Voyage à Lisbonne : jour 14

Aujourd’hui, deuxième dimanche de ce voyage, je prends quelques bouchées de mon déjeuner et je m’empresse d’effectuer un autre ’sprint religieux’.

Mon premier arrêt est à l’Igreja de Santiago. Ici, le nom Santiago fait référence à la fois à Saint-Jacques-de-Compostelle (Santiago de Compostela en galicien et en espagnol) et au nom du village autrefois autonome dans lequel cette église fut construite.


Note : Pour consulter un guide illustré des termes techniques d’architecture religieuse, on cliquera sur ceci.

 
C’est une église dont le vaisseau central n’a de bas-côté qu’à droite. C’est la seule chose qui reste du séisme de 1755.

Surmontée d’un plafond peint représentant l’apôtre Jacques agenouillé regardant l’Assomption de la Vierge, la nef sans transept est flanquée de trois autels latéraux peu profonds à gauche.

Détail de l’autel de la chapelle Notre-Dame-du-Rosaire

À droite, tout le bas-côté est occupé par la chapelle Notre-Dame-du-Rosaire dont l’autel baroque, en bois doré, est entouré de cinq azuléjos.

Puis je prends le tramway 28 pour monter jusqu’à l’Igreja da Graça (l’église de la Grâce). Elle est située dans le quartier de Graça, au nord d’Alfama.

L’édifice ayant été détruit par le séisme de 1755, l’église rococo qu’on voit aujourd’hui date de la deuxième moitié du XVIIIe siècle.

Plafond de l’Igreja da Graça

L’intérieur est en pierre de taille rehaussé de marbre rose. C’est une très belle église en forme de croix latine.

La nef sans bas-côtés est flanquée à droite de quatre autels peu profonds. À gauche, c’est plutôt trois autres autels peu profonds et une chapelle authentique, dotée de son propre tabernacle (la Capela do Santissimo, près du transept gauche).

Chaque bras du transept dispose également d’autels latéraux.

Étonnamment, l’orgue situé au-dessus de la sortie est traversé par une ouverture centrale qui laisse passer la lumière d’une fenêtre.

Puis je rentre en tramway et en métro pour terminer le reste de mon déjeuner (qui me servira de repas du midi).

Réclame de McDonald à la station Baixa-Chiado

Je me rends au Museu Nacional de Arte Contemporânea do Chiado (MNAC), situé dans le quartier de Chiado.

Aperçu du pavillon Nord du MNAC

Créé en 1911, ce musée occupe deux bâtiments. Celui au nord sert aux expositions temporaires.

Sem título d‘António Charrua (1971)

Au moment de ma visite, on y présentait des œuvres portugaises créées entre 1960 et 1990 et qui font partie de la collection du Secrétaire d’État à la Culture.

Si j’étais ministre portugais de la Culture, j’enverrais immédiatement cette collection remarquable garnir les murs dénudés du MAAT (dont j’ai parlé au 12e jour de cette visite de Lisbonne).

Aperçu du pavillon Sud du MNAC

Le pavillon Sud est établi dans un ancien monastère franciscain reconstruit après le séisme de 1755. L’Ordre ayant été aboli en 1834, l’édifice fut transformé en entrepôt par un marchand anglais avant d’être transformé en musée.

Liberté de Joaquim Rodrigo (1963)

Encore là, on y trouve des œuvres très intéressantes et une étonnante collection de photos stéréoscopiques réalisées par Francisco-Afonso Chaves (1857-1926).

J’ai particulièrement apprécié le vidéo interactif Atlantis d’André Sier (2016), inspiré de l’esthétique des jeux vidéos des années 1980.

Nef de l’église Saint-Roch

Mon sprint religieux se termine à l’Igreja São Roque et son musée.

Construite de 1565 à 1573 dans le Nord de la vieille ville de Lisbonne par les Jésuites, cette église fut relativement épargnée par le séisme de 1755.

Ses chapelles latérales sont richement décorés à l’aide de matériaux luxueux. L’exécution des œuvres témoigne d’un haut degré d’expertise des artisans (parfois italiens) responsables de leur création.

C’est une des plus belles églises de Lisbonne. Sa visite est recommandée.

Son musée est bien. Il surpasse aisément celui de la cathédrale de Lisbonne (sombre et poussiéreux). On peut y photographier les œuvres (contrairement au musée du monastère Saint-Vincent-hors-les-murs). Subjectivement, je dirais que la collection d’Art religieux du Museu Calouste Gulbenkian lui est légèrement supérieure.

Même si ce musée ne présente pas seulement de l’orfèvrerie, ce qui est frappant, c’est le contraste dans ce musée entre les toiles et la statuaire de bois, plutôt médiocres, et la virtuosité exceptionnelle des orfèvres portugais.

Précisons que ceux-ci disposaient d’une abondante matière première; l’or rapporté d’Amérique latine par les conquistadors portugais.

Puis je rentre au studio me faire cuire une autre généreuse portion de saumon acheté hier.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectifs PanLeica 25 mm F/1,4 (7e photo), M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (1re et 3e photos) et M.Zuiko 7-14 mm F/2,8 (les autres photos)
1re photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 4000 — 17 mm
2e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 800 — 8 mm
3e  photo : 1/320 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 16 mm
4e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 11 mm
5e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 500 — 14 mm
6e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 1000 — 10 mm
7e  photo : 1/80 sec. — F/1,4 — ISO 320 — 25 mm
8e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 4000 — 9 mm

Voyage à Lisbonne : jour 14
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