Aperçu du quatrième arrondissement de Paris (2e partie)

 

 
Introduction

En plus de la partie orientale de l’ile de la Cité (sur laquelle est construite Notre-Dame de Paris) et de la totalité de l’ile Saint-Louis, le quatrième arrondissement comprend l’Est du quartier du Marais.

Ce diaporama a pour sujet cette dernière partie de l’arrondissement.

Ce territoire est bordé à l’Ouest par le boulevard Sébastopol, au Nord par une rue qui porte successivement les noms de Rambuteau, des Francs-Bourgeois et du Pas de la Mule, à l’Est par le Bassin de l’Arsenal, et au Sud par la Seine.

Le diaporama se divise en trois parties. La première partie présentera ce qui est au sud de la rue de Rivoli (et sa continuation sur la rue Saint-Antoine). La seconde présentera essentiellement le reste de l’arrondissement. La dernière est une promenade le long de la rue qui borde le nord de l’arrondissement.

Sans chercher à présenter un circuit pédestre, chacune des trois parties sera présentée grosso modo d’Ouest en Est.

Première partie

Le tout commence à la place du Châtelet, par le Théâtre de la Ville, construit de 1860 à 1862 sur le même plan que le théâtre du Châtelet qui lui fait face.

À sa droite, la Tour Saint-Jacques (1509-1522) est tout ce qui reste de l’église Saint-Jacques-de-la-Boucherie, dédiée à l’apôtre Saint Jacques le Majeur.

De 0:51 à 1:06, il s’agit de l’hôtel de ville de Paris. Le bâtiment que nous voyons aujourd’hui fut construit de 1874 à 1882 sur les ruines d’un bâtiment plus ancien réduit en cendres lors de la Commune de Paris de 1871.

À l’origine, il était construit perpendiculairement à la Seine, sur un terrain en terre battue où on déchargeait la cargaison des navires. C’était la Place de la grève (au sens d’une plage). De nombreuses personnes disponibles s’y rendaient dans l’espoir d’y être embauchées. De ceux qui en revenaient bredouilles, on disait qu’ils avaient fait la grève (d’où le double sens du mot).

Chacun des arrondissements de Paris possède sa propre mairie. À 1:08, nous voyons brièvement celle du quatrième arrondissement.

De 1:10 à , c’est l’église Saint-Gervais-Saint-Protais (1494-1621), située derrière l’hôtel de ville de Paris.

Le 29 mars 1918, au cours de l’office du Vendredi Saint, un obus allemand y tua 88 personnes. Ce fut le bombardement parisien le plus meurtrier de la guerre.

À la gauche de l’autel (à 1:14), on peut voir une sculpture en bois de Saint Protais, et à droite, une sculpture en bois de Saint Gervais, toute deux réalisées en 1625.

À 1:24, il s’agit de la chapelle de la Vierge, achevée en 1517. Sa clé de voute est spectaculairement belle (à 1:26).

Cette église se caractérise par sa grande luminosité. Elle est renommée pour ses vitraux de la Renaissance, dont La Sagesse de Salomon, réalisée par Jean Chastellain en 1531 (de 1:30 à 1:32).

Au 13 de la rue François-Miron (à 2:09), nous apercevons la maison dite « à l’enseigne du Mouton ». Cette maison à colombages n’est pas médiévale (comme on pourrait le croire), mais date du début du XVIIe siècle.

De 2:14 à 2:17, il s’agit de l’hôtel de Beauvais. Construit entre 1565 et 1660, cette résidence est louée à partir de 1769 à l’ambassadeur du prince électeur de Bavière. En 1763-1764, le diplomate y accueillera pendant cinq mois Mozart, alors âgé de sept ans, de même que sa soeur et son père.

De 2:28 à 2:48, voici l’hôtel de Sens. Son nom exact est l’hôtel des archevêques de Sens. Pourquoi cette appellation ? C’est que Paris ne devient un archevêché qu’en 1622. Avant cette date, la capitale du royaume dépendait de l’archevêché de Sens.

De 1475 à 1519, l’archevêque de cette ville fit construire ce palais pour être sa résidence parisienne. Il plaça son blason bien en évidence au-dessus de certaines fenêtres.

Le 28 juillet 1830, durant la Révolution de Juillet (en fait, une révolte parisienne qui dura trois jours), un boulet de canon se logea dans la façade de l’hôtel de Sens (à 2:33). Il y est toujours.

De nos jours, ce palais héberge la bibliothèque Forney. Au moment de ma visite, on y présentait une exposition de plus de 400 cuillères.

De 2:50 à 2:54, nous voyons l’hôtel Fieubet, du nom de celui qui fit l’acquisition de cette bâtisse en 1676.

Ce que nous apercevons aujourd’hui a peu de rapport avec le palais raffiné qu’il fut originellement. L’intérieur fut transformé en 1866 pour devenir une raffinerie de sucre. Puis en 1877, son nouveau propriétaire, le comte de Lavalette, y boursouffla l’extérieur en le transformant en un pastiche échevelé du baroque italo-espagnol.

