Voyage à La Havane-II : Jour 6

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Le dimanche, un certain nombre d’artistes havanais exposent leurs œuvres sur le Prado. De plus, sur une base volontaire, un certain nombre de professeurs en art graphique viennent guider de jeunes écoliers à réaliser des desseins qui feront la fierté de leurs parents. Un peu partout, on voit ces bouts de choux s’attabler à l’ombre des arbres qui bordent cette promenade agréable.

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En visitant le nord-est du quartier, j’avais observé une pizzeria devant laquelle des Havanais s’attroupaient à n’importe quelle heure, même tard le soir. Après la publication de mon compte-rendu quotidien, je passe à proximité. Présumant que leurs pizzas devaient être plutôt bonnes, j’en ai donc commandé une au fromage de 17cm de diamètre (0,50$), ce qui en a fait le repas le moins dispendieux que j’ai pris à La Havane jusqu’ici.

En attendant mon tour, j’ai été intrigué au menu par l’item « Pizza de Perro », ce qui signifie littéralement : Pizza au chien. Plus tard, arrivé à la maison, mon hôte m’expliquera qu’il s’agit plutôt d’une pizza garnie de tranches de saucisses à Hot Dog.

Puis je me rends visiter la partie centrale du nord du quartier de Centro. Plus précisément, cette zone est limitée à l’Est par l’avenue d’Italie, au nord par le Malecón, à l’ouest par la rue Padre Varela, et au sud par la nue Neptuno.

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Sur l’avenue d’Italie, on y trouve la sobre église Notre-Dame de Monserrat, en l’honneur du monastère catalan homonyme.

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Immédiatement au sud se trouve la galerie Galiano, dédiée à l’art contemporain cubain. Tous les artistes représentés sont très intéressants. La toile de grand format, ci-dessus, vendue dès le premier jour de l’exposition pour 2 000$ est intitulée « Sans titre XXXII ». Elle est l’œuvre de Niels Reyes.

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En milieu d’après-midi, je prends un expresso (2$) au restaurant Notre-Dame des bijoux. En entrant, le lieux est un capharnaüm d’antiquités. Un mur entier est recouvert de porcelaine. Aux étages supérieurs, le restaurant est décoré de fresques.

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Puis je m’arrête au restaurant La Guarida, situé au deuxième étage d’un édifice d’une très grande beauté, mais dans un état avancé de décrépitude. En dépit de cela, c’est un des restaurants les plus huppés de la ville. J’y commande une gaspacho (délicieuse) et une limonade, le tout pour 9,30$, service compris.

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Sur la rue, je rencontre un Havanais qui m’invite à visiter son logement. Je me doute que son but est de me quêter un peu d’argent mais je me prête à l’opération. Il habite un taudis situé au bout d’un long couloir. Cet ancien professeur est maintenant préposé à l’entretien : il gagne mensuellement l’équivalent de 12$ par mois (soit moins que la moyenne nationale de 19$).

Le logement est presque totalement dépourvu de mobilier et le réfrigérateur de la cuisine sert à entreposer ses médicaments. En le quittant, je lui laisse un peso convertible puis, rendu un peu plus loin, je reviens sur mes pas lui offrir trois autres pesos convertibles soit, au total, l’équivalent de dix jours de salaire.

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Je prends ensuite le repas du soir au restaurant Casa Miglis, spécialisé dans la cuisine cubano-suédoise. J’y commande des boulettes de viande (accompagnées d’une généreuse portion de purée de pommes de terre) et un verre de vin rouge, le tout pour 15,40$ (service compris).

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Je termine la journée au Palais des mariages (situé sur le Prado). À 18h tous les dimanches, on y présente un concert gratuit de musique classique. Ce soir, l’orchestre de chambre Música Eterna interprète les Quatre saisons de Vivaldi. Les musiciens sont de jeunes diplômés de l’Institut supérieur d’art. Chaque saison a été confiée à un soliste différent. Le tout est assez bien exécuté.

