Voyage à Paris : jour 18

En raison de la publication tardive de mon compte-rendu d’hier, je quitte l’hôtel vers 12h45. En passant, je me prends un sous-marin chez Subway que je mangerai en chemin.

Mon premier circuit fait un « U » autour de l’Île de la Cité (là où se trouve Notre-Dame de Paris) alors que mon second est une promenade dans cette île.

C’est une occasion de voir les étals des bouquinistes de la Seine. Ceux-ci vendent des livres, des affiches, des gravures, des souvenirs et, fait nouveau, des serrures. Pourquoi des serrures ? Parce qu’il est devenu à la mode d’attacher des serrures à certains ponts de Paris, essentiellement ceux dont les parapets sont des grilles de métal (le pont de l’Archevêque et le pont du Carrousel).

Nef centrale de l’église Saint-Séverin

Puisque je passe à proximité, j’en profite pour revisiter l’église Saint-Séverin. Celle-ci a été construite entre le XIIIe et le XVe siècle. La première impression que laisse cette église est d’être sombre et sale. Pourtant c’est une église remarquable.

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Elle représente le triomphe du gothique flamboyant à Paris. Elle se compose de cinq nefs séparées par des rangées de colonnes. Conséquemment, il suffit d’un regard oblique pour avoir l’impression d’être dans une forêt de pierre. L’une de ces colonnes, au centre, derrière le choeur, est torsadée.

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La nef centrale est beaucoup plus haute que les autres et se compose de trois niveaux; le rez-de-chaussée (avec ses arches amples), le triforium (avec ses colonnettes) et les fenêtres hautes (décorées de vitraux gothiques).

Cette distinction entre la nef centrale, très haute, et les autres nefs, amples et plus basses, fait en sorte qu’à l’extérieur, on a l’impression d’une église trapue, atypique des églises gothiques.

Son buffet d’orgue, de style Louis-XV, date de 1745. Ses fresques, réalisées au XIXe siècle, ont perdu de leur éclat. Quant aux vitraux du rez-de-chaussée (des XIXe et XXe siècles), ils sont jolis mais sans intérêt.

Vers 14h30, j’ai faim. Je m’arrête au restaurant Flagrant Délice, situé à côté de l’église. Potage de légumes, côte de porc accompagnée de frites, tarte aux pommes et carafon de vin (insipide) pour seulement 14 euros.

Mon second arrêt est à la Sainte Chapelle. Au XIIIe siècle, l’empereur de Constantinople, Baudoin II, a désespérément besoin d’argent. Il accepte de vendre au roi de France Louis IX — le futur Saint Louis — la couronne d’épines du Christ et un fragment de la Sainte Croix.

Du coup, le roi de France acquiert un prestige inégalé dans toute la chrétienté. Pour entreposer ses précieuses reliques, il fait construire un immense reliquaire qu’est la Sainte Chapelle. Celle-ci est adjacente à l’ancien Palais royal qui, à l’époque, de trouvait sur l’Île de la Cité.

La Sainte Chapelle se compose de la Chapelle basse (accessible aux serviteurs du palais) et, au-dessus, la Chapelle haute (réservée à la famille royale), à laquelle on accédait directement en provenance du palais.

Chapelle basse

Tout l’intérieur de la Chapelle basse est peint. En dépit du fait que la décoration est abîmée par endroits (notamment toutes les surfaces que les visiteurs, depuis des siècles, peuvent toucher), le lieu est superbe, dominé par des teintes de bleu royal et d’or.

Chapelle haute

La Chapelle haute est littéralement une Bible illustrée. Ses vitraux racontent l’Ancien et le Nouveau Testament dans tous ses détails.

Il est inouï qu’un édifice si haut, soutenu seulement par des colonnettes de pierre, ait pu rester debout jusqu’à maintenant.

L’édifice est en restauration. L’extérieur et presque tous les vitraux ont été nettoyés. En comparaison avec ma visite d’il y a une décennie, la différence est appréciable. Mais l’intérieur de la Chapelle haute est présentement poussiéreux et encombré d’échafaudages.

Précisons que les reliques de la Sainte-Chapelle sont maintenant entreposées dans le trésor de Notre-Dame de Paris. La couronne d’épines (sans ses épines, coupées et envoyées dans différentes églises) est normalement dans un coffret en vermeil donné par Bonaparte. Cette couronne est exposée à la vue du public le premier vendredi de chaque mois.

Je visite ensuite la Conciergerie, située à proximité. Au rez-de-chaussée, on présente une exposition qui célèbre le 800e anniversaire de la naissance de Saint Louis.

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Un des objets présentés est cette châsse de St-Turin, en argent et cuivre doré sur armature de bois. Il n’a jamais appartenu au roi mais il est présenté dans cette exposition parce que c’est un des rares reliquaires monumentaux de l’époque de Saint Louis à avoir survécu.

Je visite ensuite les cachots de la Conciergerie, dont la cellule reconstituée de Marie Antoinette.

Sur la rue de Lutèce (du nom romain de Paris), des fleuristes offrent des plantes en pots et des semences.

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Je passe ensuite devant Notre-Dame de Paris (que je ne visite pas, par manque de temps).

Je me rends au Théâtre Mogador acheter un billet (42 euros) pour la comédie musicale Le Bal des Vampires, dont la mise en scène est du cinéaste Roman Polanski. Auparavant, je prends le repas du soir à La Maison grecque où je prends une purée d’aubergines, deux brochettes de poulet et un expresso pour 17 euros.

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Cette comédie musicale preste et enjouée raconte une histoire d’amour pour adolescents (sur fond d’horreur tout en clins d’oeil). La chorégraphie est inspirée par moments du clip Thriller de Michael Jackson, les décors sont « gothiques » (au sens où les jeunes d’aujourd’hui l’entendent) et la musique est facile, empruntant à de vieux succès de la pop américaine (dont Total Eclipse of the Heart, originellement interprétée par Bonnie Tyler en 1983). Les spectateurs — de jeunes adultes pour la plupart — en sortent le sourire aux lèvres.

Crevé, je rentre à l’hôtel pour la nuit.

Détails techniques : Appareil Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 12-40mm F/2,8
1re photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 2000 — 15 mm
2e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 6400 — 22 mm
3e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 1250 — 16 mm
4e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 5000 — 13 mm
5e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 320 — 12 mm
6e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 5000 — 14 mm
7e  photo : 1/250 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 17 mm
8e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 320 — 30 mm


Pour lire les comptes-rendus du premier ou du deuxième voyage à Paris, veuillez cliquer sur l’hyperlien approprié.

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Un commentaire à Voyage à Paris : jour 18

  1. sandy39 dit :

    JOURNEE FLAMBOYANTE…

    Aux couleurs bleues et or qui ont su maintenir votre appétit en EMOI…

    Le Sommeil guette quand on abuse de l’Eveil d’une telle journée.

    Alors, ce soir, attention, pensons à passer à l’heure d’hiver… pour le prochain avion !

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