Voyage à Porto : jour 4

Ce matin, ma visite de Porto a commencé assez tardivement, vers 15h.

Cette fois-ci, je vais descendre une petite rue appelée Rua dos Mártires da Libertade et visiter ses environs.

Igreja da Lapa

Mais d’abord, après m’être rendu à la Praça da República, je vais une rue au nord, à l’Igreja da Lapa (ou église du quartier de Lapa), dont la construction a débutée en 1756.

C’est une église de plan rectangulaire. L’intérieur est décoré d’un maitre-autel et de dix autels latéraux encastrés d’assez bonne facture.

Orgue de l’Igreja da Lapa

Cette église renferme l’orgue le plus imposant de la péninsule ibérique.

Puis je prends le cap vers le sud, sur la rue des Martyres de la Liberté, puis sur la rue du Général Silveira qui la prolonge.

Hamburger Fumado

À son extrémité, je fais quelques pas à gauche sur la Rua da Conceiçáo où je m’arrête au restaurant SINS Sandwich

Le menu est simple; six sortes de sandwichs et sept sortes de hamburgers, accompagnés ou non de soupe.

Je prends un Hamburger Fumado, composé de veau fumé, de bacon, de brie et d’un peu de verdure (pour me donner bonne conscience). C’est assez bien. 5,9 euros.

J’emprunte l’étroite rue piétonne Travessa de Cedofeita qui prolonge vers l’ouest la Rua da Conceiçáo pour atteindre finalement la Rua de Cedofeita, également piétonne.

Je m’arrête à la Praça Carlos Alberto, dominée par une statue Art déco en l’honneur des soldats portugais morts au cours de la Première Guerre mondiale.

Tous les samedis, de 9h à 17h, des marchands y dressent des tables sur lesquels ils offrent leurs produits (articles de cuir, conserves, antiquités, jouets, etc.).

Maison décorée

À l’extrémité sud de la Place Carlos Alberto, je fais un petit détour sur la Rua Actor João Guedes pour y admirer une maison qui a attiré mon attention.

Depuis quatre jours à Porto, je n’ai pas vu une seule maison de briques. Toutes les parois des édifices sont en béton, en crépi peint ou en tuiles décoratives (comme celle-ci).

Je reviens sur mes pas et je marche le dernier quadrilatère de la Rua de Cedofeita pour aboutir à deux églises jumelles.

Igreja dos Carmelitas et Igreja do Carmo

À l’époque de la construction de la plus récente des deux (celle de gauche), la ville défendait la construction d’églises contigües. On a donc construit une maison d’un mètre de largeur, longtemps inhabitée, afin de contourner l’interdit de la ville.

La Présentation au temple

Celle de gauche, pour les Sœurs carmélites, a été construite de 1756 à 1768.

En forme de croix latine, elle possède un maitre-autel et neuf autels latéraux en bois doré, sans compter la chapelle de l’Adoration à laquelle on accède par le bras droit du transept.

Une bonne partie des autels latéraux représentent des scènes bibliques comportant plusieurs personnages, dont des angelots suspendus discrètement par des tiges de métal. Le tout est charmant.

Son orgue rococo est de toute beauté.

Maitre-autel de l’Igreja do Carmo

De plan rectangulaire, l’Igreja do Carmo — destinée aux frères des Carmes — a été construite la première, soit de 1619 à 1628. Elle possède un maitre-autel et huit autels latéraux sous le thème des souffrances du Christ.

Plaies vives et blessures sanguinolentes abondent pour y offrir un spectacle macabre que je n’ai pas apprécié. D’autant plus que la facture de la statuaire n’est pas à la hauteur de l’église voisine.

En face de ces deux églises, de l’autre côté de la rue, se déroule une petite foire marchande de produits artisanaux.

Intérieur du magasin Brandos Costumes

Au sud-est, sur la Rua das Carmelitas, au magasin Brandos Costumes, je m’achète un bol à salade en plastique (6,5 euros) qui me servira de récipient pour la cuisson au microonde.

Puis je vais à l’épicerie m’acheter un litre de lait et trois dorades fraîches pesant environ 375 g chacune (11,44 euros pour les trois).

De retour au studio, je me fais à souper :
• soupe aux épinards
• une dorade (accompagné de vin vert de la Coopérative agricole de Felgueiras)
• quelques tranches de fromage Queijo de Azeitão accompagnées d’un demi-verre de vin rouge Vila Real
• un expresso décaféiné
• une tranche de pain tartiné de confiture de framboise.

Jusqu’ici, à une exception près (hier soir), j’ai assez bien mangé à Porto. Mais le repas de ce soir a été un véritable festin.

Précisons que le Queijo de Azeitão est un fromage de brebis dont le lait n’est pas coagulé à la présure — un enzyme extrait des sucs gastriques de jeunes ruminants et utilisé pour tous les autres fromages — mais coagulé à l’extrait de cardon (une plante abondante dans la région d’Azeitão où ce fromage est produit). Ce qui lui donne un gout unique.

Il s’agit d’un fromage à pâte ferme très fondant en bouche, fin et agréable. Sa croute est très subtilement croustillante. Bref, c’est très bon.

Après ce repas, je vais au lit pour la nuit.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectifs M.Zuiko 25 mm F/1,2 (2e, 6e et 7e photos) et M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (les autres photos)
1re photo : 1/5000 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm
2e  photo : 1/80 sec. — F/1,2 — ISO 250 — 25 mm
3e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 320 — 26 mm
4e  photo : 1/1250 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm
5e  photo : 1/2000 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm
6e  photo : 1/80 sec. — F/1,2 — ISO 400 — 25 mm
7e  photo : 1/60 sec. — F/1,2 — ISO 1000 — 25 mm
8e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 1000 — 20 mm


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2 commentaires à Voyage à Porto : jour 4

  1. sandy39 dit :

    Une maison décorée qui, je trouve, a des allures d’Ecole…

    Un litre de lait : c’était pour cuire le poisson ?

    Après le festin, repu pour la nuit…

    • Jean-Pierre Martel dit :

      Au moment de ma visite, la rue le long de cette murale — réalisée par Joana Vasconcel en 2016 — était le terrain de jeu de collégiens.

      En réalité, c’est le mur d’un Steak House de Porto.

      Quant au litre de lait, il a été acheté pour le lendemain matin, pour faire cuire mon gruau (ce que je mange au petit déjeuner depuis des décennies).

      Eh oui, après ce festin, j’étais mûr pour une bonne nuit de sommeil.

      Au-delà de ses églises, de ses places publiques, de ses musées, et de ses artistes de la rue, l’attrait principal d’un voyage à Porto (ou au Portugal en général) est la fraicheur des aliments qu’on y consomme.

      En tant que Nord-Américain dont les fruits ou des légumes viennent du Mexique, du Chili, ou d’ailleurs, dont le poisson ‘frais’ n’est dit ‘frais’ que parce qu’il est réfrigéré depuis des jours au lieu d’être congelé, dont les produits de boulangerie sont contaminés par le glyphosate de Monsanto en raison de la farine de soya qu’on ajoute à la farine de blé (afin d’équilibrer les protéines), le Portugal est un petit paradis pour quiconque veut manger sainement.

      Alors évidemment, je me régale.

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