Deuxième voyage à Paris : jour 25

Si ce voyage est le deuxième documenté sur ce blogue, il a été précédé de deux autres voyages ‘officieux’ à Paris effectués il y a une décennie.

Or en 2003 ou 2004, un militaire à la grille devant l’église Val-de-Grâce m’avait dit que ce lieu était maintenant un site militaire, interdit au public.

Il y a bien des visites guidées mais les dates disponibles — que je surveillais depuis des mois sur l’internet — avaient sauté d’aout 2015 à janvier 2016.

Bref, j’avais perdu tout espoir de visiter cette église, renommée pour sa beauté.

Mais plus tôt au cours de ce voyage, j’apprends qu’on peut assister à la messe qui y est donnée le dimanche à 11h.

Maitre-autel à baldaquin de l’église Val-de-Grâce

L’église Val-de-Grâce a été construite de 1624 à 1667 afin de remercier Dieu pour la naissance de celui qui allait devenir Louis XIV. C’est une église inondée de lumière en raison de ses vitraux transparents. Sa décoration est sobre, tout en étant majestueuse.

Fresque de la coupole

Le ciel de sa coupole est décoré d’une fresque aux teintes automnales qui s’harmonisent avec la pierre de couleur crème des murs.

C’est Gabriel Le Duc (élève de Bernini) qui réalisa son maitre-autel surmonté d’un baldaquin reposant sur six colonnes torsadées.

Conformément au thème de l’église, la Nativité du Christ (par allusion à celle de Louis XIV), trois figures sont représentées en marbre blanc au-dessus du tabernacle : la Vierge à gauche, l’Enfant-Jésus au centre et Saint Joseph à droite, formant ainsi une crèche monumentale.

Couronnement du baldaquin

Le couronnement du baldaquin est décoré d’angelots dorés qui semblent suspendus dans l’espace, ajoutant une exubérance toute baroque à l’ensemble.

Émincé de bœuf à l’Harmony Café

Je prends le repas du midi à proximité, plus précisément à l’Harmony Café du 117 boul. Port-Royal. Pour 13,5 euros ou 20,25$ (ce qui est légèrement sous la moyenne des prix parisiens), je prends des œufs mayonnaise en entrée, et un émincé de bœuf en mets principal.

Dans les deux cas, cela est savoureux et attrayant. C’est un des meilleurs repas que j’ai pris cette année à Paris. Il faut toutefois aimer la moutarde de Dijon puisqu’apparemment, le chef aime bien l’utiliser un peu partout (dans ses mayonnaises et ses sauces à salade, notamment).

Puis sur la rue d’Assas, le pâtissier Christian Constant me fait découvrir (pour 30 centimes, soit 45 cents), le goût subtil de l’angélique confite.

Nous avons tous nos préjugés. J’ai mangé cette confiserie délicate sur la rue en espérant que l’angélique ne soit pas une plante hallucinogène. Je sais, c’est fou comme idée, mais c’était plus fort que moi.

En réalité, l’angélique est un légume qui ressemble au cèleri.

Toujours sain d’esprit, je mets le cap vers le nord-ouest du 16e arrondissement.

Je passe devant le Palais Galliera (ouvert qu’à l’occasion d’expositions temporaires). Je devais voir (sans trop d’enthousiasme) l’exposition Warhol unlimited au Palais de Tokyo mais la file d’attente m’en a dissuadé.

Un peu plus loin, le Palais de Chaillot fait face à la tour Eiffel. En cet après-midi ensoleillée, sa terrasse est noire d’adolescents et de touristes.

J’y mange une crêpe jambon-fromage pour 5 euros (7,50$). Bonne mais sucrée, ce qui me semble être une manie culinaire contemporaine, soit celle d’ajouter du sucre partout.

Hmmm… de quoi s’agit-il ?

On ne peut pas visiter Paris sans y prendre sa photo de la tour Eiffel. J’ai voulu faire un peu différent, au risque d’être accusé dans ce cas-ci de me projeter inconsciemment dans ce chantre de la capitale française au premier plan (un rôle que j’assume, dans mon cas, en toute modestie).

Le Palais de Chaillot héberge deux musées dont la Cité de l’Architecture et du Patrimoine. Celui-ci est déserté des touristes et les Parisiens : ils ont bien tort.

Aperçu de la Cité de l’Architecture et du Patrimoine
La Mise au tombeau du Christ (1564-1564), provenant de l’église Saint-Étienne de la ville de Saint-Mihiel (Meuse)
Gargouille à la Cité de l’Architecture et du Patrimoine

Pour 8 euros (12$), ce musée présente des moulages grandeur nature des chef-d’œuvres du patrimoine sculpté français (principalement religieux) du XIIe au XVIIIe siècle. C’est comme visiter le meilleur de ce qu’on peut trouver dans les églises de France, réuni dans un même endroit.

Doit-on craindre la différence inévitable entre les originaux et leurs moulages ? Pas vraiment. Il ne s’agit pas d’originaux en parfait état, mais de pierres soumises aux intempéries depuis des siècles et qui ont déjà des imperfections. Celles ajoutées par leur moulage est très secondaire.

Cuisine d’une unité de la Cité radieuse
Chambre d’une unité de la Cité radieuse

Sa galerie d’architecture moderne et contemporaine, à l’étage du dessus, présente un grand nombre de maquettes et de documents relatifs à l’architecture depuis 1851.

On peut y visiter une unité d’habitation de la Cité radieuse de Le Corbusier, reproduite à l’identique dans le musée.

Si ce grand créateur du XXe siècle est connu de tous, il faut savoir que son style architectural (appelé le Brutalisme parce que le béton est laissé extérieurement à l’état brut), est aujourd’hui complètement démodé selon certains spécialistes.

Le musée nous permet de voir à quel point ces unités étaient bien conçues. Toutefois, à la vue des matériaux fragiles utilisés pour leur aménagement intérieur, on peut comprendre comment ces unités ont pu se dégrader au fil des années, suscitant le discrédit dont l’architecte fait l’objet — à tort à mon avis — aujourd’hui.

Pour terminer, je m’achète un Sub30 chez Subway et je rentre à l’hôtel pour la nuit.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectifs M.Zuiko 7-14 mm F/2,8 (1re et 6e photos), PanLeica 25 mm F/1,4 (2e, 4e et 8e photos) et M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (les autres photos)
  1re photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 800 — 7 mm
  2e  photo : 1/100 sec. — F/1,4 — ISO 200 — 25 mm
  3e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 500 — 22 mm
  4e  photo : 1/250 sec. — F/1,4 — ISO 200 — 25 mm
  5e  photo : 1/800 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 17 mm
  6e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 640 — 11 mm
  7e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 1000 — 21 mm
  8e  photo : 1/80 sec. — F/1,4 — ISO 640 — 25 mm
  9e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 800 — 12 mm
10e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 5000 — 12 mm


Pour lire les comptes-rendus du premier ou du deuxième voyage à Paris, veuillez cliquer sur l’hyperlien approprié.

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