Le mystère de la Sainte-Chapelle

Intérieur de la Chapelle haute

Lorsqu’on pénètre dans la Sainte-Chapelle de Paris, on est stupéfait de voir ces tonnes de vitraux réunis et soutenus par du plomb, un métal mou.

Jusqu’au moment de sa construction, au milieu du XIIIe siècle, personne au monde n’avait autant allégé les murs d’un édifice pour faire place à des vitraux.

Encore de nos jours, on se demande ce qui empêche l’effondrement de ces tonnes de verres et de plomb sous l’effet de leur propre poids, ou leur enfoncement par des vents violents.

Détail des vitraux

Non seulement tout cela résiste, mais cela tient debout depuis près de huit siècles. En apparence si fragile, l’édifice a traversé deux guerres mondiales, la Commune de Paris de 1871, la guerre franco-allemande de 1870, la Révolution française et cette multitude de soulèvements populaires inscrits au feuilleton culturel de la capitale française depuis des siècles.

L’architecte inconnu de l’édifice a habilement dissimulé l’essentiel au regard des visiteurs. Si bien que les nobles étrangers à qui le roi offrait le privilège de visiter la Chapelle haute repartaient de la capitale sans avoir la moindre idée de l’explication de la solidité miraculeuse des lieux.

En réalité, la voûte, la charpente et la flèche de 33 mètres qui surmonte le toit sont supportées par 14 puissants contreforts en ‘V’ dont seule l’extrémité la plus mince est visible de l’intérieur de la chapelle, le reste étant caché du regard par les vitraux.

Contreforts vus de l’extérieur

L’extrémité interne est sculpté en forme de neuf colonnettes délicatement peintes qui donnent l’illusion de suffire à supporter l’édifice. Ces contreforts sont solidifiés par deux chaînages métalliques discrets, découverts au XIXe siècle, qui évitent le recours à des arcs-boutants.

Décoration interne des contreforts

Quant aux longues bandes de vitraux, ils se divisent en rectangles plus petits, encadrés d’un squelette métallique.

Qui a dit que l’Art est une illusion ?

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 12-40mm F/2,8
1re photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 320 — 15 mm
2e  photo : 1/200 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 28 mm
3e  photo : 1/1000 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm
4e  photo : 1/100 sec. — F/2,8 — ISO 4000 — 40 mm

Le mystère de la Sainte-Chapelle
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2 commentaires à Le mystère de la Sainte-Chapelle

  1. Pierre Pinsonnault dit :

    À titre d’ignares en matière d’architecture, nous trouvions rien de spécial dans le vitraux à part évidemment leur nombre et leur beauté.

    « L’admiration est la fille de l’ignorance. » écrivait Chevalier de Méré. Alors, malgré ce qu’en dit ce dernier, merci sincèrement M. Martel pour ce « sermon scientifique ecclésial » qui alimente notre admiration pour le génie humain.

  2. sandy39 dit :

    L’ART : UNE ILLUSION ?

    Vous l’avez trouvée où, cette phrase, J.Pierre ?

    Je vais, encore, me lancer, là-dedans, en risquant de me répéter… en reprenant les grandes lignes que j’ai déjà tracées, sur ce Blogue…

    Moyen d’Expression, avant tout, des Sentiments humains, sur des Sujets fragiles, délicats voire même compliqués…

    L’ART : c’est juste l’Apogée des Emotions ressenties, le Confluent des Sens réunis, à la Croisée des Chemins empruntés, avec Raison ou Passion… sur lesquels, l’Etre Humain mène son Eternel Combat face à sa propre Vie, face à son propre Destin, face à sa propre Personne… , dans un Environnement pas toujours stable.

    Si l’Homme est le Résultat de toutes les Combinaisons Extraordinaires du Hasard, l’Art est le Summum atteint par l’Homme.

    Ce sont de simples petites choses ordinaires, de la Vie Courante : Art Culinaire, Art de recevoir, Art de vivre…, tout simplement, sur lesquelles on a envie de donner aux Autres, pour PARTAGER.

    Parce que Tout peut devenir Œuvre d’Art quand on y met tout l’Amour.

    L’ART : c’est la plus belle, sûrement la plus grande et la plus haute des Réalisations de l’Homme et, je l’ai déjà dit : il n’y a aucune Création possible, sans Amour.

    L’ART : c’est un moyen d’AIMER les Autres, surtout SAVOIR AIMER, de PAGNY, dont les paroles me rappellent, sans cesse, le PARTAGE !

    L’ART : c’est le plus beau DON de Soi !

    Je termine juste sur mes Impressions réunies, sur cette année passée, ensemble : J.Pierre, Pierre et Moi (car on n’a pas eu le compteur du genre “Qui étiez-vous, en 2014 ?”). 2014 : ce fut une année FORMIDABLE !

    J’ai été FORMIDABLE
    Nous avons été FOMIDABLES !

    Sur des paroles à la STROMAE… On n’a eu plus que lui, cette année-là, comme Vedette, en France… même que dans les Festivals, il passait avant tous les Autres…

    Enfin, il y a encore tant de choses qu’on attend, encore tant… et, en attendant, il y a encore tant à DONNER pour PARTAGER ! Alors, gardons Espoir !

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