Deuxième voyage à Paris : jour 20

Même si la journée devait être consacrée au septième arrondissement, j’ai voulu jeter un coup d’oeil à une chapelle du 6e dont je n’ai vu hier que la façade de style baroque romain, soit l’église Saint-Joseph-des-Carmes.

Vue de biais de l’intérieur du dôme de l’église Saint-Joseph-des-Carmes

J’y arrive au moment d’une messe. Éclairé pour la circonstance, l’intérieur brille de tous ses ors, contrastant ainsi avec la sobriété de sa façade (qui ne laisse rien deviner de sa magnificence). Quelques musiciens et chanteurs ajoutent à l’enchantement.

Ce faste est d’autant plus étonnant que nous sommes un mardi matin.

Dès la messe terminée, les lumières sont éteintes. Conséquemment, les photos que je prends alors reflètent mal le charme qui en émanait quelques minutes plus tôt. Je compte y retourner si le temps me le permet.

Au passage, j’achète un muffin aux cassis et amandes chez Bagelstein (2,3 euros ou 4$).

Dans le septième arrondissement, je visite en premier l’église Saint-Thomas-d’Aquin.

J’avais été émerveillé par ce lieu de culte lors de ma première visite, au 21e jour de mon voyage de l’an dernier. La magie opère toujours.

À deux pas, j’essaie de visiter le musée des Lettres et des Manuscrits, mais il n’existe plus.

Rosace d’un transept de la basilique Sainte-Clotilde

Je me console en visitant la basilique Sainte-Clotilde, construite de 1846 à 1857. La sainte qu’on honore est la deuxième épouse de Clovis, roi des Francs, qu’elle convertit au christianisme.

C’est une église néo-gothique, dressée vers le ciel, dont l’intérieur essentiellement monochrome est décoré de grands bas-reliefs de pierre illustrant les stations du Chemin de Croix.

Hôtel des Invalides

Je me rends ensuite au site touristique le plus important de mon programme de la journée; l’hôtel des Invalides. Prix d’entrée : 9,5 euros (14,25$)

Celui-ci est un vaste complexe dont la construction fut ordonnée en 1670 par Louis XIV afin d’héberger les soldats devenus invalides. Situé dans la banlieue parisienne de l’époque, il s’agissait d’un édifice imposant qui représentait la reconnaissance du roi envers les soldats devenus invalides en défendant la Nation.

En d’autres mots, cela servait à dire aux recrues : n’ayez crainte, si jamais vous êtes blessés, nous prendrons soin de vous.

En réalité, il s’agissait d’un lieu inconfortable, mal chauffé, où les milliers d’invalides s’entassaient et dormaient sur la paille.

Intérieur du dôme des Invalides

La partie sud des Invalides est constituée de deux églises siamoises, c’est-à-dire d’une chapelle immense (située sous le dôme et réservée à l’usage exclusif de la famille royale) puis, à l’arrière, collée dos-à-dos et séparée par une paroie vitrée, l’église des soldats, décorée des drapeaux ravis aux troupes ennemies.

La chapelle royale n’existe plus. Elle est devenue un mausolée en hommage à Napoléon Bonaparte.

Tombeau de Bonaparte

Depuis 1861, dans la crypte aménagée sous cette coupole, repose le corps de l’empereur dans un sarcophage de quartzite rouge. Comme les poupées russes, ce sarcophage renferme six cercueils successifs.

Sur les murs de cette crypte circulaire, des bas-reliefs rappellent aux visiteurs le legs de l’empereur.

Billet de zéro euro

À l’hôtel des Invalides, les amateurs de souvenirs ont la possibilité d’acheter (pour 2 euros, soit 3$) d’authentiques billets de zéro euro.

Quelle occasion ! Pensez : un seul de ces billets permet d’acquérir la totalité de ce qui est offert gratuitement à Paris…

Aperçu du musée de l’armée

Dans ce complexe qu’est l’hôtel des Invalides, on trouve un musée de l’armée qui est en fait un musée des armes et armures.

Aperçu du musée de l’armée

On y présente des costumes, des armures et des armes (poignards, épées, arbalètes, boucliers, canons, etc.) de toutes les époques et de tous les pays. Presque tout y est présenté dans des vitrines.

