Voyage à Paris : jour 16

Aujourd’hui, c’est une journée très venteuse caractérisée par des averses légères survenant brusquement, en alternance avec longues périodes nuageuses et de courtes apparitions du soleil.

Ce sera également une journée consacrée à l’ordinaire.

Elle débute avec la lessive. J’ai des chaussettes — qu’on appelle des bas au Québec — qui sont suspendues depuis deux jours dans ma chambre et qui ne veulent pas sécher. Je décide donc d’aller dans un lavoir. Dans l’évier de la toilette de ma chambre, j’en profite pour laver d’autres chaussettes qui attendaient leur tour, de même que divers articles (passons sur les détails).

Je mets le tout dans un sac de plastique et je fais route vers le lavoir le plus près. Vingt minutes de séchage (pour un total de deux euros) et tout est parfaitement sec.

Je prends le repas du midi dans un restaurant que je ne nommerai pas. Gaspacho et boeuf bourguignon pour 14,5 euros. Mais après trois cuillerées de gaspacho, je me rends à l’évidence : la soupe a fermenté. Beaucoup fermenté.

Le serveur me demande pourquoi je n’ai presque pas mangé cette soupe. Je lui dis que la soupe n’est pas fraiche. Le chef vient à ma table et proteste avec délicatesse : il a fait cette soupe ce matin.

Bref, après avoir réglé l’addition, le restaurant m’offrira un expresso gratuitement.

Bain public de la Butte-aux-Cailles
Sur la rue de la Butte-aux-Cailles
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Mon premier circuit est dans la Butte-aux-Cailles. C’est une partie de la ville située immédiatement au sud-ouest de la Place d’Italie. Rien d’extraordinaire. Un quartier tout simple qui a l’aspect d’une banlieue.

Mon deuxième circuit débute à la Place de la Bastille, le long du boulevard Richard-Lenoir. Mais je me trompe et prends plutôt le boulevard Beaumarchais. Ce dernier est l’endroit idéal pour acheter du matériel photographique de qualité. On n’y trouve pas que cela mais plus d’une boutique sur dix s’adresse aux photographes professionnels ou semi-professionnels.

En voulant reprendre mon chemin, je me trompe de nouveau. Voulez-vous me dire où j’ai la tête aujourd’hui ? Je passe sur la rue de Turenne, au nord de la Place des Vosges, qui aligne les boutiques de vêtements masculins, surtout des chemises.

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Finalement, j’emprunte le boulevard Richard-Lenoir et je serpente dans des rues à l’Est de la Place de la Bastille. Je tombe sur Bagelstein, d’origine alsacienne. Cette maison fait des bagels depuis 1789. Celle-ci possède plusieurs adresses à Paris.

Une note à droite de l’entrée de la succursale du 11 de la rue de Lappe nous apprend qu’à cet endroit, le 17 avril 1891 — retenez bien cette date — il ne se passa strictement rien…

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Plus à l’Est, toujours sur la rue de Lappe, on trouve une suite de restaurants et de bars, dont l’Havanita, décorée en hommage à la capitale cubaine. Plus loin, la façade du restaurant PatatiPatata offre le pittoresque d’une autre époque.

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Petit détail : marcher sur la rue de Lappe — recouverte de gros pavés lisses — est beaucoup plus agréable que marcher sur ces vieux pavés bombés qui rendent toujours l’équilibre un peu instable.

La rue Keller est peu invitante avec cette longue école grise qui en occupe tout un côté. Mais c’est la rue idéale pour l’amateur de manga puisqu’elle concentre en un seul lieu la majorité des boutiques de la capitale dédiées aux personnages de bandes dessinées japonaises.

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On n’y trouve pas que cela. À preuve, le restaurant marocain Le Souk, beau et invitant.

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Plus tôt au cours de ce voyage, je vous ai parlé des voitures électriques en libre service. Paris a aussi son service de bicyclettes en libre service, appelé Vélib.

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Dans une grande ville comme Paris, il est facile de perdre son chat ou même son mari. Voici un avis re recherche, publié il y a deux mois. Le mari en question est facile à reconnaître, grâce à la photo…

Vous aurez bien compris qu’il s’agit d’une plaisanterie.

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Et puisque cette journée est consacrée à l’ordinaire. Parlons des toilettes publiques de Paris. Elles sont jolies, assez bien situées, suffisamment nombreuses pour ne pas avoir à les chercher trop longtemps et surtout, elles sont propres et gratuites.

