Voyage à La Havane-II : Jour 7

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Cette nuit, il a plu abondamment. Sous un ciel plutôt gris, je visite aujourd’hui le coin nord-ouest du quartier de Centro.

Le tout débute par l’hôpital Hermanos Almeijeiras. À l’origine, ce gratte-ciel devait être le siège de la banque de Cuba. Inachevé au moment de la Révolution, l’édifice fut plutôt transformé en hôpital, sur ordre de Fidel Castro.

Par l’entrée du côté gauche (sur la rue Padre Varela), on accède à une grande salle d’attente où sont assises plus de 200 personnes, dont aucune n’est en état critique. En somme, il ne s’agit pas de l’urgence.

Par la porte principale, du côté du Malecón, on entre dans un grand vestibule. Plancher en terrazzo. Moitié inférieure des murs en marbre rose. Partie supérieure fait d’une alternance de panneaux verticaux en noyer ou en pierre de taille.

Par un court et large couloir, on accède à la salle principale. Celle-ci est monumentale. Ses dimensions approximatives : 15 mètres de haut, 30 mètres de profondeur et 60 mètres de largeur.

Le plafond à caissons est en béton peint bleu azur. Il est soutenu par huit piliers carrés en béton armé.

Le quart inférieur des murs est en marbre rose. Le reste est soit en pierre de taille, soit en béton recouvert d’un crépi bleu ciel (à droite) ou jaune moutarde (à gauche). Les murs peints sont décorés d’immenses sculptures géométriques en métal chromé.

Les planchers sont en terrazzo ou en marbre cubain. Environ 150 sièges sont recouverts de cuirette blanc cassé ou bleu sarcelle.

Le tout baigne dans une semi-pénombre apaisante : la lumière provient exclusivement non pas du plafond, mais du mur du fond. En béton, d’un mètre d’épaisseur, celui-ci est percé de centaines de grandes ouvertures rectangulaires par lesquelles — chose inouïe — l’air extérieur entre librement. Aucun grillage, pas même un moustiquaire, ne fait obstacle à la circulation de l’air.

Puisqu’il est interdit de photographier l’intérieur de l’hôpital, la photo ci-dessus montre le mur du fond, tel que vu de l’arrière de l’hôpital. Afin d’avoir une idée des proportions, précisons que le bas de ces structures m’arrive au niveau du front. Donc, même du bout des orteils, je n’arrive pas à voir dans l’hôpital.

L’ensemble est un chef-d’œuvre d’architecture contemporaine, parfaitement adapté au climat tropical du pays.

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À proximité se trouve le monument élevé en l’honneur du général Antonio Maceo, héros de la première guerre d’indépendance de Cuba. L’an dernier, on s’affairait à nettoyer ce monument. Étrangement, on a enlevé une bonne partie du vert-de-gris qui recouvrait les éléments en bronze alors qu’on met des années à obtenir cette patine recherchée.

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Il suffit de traverser la rue pour visiter la Chapelle de l’Immaculée-Conception.

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Le repas du midi fut constitué d’une petite pizza au fromage (0,50$) mangée sur le pouce tout en me promenant dans le quartier. Derrière le guichet se trouvait une petite cuisine lumineuse, resplendissante de propreté, dans laquelle s’affairaient trois cuisiniers vêtus de blanc.

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Le Callejón (ou ruelle) de Hamel est un sanctuaire afro-cubain à ciel ouvert, habituellement très prisé des touristes. En raison d’une averse récente, les lieux étaient déserts au moment de ma visite.

Son histoire remonte aux années 1970, au cours de l’effondrement de l’économie cubaine consécutive à l’arrêt des subsides soviétiques. L’entrepreneur Fernando Hamel réussit à convaincre les habitants d’une ruelle de laisser l’artiste Salvador Gonzáles peindre les murs des édifices tout autour.

Je visite ensuite le musée appelé Fragua Martiana (ou Forges Martiennes). Celui-ci est situé dans un bel édifice blanc dont le style est inspiré du Corbusier. Tout y est écrit en espagnol. Ce musée est érigé sur le site d’une ancienne carrière où José Martí, le poète national, était soumis aux travaux forcés à l’époque où il était incarcéré dans une prison située sur le Malecón.

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Dans la partie nord-ouest de Centro, le pavé des rues est relativement peu accidenté, contrairement à celui des rues dans le nord-est de ce quartier. Au point de vue architectural, on y trouve quelques petits bijoux, noyés parmi un grand nombre d’édifices assez ordinaires.

Pour terminer, je passe devant l’église Notre-Dame du Carmen. Elle est fermée à cette heure-ci, mais l’an dernier j’ai pris de nombreuses photos de son intérieur. Ces dernières font maintenant partie du diaporama que j’ai fait relativement au quartier de Centro.

Après le repas du soir au Café Neruda (poitrine de poulet, légumes et verre de vin rouge pour 9$, sans le pourboire), je rentre rédiger le texte que vous terminez de lire.

Détails techniques : Appareil Olympus OM-D e-m5, objectif Lumix 12-35mm F/2,8
1re photo : 1/1250 sec. — F/5,6 — ISO 200 — 12 mm
2e  photo : 1/3200 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 29 mm
3e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 640 — 26 mm
4e  photo : 1/640 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 21 mm
5e  photo : 1/500 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 15 mm
6e  photo : 1/320 sec. — F/5,0 — ISO 200 — 12 mm
7e  photo : 1/160 sec. — F/5,0 — ISO 200 — 35 mm


Pour lire les comptes-rendus du premier ou du deuxième voyage à La Havane, veuillez cliquer sur l’hyperlien approprié.

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3 commentaires à Voyage à La Havane-II : Jour 7

  1. Rémi Gauthier dit :

    Merci de nous faire voyager avec toi. Nous sommes allées 7 jours à La havane l’année passée et ça donne le goût d’y retourner.

  2. sandy39 dit :

    OBJECTIF BRONZAGE…

    Avez-Vous offert un pourboire à ces jolis visages, bronzés, aux cheveux bruns ?

    Mais, au fait, les gens de Montréal, ils sont comment ? Peut-être au teint clair, dans l’Objectif de rentrer avec un joli teint hâlé ?…

    Et la voiture rouge me fait penser à celle du Prêtre dans le feuilleton “Les oiseaux se cachent pour mourir”.

  3. Marcos dit :

    La jolie fille cela s’appelle la “mulata cubana” sin comparacion, Sandy.
    La plus belle chose sans nul doute que nous a laissé la colonisation espagnole à Cuba

    Ce que j’aime c’est le souci du détail et l’indication des rues pour se repérer dans cette promenade tranquille dans la “Capital” avec un autre regard.
    En principe au Callejon de Hamel il y a des représentations de Rumba, (vers midi ) mais comme toujours pour savoir le moment c’est mystère et boule de gomme.

    Cela m’étonne bien, Jean-Pierre, que tu ne sois pas tombé sur les grandes fresques peintes d’un visage de caractère sur un bâtiment quelconque: Il y en a une précisément au bout de C: Hammel en traversant Calle Hospital :
    Tu en trouvera d’autres il y en a un peu partout.

    Bonne journée: Marcos

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