6,3 — ISO 400 — 210 mm


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L’Agraulis nacré
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Héliconius d’Hewitson

18 avril 2018
Face dorsale des ailes
Face ventrale des ailes
En majesté

Découvert en 1875 par le naturaliste britannique William-Chapman Hewitson, l’Héliconius d’Hewitson (ou Heliconius hewitsoni) est un papillon qui habite l’ouest du Panama et la côte Pacifique du Costa Rica (du niveau de la mer jusqu’à 1 100 m d’altitude).

Il possède de grands yeux, de longues antennes et des ailes qui s’étirent sur 7 à 8 cm d’envergure. En raison de l’atrophie de ses deux pattes antérieures, il n’utilise que quatre pattes pour marcher.

Sur leur face dorsale, les ailes sont noires devenant progressivement bleu foncé vers le thorax et l’abdomen. Chaque aile antérieure est traversée verticalement de deux bandes blanches ou jaunâtres tandis que chaque aile postérieure l’est, horizontalement, d’une seule, plus large, éloignée du bord.

Sur leur face ventrale, les ailes n’ont pas ce dégradé du noir au bleu. Toutefois, elles portent les mêmes bandes pâles, cette fois sur fond presque noir. De plus, les ailes postérieures sont décorées de deux jets rouges et de trois gros points de la même couleur.

Comme les autres héliconius, ce papillon se nourrit de pollen, ce qui lui permet de vivre plusieurs mois.

Les femelles pondent sur les feuilles des plantes de la famille de la passiflore puisque ce sont les seules dont se nourrissent les chenilles (insensibles à la toxicité de ces plantes).

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 60mm F/2,8 Macro
1re photo : 1/125 sec. — F/6,3 — ISO 1600 — 60 mm
2e  photo : 1/125 sec. — F/5,6 — ISO 1250 — 60 mm
3e  photo : 1/125 sec. — F/6,3 — ISO 400 — 60 mm


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Héliconius d’Hewitson
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Le Voilier échiquier

13 avril 2018
Face dorsale du mâle

Le Voilier échiquier (ou Papilio demoleus) est un papillon dont la face dorsale est noire, tachetée de blanc, et décorée d’un ocelle anal rouille, noir et bleu bien visible.

Cet ocelle est moins allongé chez la femelle. L’extrémité de l’abdomen du mâle est pointue alors qu’elle est arrondie chez la femelle non fécondée.

Le haut de chaque aile postérieure est décoré d’un autre ocelle, celui-là rond, qui est habituellement recouvert (donc caché) par l’aile antérieure.

La taille et la silhouette de ce papillon sont très semblables à celles du Voilier mormon mâle.

Son envergure est lui aussi de 7 à 10 cm et tous les deux possèdent de grands yeux et de belles antennes retroussées (un peu plus fortes chez le Voilier échiquier).

Femelle, vue de côté

Sur la face ventrale des ailes, le noir occupe une place moins importante en raison du fait que les mêmes taches pâles observées sur la face dorsale sont ici plus grandes et qu’une partie du noir a été remplacé par des rectangles ou des ocelles caramel bordés de bleu poudre.

Près des épaules, sur la face dorsale, les écailles blanches qui dessinent un motif tigré sont remplacées sur la face ventrale par une série de lignes courbes en éventail (qu’on entrevoit sur la photo ci-dessus).

Noir moucheté de blanc sur la face dorsale, l’abdomen dodu est crème (rayé de trois lignes noires) sur sa face ventrale.

Femelle et mâle

La face ventrale des ailes postérieures permet de distinguer facilement le mâle de la femelle puisque chez celle-ci, les taches pâles sont jaunes au lieu de blanches ou crème.

Les chenilles de ce papillon se nourrissent de feuilles des plantes appartenant au genre citrus (orangers, citronniers, limettiers, etc.).

Originellement, ce papillon vivait dans les régions tropicales et subtropicales du Sud-est asiatique.

Avec l’extension des cultures d’agrumes à travers le monde, l’aire de répartition de ce papillon migrateur s’est accrue d’autant.

On le trouve donc sur tous les continents, sauf en Afrique. Son arrivée en Amérique remonte à 2004. En Europe, il est au Portugal depuis 2012.

La femelle pond ses œufs sur la partie supérieure des feuilles. Ceux-ci éclosent après cinq à neuf jours.

