La murale Les Arts Lyriques

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La murale intitulée Les Arts Lyriques fut la première oeuvre d’Art ajouté au métro de Montréal après sa construction. Inaugurée le 20 décembre 1967, elle fut créée par Frédéric Back, un artiste polyvalent — mieux connu aujourd’hui comme cinéaste — qui exerçait alors le métier de verrier.

Longue de 13,7 mètres, l’oeuvre retrace l’histoire de l’art musical de Montréal, du premier concert donné en 1535, jusqu’à l’époque contemporaine.

Soutenue par une tonne d’acier, la murale se compose de milliers de pièces de verre, réparties sur quatre couches superposées, rétroéclairées par 105 tubes fluorescents.

Lorsqu’on s’approche suffisamment près, on découvre cette oeuvre figurative sous un aspect différent, totalement abstrait, qui magnifie le brillant des couleurs choisies par son créateur.

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Détails techniques des photos : Olympus OM-D e-m5, objectif Voigtländer 25mm F/0,95
1re photo : 1/320 sec. — F/2,0 — ISO 200 — 25 mm
2e  photo : 1/320 sec. — F/2,0 — ISO 200 — 25 mm
3e  photo : 1/500 sec. — F/2,0 — ISO 200 — 25 mm
4e  photo : 1/125 sec. — F/2,0 — ISO 200 — 25 mm
5e  photo : 1/320 sec. — F/2,0 — ISO 200 — 25 mm

La murale Les Arts Lyriques
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2 commentaires à La murale Les Arts Lyriques

  1. Pierre Pinsonnault dit :

    M. Martel, je croyais que la date « 1535 » comme premier concert constituait une erreur puisque Montréal a été fondée après Québec.

    J’ai cherché et trouvé « Thème de l’œuvre : Elle raconte l’histoire de musique à Montréal, en commençant par le premier concert donné sur l’île à l’ordre de Jacques Cartier en 1535…». On n’avait pas appris cela à l’école !

    • Tous les élèves québécois ont appris à l’école que Jacques Cartier a « découvert » le Canada en 1534, que Samuel de Champlain a fondé la ville de Québec en 1608 et que Paul de Chomedey, sieur de Maisonneuve, a fondé Montréal en 1612. Mais…

      Jacques Cartier a effectué au Québec un premier voyage en 1534, au cours duquel il a essentiellement exploré le golfe du Saint-Laurent.

      Puis, l’année suivante, il explore le fleuve. Celui-ci est d’autant plus intrigant qu’il est gigantesque en comparaison avec ceux d’Europe.

      Le but de ce second voyage est de découvrir si ce fleuve — dont il n’a vu que l’embouchure en 1534 — tire sa source du Cathay (c’est-à-dire de la Chine) ou du Cypango (soit du Japon).

      En remontant la rivière des Prairies — qui constitue la frontière nord de l’île de Montréal — il est bloqué par le Sault-au-Récollet. Il débarque donc sur l’île le 2 octobre 1535, sans savoir ce qu’il y découvrira le lendemain.

      Tôt le matin, après une marche d’environ 6 km, il aperçoit enfin la bourgade iroquoise d’Hochelaga, entourée de vastes champs de maïs.

      Le peuplement d’à-peu-près 3 000 habitants qu’il découvre alors est beaucoup plus impressionnant que celui de Stadaconé (près de Québec). Il écrit : « Parmi ces campagnes, est située et assise la ville de Hochelaga, près d’une montagne, et autour de laquelle (la terre est) labourée et fort fertile, et de laquelle on voit très loin. »

      Il décrit la ville comme ronde, entourée d’une palissade dotée que d’une seule entrée. Dans ses écrits, il omet de préciser que la ville est palissadée de tronc d’arbres, ce qui fait que des illustrateurs la représenteront plus tard clôturée de planches de bois.

      Il y trouve une cinquantaine de maisons longues. Chacune d’elles est dotée de plusieurs foyers et de plusieurs chambres : au centre, se trouve une salle commune où vivent en communauté les occupants de la maison.

      À cette occasion, il nomme cette montagne Mont Royal, en l’honneur de son souverain, François 1er.

      Il s’y rend. Du haut de la montagne, il commente : « Distant de la ville d’environ un quart de lieu (soit 5 à 6 km), on voit le fleuve en plus de l’endroit où sont demeurées nos barques, endroit où un sault (le plus impétueux qu’il soit possible de voir) nous a empêchés de passer. »

      Pourtant prévenu par ses hôtes que ses bateaux seraient prisonniers de la glace s’il ne quittait pas le continent bientôt, Cartier se traine les pieds et sera retenu près de l’actuelle ville de Québec, où une bonne partie de ses hommes seront décimés par le scorbut durant l’hiver.

      En somme, Montréal a été « découverte » par Jacques Cartier au cours de la Renaissance, alors que c’est de Maisonneuve qui y a fondé le premier peuplement européen quelques décennies plus tard (après que Champlain eut fait la même chose à Québec en 1608).

      Dans mes recherches de ce matin, je n’ai pas trouvé de détail quant à ce fameux concert de 1535 à Montréal. S’agissait-il d’un concert formel donné dans le but d’impressionner ses hôtes autochtones ? Ou plutôt, tout simplement, de quelques morceaux joués à la bonne franquette, la nuit tombée, par des marins dans le but tuer leur ennui ?

      Référence : Le village d’Hochelaga

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