Caligula, d’Albert Camus, au TNM

21 mars 2017
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Jusqu’au 12 avril 2017, le Théâtre du Nouveau-Monde présente Caligula d’Albert Camus.

Cette production s’ouvre par une scène assourdissante qui représente la réaction de l’empereur Caligula au décès de sa sœur, avec laquelle il entretenait une relation incestueuse.

Après s’être enfui du palais pendant plusieurs jours, Caligula y revient. L’acteur Benoît McGinnis s’avance alors sur le devant de la scène, éclairé de part et d’autre par un éclairage latéral qui lui creuse l’orbite oculaire. Livide, les traits ravagés par la douleur, il dirige son regard sans vie droit devant lui. Sans dire un mot, il nous présente un homme puissant qui se dresse contre un monde qui ne lui offre plus aucun espoir.

Toute la pièce est là.

Si vous voulez assister à un drame cynique et puissant, un texte articulé au point qu’on n’en manque pas une syllabe, une mise en scène efficace, une distribution exemplaire dominée par un acteur exceptionnel, courrez voir cette production remarquable.

Détails techniques : Montage de deux photos prises avec un appareil Olympus OM-D e-m5, + objectif M.Zuiko 12-45mm F/2,8

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Écrit par Jean-Pierre Martel


La pièce 1984, d’après George Orwell

27 novembre 2016
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Depuis le 9 novembre et ce, jusqu’au 16 décembre 2016, le théâtre Denise-Peletier (TDP) présente une adaptation théâtrale du roman futuriste 1984 de George Orwell.

Cette coproduction du TDP de Montréal et du théâtre du Trident de Québec est remarquable.

Après chaque attentat terroriste, alors nos gouvernements se justifient en prétextant des lacunes sécuritaires qu’ils s’empressent de corriger, les citoyens ne voient pas de fin au resserrement de la surveillance étatique dont ils sont l’objet.

Le sujet de cette pièce est donc d’une brulante actualité.

L’histoire est centrée sur un couple de rebelles au sein d’un régime totalitaire.

Le dispositif scénique comporte un écran géant qui sert non seulement à diffuser les messages de Big Brother, mais surtout à projeter l’enregistrement capté sur le vif des propos et confidences des personnages.

Ces derniers sont filmés en gros plan par une caméra qui les suit et qui capte leurs moindres expressions faciales. Ces longs plans-séquences en faible profondeur de champ donnent au spectacle une saveur cinématographie d’autant plus évidente que les comédiens sont équipés de micros, ce qui leur évite d’avoir à crier leur texte et à grimacer pour être compris des spectateurs au fond de la salle.

À part une longue introduction didactique dont je n’ai pas compris l’intérêt — comme si la pièce n’était pas suffisamment évidente d’elle-même — cette production originale réussit à maintenir l’intérêt des spectateurs du début à la fin dans cette présentation brillante d’un des plus grands chefs-d’œuvre littéraires du XXe siècle.

À voir absolument.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 12-40mm F/2,8 — 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 320 — 24 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


La pièce ‘887’ de Robert Lepage

2 mai 2016
Robert Lepage devant la maquette du 887 de l’avenue Murray

Le comédien et metteur en scène Robert Lepage a vécu son enfance dans la ville de Québec, plus précisément au 887 de l’avenue Murray.

Cette avenue est située entre les Plaines d’Abraham et le parc des Braves où eurent lieu, respectivement en 1759 et en 1760, deux batailles reliées à la conquête de la Nouvelle-France par les Anglais.

Le décor est constitué d’un plateau rotatif où se succèdent une maquette animée du 887 av. Murray, l’intérieur de l’appartement actuel du comédien, le taxi de son père, etc.

Le fil conducteur est la difficulté rencontrée par le personnage à mémoriser le poème Speak White, écrit en 1968 par Michèle Lalonde, et que le comédien a été invité à présenter.

Cet apprentissage donne à Lepage l’occasion d’illustrer le poème d’anecdotes tirées de son enfance. C’est ainsi que nous assistons à un spectacle sur le thème de la mémoire individuelle et de la mémoire collective, des injustices sociales, du rôle social et de la place de l’artiste dans la société.

