Analyse de la haine antimusulmane au Québec

Introduction

Littéralement, ‘islamophobie’ signifie peur de l’islam. Dans les faits, on utilise ce mot pour parler de l’hostilité à l’endroit de la religion musulmane ou de ceux qui la pratiquent. Or peur et hostilité sont deux choses bien différentes.

Dans nos sociétés, il est parfaitement légitime de ne pas aimer une religion ou d’être hostile à ses préceptes. Voilà pourquoi le texte qui suit préfèrera utiliser l’adjectif ‘antimusulman’ qui lui, concerne spécifiquement les adeptes de cette religion.

La haine

On ne peut combattre un phénomène qu’on refuse de nommer.

La haine se définit comme un sentiment violent qui pousse à désirer le malheur de quelqu’un ou à lui faire du mal. De son côté, le logiciel Antidote parle d’un sentiment qui donne envie de commettre des actions agressives envers une autre personne ou de se réjouir de sa souffrance.

Il y a donc divers degrés à la haine. Depuis la tuerie de Québec, tout le registre de la haine est couvert, de son expression la plus anodine (le manque d’empathie) à sa forme extrême (l’homicide), en passant par toutes les étapes intermédiaires (dont le vandalisme).

Sans les manifestations extrêmes de la haine, on pourrait éviter l’utilisation de ce mot en préférant des euphémismes comme ‘animosité’, ‘agressivité’, ou même ‘hostilité’. Mais depuis l’attentat de Québec, il faut appeler les choses par leur nom.

Lorsqu’on tue des Québécois musulmans en prière ou qu’on incendie l’auto d’un responsable musulman moins de deux jours après l’annonce de la création d’un cimetière musulman, c’est qu’on a affaire à de la haine.

À l’intérieur de cette gamme de sentiments à caractère haineux, il n’existe pas de seuil au-delà duquel la haine passe d’anodine à intolérable.

Comme tout être social, chacun d’entre nous est sensible au discours ambiant. Toute personne est donc susceptible d’évoluer dans un sens comme dans l’autre dans toute la gamme des sentiments d’hostilité à l’égard de quelqu’un.

La crainte de l’Islam en Occident est alimentée par le terrorisme international financé par la dictature saoudienne et véhiculé par l’idéologie haineuse qu’elle propage. Au Québec, le discours antimusulman s’est répandu lors des controverses relatives aux accommodements raisonnables ou au port de signes religieux.

À la lecture des nombreux commentaires publiés par les médias, on peut distinguer quatre manières de diaboliser les Québécois musulmans. Ce sont :
• la victimisation de la majorité,
• la culpabilisation de la minorité
• le déni et la banalisation de l’intolérance
• la dangerosité par association

La victimisation de la majorité

Il faut être sourd aux leçons de l’Histoire pour ne pas réaliser que rien n’est plus dangereux que de faire croire à la majorité qu’elle est victime d’une de ses minorités religieuses ou ethniques.

Dans la fable Le Loup et l’agneau, le loup justifie son agressivité envers l’agneau en accusant ce dernier de troubler son breuvage.

La diabolisation des Québécois musulmans exige que ce soit eux les agresseurs et nous les victimes, de manière à justifier nos représailles, à l’instar de celles du loup.

La victimisation de la majorité est au cœur de la propagande toxique diffusée à pleine radio dans la Vieille capitale. Or ces radios ne font que participer à cette défense des ‘valeurs nationales’ défendues par tous les mouvements de Droite à travers le monde; au Québec, en France, aux Pays-Bas, en Allemagne, notamment.

C’est ainsi que le port d’un vêtement distinctif est présenté comme un acte de provocation. Ce vêtement — surtout s’il est féminin — témoigne d’un mépris des valeurs auxquelles, évidemment, la minorité refuse d’adhérer.

De la même manière, toute demande d’accommodement devient le symbole du complot de la minorité destiné à pervertir la société d’accueil.

