Deuxième voyage à Paris : jour 9

J’entame aujourd’hui le troisième arrondissement de Paris. En gros, cela correspond au nord du quartier du Marais (mon préféré).

Devant de l’autel
Face arrière de l’autel

Je visite d’abord l’église Saint-Nicolas-des-Champs. Construite en différentes étapes s’échelonnant de 1420 à 1615, c’est une église qui possède une façade asymétrique inélégante. Par contre, l’intérieur est majestueux avec ses imposantes colonnes (pouvant supporter un édifice beaucoup plus haut), son double autel dos-à-dos, et ses chapelles latérales qui possèdent des ciels peints absolument remarquables.

À deux pas se trouve le musée des Arts et métiers. Sous la Révolution, beaucoup d’églises furent affectées à d’autres fonctions, de Temple de l’amour filial à entrepôt de munition ou de vivres.

C’est ainsi que l’abbaye Saint-Martin-des-Champs devint le Conservatoire national des Arts et métiers alors que son église se transforma en un temple consacré au culte du Progrès.

Si presque tous ces lieux redevinrent des églises au Concordat de 1802, l’ancienne abbaye conserva ses attributs révolutionnaires.

Vue intérieure du musée
Vue intérieure du musée

Il existe bien un musée analogue à Prague, où brillent prosaïquement des machines agricoles soviétiques (si ma mémoire est bonne). Mais celui de Paris est à des années-lumière; ce n’est rien de moins qu’une collection exhaustive de toutes les machines nées du génie humain. Il y en a des milliers.

Calculatrices, automates, moyens de transport, machines de toutes sortes, horloges et montres, instruments scientifiques, ordinateurs et cartes à puce, tout y est. C’est le paradis du passionné de la technologie.

Bas-côté gauche

Rassasié, je vais me recueillir à l’église Sainte-Élisabeth-de-Hongrie. Construite de 1628 à 1646, c’est une église remarquablement photogénique par ses bas-côtés tout en clair-obscur qui me rappellent les intérieurs d’églises de toiles néerlandaises du XVIIe siècle.

Vitrail de Saint Joseph

Ses vitraux — qui datent des années 1820 — sont étonnants à la fois par les pigments utilisés pour colorer le verre que pour la maîtrise de la représentation des personnages.

Vue intérieure du musée

Pour terminer la journée, je visite de musée d’Art et d’histoire du Judaïsme. Comparé au complexe muséal juif de Prague, celui de Paris est pauvre. Ce dernier est essentiellement basé sur des imprimés et quelques objets qui donnent un aperçu très limité de la contribution importante des Juifs à la culture occidentale.

Je rentre ensuite à l’hôtel pour la nuit. Je me couche tôt en raison de la fatigue, ce qui tombe bien parce que demain je veux être en forme pour une visite que j’espère mémorable… À suivre.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectifs M.Zuiko 7-14 mm F/2,8 (4e et 7e photos), M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (2e et 3e photos) et PanLeica 25 mm F/1,4 (les autres photos)
1re photo : 1/80 sec. — F/1,4 — ISO 200 — 25 mm
2e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 640 — 12 mm
3e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 500 — 12 mm
4e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 320 — 10 mm
5e  photo : 1/60 sec. — F/1,4 — ISO 500 — 25 mm
6e  photo : 1/80 sec. — F/1,4 — ISO 500 — 25 mm
7e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 2000 — 8 mm


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Un commentaire à Deuxième voyage à Paris : jour 9

  1. sandy39 dit :

    A L’ABRI DU TEMPS…

    Mais que suis-je bête ! J’oublie toujours d’agrandir les photos… On ne sait jamais, si quelques détails de plus m’inspiraient encore…

    Des colonnes derrière lesquelles, nous pourrions nous cacher, pour échapper aux règles du temps… ainsi qu’aux règles de la technologie…

    A l’église Saint-Elisabeth-de Hongrie, des déambulatoires comme au bout du couloir, nous descendrions à la cave pour dénicher quelques bonnes bouteilles… tout en remontant… LE TEMPS !

    Bref, une journée mémorable !

    Encore un Dimanche avec le beau temps… et il paraît que cette semaine, il fait beau, aussi ! Et, vous n’irez pas me dire, cette année : “Je n’ai jamais eu aussi froid à Paris !”.

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