Le Premier arrondissement de Paris (3e partie)

 

 
Le premier arrondissement de Paris est pratiquement l’arrondissement du Louvre tant ce musée occupe une partie importante de son territoire.

En effet, sur les 1,83 km² de l’arrondissement, le Louvre et le jardin des Tuileries en occupent le quart.

En raison de l’importance des musées, des institutions publiques et des commerces qui s’y trouvent, l’arrondissement n’est peuplé que d’environ 18 000 personnes, soit moins du centième de la population parisienne.

Dans ce trio de diaporamas consacrés au premier arrondissement, après un premier qui montrait l’Ouest de l’île de la Cité, puis un deuxième consacré au Louvre, celui-ci termine cette visite de l’arrondissement.

Il débute par l’église Notre-Dame de l’Assomption (de 0:05 à 0:16). Construite de 1670 à 1676, c’est aujourd’hui la principale église polonaise de Paris. Elle se caractérise par son immense dôme, qui couvre tout l’intérieur de l’église.

La place Vendôme se trouve à proximité. Dessinée par Jules Hardoin-Mansart — le dernier grand architecte de Louis XIV — cette place est occupée de nos jours par les boutiques des plus grands bijoutiers de la capitale. Au moment de ma visite, sa célèbre colonne était l’objet d’une restauration tandis l’oeuvre gonflable Tree de Paul McCarthy prenait place à proximité (à 0:34).

Fortement inspirée de la colonne Trajane à Rome, la colonne Vendôme est recouverte du bronze des canons pris aux armées russes et autrichiennes battues par l’armée française à Austerlitz. Elle est surmontée d’une statue de Bonaparte, habillé en empereur romain.

À 0:41, cette pièce de la verrerie Daum fait partie d’une édition limitée à 99 exemplaires, au coût unitaire de 24 000 euros.

L’automne est la saison des marrons. Puisque le jardin des Tuileries est planté d’un grand nombre de marronniers, de jeunes entrepreneurs s’improvisent vendeurs de marrons chauds à proximité du Louvre. Cette activité commerciale nécessite peu d’investissements. Mais elle est interdite par la ville. En dépit de cela, savourer des marrons chauds est un des grands plaisirs de la visite automnale de Paris.

Règle générale, les marrons sont servis dans un cône de papier journal. Chaque vendeur (à 0:49) s’associe à des copains dont la fonction consiste à le prévenir de l’arrivée des policiers.

De 1633 à 1639, l’homme le plus riche d’Europe, soit le cardinal de Richelieu, se faisait construire un nouveau domicile, appelé originellement Palais-Cardinal. Connu aujourd’hui sous le nom de Palais-Royal, il s’agit d’un vaste complexe immobilier rectangulaire, au centre duquel se trouve une cour extérieure.

De nos jours, le Conseil d’État (à 0:50) en occupe la partie centrale de son côté Sud, tandis que la Comédie-Française (de 0:53 à 1:02) a élu domicile à son coin Sud-Ouest.

Sa cour extérieure (de 1:08 à 1:23) se divise en trois parties. On y rencontre successivement une installation moderne appelée Les Colonnes (1986) de Daniel Buren (à 1:07), la fontaine Les Sphérades (1985) de Pol Bury (à 1:09), puis finalement les jardins du Palais-Royal.

À 1:24, c’est la fontaine Molière, érigée en 1844 tout près de la maison où l’homme de théâtre décéda en 1653.

À 1:29, voici la place des Victoires, dessinée par Jules Hardoin-Mansart en 1685. Cette place célèbre le traité de Nimègue qui mît fin quelques années plus tôt à la guerre de Hollande dont la France sortit victorieuse. Ici, Louis XIV est habillé en empereur romain. C’est une des cinq places royales de la capitale.

Puis nous voyons successivement plusieurs édifices :
• le temple protestant de l’Oratoire du Louvre (de 1:45 à 1:48), construit de 1621 à 1750,
• la mairie du Premier arrondissement (à 1:49), construite de 1858 à 1860, et dont la façade s’inspire fortement de celle de l’Église Saint-Germain l’Auxerrois, et
• l’église Saint-Germain l’Auxerrois (de 1:56 à 2:32), construite du XIIe au XVe siècle.

C’est le tocsin de cette église qui annonça le début du massacre de la Saint-Barthélemy.