En réalité, lorsqu’il est raisonnable, l’accommodement signifie ‘Vivre et laissez-vivre’; il consiste à laisser quelques-uns vivre à leur manière à eux, tout en laissant le reste de la société vivre comme elle l’entend.

Toute exagération du préjudice subi par un accommodement fait partie de ce processus de fausse victimisation qui sert d’écran à la persécution.

Voilà pourquoi, lorsqu’on arrive mal à comprendre l’importance concrète du préjudice subi, c’est qu’on a affaire à une théâtralisation d’un préjudice insignifiant.

Par exemple, on s’indignera parce qu’une piscine publique est réservée quatre heures par semaine à la baignade non mixte (deux heures pour chaque sexe). Pour s’y opposer, on invoquera le caractère sacré, dit-on, de la mixité. Or la mixité n’a jamais fait consensus au Québec; on possède des écoles primaires qui ne sont pas mixtes, des clubs sportifs, des prisons, et des toilettes.

Le scandale suscité par l’accommodement insignifiant sert donc de paravent à l’intolérance. Un paravent placardé de principes creux.

La culpabilisation de la minorité

Imaginez une personne qui oserait prétendre que les femmes victimes d’un viol ont couru après. Que si elles n’avaient pas porté des robes aussi courtes, des vêtements aussi moulants, adopté des démarches aussi provocantes, tout cela ne serait pas arrivé.

Pourtant, c’est ce qu’on entend au sujet des causes de la tuerie de Québec.

Un lecteur du Devoir écrit :

Et si vous arrêtiez de traiter les femmes comme des citoyennes de deuxième ordre en sachant fort bien que cela nous choque profondément ?

Et si les femmes musulmanes arrêtaient de porter ce foulard islamique ostentatoire qui est perçu ici comme de la provocation ?

Ça fait plus de vingt ans qu’on vous le demande et vous refusez catégoriquement.

À la lecture de ces reproches, on comprend que les Québécois tués à la mosquée méritaient leur sort. Même s’il n’est pas certain que leurs épouses à eux portaient le voile. En effet, seule une minorité des Musulmanes portent le voile au Québec. Donc rien n’indique que les victimes étaient les époux de femmes voilées. Mais peu importe.

De la même manière, on reprochera aux Québécois musulmans de ne pas condamner publiquement les attentats terroristes commis par des coreligionnaires à l’Étranger.

La question à se poser est la suivante : y a-t-il des silences désapprobateurs ou est-ce que tout silence est complice ?

Chacun d’entre nous a-t-il le devoir de se dissocier de tout méfait commis par des inconnus avec lesquels nous partageons certaines caractéristiques. Par exemple, ai-je l’obligation de condamner publiquement chacun des crimes (par exemple, chaque viol) commis par un autre homme parce qu’autrement, mon silence serait complice ?

En réalité, les Québécois musulmans ne sentent pas le besoin de se dissocier d’un attentat islamiste tout simplement parce qu’ils n’en éprouvent pas de culpabilité. Et ceux qui, au contraire, veulent les tenir responsables pavent la voie aux représailles dont ils pourraient faire l’objet.

Le déni et la banalisation de l’intolérance

Comme beaucoup d’autres, les Québécois aiment croire qu’ils constituent un peuple gentil et bon, imperméable au sexisme, au racisme et aux intolérances de toutes sortes.

Il y a quelques jours, la Coalition Avenir Québec estimait qu’il n’y a pas de montée de l’extrême Droite au Québec.

À la suite de la tuerie de Québec, une lectrice du Devoir écrivait :

Ce texte parle de racisme, d’intolérance de l’autre, d’islamophobie, alors que c’est loin d’être le cas dans cette tuerie.

Ce à quoi je répondais :

À partir de combien de morts de Musulmans peut-on, selon vous, parler d’intolérance et d’islamophobie ?

