Voyage à Lisbonne : jour 13

Puisque j’aimerais assister à un concert de musique classique à 14h30 au musée Gulbenkian, j’en fais donc ma première destination de la journée.

Oiseaux dans les jardins du musée Gulbenkian

Arrivé un peu d’avance, j’en profite pour visiter les jardins du musée situés à l’arrière du pavillon principal. C’est un endroit plaisant. Des oiseaux s’ébattent dans l’eau des étangs ou se cachent entre les tiges de papyrus. On y trouve des canards, des pigeons, et plusieurs espèces que je ne connais pas.

À l’heure dite, je me présente au musée pour apprendre que le concert se tenait hier soir.

Je découvrirai plus tard que si la géolocalisation de l’iPad possède l’avantage de nous aider à nous situer sur une carte, elle possède néanmoins l’inconvénient de fausser les évènements enregistrés dans notre agenda.

Ils apparaissent correctement sur mon MacBook (où je n’ai pas fait le changement de fuseau horaire ce qui, autrement, bousillerait l’heure de capture de mes photos).

Mais mon iPad a détecté automatiquement le changement de fuseau horaire et affiche les évènements de l’agenda comme s’ils se produisaient à Montréal. Donc un concert à 21h30 s’affiche comme programmé le lendemain à 2h30 à Lisbonne (puisque cette ville est 5h d’avance sur Montréal).

J’aurais dû m’en douter puisque c’est littéralement 2h30 du matin et non 14h30.

Bref, je devrai donc éviter de me fier à mon iPad pour mon vol de retour vers Montréal.

Je visite le lieu suivant sur mon programme de la journée, soit le Centro de Arte Moderna (soit le musée d’Art contemporain Gulbenkian).

Intérieur du Centro de Arte Moderna

Après avoir été émerveillé il y a deux jours par la collection du Museu Calouste Gulbenkian (soit le musée des Beaux-Arts Gulbenkian), je m’attendais peut-être à trop dans ce cas-ci. Conséquemment, j’ai été déçu.

La seule chose qui m’a vraiment plu est sa collection d’illustrations Art déco publiées par les périodiques portugais de l’époque.

Parque Eduardo VII

Je mets ensuite le cap sur le Jardim Amália Rodrigues et surtout le Parque Eduardo VII.

Le Parc Édouard-VII est le plus vaste du centre-ville. Il offre une vue remarquable sur la rive nord du Tage.

Jardins extérieurs de l’Estufa Fría

Dans le coin ouest de ce parc, on trouve l’Estufa Fría (la Serre froide).

Vous savez combien j’aime le Jardin botanique de Montréal. Eh bien l’Estufa Fría, c’est au moins dix fois plus grand que la serre des fougères Jardin botanique de Montréal.

Ce n’est pas une serre de verre et de métal comme le sont généralement les serres des jardins botaniques. C’est un gigantesque espace dont les murs et le toit sont constitués de lattes de bois légèrement espacées pour y laisser entrer l’air et atténuer le soleil chaud du Portugal.

Il y fait un peu frais. C’est plein d’oxygène. C’est surtout un endroit très photogénique à l’infrarouge.

Détail du monument au Marquis de Pombal

À l’extrémité sud du parc, on trouve un monument érigé en l’honneur du Marquis de Pombal.

Ce premier ministre portugais est celui qui, au lendemain du séisme de 1755, fit reconstruire le quartier de Baixa selon un schéma de rues parallèles qui se coupent à 90 degrés. Une idée qui inspira beaucoup plus tard La Havane et Barcelone.

Sur le côté droit du monument (ci-dessus), on peut voir les ouvriers et les paysans portugais qui travaillent fort pour permettre à leurs femmes de s’acheter un peu de linge pour se couvrir la poitrine… à moins que cela ait une autre signification qui m’ait échappé.

Ce soir, au lieu d’aller au restaurant, je passe à l’épicerie et je m’achète un saumon complet de 1,8kg pour 9,12 euros. C’est en rabais à 5 euros le kilo.

Habituellement, on doit passer les poissons à l’eau puisqu’ils sont couverts d’une sécrétion un peu visqueuse. Pas celui-ci.

Avec un couteau ordinaire, je tranche une section qui part de la queue au début de la partie évidée du poisson. Je cuis cela au microonde entre une assiette et un bol à soupe (les moyens du bord). Dans le fond, c’est comme s’il cuisait à l’étuvée.

Après 3 ou 4 minutes, le saumon est prêt. Une délicate pression du couteau ouvre la peau. Je sépare les filets. Je me prends des bouchées avec les doigts.

La chair est moins souple que lorsqu’elle est crue, mais n’est pas rigide comme elle l’est lorsque très cuite. La chair a un gout très subtil et elle est très juteuse. Bref, je suis heureux.

Un Pastéis de Belém, parmi la demi-douzaine achetée hier à la suite de la visite du MAAT, complètera mon repas du soir.

Détails techniques : Panasonic GH1 transformé en appareil infrarouge de 720nm et objectif Lumix 12-42mm II (4e photo) et Olympus OM-D e-m5, objectifs M.Zuiko 7-14 mm F/2,8 (2e photo), et M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (les autres photos)
1re photo : 1/2500 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 30 mm
2e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 1600 — 8 mm
3e  photo : 1/4000 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 40 mm
4e  photo : 1/250 sec. — F/8,0 — ISO 100 — 21 mm
5e  photo : 1/4000 sec. — F/2,8 — ISO 100 — 26 mm

Voyage à Lisbonne : jour 13
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2 commentaires à Voyage à Lisbonne : jour 13

  1. Daniel dit :

    “…signification qui t’aurait (peut-être) échappée..!”
    On remarque ainsi des hommes et des femmes se relevant entre les décombres, mais aussi une charrue poussée par des boeufs. Ils rappellent le célèbre premier ordre donné par le Marquis, alors premier ministre du roi D. José Ier après la catastrophe: “Que l’on enterre les morts et que l’on soigne les vivants!”. (http://www.lisbonnetourisme.com/place-marquis-de-pombal.html) Je n’ai pas vu de lien avec la poitrine des femmes !!!

    • Jean-Pierre Martel dit :

      Le lien avec la poitrine des femmes, c’est celle qui s’affiche les tétons à l’air dans le coin supérieur droit de l’image.

      L’insouciance et l’immodestie de l’une contrastent avec le dur labeur des autres.

      De nos jours, on se scandalise lorsque des publicistes choisissent de donner à une femme aguicheuse un rôle purement figuratif dans la promotion d’une automobile.

      Le style pompier du XIXe siècle avait également ses codes, parfaitement acceptables aux yeux de l’époque, qui sont contraires à la sensibilité d’aujourd’hui.

      On ne peut pas modifier des sculptures d’autrefois — comme ce pape qui a fait masquer ou détruire tous les pénis des nus masculins du Vatican — mais on peut certainement en rire.

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