Selon la température, la chenille se développe pendant 15 à 26 jours en causant des dommages importants aux plantations d’agrumes. Souvent parasitée par des guêpes, la chrysalide mettra de 8 à 19 jours avant d’éclore.

Se nourrissant exclusivement de nectar, le papillon vit moins d’une semaine.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectif M.Zuiko 40-150mm F/2,8 + multiplicateur de focale MC-14
1re photo : 1/250 sec. — F/7,1 — ISO 250 — 210 mm
2e  photo : 1/320 sec. — F/5,6 — ISO 640 — 140 mm
3e  photo : 1/250 sec. — F/9,0 — ISO 200 — 210 mm


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Le Voilier échiquier
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Souvenirs d’OrchidExpo 2018

26 mars 2018
Présentoir des Orchidophiles du Québec
Variété équatorienne inconnue
Paphiopedilum haynaldianum ‘Stretch’
Epicattleya kyoguchi
Paphiopedilum venustum
Dendrosium ‘Frosty Dawn’
Paphiopedilum villosum

C’est en fin de semaine dernière que se tenait OrchidExpo 2018 au CÉGEP Maisonneuve.

Cette exposition horticole est organisée par la Société des orchidophiles de Montréal. Elle réunit des producteurs principalement canadiens venus présenter, entre autres, les variétés qui leur ont valu de remporter des prix dans divers concours.

Voici quelques photos que j’en ai rapportées.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectif M.Zuiko 25mm F/1,2
1re photo : 1/100 sec. — F/1,2 — ISO 200 — 25 mm
2e  photo : 1/100 sec. — F/1,2 — ISO 200 — 25 mm
3e  photo : 1/250 sec. — F/1,4 — ISO 200 — 25 mm
4e  photo : 1/500 sec. — F/1,2 — ISO 200 — 25 mm
5e  photo : 1/60 sec. — F/4,5 — ISO 5000 — 25 mm
6e  photo : 1/400 sec. — F/1,2 — ISO 200 — 25 mm
7e  photo : 1/80 sec. — F/4,5 — ISO 200 — 25 mm

Souvenirs d’OrchidExpo 2018
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Le Carambolier

25 mars 2018
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Le Carambolier est un arbre fruitier originaire du Sri Lanka et de l’Indonésie. De nos jours, il est cultivé dans de nombreux pays asiatiques.

Son fruit à la peau cireuse est la carambole. Selon sa maturation, sa couleur va du jaune verdâtre au jaune orangé.

Les tranches transversales du fruit ont la forme d’une étoile à cinq branches. D’où ses noms anglais et japonais de ‘fruit en étoile’.

Sa saveur est à la fois sure et légèrement sucrée.

La consommation de ce fruit est déconseillée aux insuffisants rénaux et aux personnes sous dialyse en raison de sa composition en acide oxalique (100 mg/100 g) et de la présence d’une neurotoxine.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectif M.Zuiko 40-150mm F/2,8 + multiplicateur de focale MC-14 — 1/250 sec. — F/4,0 — ISO 640 — 210 mm

Le Carambolier
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L’Echinocereus coccineus var. paucispinus

24 mars 2018
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Le nom des cactus du genre Echinocereus vient de la réunion de deux mots grecs : ekinos et cereus.

Le mot grec qu’on prononce ekinos signifie ‘épine’ ou ‘hérisson’ alors que cereus signifie ‘cire’.

À la peau cireuse, le cactus Echinocereus coccineus var. paucispinus vit au sud-ouest des États-Unis et au Mexique.

Sa floraison, qui attire les colibris, dure un peu plus longtemps que celle des autres espèces de cactus.

Ses fruits murs sont comestibles.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectif M.Zuiko 40-150mm F/2,8 + multiplicateur de focale MC-14 — 1/320 sec. — F/5,6 — ISO 800 — 210 mm

L’Echinocereus coccineus var. paucispinus
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L’Héliconius cydno galanthus

14 mars 2018

Introduction

Ce papillon bleu foncé possède des ailes antérieures qui semblent étirées, de grands yeux, de longues antennes droites, et quatre hautes pattes (les deux pattes antérieures étant atrophiées).

Sa chenille se nourrit de passiflore, ce qui la rend indigeste et la protège (elle et le papillon adulte) des prédateurs.

Comme tous les Héliconius, le papillon adulte se nourrit de pollen en plus de nectar, ce qui prolonge son espérance de vie de quelques semaines à quelque mois.