Loin d’être un cas isolé, cette lectrice du Devoir représente la tendance de nombreux Québécois à nier les évidences qui nous obligeraient à faire une introspection douloureuse et à remettre en question l’image flatteuse que nous cultivons de nous-mêmes.

La dangerosité par association

Depuis les évènements new-yorkais du 11 septembre 2001, l’actualité nous rapporte presque quotidiennement de nouveaux attentats commis par des groupements islamistes à l’Étranger.

À force de répétition, ceux qui ne connaissent personnellement aucun Québécois musulman finissent par être envahis par l’appréhension de ce qu’ils ignorent. Or la peur ne se contrôle pas.

Voilà pourquoi on ne peut l’atténuer par des arguments rationnels : on l’atténue par des mesures rassurantes.

Si on exclut la création d’un centre de déradicalisation dont l’efficacité reste à démontrer, rien n’a été fait jusqu’ici au Québec à ce sujet.

Dans tous les cas où il aurait pu circonscrire la dangerosité d’éléments radicaux au sein de la communauté musulmane (certains imams montréalais, notamment), le gouvernement Couillard a négligé d’intervenir.

Comme si sa priorité n’était pas d’assurer la paix sociale au Québec. Il se comporte plutôt comme s’il cherchait à entretenir des débats identitaires stériles afin de tendre un piège à ses adversaires politiques, accusés de ne pas s’intéresser ‘aux vraies affaires’.

On trouvera à la fin du présent texte un ensemble de mesures inspirées de la loi autrichienne sur l’Islam et qui visent à garantir la liberté de l’exercice de la religion musulmane tout en encadrant la formation des imams de manière à rassurer l’ensemble de la population à ce sujet.

Au-delà de la controverse que suscitera sa mise en application — qui nécessitera sans doute l’invocation de la clause dérogatoire de la Canadian Constitution — on peut s’attendre à ce que ce plan ambitieux instaure à moyen terme un climat d’harmonie interreligieuse au Québec.

La responsabilité des ‘élites’

Les quatre moyens de diaboliser les Québécois musulmans — la victimisation de la majorité, la culpabilisation de la minorité, la banalisation de l’intolérance, et la dangerosité par association — sont utilisés jour après jour par les radios-poubelles de la ville de Québec depuis des années. Doit-on surprendre que leur idéologie toxique se répande ?

Détenteur de l’autorité morale, le haut-clergé catholique de la ville de Québec prêche la charité chrétienne et condamne à la fois la calomnie et la médisance sans qu’il lui vienne à l’esprit que l’excommunication est un bon moyen de faire réfléchir ceux qui répandent des comportements aux antipodes du message de tolérance de Jésus de Nazareth.

Les hommes politiques du Québec ont évidemment leur part de responsabilité. Au panthéon des coupables se trouve le premier ministre du Québec.

M. Couillard ne sait pas gouverner. Mais il sait comment en donner l’impression.

Lisez attentivement le discours type de M. Couillard à chaque fois qu’il est question d’islamophobie : « Le Québec est accueillant. Nous, les Québécois, sommes un peuple tolérant. Et ce sont ces valeurs d’humanisme, de tolérance et de respect des autres qui sont au cœur de ce que défend le Parti libéral

Tout ceci glorifie l’image d’un chef d’État noble et généreux.

Mais lorsqu’une majorité se croit à tort menacée, la dernière chose qu’elle veut entendre, c’est que l’État ne fera rien pour la protéger. Or c’est précisément ce à quoi se résume ce message dans l’esprit des gens inquiets. D’où l’idée, pour eux, de se faire justice.

Au contraire, il faut rassurer. Et pour ce faire, il faut dire trois choses :
• prouver que la menace est exagérée,
• qu’aussi faible soit-elle, l’État la combattra,
• et que par ailleurs, l’État est garant du droit à la différence (et, entre autres, du droit des femmes de porter le foulard musulman si elles le veulent).

