Le Harle couronné

Préambule : Tout comme le chiffre 8, le ‘H’ du Harle couronné est un ‘H’ qui est qualifié d’aspiré.

Devant un H aspiré, on ne supprime jamais la voyelle finale du mot qui le précède pour la remplacer par une apostrophe.

De la même manière qu’on dit « le huit novembre » (et non « l’huit novembre »), on dira « le Harle couronné » (et non « l’Harle couronné »).

Harle couronné mâle, la crête dressée

Le Harle couronné (Lophodytes cucullatus) est une espèce de canard d’Amérique du Nord qui habite les plans peu profonds d’eau claire et calme situés à proximité des forêts de feuillus des Grands Lacs, de l’est du Canada, et de la bordure du Pacifique.

Ses ailes ont une envergure de 56 à 70 cm et son poids varie de 540 à 950 grammes.

Chez le mâle, la tête, le cou et le dos sont noirs. La gorge, la poitrine et le ventre sont blancs. Les côtés de l’abdomen sont recouverts de plumes fauves délicatement décorées d’un motif ondulé noir. Deux barres irrégulières noires en arc de cercle marquent les côtés de la poitrine.

Harle couronné mâle, la crête rétractée

Ce qui donne son nom à ce harle, c’est cette crête blanche bordée de noir, en forme d’éventail, qu’il déploie la plupart du temps. Rétractée, ce n’est qu’une large rayure blanche derrière ses yeux jaunes.

Harle couronné femelle, la crête dressée

Chez la femelle, le ventre est blanc et le reste du plumage est gris et brun.

Leurs pattes palmées sont situées plus en arrière du corps que chez la plupart des canards plongeurs. Cela rend leur démarche sur terre maladroite, mais favorise leurs performances nautiques puisqu’elles deviennent comme les turbines d’un navire.

Grâce à son bec crochu muni de dents, il se nourrit de petits poissons, de grenouilles, d’insectes aquatiques, d’escargots, d’autres mollusques, de petits crustacés, de graines et de plantes aquatiques.

Cet oiseau migre vers le sud de l’Amérique du Nord à l’automne et revient dans son aire de modification dès la fonte des glaces.

Le Harle couronné est monogame. Il fait son nid dans des trous d’arbres situés entre trois et six mètres du sol, dans des souches creuses, ou des cavités naturelles.

La femelle y pond en moyenne dix œufs (entre 5 et 13). Abandonnée par le mâle peu de temps après la ponte, la femelle s’occupe seule de la couvaison. L’incubation dure un mois.

Dès leur naissance, les oisillons sont couverts de duvet. Capables de se mouvoir et de se nourrir seuls dès le lendemain de leur naissance, ils sont éduqués par leur mère pendant 35 à 70 jours, après quoi celle-ci les quitte pour migrer vers le Sud.

Protégé de ses prédateurs (écureuils, ratons laveurs, et loutres), le Harle couronné peut vivre seize ans.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectifs M.Zuiko 40-150 mm F/2,8 (1re photo). M.Zuiko 75 mm F/1,8 (2e photo) et et M.Zuiko 40-150 mm R (la dernière photo)
1re photo : 1/200 sec. — F/2,8 — ISO 500 — 90 mm
2e  photo : 1/160 sec. — F/1,8 — ISO 500 — 75 mm
3e  photo : 1/320 sec. — F/5,6 — ISO 6400 — 150 mm


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Le Harle couronné
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