Voyage à Porto : jour 3

Hier, j’explorais la rue Santa Catarina; aujourd’hui je descends la rua de Sá da Bandeira.

Tempura de légumes

Mon premier arrêt est au restaurant Pissarra Cunha Alves. Dépositaire d’une franchise Beher, ce restaurant propre et moderne sert principalement des mets à base de porc noir du Pays basque espagnol.

J’y prends un plat végétarien assez bon, soit une Tempura de légumes (tranches panées de poivron rouge, d’asperges, de concombre anglais et d’aubergine).

Offerts gratuitement par la maison, quelques tranches de salami Beher et du pain seront placés sur ma table.

Le tout, 6,6 € (taxes incluses).

Mercado do Bolhão
Intérieur du Mercado do Bolhão

Mon deuxième arrêt est au Mercado do Bolhão (Marché de Bolhão).

Ce sont les halles de Porto. Derrière une façade de style Beaux-Arts qui fait tout le quadrilatère, se trouvent à ciel ouvert des maisonnettes aux toits pointus le long desquels les marchands offrent leurs produits.

Le lieu est pittoresque, mais un peu défraichi. On y vend de l’artisanat, des fleurs, du pain, des légumes, des légumineuses, des fruits, du poisson et du vin.

Étonnamment, pour ce qui est du poisson, on trouve plus de choix aux épiceries Pingo Doce.

Au bout de la rue, je vais à la Praça da Libertade (Place de la Liberté), dont je remonte le coté Est jusqu’à l’Igreja da Santissima Trindade (l’église de la Très-Sainte-Trinité).

Intérieur de l’Igreja da Santissima Trindade
Confessionnal

Derrière une façade néobaroque assombrie par la pollution, cette église présente un intérieur propre et agréable décoré essentiellement par un maitre-autel et huit autels latéraux en bois doré d’excellente facture.

Chaque statue nichée dans un autel latéral est mise en valeur par un fond doré dont le motif lui est propre.

Praça da Libertade

Je redescends la Praça da Libertade de son côté Ouest jusqu’à son extrémité Sud, tourne vers l’Est et fais quelques pas pour me rendre à la gare ferroviaire São Bento (Saint-Benoît).

Intérieur de la gare São Bento

Édifiée en 1896 par José Marques da Silva, cette gare est décorée de magnifiques azuléjos du céramiste Jorge Colaço (né à Porto) décrivant des faits marquants de l’histoire du pays.

Igreja de Santo Antonio
Nef de l’Igreja de Santo Antonio

En biais, se trouve l’église Saint-Antoine, mieux connue sous le nom de l’Igreja dos Congregados

Inaugurée en 1680, cette petite église est revêtue d’azuléjos représentant des scènes de la vie de saint Antoine.

Deux magnifiques autels Art déco sont à l’entrée, suivis de quatre autels latéraux néoclassiques d’un intérêt limité et, au transept, deux superbes autels baroques en bois doré qui font ombrage au maitre-autel, le tout surmonté de grisailles au plafond.

Igreja dos Clérigos

Puis je monte à l’Ouest à l’Igreja dos Clérigos (église des Clercs), de plan ovale, construite à partir de 1732. On y accède par une porte latérale à droite.

C’est le chef-d’œuvre rococo de l’Italien Nicolau Nasoni (dont la dépouille se trouve dans la crypte).

À l’arrière, une tour fut ajoutée en 1763. C’est le plus haut clocher du Portugal.

Aperçu du Jardim das Oliveiras

Après avoir gravi les 225 marches du clocher, on a une vue superbe de la ville, notamment du Jardin des Oliviers.

Il s’agit d’un stationnement souterrain, d’un centre commercial au rez-de-chaussée tandis que le toit végétalisé est un parc planté d’oliviers (d’où son nom).

Je rentre ensuite au studio. Je prends le repas du soir dans un petit restaurant à proximité (une soupe et des sardines) où le service lent (1h45) m’obligera à prendre le taxi (6 €) jusqu’au Colisée de Porto (où j’ai un concert à 21h30).

En dépit de son nom, le Coliseu do Porto n’est pas un stade sportif, mais une salle de spectacle circulaire.

Orchestre métropolitain de Libonne

À l’affiche, l’Orquestra Metropolitana de Lisboa présente l’ouverture d’Egmont (de Beethoven, très bien exécutée), le Concerto No 1 pour piano et orchestre (de Chopin, une œuvre qui ne me dit rien) et après l’entracte, la Première symphonie de Brahms (exécutée un peu mollement au début, mais avec la vaillance attendue au final).

C’est un programme généreux, débuté à 21h30 et qui se termina vers minuit.

L’acoustique de la salle est très particulière. Encadrant la scène, des panneaux de palissandre permettent une excellente définition de l’orchestre.

Mais la moitié supérieure du fond de la salle est un mur de béton à nu qui provoque une légère réverbération du son que j’ai trouvé plutôt plaisante.

Le billet pour un siège situé au centre de la quatrième rangée du parterre ne m’a couté que 21 euros.

Puis je rentre au studio en taxi.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectifs M.Zuiko 7-14 mm F/2,8 (4e et 11e photos), M.Zuiko 25 mm F/1,2 (5e et 10e photos), et M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (les autres photos)
  1re photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 26 mm
  2e  photo : 1/1250 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm
  3e  photo : 1/125 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 15 mm
  4e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 5000 — 9 mm
  5e  photo : 1/60 sec. — F/1,2 — ISO 400 — 25 mm
  6e  photo : 1/4000 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm
  7e  photo : 1/125 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm
  8e  photo : 1/2500 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 20 mm
  9e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 4000 — 12 mm
10e  photo : 1/1600 sec. — F/2,2 — ISO 200 — 25 mm
11e  photo : 1/320 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm
12e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 1250 — 12 mm


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Voyage à Porto : jour 3
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Un commentaire à Voyage à Porto : jour 3

  1. sandy39 dit :

    Une journée fort longue.

    Après un petit tour au Mercado de Bolhão, l’Igreja de Santissima Trinidad paraît d’une longueur. Et, il faut dire, aussi, que partout, dans le monde, il y a de belle gares même si on n’aime pas toujours les Aurevoirs sur leurs quais !

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