Premièrement, le chef de l’État doit donc dire et répéter à chaque fois qu’il en a l’occasion que les Québécois musulmans ne forment que trois pour cent de la population québécoise et qu’il est impossible qu’aussi peu de gens obligent le Québec à devenir ce qu’il ne veut pas être.

Deuxièmement, il faut instaurer des mesures susceptibles de rassurer à la fois les adeptes de la religion musulmane et la population en général (voir le plan à la fin du texte). Or rien à ce sujet n’a été fait depuis trois ans.

Et troisièmement, il doit combattre le féminisme de chiffon, principal moyen utilisé par la Droite pour susciter l’animosité contre les Québécois musulmans.

De tous les partis politiques québécois, la Coalition Avenir Québec est le plus à Droite. Pourquoi les politiciens issus de cette formation politique ne sont-ils pas davantage responsables de la propagation de la haine antimusulmane au Québec que le premier ministre ?

C’est qu’à lui seul, le premier ministre jouit d’un accès aux médias plus important que tous les députés caquistes réunis.

De plus, les députés reflètent leurs commettants. Lorsque ce n’est pas le cas, la population en choisit d’autres.

Si la CAQ se faisait harakiri aujourd’hui, ses députés seraient remplacés demain par d’autres politiciens véhiculant la même l’idéologie.

De la même manière, si toutes les radios-poubelles de Québec perdaient leur permis d’exploitation, le débat haineux se déplacerait clandestinement sur les médias sociaux.

Au lieu d’accuser ses adversaires politiques de souffler sur les braises de l’intolérance (pour reprendre son expression), le premier ministre doit combattre la mentalité qui prévaut là où la CAQ est populaire, c’est-à-dire s’attaquer à la racine du discours haineux.

En somme, il s’agit d’un combat idéologique. Ce que n’a pas compris le premier ministre. Et ce qui explique le sombre bilan social de ses années de pouvoir.

Conclusion

La Nature a horreur du vide.

Tout comme les Américains sont les responsables involontaires de la naissance de l’État islamique, l’inaction absolue du gouvernement Couillard dans ce dossier est responsable de l’apparition et de la montée de groupuscules d’extrême Droite au Québec. Ces groupes n’existaient pas avant lui.

Dans tous les pays du monde, le chef de l’État est le responsable ultime de la paix sociale.

Cela est particulièrement évident dans les monarchies constitutionnelles, où le roi ou la reine représente le ciment de la nation.

Dans ce cas-ci, tout se résume à une question de leadeurship. Le premier ministre avait le choix.

Il pouvait se dire qu’un certain nombre de Québécois n’aiment pas les Musulmans et choisir de ne pas s’en mêler.

Ou se dire qu’il est de son devoir de chef d’État de combattre le discours haineux contre une partie de son peuple. Avec le risque, s’il échoue, d’en payer le prix politique.

Il a choisi de se limiter à cultiver son image de marque sans poser le moindre geste concret susceptible de contribuer à la paix sociale.

Tout comme le KKK tuait des Noirs ou brulait leurs maisons afin de les intimider, le QQQ — appellation générique de l’extrême Droite québécoise — tue des Québécois musulmans en prière et brule leurs biens. Voilà où nous a conduits l’immobilisme narcissique du premier ministre.

Il est probable que l’Histoire ne retiendra pas grand-chose de ce brillant professionnel de la Santé qui n’a appris de la noblesse que l’art d’en donner l’impression.

Références :
«Aidez-nous à comprendre» l’attentat de Québec
Attentat à Québec — Devant la mosquée, la consternation
Baignades non mixtes à Côte-des-Neiges – À la défense des prudes
De nombreux appels à la haine sur la page Facebook de Bernard « Rambo » Gauthier
La Charte de la laïcité : un mauvais départ
La CAQ estime qu’il n’y a pas de montée de l’extrême droite au Québec
La classe politique québécoise s’émeut après le crime commis contre un leader musulman
La Meute, un groupe contre «l’invasion de l’islam»
Le Centre de prévention de la radicalisation visé par l’extrême droite
Le Féminisme de chiffon
Le Québec face à l’islamophobie
Les braises de l’intolérance
Pour qu’ils ne soient pas morts en vain
43 000 membres pour le groupe d’extrême droite la Meute
Radicalisme : Couillard s’en lave les mains
Une lettre pour Alexandre Bissonnette