Les instructions sont en français, en anglais et en braille. La lumière verte « En service » ne veut pas dire que quelqu’un s’en sert, mais que la toilette est libre. On appuie sur le bouton « Accès » et la porte coulissante s’ouvre. Elle se refermera automatiquement. L’accès est limité à vingt minutes : ne comptez pas donc lire votre quotidien, assis sur le trône, pendant qu’une foule se tord d’envie à l’extérieur…

Soulagé, je rentre à l’hôtel pour la nuit.

Détails techniques : Appareil Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 12-40mm F/2,8
  1re photo : 1/1250 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm
  2e  photo : 1/500 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 21 mm
  3e  photo : 1/500 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 16 mm
  4e  photo : 1/125 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 25 mm
  5e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 4000 — 12 mm
  6e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm
  7e  photo : 1/100 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm
  8e  photo : 1/125 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm
  9e  photo : 1/400 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 19 mm
10e  photo : 1/160 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 24 mm
11e  photo : 1/60 sec. — F/5,6 — ISO 320 — 15 mm
12e  photo : 1/80 sec. — F/5,6 — ISO 500 — 30 mm


Pour lire les comptes-rendus du premier ou du deuxième voyage à Paris, veuillez cliquer sur l’hyperlien approprié.

Voyage à Paris : jour 16
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4 commentaires à Voyage à Paris : jour 16

  1. Pierre Pinsonnault dit :

    Bravo, avec votre rapport du jour 16 à Paris.

    On découvre en vous, M. Martel, un « gars ordinaire un peu » derrière un homme si talentueux dans divers domaines que c’en est extra-ordinaire.

    Cela fait bien sourire : laver ses bas dans son lavabo, se perdre en ville, se plaindre au resto, faire finement de l’humour à propos des toilettes, etc. C’est bien !

  2. sandy39 dit :

    APRES L’EXTRAVAGANTE, L’ORDINAIRE…

    Je sens que je vais être affreuse…

    Je sais car vous l’avez déjà dit que “bas” chez Vous, c’est l’équivalent des chaussettes chez Nous ! Pourtant, il n’y a rien de sexy !

    Mais si qu’on veut des détails : au moins la couleur…

    Qui dit lavoir dit planche en bois et savon de Marseille !

    Un expresso ne remplace pas la délicatesse ni la douceur d’une soupe. Pour bien conserver la soupe : il faut des réfrigérateurs qui savent faire du froid…, enfin c’est tout dans le moteur !

    Place d’Italie : XIIIe arrondissement, Sud de Paris qui touche le Périphérique ; parce que les arrondissements de Paris se suivent comme sur une coquille d’escargot ou se déroulent comme une rondelle de bonbon au réglisse !

    Alors, on s’égare et on se trompe de boulevard ! Et encore une fois ! Vous vous retrouvez dans les chemises au lieu des appareils photos !

    Il n’y a pas qu’à Paris qu’on recharge les voitures et qu’on trouve des vélibs : il arrive même qu’ils se fassent voler !

    Avis de Recherche : Moi, j’écrirais, sans photo, recherche tout sauf quelqu’un qui ressemble à mon Mari… tout sauf chauffagiste !

    37 ans : c’est beaucoup trop jeune pour Moi et 1,89, c’est trop long… et 7 ans d’expérience, c’est trop peu dans le métier…

    Toilettes gratuites : ça m’étonne car il y des villes, tu paies.

    Il faut savoir aussi laisser la place aux autres…

  3. sandy39 dit :

    PETIT COMPLEMENT SUR LES LAVOIRS…

    A la Source :

    Ils sont nombreux, en France : souvent rénovés dans nos Villages, se réunissant en un certain Patrimoine.

    Dans les Pyrénées (Vacances de l’an dernier), nous avions Rendez-Vous avec la Nature, avec quelques Sommets (le Canigou) mais aussi avec certains Eléments Naturels : l’EAU ! Et oui, dans un lavoir, d’un certain village (Pyrénées Orientales), l’eau arrive tout naturellement ! Nous l’avons touchée, même que la température varie de jour en jour, avec les mouvements des entrailles de la Terre… Environ 40°C et qui ne cesse de couler au fil des jours !

    La Commune a aménagé, a amené l’eau froide pour tempérer… pour le lavage à la main, par exemple, pour la laine : l’eau doit être tiède pour ne pas feutrer ni rétrécir… Même qu’il y avait une femme en train de se laver les cheveux !…

    Encore une chose pour améliorer votre français : Vous, vous dites : LAVEUSE, SECHEUSE (j’ai regardé les Campings du Pays à Pierre !…), nous, nous disons : machine à laver ou lave-linge, sèche-linge ou séchoir électrique.

    Enfin, toute une histoire de linge qui nous apporte – aujourd’hui manches et jambes longues (pluie et neige !)- mais non ! de longs discours !

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