Voyage à La Havane-II : Jour 18

En soirée, après avoir transféré mes photos de mon appareil photo vers mon ordinateur, j’ai formaté la carte mémoire de mon appareil pour constater, une fois cela fait, que mes photos n’avaient pas été transférées. En d’autres mots, j’ai détruit par erreur toutes les photos de la journée.

J’ai mis de côté cette carte mémoire — j’en ai une autre pour le restant du voyage — et une fois revenu au Québec, je possède tous les logiciels qu’il me faut pour récupérer les photos qui s’y trouvent.

Donc aujourd’hui, il faudra me croire sur parole puisque je n’ai rien pour attester mes dires.


Post-scriptum : Les photos en question ayant été récupérées, elles ont été ajoutées ci-dessous à mon retour de vacances.

 
La journée a commencé par une deuxième visite infructueuse à l’École des Beaux-Arts (ou Instituto Superior de Arte). Obtenir la permission de photographier ce chef-d’œuvre architectural — ce qui devait être une simple formalité — est en réalité une tâche kafkaïenne.

Je vous fais grâce des détails. On m’a néanmoins donné le nom et le numéro de téléphone de la directrice qui gère les demandes internationales. Donc au début de la semaine prochaine, il me restera quelques jours pour essayer de devenir un des rares privilégiés qui ont pu photographier les pavillons de cet établissement académique.

Entre nous, plus c’est compliqué et plus mes photos seront précieuses… si je réussis, évidemment. Sinon, j’aurai connu une autre facette de la vie à Cuba.

Bref, après cette deuxième tentative ratée, je prends le taxi pour l’ambassade russe, située à peu près à l’endroit où j’étais rendu hier dans mon exploration de la cinquième avenue de Miramar et de ses environs immédiats.

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L’ambassade russe est une grosse tour carrée en béton, peu fenestrée jusqu’à un renflement vers le haut. L’impression qu’elle laisse est celle d’un gros bunker inhospitalier (si on me permet ce pléonasme). Elle a sans doute été conçue pour résister à une invasion américaine de l’ile ou pour contribuer à la crainte d’une telle invasion parmi les Cubains.

L’église St-Antoine de Padoue était fermée au moment de ma visite. C’est un temple rectangulaire dressé vers le ciel. Il est constitué d’une seule nef, sans transept. Vu des airs, il n’adopte donc pas la forme d’une croix, contrairement à la grande majorité des églises chrétiennes.

Puis je prends le repas du midi au restaurant Fontana. C’est un endroit agréable, en ‘U’ dont le pourtour est constitué d’un bassin peuplé de gros poissons rouges, de quelques tortues et de quelques petits poissons. Au fond, dans la salle climatisée, celle-ci est dominée par un gros aquarium de poissons tropicaux. Le filet de rouget, des légumes sautés et le verre de vin blanc me couteront 22$, sans le pourboire.

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Le propriétaire du terrain ci-dessus élève des poules, qui picossent entre des bananiers. Et pour éviter que ses poules ne s’échappent, pas besoin de fil électrique, de chien de garde ou de mur infranchissable qui empêcherait également l’air de circuler : il suffit d’une simple haie de cactus.

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Puis je me rends à l’hôtel Copacabana, situé le long de la mer. Connaissant la réputation de cet hôtel mythique, je m’attends à quelque chose d’extraordinaire. C’est un hôtel de moyenne dimension, assez ordinaire, dont la seule chose remarquable est le mur arrière du comptoir de réception, aux couleurs chaudes, et décoré dans le style des années 1950. La photo que j’en ai faite est une des rares que s’espère vivement réussir à récupérer. Elle est d’autant plus précieuse qu’après l’avoir prise, la sécurité m’a avisé qu’il est interdit de prendre des photos dans l’hôtel, ce qui est rare à La Havane.

L’eau de la piscine semble propre, mais la peinture du bassin s’écaille, ce qui me fait penser qu’il y a peut-être quelque part dans le monde, un autre hôtel Copacabana, à la hauteur du mythe.

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Puis je visite l’église moderne Santa Clara de Casia, ample et dépouillée, caractérisée par sa succession d’arches ogivales très évasées qui supportent le toit.

Je termine ma visite au parc Prado. C’est un endroit plaisant, avec ses grands arbres dont les troncs semblent être nés de la fusion de dizaines de petits troncs. Au centre, une rotonde blanche.