Paru depuis :
La droite identitaire, plus dangereuse que l’islam radical (2017-09-14)


Annexe : Plan visant à consacrer la neutralité religieuse de l’État québécois, à encadrer la formation des imams, à assurer le qualité de l’exercice de l’imanat, et à garantir la liberté de l’exercice de la religion musulmane :

A) l’obligation d’offrir et de recevoir des services de l’État à visage découvert (ce que le gouvernement Couillard dit vouloir faire depuis des années sans jamais le faire),

B) le retrait de tout signe religieux amovible sur les murs de tous les édifices appartenant à l’État.

C) l’obligation des imams de parler la langue du pays,

D) l’interdiction du financement étranger quant aux frais de construction et de fonctionnement des institutions confessionnelles,

E) l’obligation pour les municipalités de dresser des règles d’urbanisme claires relativement à la construction des lieux de culte et l’interdiction de les modifier afin de faire obstacle à la construction d’un de ces lieux,

F) la modification des lois entourant les pratiques funéraires de manière à légaliser les pratiques musulmanes, comme l’a fait la France,

G) la subvention aux cimetières du Québec qui voudront devenir multiconfessionnels,

H) la création d’une école coranique de niveau universitaire basée sur des préceptes modernes :

  • l’œcuménisme, c’est-à-dire ouverte à toutes les confessions musulmanes,
  • la parité sexuelle stricte du corps professoral, y compris au niveau de la direction,
  • l’obligation du corps professoral de publier le résultat de leurs recherches au sujet des textes sacrés,
  • la création d’une bibliothèque électronique accessible par l’internet qui permet la consultation des publications et des avis religieux (fatwas) émis par les professeurs,
  • l’interdiction formelle de tout avis religieux (fatwa) qui, directement ou indirectement, suggèrerait que quelqu’un devrait être mis à mort,
  • la mixité des élèves et leur disposition en classe qui ne suggère aucune subordination sexuelle,
  • l’interdiction de tout financement étranger tant pour la création de l’école que pour son fonctionnement, et
  • l’émission d’un diplôme d’attestation de réussite qui pourrait éventuellement servir de base à la certification des imams au Québec.
Analyse de la haine antimusulmane au Québec
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5 commentaires à Analyse de la haine antimusulmane au Québec

  1. Gilles Gagné dit :

    Excellente analyse, j’y adhère complètement. Je n’ai pas vérifié si ce texte fait partie de l’édition de Devoir d’aujourd’hui mais il vaut sa publication.

    Bonjour M. Martel

    • Jean-Pierre Martel dit :

      Depuis sa publication sur ce blogue, ce texte a fait l’objet d’une multitude d’améliorations mineures. C’est là l’avantage de la publication électronique; on peut corriger subtilement même après la publication.

      Je veux me donner la fin de semaine pour le relire quelques fois et le retoucher çà et là si nécessaire.

      Je soumettrai la version définitive au Devoir dimanche soir ou lundi matin, après avoir acquis la conviction que je suis incapable de faire mieux.

      Pour l’instant, je tiens à vous remercier pour votre commentaire.

      J’apprécie d’autant plus la rétroaction des lecteurs lorsqu’elle concerne des textes longs sur des sujets difficiles.

      Nous visons à l’époque des messages à 140 caractères et après l’écriture de longs textes de réflexion, je vis dans l’angoisse que personne ne se donnera la peine de lire ça.

      Votre commentaire me rassure. Et en plus, il est positif. Merveilleux !

      Merci.

