L’agriculture en Afrique : pour qui ?

De 2000 à 2011, par le biais de ventes ou de locations à longue durée, deux millions de km² de terres agricoles sont passés sous le contrôle d’investisseurs étrangers à travers le monde, principalement en Afrique. Cela représente le cinquième de la taille du Canada ou trois fois la superficie de la France.

Les principaux pays investisseurs sont asiatiques (Chine, Inde, et des monarchies pétrolières du Golfe) : ils sont à la recherche de terres cultivables pour répondre à leurs besoins alimentaires. Par opposition, les investisseurs occidentaux cherchent surtout à y produire des biocarburants.

Environ le vingtième de toutes les terres arables africaines sont déjà concédées à des investisseurs étrangers. Sur ce continent, les pays les plus courtisés sont la République démocratique du Congo (ou RDC, 2e au niveau mondial), l’Éthiopie (3e), le Soudan (7e) et le Madagascar (9e).

En RDC, 0,8 millions de km² sont aux mains d’étrangers. La Chine y a obtenu 0,03 million de km² (2,8 millions d’hectares) pour y implanter la plus grande palmeraie du monde (à des fins de production d’huile végétale comestible).

Pour avoir une idée de l’importance de cette plantation, sa superficie est équivalente à un carré de 175 km de côté (soit à peu près la distance entre Bruxelles et Amsterdam ou celle entre Montréal et Ottawa).

Au Madagascar, la Corée du Sud a tenté d’acquérir 1,3 million d’hectares (0,01 million de km²) pour y faire pousser la moitié de ses besoins en maïs (à des fins de production de biocarburant). Le scandale provoqué par cette transaction (qui fut annulée) a contribué à la chute du gouvernement de Madagascar au début de 2009.

Ces acquisitions étrangères surviennent alors que les pays africains sont confrontés à des difficultés croissantes (d’ordre démographique et climatique) à assurer les besoins alimentaires de leur propre population.

Références :
Directives volontaires pour une gouvernance responsable des régimes fonciers applicables aux terres, aux pêches et aux forêts dans le contexte de la sécurité alimentaire nationale
La course aux terres agricoles en Afrique

L’agriculture en Afrique : pour qui ?
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Un commentaire à L’agriculture en Afrique : pour qui ?

  1. m.martins dit :

    J’ai été en Afrique pendant deux ans, dans un des pays les plus riches. Leur président fait de la propagande par la TV envoyée d’autres pays européens que sont en train de vider leur richesse!!

    Les religions ont abruti la majorité de l’humanité.

    La différence de l’Europe du sud et du nord est éclatante. De l’autre côté de l’océan on voit en quel état ils ont laissé Haïti.

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