Voyage à Paris : jour 11

Après la publication de mon compte-rendu d’hier, je prends le repas du midi au Dénicheur : gaspacho (aussi bonne qu’hier), cuisse de poulet aux champignons de Paris, verre de vin rouge, et tiramisu aux framboises, pour 20,5 euros.

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Je prends le RER de 14h33 pour le Château de Versailles. Il arrivera à la gare Versailles-Château à 15h12.

Évidemment, cette fois-ci, j’achète l’aller-retour, sachant qu’autrement, tard le soir il me faudrait payer le billet de retour avec de la monnaie à la gare de Versailles (ce qu’on n’a pas toujours sur soi).

Au château, il ne me reste plus à voir que le Petit et le Grand Trianon. Cela tombe bien : aujourd’hui, c’est gratuit. Pour éviter d’y aller à pied, je prends le petit train qui fait le circuit château-Grand Trianon-Petit Trianon-Grand Canal pour 7,5 euros.

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Le Grand Trianon a été construit sous Louis XIV pour permettre à la famille royale d’échapper aux rigueurs du protocole. Il est formé de deux pavillons à un étage réunis par une colonnade. Son revêtement extérieur est principalement de marbre rose. Le mobilier qu’on y trouve de nos jours est confortable sans être d’un luxe ostentatoire.

Puis je me rends au Petit Trianon, aménagé par Louis XV au bénéfice de sa maitresse, Madame de Pompadour. Mais au lieu de visiter d’abord ce palais (que j’ai vu il y a une décennie), je décide de visiter pour la première fois le Hameau de la Reine (qui était en restauration à l’époque). Ce hameau est une idée de l’épouse de Louis XVI, Marie-Antoinette.

Les jardins du Petit Trianon comprennent un jardin français, un jardin anglais, le Hameau de la Reine et une ferme.

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Au fond du jardin anglais se trouve le Temple de l’Amour, une rotonde créée en 1777-1778. Même si toutes les rotondes au monde se ressemblent, je ne peux m’empêcher de les admirer.

Les Romains étaient de bon guerriers et bons urbanistes. Mais en architecture, ils ont tout copié des Grecs, sauf la rotonde, qu’ils ont inventée.

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Puis je me rends au Hameau de la Reine, créé pour Marie-Antoinette. En dépit du fait que cet ensemble de bâtiments fait un peu décor de cinéma, c’est un endroit charmant, extrêmement photogénique.

Je ne sais pas si c’est authentique, mais on a végétalisé les toits de chaume avec ce qui ressemble à des lichens, ce qui donne une patine spéciale aux toits.

Adjacente au hameau, la ferme est peuplée de divers animaux : lapins, volailles, moutons, chèvres et poulains.

En voulant retourner au Petit Trianon, je me perds dans la campagne environnante. Après une heure de marche, j’arrive au Grand Trianon et prends un des derniers trains qui font la navette dans le domaine.

Je descends près du Grand Canal et prends le repas du soir à La Flottille. Travers de porc — appelés côtes levées au Québec — verre de rouge et café allongé pour 21,6 euros.

À 20h, j’ai un opéra — Les Contes d’Offmann d’Offenbach — à l’Opéra Royal.

Je vous ai déjà dit tout le bien que je pense de l’acoustique et de la beauté de cette petite salle d’opéra. Permettez-moi de vous décrire sommairement son intérieur.

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Le parterre est en gradins, inclinés de l’orchestre jusqu’au premier niveau. Les trois niveaux sont des loges disposées tout autour de la salle. Au troisième niveau, les loges sont plus profondes et le bord des loges est décoré d’une colonnade.

En raison des colonnes, certaines places à l’arrière sont à visibilité très réduite. Toutefois le prix du billet demeure le même que ceux des places au-devant de la loge et qui, elles, offrent une vue parfaite.

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Au dernier niveau, le plafond des loges, très élevé, est peint de douze fresques rococo représentant des angelots enjoués.

Pour ce qui est de l’œuvre à l’affiche, il fut interminable (si j’ose dire), prenant fin vers 23h30.

Après 40 minutes d’attente dans un train vide à la gare Versailles-Château, un policier vient me prévenir qu’il n’y plus de train pour Paris à cette heure. Je me rends donc sous la pluie à la gare Versailles-Chantiers où, de justesse, je prends le dernier bus pour la Gare Montparnasse.

Le métro de Paris étant fermé, je prends le premier autobus que je vois. Il effectue un trajet qui se termine au Châtelet et à l’Hôtel de Ville (comme c’est le cas, je pense, de tous les autobus de nuit de Paris). Heureusement, il effectue un arrêt à deux coins de rue de mon hôtel.

J’arrive donc à ma chambre à 2h20. Ah, ce sacré Offenbach…

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 12-40mm F/2,8
  1re photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 320 — 12 mm
  2e  photo : 1/800 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm
  3e  photo : 1/500 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 26 mm
  4e  photo : 1/320 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 40 mm
  5e  photo : 1/500 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 20 mm
  6e  photo : 1/500 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 13 mm
  7e  photo : 1/100 sec. — F/5,6 — ISO 200 — 40 mm
  8e  photo : 1/40 sec. — F/2,8 — ISO 6400 — 12 mm
  9e  photo : 1/40 sec. — F/2,8 — ISO 6400 — 20 mm


Pour lire les comptes-rendus du premier ou du deuxième voyage à Paris, veuillez cliquer sur l’hyperlien approprié.

Voyage à Paris : jour 11
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3 commentaires à Voyage à Paris : jour 11

  1. sandy39 dit :

    POUR UNE VIE DE CHATEAU, SANS METRO…

    La journée avait pourtant si bien commencée avec un bon menu. Et, en plus, vous aviez prévu l’aller-retour sans monnaie mais avec des billets… Et, je ne vous parle même pas du décor : une campagne bien verte loin de la Ville de Paris…

    Ambiance romantique au Cinéma où l’on célèbrerait pour y immortaliser les plus belles histoires d’amour…

    C’est déjà bien de ne pas avoir raté votre Opéra, envoûté par la campagne environnante. Vous avez trouvé long, donc ça ne vous a pas plu !

    A l’arrivée, rien n’indiquait l’horaire du dernier train ni l’heure de la fermeture du métro ? Non, mais, vous n’aviez pas le choix que de sauter dans le dernier bus. Ouff ! Châtelet Les Halles…, ouff, Terminus ! Enfin, il devait bien rester des Taxis, à Partis, la Nuit… quand on ne trouve pas de Dulcinée pour se faire raccompagner !

    Enfin, ce fut une journée bien longue…

    • A l’arrivée, rien n’indiquait l’horaire du dernier train ni l’heure de la fermeture du métro ?

      Ce qui est étrange, c’est que la gare Versailles-Château était accessible au public. Pourtant, au cours des 40 minutes où j’y suis demeuré, aucun train n’y est arrivée ni parti. Donc pourquoi garder la gare ouverte ?

      Bref, l’important c’est que je n’ai pas eu à passer la nuit dans un hôtel de Versailles.

  2. sandy39 dit :

    Surtout que vous n’aviez pas de pyjama sur vous, ni de brosse à dents !…

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