  2. Pierre Cloutier dit :

    @Jean-Pierre Martel :
    « Analyse de la haine antimusulmane au Québec »

    Ce texte (que je n’ai pas tout lu) n’est-il pas un énorme amalgame que vous défendez aux autres de faire mais que vous faites tout au long de votre longue analyse ?

    Vous amalgamez allègrement les musulmans modérés ou même non religieux, non pratiquants et, disons-le, occidentalisés, avec ceux qui vivent comme au temps de Mahomet et qui travaillent à changer la société québécoise en imposant la charia.

    Devant ces derniers, je suis islamophobe dans le sens qu’ils me font peur mais mes amis maghrébins athées n’ont rien à voir avec les premiers. Rien à voir ! Pourtant quand vous dites « les musulmans » vous les intégrez dans le lot. Erreur et amalgame !

    Si vers 1927, le gouvernement allemand avec interdit le nazisme, imaginez le nombre de vies humaines et de souffrance qui auraient été sauvées et évitée.

    —————————
    Commentaire sur votre annexe :

    Bravo, j’approuve presque tout dans l’ensemble. J’ai eu la même idée que vous à propos des imams avec lesquels je serais même un peu plus radical. Je souhaiterais qu’on les surveille de près. Qu’on les exile aussitôt qu’ils sont pris à prêcher la haine. Oui, qu’on installe une école pour former des imams « québécois », en français et je verrais cette école affiliée à la faculté de théologie de l’université Laval à Québec.

    Je souhaiterais aussi que le gouvernement interdise l’usage de la langue arabe dans toutes les mosquées et écoles musulmanes subventionnées au Québec. Sous peine de coupure de ces subventions.

    • Jean-Pierre Martel dit :

      En premier lieu, soyez le bienvenu sur ce blogue, M. Cloutier.

      Lorsqu’on accuse quelqu’un de faire des amalgames, ce n’est jamais parce qu’il regroupe simplement des personnes très différentes. Quiconque parle des Québécois ne peut pas être accusé de faire des amalgames sous le prétexte que chacun de nous est différent.

      Alors oui, les Musulmans forment un groupe hétéroclite. Mais parler d’eux en général n’est pas de faire des amalgames.

      Faire des amalgames devient un reproche lorsqu’on fait un regroupement abusif de diverses formations politiques en vue de les discréditer. Par exemple, si je compare le chef d’un parti politique québécois à Hitler, je fais de l’amalgame.

      Comparer le QQQ au KKK serait un amalgame si la comparaison était abusive. Or je ne le pense pas.

      En passant, parler des Musulmans athées est un contresens. Ne sont musulmans que les adeptes de la religion musulmane, une religion monothéiste. Si on ne croit pas en Dieu, on n’est ni musulman, ni chrétien, et ni de religion juive.

      Cette adhésion à l’Islam peut se faire à des degrés divers (intégristes, modérés, non-pratiquants).

      Les Québécois musulmans forment trois pour cent de la population québécoise. De ce pourcentage, combien veulent imposer la charia ? Je l’ignore mais cela n’a pas d’importance. Jamais un si petit nombre de personnes ne pourra nous imposer leur volonté. Jamais. C’est un danger hypothétique et insignifiant.

      Ceci étant dit, je suis d’accord avec vous au sujet de l’Allemagne nazie. D’où l’importance de combattre le QQQ dès maintenant.

      Quant à l’interdiction de l’arabe dans les écoles coraniques, c’est impossible. Leurs textes sacrés sont en arabe. C’est comme interdire le grec (la langue des Saintes Évangiles) ou les langues utilisées par les textes sacrés juifs ou chrétiens.

      Dans une école théologique, on doit pouvoir lire les textes sacrés dans leur version originale pour les interpréter correctement.

  3. sandy39 dit :

    Je n’ai pas encore lu le texte de départ en entier.

    Je suis d’accord avec une de vos phrases, J.Pierre : “Si on ne croit pas en Dieu, on n’est ni musulman, ni chrétien, et ni de religion juive.”

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