Si le ton général de la pièce est celui de la confidence, ce ton change radicalement quand Lepage, après avoir finalement mémorisé ce poème de révolte, le récite d’une voix forte et expressive, faisant de celui-ci le cœur et le pivot de sa pièce.

Globalement, ce spectacle ludique et brillant, habillé des attributs inoffensifs de l’autodérision, se révèle être la pièce la plus profonde et la plus engagée de son auteur.

Bref, un chef-d’œuvre contemporain. À voir absolument.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 12-40mm F/2,8 — 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 640 — 40 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


En attendant Godot, au TNM

6 mars 2016
Distribution de la pièce

J’ai vu En attendant Godot il y a très longtemps et tout ce que je me rappelais, c’était qu’il s’agissait d’une pièce insignifiante dans laquelle il ne se passait rien.

En confiant mon manteau au préposé du vestiaire du TNM, je lui ai demandé : « En substance, que dois-je savoir de cette pièce pour l’apprécier ? ».

Il m’a répondu qu’écrite dans les années qui suivirent la Deuxième Guerre mondiale, elle traitait de l’absurdité de la vie et de la domination de l’homme par l’homme.

Prévenu, j’ai donc revu cette pièce sous cette perspective.

Il y a des pièces de théâtre qui vous distraient, c’est-à-dire qui vous font oublier vos soucis. Il y a en d’autres qui vous émerveillent. Il y a enfin celles qui vous envoutent, c’est-à-dire qui vous collent à l’esprit.

À l’affiche du Théâtre du Nouveau Monde jusqu’au 28 mars 2016, cette production d’En attendant Godot appartient à cette troisième catégorie.

Tout y est parfait.

D’abord l’éclairage qui met en relief ce décor simple composé d’un arbre dégarni, d’un tas de sable, de même que leur double au-dessus d’eux. Par moments, le cône de sable au plafond fait office de sablier.

Tous les acteurs sont excellents. Pas seulement bons. Excellents dans l’art de donner vie à chaque phrase du texte.

Le metteur en scène ici est François Girard, qui a réalisé, entre autres, les films Le violon rouge et Soie, de même que la mise en scène de Parsifal au Metropolitan Opera.

Courez voir cette pièce : on pourrait difficilement faire mieux.

Pour terminer, je souhaite que le nouveau gouvernement fédéral rétablisse les subventions qui permettaient aux troupes de théâtre canadiennes de présenter leur savoir-faire et de contribuer au rayonnement du pays à l’Étranger; à mon avis, cette production mérite d’être vue par le plus grand nombre.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 12-40mm F/2,8 — 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 640 — 20 mm

En attendant Godot, au TNM
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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le miel est plus doux que le sang

19 février 2016
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En 1922, quatre jeunes font connaissance dans une résidence à Madrid; le peintre Salvador Dalí, le poète Federico García-Lorca, le futur réalisateur Luis Buñuel et la danseuse Lolita (un personnage fictif).

C’est le point de départ de la pièce Le miel est plus doux que le sang, présentée au Théâtre Denise-Pelletier jusqu’au 27 février 2016. Ce titre est emprunté à deux toiles différentes de Salvador Dalí.

Dans un décor un peu trop grand, les quatre comédiens donnent vie avec brio à un texte parfois amusant mais généralement faible.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 12-40mm F/2,8 — 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 1250 — 40 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le Tour du monde en 80 jours, au TNM

3 mai 2015
Distribution de la pièce

Depuis quelques jours et ce, jusqu’au 23 mai 2015, le Théâtre du Nouveau-Monde (en collaboration avec le Théâtre Tout-à-Trac) présente « Le Tour du monde en 80 jours » d’après Jules Verne.

Il s’agit d’une adaptation échevelée et captivante d’Hugo Bélanger. Essentiellement, la pièce est une série tableaux se déroulant dans une succession de lieux; Londres, Suez, Bombay, Calcutta, Hong Kong, Yokohama, San Francisco et — tour du monde oblige — Londres de nouveau pour terminer.

Le décor unique fait penser à un dessous de la tour Eiffel, évoquant ainsi cette fin du XIXe siècle où, grâce à la technologie, tout semblait possible.

Pour meubler ce décor, les spectateurs peuvent compter sur l’imagination foisonnante du metteur en scène.

