Pérou : Les royaumes du soleil et de la lune

Banderole de l’exposition
Ornement frontal en forme de tête de félin et tentacules de pieuvre se terminant en têtes de poisson-chat (100-800 après J.C.)

Depuis quelques années, le Musée des Beaux-Arts de Montréal (MBA) fait preuve d’audace. À son initiative, des expositions majeures sont mises sur pied et essaiment ensuite à travers le monde.

On se rappellera de l’immense succès populaire, critique et international de l’exposition au sujet du couturier Jean-Paul Gauthier.

L’an dernier, l’exposition ahurissante consacrée à Tom Wesselman nous révélait un grand artiste du Pop art américain.

Jusqu’au 12 juin prochain, le MBA présente l’exposition « Pérou : Les royaumes du soleil et de la lune ». Tout simplement, c’est la plus grande exposition jamais présentée sur la Civilisation andine. En effet, le Pérou est aujourd’hui considéré comme l’un des six berceaux de civilisation, avec la Mésopotamie, l’Égypte, l’Inde, la Chine et le Mexique.

Officiellement, on y présente 370 œuvres d’art collectionnées à partir de 40 collections publiques ou privées. En réalité, ce n’est pas tout à fait vrai; incrédule, je suis retourné compter les objets présentés et il y a en a environ une centaine de plus.

Beaucoup d’objets en terre cuite parfaitement conservés (ou restaurés), des sculptures en bois, des toiles, des objets en plumes, en or — dont cette poulpe mochita emblématique de l’exposition, volée au Pérou en 1988 et rapatriée en 2006 — ou de spectaculaires objets en argent massif, font de cette exposition un événement d’importance majeure.

Et le plus merveilleux : il est permis de prendre des photos — sans lampe-éclair, évidemment — ce qui est extrêmement rare pour une exposition temporaire.

Il ne vous reste plus que quelques jours pour la visiter. À moins d’aller au Pérou, jamais de toute votre vie vous ne verrez autant d’œuvres d’Art péruviennes réunies au même endroit. En voici quelques unes : n’hésitez pas à cliquer sur ces photos afin de les agrandir.

À gauche, vase céphalomorphe — À droite, vase à double goulot représentant l’Être anthropomorphique mythique (entre 1 et 700 après J.C.)
Bouteille à anse en étrier en forme de guerrier agenouillé (100-800 après J.C.)
Bouteille à anse en étrier représentant un aigle marin attrapant un poisson (100-800 après J.C.)
Amoureux devant un ornement d’oreille en or et en turquoises
Fragment de cape d’envelissement décorée de figures anthropomorphiques (750-1375 après J.C.)
Bouteille à double corps représentant un personnage porté sur une litière (750-1375 après J.C.)
Poncho décoré de plumes représentant des félins stylisés (900-1476 après J.C.)
Coffre illustrant des scènes de la Nativité (période coloniale)
Urne eucharistique en forme de pélican (vers 1750-1760)
Détail de l’urne
« Habitant des cordillères du Pérou » (de Francisco Laso, 1855)

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif Lumix 20mm F/1,7
  1re photo : 1/640 sec. — F5,0 — ISO 200 — 20 mm
  2e photo  : 1/60 sec. — F/1,8 — ISO 1000 — 20 mm
  3e photo  : 1/100 sec. — F/2,0 — ISO 200 — 20 mm
  4e photo  : 1/60 sec. — F/1,7 — ISO 500 — 20 mm
  5e photo  : 1/60 sec. — F/1,7 — ISO 800 — 20 mm
  6e photo  : 1/60 sec. — F/1,7 — ISO 2000 — 20 mm
  7e photo  : 1/60 sec. — F/1,6 — ISO 1600 — 20 mm
  8e photo  : 1/60 sec. — F/1,7 — ISO 200 — 20 mm
  9e photo  : 1/60 sec. — F/1,7 — ISO 800 — 20 mm
10e photo  : 1/60 sec. — F/1,7 — ISO 640 — 20 mm
11e photo  : 1/60 sec. — F/1,7 — ISO 250 — 20 mm
12e photo  : 1/60 sec. — F/1,8 — ISO 250 — 20 mm
13e photo  : 1/60 sec. — F/1,7 — ISO 800 — 20 mm

Pérou : Les royaumes du soleil et de la lune
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3 commentaires à Pérou : Les royaumes du soleil et de la lune

  1. M.Martins dit :

    Depuis mon enfance que ce pays me fascine, il m’est encore difficile d’accepter qu’ils n’avaient pas la connaissance de la rue.

    Comment le continent des Incas, Toltèques, Aztèques, Mayas, etc., qui ont fait parmi tant d’autres comme la vaste étendue de Nazca qui a fasciné une grande dame pendant plus de 40 ans, et qui a encore tant à nous épater!!

    C’est dans ces montagnes qu’est né le grande fleuve Amazonie, comment les Espagnols accompagnés des disciples
    de Torquemada ont tant détruit!!

    Bravo Monsieur Jean Pierre Martel. Chapeau

    • Merci. Mais n’oublions pas que tout le mérite revient au Musée des Beaux-Arts de Montréal, qui a réussi à convaincre les dirigeants de quarante musées et collections privées de prêter leurs plus grands trésors pour cette exposition.

  2. pierre pinsonnault dit :

    Ma copine, péruvienne devenue canadienne en 1986, sera enchantée que je l’y amène, elle qui en 2006 m’a fait visiter le Pérou un mois durant, en tout sens et tout transport en compagnie de sa sœur et de son beau-frère. Je suis donc fort heureux d’apprendre l’existence de cette exposition. On y court …

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