Saint-Germain l’Auxerrois était également l’église paroissiale de la cour puisqu’avant la construction du château de Versailles, le roi habitait une bonne partie de l’année au Louvre, situé l’autre côté de la rue. À 2:13, on voit le banc de bois sculpté sur lequel Louis XIV prenait place, face à la chaire.

Si la basilique Saint-Denis était le mausolée des rois de France, Saint-Germain l’Auxerrois était celui de beaucoup de grands serviteurs du royaume.

Convertie notamment en magasin de fourrage sous la Révolution, l’église redevient un lieu de culte sous la Restauration. Elle fut tellement endommagée lors d’une émeute en 1831 qu’elle demeura fermée pendant plusieurs années : on considéra même la possibilité de la détruire. Mais en 1838, on entreprit la restauration de sa structure. Depuis quelques années à peine, on se consacre à lui créer une décoration intérieure.

À 2:49, voici la fontaine de la Croix du Trahoir, reconstruite en 1775. À 3:57, c’est la plus ancienne fontaine de Paris, soit la fontaine des Innocents, réalisée en 1548.

À 4:02, nous voyons des vélos en libre-service (appelés Vélib), disponibles à Paris depuis 2007.

De 4:04 à 4:51, nous visitions l’église Saint-Eustache. Construite de 1532 à 1633, celle-ci est de style gothique flamboyant, avec une façade totalement inappropriée de style néo-classique. À 4:05, on voit l’ancienne façade, maintenant du côté droit de l’église actuelle. L’intérieur, en restauration depuis une décennie, est superbe.

C’est dans cette église que Molière fut baptisé et qu’eurent lieu les obsèques de la mère de Mozart, décédée à Paris en 1778 lors d’une tournée de son fils dans la capitale française.

Pour la première de son solennel Te Deum, Berlioz jugea l’acoustique réverbéré des lieux parfaitement apte à en magnifier la grandeur.

Le diaporama se termine par une visite (de 5:07 à 5:50) de l’église Saint-Leu-Saint-Gilles. Construite et remaniée plusieurs fois entre 1235 et 1780, cette église gothique est relativement sobre. François-Henri Clicquot réalisa son orgue en 1788. Datant probablement du XIXe siècle, ses vitraux sont remarquablement bien exécutés.


Liste des diaporamas de Paris :
Le Premier arrondissement de Paris (1re partie)
Le Louvre (ou Premier arrondissement — 2e partie)
• Le Premier arrondissement de Paris — 3e partie (celui-ci)
Aperçu du deuxième arrondissement de Paris
Aperçu du troisième arrondissement de Paris
Aperçu du quatrième arrondissement de Paris (1re partie)
Aperçu du quatrième arrondissement de Paris (2e partie)
Le Cinquième arrondissement de Paris (1re partie)
Le Cinquième arrondissement de Paris (2e partie)
Le Cinquième arrondissement de Paris (3e partie)
Le Sixième arrondissement de Paris
Le Septième arrondissement de Paris
Le Huitième arrondissement de Paris
Le Neuvième arrondissement de Paris
Le Douzième arrondissement de Paris
Le Treizième arrondissement de Paris

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5 commentaires à Le Premier arrondissement de Paris (3e partie)

  1. sandy39 dit :

    Un diaporama superbe ! Je viendrai, plus tard, car on va bien rigoler…

  2. sandy39 dit :

    UN ARRONDISSEMENT POUR LE LOUVRE…

    Un arrondissement sous une couverture nuageuse…

    Et, nous commençons à 0:19 par Toraya, de la pâtisserie japonaise. Est-ce étrange ? Peut-on goûter ?

    A 0:23 : 896 euros qui en deviennent 448 pour une chemise chez Fray ! Vous pensiez vous l’acheter ?

    A 0:31 : une belle parure pour -je calcule- 3415 euros ! Mon Dieu, c’est presque le prix de ma première voiture… il y a plus de 20 ans !

    A 0:35 : le Ritz : dès que l’on voit la Place Vendôme, j’y pense tout de suite… à Lady Diana, traquée par les Anglais…

    On dirait que le temps se lève pour poursuivre notre visite…

    A 0:37 : Oh là, là, le fourgon blanc Wolkswagen : cette année, il faut que nous pensions à changer notre vieil engin… enfin, notre vieux véhicule…, donc pas de bijoux pour Madame !