Même si on suit les tribulations des quatre personnages principaux (au centre de la photo), ce sont sur les épaules des quatre acteurs secondaires, aidés d’une multitude de costumes et d’accessoires, qu’incombe la tâche d’illustrer les civilisations rencontrées en chemin et les différents moyens de transport utilisés pour accomplir ce périple (en bateau, en dos d’éléphant, en montgolfière, et en train).

Les changements de costumes des acteurs secondaires donnent l’illusion d’une distribution beaucoup plus importante qu’en réalité : cette illusion se poursuit même durant les applaudissements à la fin de la représentation.

Tous les artifices du théâtre — de la mime au théâtre d’ombres en passant par la danse et le théâtre de marionnettes — servent à illustrer ce voyage mémorable.

Face à cette abondance de trouvailles et de numéros d’acteurs, les spectateurs applaudissent spontanément à de multiples reprises au cours de la représentation.

En dépit du fait que la frénésie de ce voyage soit tempérée par une idylle et quelques réflexions sur la relation maitre-valet, cette production est sans aucun doute un chef-d’oeuvre du théâtre de divertissement. Plaisir assuré.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 12-40mm — 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 400 — 40 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Richard III de Shakespeare, au TNM

15 mars 2015
Accessoire laissé sur la scène du TNM à l’issue de la représentation

Richard III (1452-1485) fut le dernier roi d’Angleterre de la dynastie des Plantagenet. Il périt à l’âge de 32 ans à la bataille de Bosworth.

C’est son adversaire victorieux à cette occasion qui lui succèdera à la tête du pays sous le nom d’Henri VII, inaugurant ainsi la dynastie des Tudor.

Écrite en 1591 ou 1592, sous le règne d’Élisabeth 1re — dernière monarque Tudor — la pièce Richard III de Shakespeare est librement inspirée de la vie de ce monarque que les Tudor se plaisaient à imaginer encore pire qu’il ne le fut en réalité.

Jusqu’au 4 avril 2015, le Théâtre du Nouveau-Monde présente cette pièce dans une excellente traduction de Jean-Marc Dalpé.

Sous la direction de Brigitte Haentjens, vingt comédiens donnent vie à ce spectacle de trois heures, interrompu par un entracte de vingt minutes.

Sébastien Ricard, dans le rôle-titre

Sébastien Ricard (en Richard III) offre une performance vraiment remarquable en roi-voyou, menteur, manipulateur et sanguinaire.

J’ai assisté à cette pièce hier soir et j’ai beaucoup aimé. À ce jour, c’est la meilleure production d’une pièce de Shakespeare à laquelle j’ai assisté.

C’est sous un stationnement de Leicester qu’on a découvert en 2012 les ossements complets de Richard III (perdus depuis 1538).

Sous les soins de l’université de Leicester, ses restes ont été transférés dans un ossuaire de plomb à l’intérieur d’un cercueil de chêne.

Le 22 mars prochain, ce cercueil sera transféré solennellement à la cathédrale de Leicester, où se tiendra une veillée funéraire de trois jours.

Le 26 mars, de nouvelles funérailles seront célébrées en présence de l’archevêque de Canterbury et retransmises en direct par la télévision britannique.

Le 27 mars, les restes du monarque seront placés définitivement dans un monument funéraire moderne à la cathédrale de Leicester.

Puis, le TNM terminera les six dernières représentations de cette production.

Billet de la 2e représentation à laquelle j’ai assisté

Il est rare qu’on célèbre les funérailles d’un personnage historique au moment même où est présentée une pièce de théâtre qui fait le récit de sa vie. Au contraire de la télévision, qui s’empresse de présenter une émission spéciale au décès de n’importe quel dirigeant politique…

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 12-40mm F/2,8
1re photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 1000 — 32 mm
2e  photo : 1/160 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 40 mm
3e  photo : 1/80 sec. — F/5,6 — ISO 6400 — 17 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


D’Artagnan et les trois mousquetaires

27 novembre 2014
Distribution de la pièce

Depuis le 12 novembre et ce, jusqu’au 19 décembre 2014, le Théâtre Denise-Pelletier présente la pièce D’Artagnan et les trois mousquetaires, une adaptation théâtrale et une mise en scène de Frédéric Bélanger réalisée à partir du célèbre roman d’Alexandre Dumas.