Détails techniques : Appareil Olympus OM-D e-m5, objectif Lumix 12-35mm F/2,8
1re photo : 1/1250 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 17 mm
2e  photo : 1/250 sec. — F/5,6 — ISO 200 — 16 mm
3e  photo : 1/60 sec. — F/4,5 — ISO 1000 — 23 mm
4e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 250 — 25 mm
5e  photo : 1/60 sec. — F/3,5 — ISO 2500 — 12 mm
6e  photo : 1/3200 sec. — F/3,5 — ISO 200 — 21 mm
7e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 1600 — 12 mm
8e  photo : 1/60 sec. — F/5,6 — ISO 6400 — 32 mm
9e  photo : 1/50 sec. — F/2,8 — ISO 6400 — 17 mm


Pour lire les comptes-rendus du premier ou du deuxième voyage à La Havane, veuillez cliquer sur l’hyperlien approprié.

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5 commentaires à Voyage à La Havane-II : Jour 6

  1. sandy39 dit :

    OBJECTIF JEUNESSE…

    Pourquoi ne pas avoir mis un peu de votre Jeunesse dans votre Objectif ?

    Pourquoi ne trouve t-on pas un de vos dessins pour accompagner vos récits quotidiens ? Un dessin pour accompagner vos Devoirs du Soir ?

    Vous n’êtes pas tombés dans ce jeu infantin !

    Il n’y a donc pas moyen de vous laisser aller à cette tentation, même dans une rue si ensoleillée…

    Quel misérable Devoir que de traîner dans les rues, plein d’Objectifs !

    Joli Visage, jolie Figure…

    Vous avez osé suivre un Havanais chez lui ! Mais, Vous n’avez pas peur de faire de mauvaises rencontres ?

    Estomac bien rempli pour une Nuit remplie de Rêves…, où sommeille un petit air des Quatre Saisons…

    • Au sujet des risques de suivre un Cubain chez lui :

      Une des grandes différence entre l’enfance et l’âge adulte, c’est qu’enfant nous sommes ouverts au monde et sommes heureux de nous faire des nouveaux amis.

      Adulte, nous sommes devenus méfiants : nous savons que le monde est une jungle. Mais si on en fait une préoccupation centrale, notre vie se rétrécit peu à peu, à mesure où nous nous enfermons dans nos certitudes.

      Pour les voyageurs, un des avantages de certains États totalitaires (Cuba et la Chine, notamment), c’est qu’on y est en sécurité. Quand l’État ne peut garantir la sécurité des touristes dans une partie du pays, les autorités la ferment au tourisme et la rouvrent quand l’agitation a cessé.

      Comme tous les pays du monde, Cuba possède son lot de faits divers. Mais il est rare que des touristes soient victimes de violence physique. Et les petits voleurs opèrent seuls, car des bandes seraient immédiatement repérées.

      Donc suivre un Cubain chez lui comporte peu de risques. Que voulez-vous qu’il m’arrive ? Comment pourrait-on me tuer en secret et faire disparaitre mon corps quand tout le monde vit les uns collés aux autres ? Me voler chez lui, quelle imprudence…

      Même si le bout de mon voyage n’est pas de comprendre la réalité sociologique du peuple Cubain, je ne suis pas fermé à l’idée d’en avoir un aperçu. D’où l’idée de suivre un Cubain chez lui. À mon avis, celui qui prend les risques les plus importants, c’est lui, pour avoir tenté de révéler l’envers du décor à un étranger.

  2. Marcos dit :

    Super, Jean-Pierre, d’avoir mangé dans la rue: C’est pas si facile en définitive mais on est toujours content après d’avoir partagé de la vraie vie des gens. Et puis que de temps gagné sur le reste, bien que le temps à Cuba n’a pas une valeur identique que pour nous.
    A coté de la pizzeria tu as raté le marchand d’objets religieux, interressant, c’est une des rares religions qui s’adapte aux autres et qui n’a jamais suscité les étripages qui ont eu lieu dans notre histoire méditerranéenne. Une religion du respect des autres croyances, étonnant? Non?
    Toujours belles les photos.
    Saludos, Marcos

  3. Claire dit :

    Oú se trouve ce restaurant Notre Dame des bijoux ?

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