    A 0:47 : elle est belle, cette montre de chez Breguet, en Suisse, Canton de Vaud, Vallée du lac de Joux… voilà pour la localisation et, pour leur économie, les Suisses ne renouvellent plus les contrats d’intérim.

    A 0:49 : Vous avez dit que c’est interdit : il vaut mieux, dans ce cas, lui cacher son visage. Mais, vous lui avez demandé son avis, avant de prendre la photo ?

    C’est super bon, les marrons chauds et se cuisent dans une poêle à trous et avec, normalement, on boit le vin fermenté, avant de le passer en alcool.

    A 1:09 : De quoi jouer à cache-cache, derrière les piliers…

    A 1:17 : Tout est aligné parfaitement, que ce soit les arbres du parc, les tables ou les couverts…

    A 1:23 : C’est super joli et me fait penser à l’Arbre Magique : un jouet qui contenait de multiples personnages, il y a une trentaine d’années. C’était l’époque, aussi, du Singe KIKI.

    A 1:25 : Molière veille sur Nous, entre deux rues, du haut de sa fontaine.

    A 1:26 : un balcon rond pour un toit rond !

    A 1:33 : une image pleine de suggestions ! N’auriez-vous pas fait exprès ?

    Au bout de cette rue, je sens que nous sommes pris et obligés de faire un choix. Une voie au milieu du Doute, soit à gauche, soit à droite, soit foncer dans cette grosse porte noire, robuste… car on sait que tout se paie… Et, l’argent, peut-il donner tous les pouvoirs ?

    Pour une literie d’exception : je pense aux matelas Mémoire de Formes, même s’ils ne sont pas séparés, on ne sent pas l’autre bouger… à condition de ne pas boire un café trop Noir, ni trop tard…, pas trop Désir, non plus…

    Entre le Noir et le Désir -quelqu’un avait dit, dans sa Jeunesse, qu’il ne pouvait pas choisir…-, alors Moi, je choisis la Banque de France !
    Parce que la caféine, elle débine…

    Ah, j’oubliais : la Banque de France doit nous changer nos billets de 20 euros, à l’Automne !

    A 1:35 : A la Galerie, on farfouille avec quelques billets en poche.

    A 1:39 : Rubis ou émeraude ? A chacun son Pied, à chacun sa Chaussure !

    A 1:46 : c’était qui Gaspard de Coligny ?

    A 2:35 : le Fleuve longe la Samaritaine ou est-ce elle qui longe le Fleuve ?

    A 2:43 : L’Auberge du Louvre, avec des plats de chez Nous et, très raisonnable en prix.

    Ces petites boutiques, ces petits restos, on les appellerait des « bouis bouis » (langage parlé) où l’on trouve de tout et pas cher.

    A 2: 45 : On trouve même le dessert.

    A 2:47 : On doit se trouver à une sortie de Cours : les Jeunes, à vélo…

    A 2:51 : Le Liberty Club Privé : ça sent la Boîte de Nuit, avec une Clientèle à scooters…

    A 2:57 : Recherche des Figurants…

    A 2:59 : Pas besoin de lunettes, cette année ?

    A 3:01 : J’hésite entre celui aux framboises et celui aux kiwis ! Pour les prix, c’est comme chez Nous !

    A 3:07 : Après le gâteau, un petit pétillant serait le bienvenu !

    C’est que des restos où il y a de quoi découvrir beaucoup de Régions de France, par les papilles.

    A 3:11 : Viande d’Aubrac, Aligot : Auvergne.

    L’Aubrac : c’est un haut plateau du Massif Central, entre les Vallées du Lot et de la Truyère.

    Ils ont de Sacrées vaches, en Auvergne et belles : ce ne sont pas les mêmes races que chez Nous : Nous, ce sont plus des laitières et des charolais pour la viande en Bresse (une partie de la Bourgogne, Région d’à côté). Des viandes très parfumées, en Auvergne et un relief… à couper le souffle, quand j’y pense…

    La Tête d’Or : c’est un Parc, un Zoo, à Lyon !

    A 3:17 : Châtelet les Halles (Pagny)… Allez, une petite pièce !… Mais, je rajouterais : « Je suis un homme pressé! »…

    A 3:31 : Un jeans chez Levis, au moins 100 euros !

    A 3:47 : Mêmes drapeaux à la Bourse de Commerce qu’à la Banque de France !