J’ai vu ce spectacle avant-hier soir, au milieu d’une salle pleine composée principalement de jeunes.

En 2001, ce même théâtre avait présenté une autre adaptation toute aussi réussie des Trois mousquetaires.

À l’image d’Alexandre Dumas — qui n’a jamais hésité à prendre des libertés avec l’histoire afin de rendre ses romans plus intéressants — le metteur en scène a resserré le récit et supprimé des scènes afin de présenter un spectacle alerte, sans temps mort, où l’ennuie est banni.

Ceux qui jugent important le réalisme psychologique des personnages risquent d’être déçus; il y a les bons d’un côté et les méchants de l’autre. Mais pour le jeune qui veut simplement assister à un excellent spectacle, celui-ci tient promesse.

Drôle et enlevée, cette pièce célèbre la bravoure de D’Artagnan, l’amitié qui lie les mousquetaires, et la loyauté qui triomphe de la traitrise. Bref, toutes les qualités d’un bon spectacle pour un jeune d’âge scolaire y sont réunies.

Détails techniques : Appareil Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 12-40mm — 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 2000 — 19 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


L’importance d’être Constant, d’Oscar Wilde, au TNM

16 novembre 2014
Distribution de la pièce

Depuis le 11 novembre et jusqu’au 6 décembre 2014, le Théâtre du Nouveau Monde présente la pièce L’importance d’être Constant de l’auteur britannique Oscar Wilde.

Il s’agit d’une intelligente comédie où Wilde se moque affectueusement de ses contemporains. C’est sans doute pourquoi les Britanniques eux-mêmes ont adoré cette pièce qui fut le plus grand succès de son auteur.

Sans entracte et sans temps mort, cette production s’articule autour d’une immense tasse de thé et de divers accessoires surdimensionnés (cuillère, poche de thé, carrés de sucre, et biscuit sec).

Le metteur en scène Yves Desgagnés a accentué l’humour absurde de Wilde par une série de running gags qui font mouche à chaque fois.

Bref, si vous voulez oublier les tracas de la vie quotidienne et passer 90 minutes le sourire aux lèvres, je vous invite à voir cette excellente production.

Détails techniques : Appareil Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 12-40mm — 1/160 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 40 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Les aiguilles et l’opium au TNM

20 mai 2014

 

 
D’ici le 21 juin 2014, le Théâtre du Nouveau Monde (TNM) présentera six supplémentaires de la pièce Les aiguilles et l’opium de l’auteur et metteur en scène Robert Lepage.

La pièce raconte l’histoire d’un comédien québécois qui se réfugie à Paris pour fuir une peine d’amour et qui y loue la suite d’hôtel dans laquelle Juliette Gréco accueillait la faune existentialiste du quartier de Saint-Germain-des-Prés, de même que des artistes étrangers de passage dans la capitale française, dont le trompettiste Miles Davis.

La pièce est basée sur trois personnages : ce comédien blessé par cette rupture, Miles Davis tombé amoureux de Juliette Gréco, et Jean Cocteau qui, à l’époque, revenait à Paris après un exil à New York.

Le titre de la pièce fait allusion à la dépendance à l’opium de Cocteau et à l’héroïne de Davis. Le texte de Lepage est à la fois brillant et subtil.

Le tout se déroule sans entracte dans un décor unique composé d’un grand cube dont on aurait conservé que trois des six côtés : le plancher et les deux murs du fond. Au cours de la représentation, ce cube pivote, forçant les deux comédiens — Marc Labrèche et Wellesley Robertson III — à adopter les positions les plus inconfortables.

Des trappes, des portes et des fenêtres permettent aux comédiens d’entrer et de sortir de scène au gré du récit alors que des projections et du Light painting meublent la chambre ou nous entrainent de Times Square à divers lieux du Paris de 1949.

On aura compris qu’il s’agit là d’un spectacle éblouissant et d’une pièce phare du répertoire théâtral contemporain. Bref, si vous ne deviez assister qu’à une seule pièce au cours de la présente décennie, c’est celle-ci qu’il vous faudrait voir. Absolument.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


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