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Puis je prends le taxi pour le Théâtre national, situé à la place de la Révolution (et qu’il ne faut pas confondre avec l’exubérant Gran Teatro, de style néo-baroque, situé sur le Prado, et présentement en rénovation). On y présente ce soir un gala mettant en vedette les élèves — des plus jeunes jusqu’aux adolescents — de l’école de ballet de La Havane.

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Plus tôt au cours de mes vacances, j’avais entendu la musique des répétitions de ce gala s’échapper des fenêtres ouvertes de l’immeuble situé en face de l’hôtel Sevilla. Séduit, j’avais voulu voir ce que cela donnait.

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Les numéros mettant en vedette les enfants sont charmants. Ceux exécutés par les plus vieux sont assez biens, voire excellents. Les adolescents les plus talentueux, que le public havanais a vus évoluer au fil des années, sont accueillis par des applaudissements dès leur entrée en scène. Commencé à 19h, le gala se termine à 20h45.

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Durant cette veille des célébrations qui marquent la fondation de la capitale, les rues sont pleines de jeunes. Le long du Malecón, évidemment, mais également dans tous les restaurants et bars de Vedado. Des dizaines de bancs placés le long du Paseo, aucun n’est libre. On y voit les couples d’amoureux, mais surtout des groupes jeunes entre 18 et 30 ans qui se regroupent autour de ceux qui ont apporté leur guitare acoustique.

Et c’est sous le charme de cette soirée sympathique, que j’ai involontairement détruit les photos de la journée… C’est la vie.

Détails techniques : Appareil Olympus OM-D e-m5, objectifs M.Zuiko 40-150 mm R (les cinquième, sixième et septième photos) et Lumix 12-35 mm F/2,8 (les autres photos)
1re photo : 1/4000 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm
2e  photo : 1/125 sec. — F/6,3 — ISO 200 — 23 mm
3e  photo : 1/60 sec. — F/6,3 — ISO 1250 — 17 mm
4e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 640 — 30 mm
5e  photo : 1/160 sec. — F/4,6 — ISO 500 — 66 mm
6e  photo : 1/250 sec. — F/5,3 — ISO 640 — 116 mm
7e  photo : 1/100 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 40 mm
8e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 6400 — 35 mm


Pour lire les comptes-rendus du premier ou du deuxième voyage à La Havane, veuillez cliquer sur l’hyperlien approprié.

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Un commentaire à Voyage à La Havane-II : Jour 18

  1. sandy39 dit :

    ERREUR SUR LE SERVEUR…

    ” Je possède tous les logiciels qu’il me faut pour récupérer les photos qui s’y trouvent ” : Quelle richesse d’être un Homme, mondialement, connu !

    Ne comptez pas sur Moi pour avaler vos paroles ! Je préfère suivre chaque lettre de vos mots qu’on épelle, avec mon Objectif Naturel, équipé de verres progressifs, car vos mots bien plus que vos paroles, me transfèrent, d’une façon Extraordinaire, à travers les Hémisphères.

    Je n’aime pas les paroles en l’Air qui sont dépourvues de tout charme, dépourvues de toutes Couleurs ; Bref, celles qui ne changent en rien l’Atmosphère, ou si peu l’Atmosphère qui règne dans nos Cœurs.

    Un mot contient bien plus de richesse, et, est bien plus riche en Emotions et en Réflexion partagées, contrairement à une parole qui est d’autant plus, à sa façon, trop vite exprimée, souvent si pauvre dans sa rapidité d’Expression.

    Vous vous attendiez à quelque chose d’Extraordinaire et ce ne fut, à vos yeux, qu’un Hôtel Ordinaire.

    Ah, le Théâtre, à lui seul, sait rendre les choses si Ordinaires en choses Extraordinaires… Il sait, je crois, à l’aide de Paroles ou de discours magnifiques, joints à la Musique, nous éclairer sur le Chemin et le Sens de nos Vies…, lorsque nous sommes en combat avec nous-même, lorsque, tout simplement, aucune issue se dessine à l’Horizon (on dirait bien que c’est mon mot du jour !), entre Raison, Passion et… Réflexion.

    Et c’est ainsi que, dans les rues de La Havane, se dégage, un certain charme de la part de ces Acteurs, au cours d’une soirée si sympathique !…

    Si les paroles se boivent, sans Méfiance ; à défaut de photos, nous nous nourrirons de vos mots… en toute Confiance.

    PETIT DETAIL : Mon Dieu, que d’Histoires, on peut raconter avec quelque mots perdus au milieu des chansons !

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