C’est un musée militaire extrêmement complet surpassant celui de Vienne en nombre d’items présentés. Même si j’ai beaucoup apprécié celui de Paris, j’ai préféré celui de Vienne pour la beauté des armures qu’on peut y admirer à l’air libre (c’est-à-dire sans en être séparé par une vitre).

On trouve également un musée des plans et maquettes qui venait de fermer au moment de ma visite, de même que l’historial Charles-de-Gaule (que je n’ai pas vu également).

La guide, le traducteur et le ministre de la Défense du Koweït

Le premier ministre et le ministre de la Défense du Koweït sont à Paris pour une visite de deux jours. Demain, ils devraient signer un contrat d’achat de matériel militaire français au cout de 2,5 milliards d’euros (3,75 milliards$).

Aujourd’hui, le ministre de la Défense s’accordait une petite visite guidée à l’hôtel des Invalides, à la veille donc de la signature de ce contrat. C’est alors que nos chemins se sont croisés.

Je prends ensuite le repas du soir au Réveil Bastille. Pour 14,5 euros (22$), je prends en potage un velouté de courgettes et ognons nouveaux puis, en mets principal, une côte de veau nappée de sauce normande accompagnée de tagliatelles.

Baignoire en bois et son pont

Sur le chemin du retour à l’hôtel, je me procure un pont de bain extensible pour 12,9 euros ou 19,25$ (à droite sur la photo). Réalisé en bambou, il possède un appuie-livre, et une glissière qui permet d’y placer une coupe de jus ou de vin, histoire de se faire plaisir en relaxant.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, hypergone 8 mm F/1,8 (5e photo), objectifs M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (3e, 7e et 10e photos) et M.Zuiko 75 mm F/1,8 (2e, 6e et 9e photos) et PanLeica 25 mm F/1,4 (1re, 4e et 8e photos)
  1re photo : 1/60 sec. — F/1,8 — ISO 400 — 25 mm
  2e  photo : 1/250 sec. — F/1,8 — ISO 200 — 75 mm
  3e  photo : 1/640 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm
  4e  photo : 1/80 sec. — F/1,4 — ISO 200 — 25 mm
  5e  photo : 1/60 sec. — F/1,8 — ISO 640 — 8 mm
  6e  photo : 1/160 sec. — F/1,8 — ISO 250 — 75 mm
  7e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 5000 — 12 mm
  8e  photo : 1/60 sec. — F/1,4 — ISO 3200 — 25 mm
  9e  photo : 1/320 sec. — F/1,8 — ISO 200 — 75 mm
10e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 1000 — 16 mm


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Deuxième voyage à Paris : jour 20
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3 commentaires à Deuxième voyage à Paris : jour 20

  1. Pierre Pinsonnault dit :

    «Quelle occasion ! Pensez : un seul de ces billets permet d’acquérir la totalité de ce qui est offert gratuitement à Paris…»

    J’ai pensé et … fini par comprendre. Bel humour !

    Quant au reste, excellent et intéressant comme d’habitude.

    • Il faut me pardonner, M.Pinsonnault; je suis en vacances. Et quand je suis en vacances, il m’arrive d’être facétieux.

      Je vais vous faire une confidence.

      Au jour 17 de ce voyage, j’ai visité le musée d’histoire naturelle de Paris. Normalement, le prix de l’admission est de 12 euros (18$).

      Mais à la billetterie, j’ai remarqué que l’entrée était gratuite pour les personnes de moins de 25 ans.

      Alors j’ai dit à la caissière : « Mademoiselle, je suis né le 29 février d’une année bissextile. Ce qui fait que j’ai moins de 25 ans. Est-ce c’est gratuit pour moi ? »

      Plutôt dans ce voyage, j’avais fait cette plaisanterie ailleurs. Certaines jeunes filles se contentaient de répondre en souriant : « Non, je regrette. ». D’autres plus rusées, me demandaient : « Avez-vous une pièce d’identité ? »


       
      Mais au musée d’histoire naturelle, la caissière a tellement apprécié cette plaisanterie qu’elle m’a offert un billet de courtoisie. En d’autres mots, cela ne m’a rien coûté.

      Je n’en revenais pas. Elle m’a dit : « C’est pour votre beau sourire. »

      Vous voyez pourquoi j’aime Paris…

  2. sandy39 dit :

    UN SOURIRE GRATUIT…

    Nous aurions pu, au moins connaître… l’année de naissance… de ce beau sourire…

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