    A 3:51 : Prêt pour une bière ? Moi, j’aime bien la Leffe de Belgique, déclinée en rubis, à la cerise…

    A 3:52 : Dans le cochon, tout est bon (expression de chez Nous).

    A 3:58 : Je viens juste de les voir (Samedi) : les Basques, à un Salon de la Gastronomie, à une heure de chez Moi : entre saucissons, piment d’Espelette et, apéro à la cerise…

    Entre rouge, vert et blanc, j’ai ramené ma nappe et serviettes de table, en 2012, mais côté Espagne : c’est moins cher !

    A 4:08 : Ce n’est que 11H30 ! On a grignoté, tout le matin, on peut, donc, sauter le repas de Midi !

    A 4:54 : Je ne sais pas si dans cette laverie, on trouve, encore, des planches en bois…

    A 5 min : les assiettes se suivent et, c’est pas cher !

    16H29 : Pas besoin de manger le soir !

    Pour les bonbons gélifiés, je préfère les acidulés ou le carré de chocolat !

    Little Marcel : c’est une marque de fringues, super chère !

    FIN sur une Eglise ! Que Dieu nous pardonne… nos plaisirs de vivre !

    • Et, nous commençons à 0:19 par Toraya, de la pâtisserie japonaise. Est-ce étrange ? Peut-on goûter ?

      Oui, évidemment, après avoir payé…

      À 0:23 : 896 euros qui en deviennent 448 pour une chemise chez Fray ! Vous pensiez vous l’acheter ?

      Jamais de la vie. La photo avait pour but de montrer comment Paris peut être outrageusement dispendieuse. Et il ne vous a suffit que de deux secondes pour le remarquer. Bravo.

      À 0:49 : Vous avez dit que c’est interdit : il vaut mieux, dans ce cas, lui cacher son visage. Mais, vous lui avez demandé son avis, avant de prendre la photo ?

      Il me l’a dit après que la photo ait été prise. J’ai donc masqué ses traits pour qu’on ne puisse pas le reconnaître.

      À 1:33 : une image pleine de suggestions ! N’auriez-vous pas fait exprès ?

      Mais je le fais toujours par exprès… sans savoir pourquoi. 😉

      À 1:46 : c’était qui Gaspard de Coligny ?

      C’était un important chef huguenot. Une tentative d’assassinat ratée contre lui sera l’élément déclencheur du Massacre de la Saint-Barthélemy (au cours duquel il sera finalement tué. Je vous fais grâce des détails de son assassinat).

  3. sandy39 dit :

    EXPRES OU PAS EXPRES…

    Si Vous, vous l’avez fait exprès, Moi, je n’ai, jamais, fait exprès… Et, aujourd’hui, je ne le fais pas, non plus, exprès, de l’aimer toujours… et, au fil des jours, tout un tas d’autres raisons s’y ajoutent… Enfin, j’aime, toujours, ce que je fais… J’espère que vous aussi…

    En tous cas, le clin d’œil est bienvenu… mais, aussi, très intéressant !

    POUR UN SENS… QUI PREND DU SENS…

    Et, tant pis, si je fais exprès ou pas exprès de vous dire tout ça !

  4. sandy39 dit :

    COMPLEMENT D’INFORMATIONS…

    Permettez-moi, J.Pierre, de revenir sur la Bourse de Commerce !

    Mercredi soir, sur France 3, nous avons eu droit à un petit tour à Paris, au cours de l’émission « Des Racines et des Ailes ». Nous avons, donc, visité l’Eglise Saint Eustache (longue, large et haute !), Montmartre -où je n’ai vu personne s’entraîner pour le Marathon !…- et la Bourse de Commerce qui, m’a donnée envie de rajouter quelques petites choses, après avoir découvert un peu de son Intérieur.

    D’après Wikipédia : La Bourse de Commerce de Paris est un édifice de plan circulaire surmonté d’une coupole, situé Rue de Viarmes, dans le Premier Arrondissement de Paris. Il est construit sur l’emplacement de l’ancienne halle au blé. La coupole est le seul élément subsistant de cette ancienne halle.

    Quelques Artistes (cinq) nous ont représenté à leur façon, l’Histoire du Commerce entre les Cinq Continents.

    Voilà, c’était pour vous dire que c’est son côté circulaire qui m’a attiré !

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