À 2:59, les murs de ce terrain de sport sont le plus long vestige (soixante mètres) de l’enceinte de Philippe Auguste. Ce roi de France, avant de partir pour la troisième croisade, ordonna la construction d’une muraille afin de protéger la capitale en son absence.

Sur le site des anciens jardins du roi Charles V, on aménagea le Village St-Paul (de 3:04 à 3:07), un dédale piétonnier bordé de boutiques, accessible par des portes-cochères.

De 3:20 à 3:42, il s’agit de l’église Saint-Paul-Saint-Louis, construite de 1627 à 1641. La première messe y fut célébrée par le cardinal de Richelieu le 9 mai 1641.

À 4:01, c’est l’ancienne église du couvent de la Visitation Sainte-Marie, construite sur les plans de François Mansart en 1632. L’édifice sert aujourd’hui au culte réformé, sous le nom du Temple du Marais.

À 4:02, voici le lycée des Francs-Bourgeois, situé dans l’hôtel de Mayenne, construit de 1613 à 1617.

Deuxième partie

Nous nous transportons au nord-ouest de l’arrondissement pour visiter le Centre Pompidou. C’est le musée d’art contemporain de Paris (de 4:22 à 5:11).

Au Sud du musée se trouvent la Fontaine Stravinsky (de 5:16 à 5:26) et l’église Saint-Merri (de 5:28 à 5:50).

Le nom Saint-Merri est un diminutif de Saint Meredic. Cette église fut achevée en 1552. Toutefois, les statues de la façade datent de 1842. L’intérieur, sévèrement endommagé à la Révolution, est en voie de restauration au moment où ces lignes sont écrites.

Changement d’époque, nous visitons le Bazar de l’hôtel de ville, un des grands magasins de Paris.

De 6:17 à 6:20, il s’agit d’un des plus prestigieux salons de thé de la capitale, soit Mariage Frères. Son menu comprend des centaines de thé différents, selon les pays, les années, et même les saisons de la récolte.

À 6:44, c’est le portail de l’hôtel Amelot de Bisseuil (dit des Ambassadeurs de Hollande) construit au XVIIe siècle.

De 7:16 à 7:25, nous apercevons la Place du Marché-Sainte-Catherine.

Elle est suivie de 7:32 à 8:31 par la Place des Vosges, la plus vieille place de Paris.

Cette oasis de verdure fut aménagée à partir de 1605. Elle est presque carrée (127 x 140 mètres). Autour de ce parc sont construites des unités d’habitations rigoureusement identiques qui s’alignent de manière continue sur ses quatre faces.

Une de ces unités d’habitations fut occupée par Victor Hugo de 1832 à 1848. C’est devenu un musée consacré à l’écrivain. Le décor n’est pas d’origine mais il donne une idée des goûts de l’époque (de 8:08 à 8:29).

En quittant la Place des Vosges par son coin Sud-Ouest, on traverse l’hôtel de Sully de l’arrière vers l’avant (de 8:31 à 8:48).

Cet hôtel particulier a été construit en 1624 pour le duc de Sully, ministre d’Henri-IV. Le plafond du local qui sert de nos jours de librairie a conservé son plafond à poutres peintes.

Troisième partie

Nous déambulons maintenant le long de la rue qui borde le Nord de l’arrondissement.

De 8:59 à 9:13, le diaporama présente l’église Notre-Dame-des-Blancs-Manteaux (1685-1690) dont la façade de 1705, provient de l’église Saint-Éloi-des-Barnabites, démolie depuis.

Sa chaire spectaculaire (de 9:03 à 9:05), d’origine belge, date de 1749.

De 9:21 à 9:26, il s’agit de l’hôtel de Coulanges, construit entre 1627 et 1634.

Il est suivi de 9:27 à 9:35 par l’hôtel de Lamoignon, construit de 1584 à 1611.

Son portail est plus récent. Il date de 1718. Au tympan, on y voit deux enfants. Celui de gauche symbolise la Vérité, tournant la tête d’un miroir (qui représente la vanité et l’illusion). Celui de droite symbolise la Prudence, craignant le serpent qu’il empoigne de la main gauche.

Parodié par votre humble serviteur, ce portail sert de page-titre au diaporama.


Liste des diaporamas de Paris :
Le Premier arrondissement de Paris — 1re partie
Le Louvre (ou Premier arrondissement — 2e partie)
Le Premier arrondissement de Paris — 3e partie
Aperçu du deuxième arrondissement de Paris
Aperçu du troisième arrondissement de Paris
Aperçu du quatrième arrondissement de Paris — 1re partie
• Aperçu du quatrième arrondissement de Paris — 2e partie (celui-ci)
Le Cinquième arrondissement de Paris — 1re partie
Le Cinquième arrondissement de Paris — 2e partie
Le Cinquième arrondissement de Paris — 3e partie
Le Sixième arrondissement de Paris
Le Septième arrondissement de Paris
Le Huitième arrondissement de Paris
Le Neuvième arrondissement de Paris
Le Douzième arrondissement de Paris
Le Treizième arrondissement de Paris

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