Du bord de mer juqu’à deux-mille mètres d’altitude, il vit dans la forêt tropicale côtière du sud du Mexique à l’Équateur. Il s’y présente sous forme d’une vingtaine de sous-espèces légèrement différentes les unes des autres.

Nous décrivons ici l’une d’elles, l’Héliconius cydno galanthus, originaire de la partie la plus nordique de l’aire de distribution de ce papillon. C’est là que se trouvent les fermes auprès desquelles le Jardin botanique de Montréal s’approvisionne pour son événement Papillons en liberté.

Face dorsale des ailes

Face dorsale

Comme tous les autres Héliconius, lorsque ce papillon déploie ses ailes, il ne les lève jamais très haut. Le résultat est que le bord supérieur des ailes antérieures est à la hauteur des épaules.

Chez ce papillon, toute la surface dorsale des ailes est recouverte d’écailles lustrées de couleur bleu foncé, à l’exclusion d’une large bande verticale blanche qui traverse chaque aile antérieure.

Sur le bord des ailes postérieures, cette bande blanche se prolonge dans une série de points blancs de taille décroissante.

Prenant la forme des doubles cotylédons d’un pois sec, ces points sont au minimum de trois à l’apex ou, au maximum, réparties tout le long du bord des ailes postérieures, comme c’est le cas du paillon ci-dessus.

Sur la face dorsale des ailes, cette série de points est la seule chose qui permet de distinguer ce papillon de l’Héliconius sapho (dont la surface ventrale des ailes est toutefois très différente).

Face ventrale des ailes

Vue de côté

La surface ventrale des ailes antérieures est une copie de leur surface dorsale sauf que les zones blanches blanches se dessinent sur fond noir près du thorax, pâlissant vers l’apex en gris brunâtre.

Vue de côté

La surface ventrale des ailes postérieures est légèrement satinée.

Si on exclu un fin jet d’écailles blanches sur fond orange qui semble jaillir du thorax, à la bordure supérieure des ailes postérieures, celles-ci ont l’aspect d’un œil orange entouré (et traversé) de noir.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 40-150mm F/2,8 + multiplicateur de focale MC-14
1re photo : 1/250 sec. — F/7,1 — ISO 200 — 210 mm
2e  photo : 1/320 sec. — F/5,6 — ISO 1600 — 200 mm
3e  photo : 1/250 sec. — F/5,6 — ISO 2000 — 210 mm


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L’Héliconius cydno galanthus
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Produire ses aliments chez soi

26 février 2018

 

Cliquez sur l’image pour démarrer

La chaine France24 produit environ deux heures d’émissions par jour qu’elle présente en boucle toute la journée. Cette chaine fait partie des différents forfaits offerts de Vidéotron.

On peut la suivre gratuitement sur son ordinateur à France24.com. Mais je trouve plus simple d’utiliser l’application France 24, offert sur l’App Store.

Cet après-midi, la chaine mettrait en ligne ce reportage de trois minutes qui m’a bien plu.

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Trois orchidées récentes

31 janvier 2018
Cyrtochilum macranthum
Prosthechea fragrans
x Brassanthe Maikai ‘Mayumi’

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectif M.Zuiko 25mm F/1,2
1re photo : 1/250 sec. — F/1,2 — ISO 200 — 25 mm
2e  photo : 1/640 sec. — F/1,2 — ISO 200 — 25 mm
3e  photo : 1/640 sec. — F/1,2 — ISO 200 — 25 mm

Trois orchidées récentes
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Trois orchidées blanches

26 janvier 2018
Paphiopedilum F.C.Puddle FCC/RHS
Rhyncholaelia glauca
Amesiella philippinensis

Sur les 30 000 espèces d’orchidées connues dans le monde réparties en 750 genres, le Jardin botanique en possède 4 000 espèces issues de 276 genres.

Cette collection comprend des espèces indigènes qui poussent dans le Jardin du sous-bois et d’autres, importées, que le Jardin botanique présente en rotation dans une de ses serres, conçue à cette fin.

En voici trois, à peu près blanches, de trois genres différents, photographiées plus tôt cette semaine.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectif M.Zuiko 25mm F/1,2
1re photo : 1/250 sec. — F/1,2 — ISO 200 — 25 mm
2e  photo : 1/1600 sec. — F/1,2 — ISO 200 — 25 mm
3e  photo : 1/200 sec. — F/1,2 — ISO 200 — 25 mm

Trois orchidées blanches
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