Voyage à Porto : jour 17

14 octobre 2017

Après la publication de mon compte-rendu des 15e et 16e jours, je prends le taxi pour le musée d’art contemporain de Porto.

Entrée du Museu de Arte Contemporânea de Serralves
Au Museu de Arte Contemporânea de Serralves

Sans égaler l’extraordinaire musée Berardo de Lisbonne, le Museu de Arte Contemporânea de Serralves de Porto mérite d’être vu.

Sculpture présentée à la Biennale de São Paulo

Au moment de ma visite, il était centré sur l’exposition de petites sculptures présentées à la Biennale de São Paulo (ci-dessus) et d’œuvres très intéressantes de Jorge Pinheiro.

Installation au Museu de Arte Contemporânea de Serralves

Signe des temps, le musée présentait une installation naturelle, plus précisément un terrarium mettant en vedette des insectes mimant des feuilles ou des branches.

De plus, le musée est couplé au plus fascinant jardin de sculptures qu’il m’a été donné de voir.

J’ai regretté de ne pas avoir d’appareil photo à l’infrarouge puisque ce parc est intéressant à la fois pour les sculptures qu’on y présente et pour son aspect photogénique intrinsèque.

D’habitude, un jardin de sculptures n’est qu’une galerie extérieure d’œuvres d’art. C’est la version moderne des statues du parc de Versailles.

Double Exposure

Ici, on rencontre des œuvres parfaitement intégrés à leur environnement dont Double Exposure (1995-2003) de l’Américain Dan Graham.

Il s’agit d’un pavillon dont deux des trois côtés sont parfaitement transparents. Le troisième est décoré d’une image semi-transparente représentant une forêt plus ou moins distincte.

Effet de Double Exposure

Selon l’heure du jour et la saison, l’environnement et l’œuvre créent une composition unique en s’amalgamant l’une à l’autre. D’où le titre Double Exposure (qui signifie Double exposition).

Au Jardin botanique de Porto

Puis je prends le taxi pour le Jardin botanique de Porto. Quelle déception.

La région de Porto possède un climat particulier propice à la fois à des feuillus semblables aux nôtres et à des plantes tropicales.

Ici les serres semblent à l’abandon. Les visiteurs déambulent dans un parc à l’anglaise banal, sans aménagement paysager. Mais c’est gratuit.

Intérieur du Mercado Bom Sucesso

En me rendant à pied au métro, je croise le Mercado Bom Sucesso.

On y trouve une série de comptoirs de restauration et de produits alimentaires artisanaux. Ils ont l’allure des galions des explorateurs portugais. Tout ce qu’on y présente est appétissant.

Vendeur de marrons rôtis

L’automne, tout comme à Paris, on voit à Porto et à Lisbonne des vendeurs de marrons sur la rue. Au Portugal, les marrons sont rôtis au charbon de bois et vendus couverts de suie blanche.

Pour se nettoyer les poumons de la fumée de charbon, quoi de mieux pour ce vendeur que de s’allumer une bonne cigarette…

Au studio, le repas du soir a consisté en une soupe achetée chez Pingo doce — je sais, c’est vague, mais je ne me donne même plus la peine de savoir ce que ça contient; c’est toujours bon — un tiers de concombre, une dorade achetée quelques minutes plus tôt (accompagnée d’olives et de vin blanc Castello d’Alba), un quart de fromage Queijo de Azeitão (accompagné d’un demi-verre de rouge Vila Real) et comme dessert, une orange ramenée du jardin de sculptures du musée d’Art contemporain de Porto.

Ah oui, j’oubliais de vous dire qu’on ne trouve pas que des sculptures dans ce jardin; on y rencontre aussi des arbres fruitiers.

Or en passant devant les orangers, je trouvais triste de voir toutes ces oranges tombées par terre en train de pourrir. Et la perspective que celles encore accrochées aux branches puissent demain ou le jour suivant subir le même sort m’a profondément attristé.

Après mure réflexion, j’en ai choisi une à pleine maturité et je l’ai — non pas dissimulé dans mon sac à dos — mais simplement protégé de la lumière.

Et c’est cette orange que j’ai mangée ce soir. Que goutait-elle ? Nettement moins sucrée que les oranges qu’on nous vend au Québec, plus acide et surtout, avec ce gout étonnant, mélange d’orange, de fraise et de framboise.

Photo expérimentale à la Casa da Música

Puis je me suis rendu à la Casa da Música afin de photographier cet immeuble de nuit.

J’ai passé un long moment à photographier la réflexion d’un planchiste dans les fenêtres de cette salle d’opéra. Et de retour au studio, je me suis amusé à en faire le montage ci-dessus. Après tout, je suis en vacances, n’est-ce pas…

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectifs M.Zuiko 7-14 mm F/2,8 (2e et 4e photos), M.Zuiko 25 mm F/1,2 (3e photo) et M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (les autres photos)
  1re photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 320 — 12 mm
  2e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 500 — 7 mm
  3e  photo : 1/100 sec. — F/1,2 — ISO 200 — 25 mm
  4e  photo : 1/250 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 14 mm
  5e  photo : 1/200 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm
  6e  photo : 1/250 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm
  7e  photo : 1/800 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 22 mm
  8e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm
  9e  photo : 1/200 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 20 mm
10e  photo : ? sec. — F/2,8 — ISO 6400 — ? mm


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Voyage à Porto : jour 17
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Un commentaire

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Écrit par Jean-Pierre Martel


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