Voyage à Lisbonne : jour 6

Dans une ruelle d’Alfama

En me rendant au Musée militaire, j’emprunte de nouvelles ruelles, ce qui est l’occasion de découvrir de petits trésors cachés du quartier d’Alfama.

Mais d’où vient ce nom d’Alfama ? À l’époque musulmane, la ville qui allait devenir Lisbonne était limitée à une bonne partie du quartier actuel d’Alfama.

La porte sud-est des fortifications était située près d’un bain thermal. Cette porte s’appelait Bab al-Hamma (ou Porte des bains). Le H étant prononcé de manière gutturale, ce nom fut déformé en Porta de Alfama après la conquête chrétienne.

Fronton du Musée militaire

Le Portugal a déjà possédé un petit empire colonial. Or qui dit colonies dit guerres coloniales. Le Musée militaire de Lisbonne est le reflet des guerres auxquelles le Portugal a participé.

Que trouve-t-on dans ce musée ? Beaucoup de canons, des armes, des uniformes militaires, quelques armures, des médailles, des casques de différents pays.

Quiconque a visité le Musée d’armes et armures à Vienne (dont les artéfacts ont été collectionnés pour leur beauté) ou celui des Invalides à Paris (à vocation encyclopédique) serait déçu en visitant celui de Lisbonne si ce n’était de la splendeur de l’écrin qui sert à mettre en valeur les objets militaires qui s’y trouvent.

En entrant dans le musée, on se croirait dans un luxueux hôtel particulier parisien. À gauche, une salle (où sont exposés des canons) est décorée d’immenses toiles d’un gout exquis en hommage aux explorateurs portugais.

Salle de la première Grande Guerre

À l’étage, on trouvera, entre autres, deux salles Art déco consacrées à la Première Guerre mondiale.

Salle en hommage à José Ier

Puis une enfilade de petites pièces de style néorococo rendent hommage aux grands dirigeants militaires portugais.

À Vienne, j’ai détesté l’insignifiance de la décoration de tous les palais de style néorococo. Mais dans le Musée militaire de Lisbonne, ce style prend sa source aux derniers feux du style Louis-XVI et en ajoutant un brin d’audace ibérique.

Cour intérieure

La cour intérieure est décorée d’azuléjos illustrant les grandes batailles qui ont jalonné l’histoire portugaise.

Bref, ce musée représente plusieurs des meilleurs décorateurs œuvrant au pays à la fin du XIXe siècle. Et c’est cette décoration qui justifie amplement la visite de ce musée.

Casiers de solidarité

À quelques pas du musée, on peut voir une douzaine de casiers de solidarité. Ceux-ci sont mis gratuitement à la disposition des personnes dites ‘itinérantes’ au Québec (ou SDF en France) afin qu’ils puissent y entreposer une partie de leurs possessions, leur évitant ainsi d’avoir à tout transporter.

Poqueca de pampo

Pour le repas du soir, je retourne au restaurant Sagrata Familia. J’y prends une soupe de légumes et du poqueca de pampo (une préparation de poisson et de fruits de mer cuits dans un bouillon à la noix de coco). Délicieux. Le prix : 19,8 euros.

Puis je rentre au studio pour la nuit.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, hypergone M.Zuiko 8 mm F/1,8 (4e photo) et objectifs PanLeica 25 mm F/1,4 (7e photo), M.Zuiko 7-14 mm F/2,8 (3e photo) et M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (les autres photos)
1re photo : 1/1000 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 25 mm
2e  photo : 1/3200 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 27 mm
3e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 500 — 14 mm
4e  photo : 1/60 sec. — F/1,8 — ISO 1250 — 8 mm
5e  photo : 1/4000 sec. — F/2,8 — ISO 100 — 12 mm
6e  photo : 1/4000 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 18 mm
7e  photo : 1/60 sec. — F/1,4 — ISO 1250 — 25 mm

Voyage à Lisbonne : jour 6
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3 commentaires à Voyage à Lisbonne : jour 6

  1. sandy39 dit :

    A L’ABRI… SUR UNE SCENE DE THEATRE…

    Sur la première image : où sont passés les personnages ? Sur une scène de théâtre où aucun vent ne souffle, où tout reste figé… même le banc reste nu, abandonné par quiconque, sans abri…

    A la salle de la première Grande Guerre : on se croirait au musée de la Police, à Paris.

    Les casiers de Solidarité : alors, c’est donc ici, que vous l’avez laissé, votre appareil photos… ainsi que certaines coordonnées indésirables…

    J’ai eu un doute, l’autre jour (pour me faire comprendre) en parlant de SDF… mais, chez Vous, l’expression est encore plus distinguée “des personnes itinérantes”.

    Décidément, je ne serai jamais à la hauteur !

    • Jean-Pierre Martel dit :

      ‘Personnes itinérantes’ pour SDF et ‘personnes âgées’ à la place de vieux, sont deux exemples d’euphémismes qui ne se justifient que par la rectitude politique. Ne vous laissez pas intimider par eux.

      Ma chère sandy39, j’apprécie votre prose. À mon avis, vous êtes très bien à la hauteur.

  2. sandy39 dit :

    Mais, vous avez envie de me faire pleurer, ou quoi ?

    Non, mais, je n’ai jamais douté de mes capacités à donner aux autres. Alors, ne sachant que dire, je vous transmets une phrase inscrite sur une boîte de tisane, achetée dans une petite épicerie “Biocoop”, quand je monte un peu plus haut, en altitude, contre la Suisse…

    « La propension des Etres humains à recevoir, ressentir et compatir avec autrui, à avoir le cœur ouvert et être accueillant, à penser aux autres, partager et abandonner est acquise sur les genoux de la mère.»

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