Nostálgica

 

 
Le mot nostálgica existe en portugais mais n’existe pas en espagnol. Le nom de cette vidéo vient de nostálgico (l’adjectif nostalgique en espagnol) auquel les deux dernières lettres ont été remplacés par la première et la dernière lettre de Cuba.

Au début de mes vacances à La Havane à l’automne de 2012, j’avais refusé de céder à la facilité de photographier des vieilles voitures américaines des années 1950. Cela me semblait paradoxal de faire de ces voitures étrangères des représentantes de l’âme cubaine.

En dépit de leur statut minoritaire, on en compte environ 60 000 dans l’ensemble du pays, ce qui en fait le plus important musée à ciel ouvert de vieilles bagnoles au monde.

Au huitième jour de mes vacances, je me suis souvenu que mon appareil photo — l’Olympus OM-D e-m5 — est doté de logiciels de traitement de l’image qui confèrent un style particulier aux photos ainsi traitées. Un de ces styles fait penser aux cases des bandes dessinées.

Le résultat obtenu au premier essai m’a tellement plu que j’ai décidé de créer tout un diaporama basé exclusivement sur les photos de ce style.

En voici le résultat.


Voir aussi :
Liste des diaporamas du premier voyage à La Havane
Liste des diaporamas du second voyage à La Havane

Nostálgica
Votre évaluation :

7 commentaires à Nostálgica

  1. Pierre Pinsonnault dit :

    M. Martel, permettez-moi cet humble jugement à l’effet vous avez bien décidé en photographiant ces voitures. Ayant travaillé dans une université, entre autres en charge plusieurs années de préparer les dossiers des professeurs qui soumettaient leurs candidatures à une promotion quelque soit le domaine de spécialisation (et il y en a une multitude), je peux vous assurer que vos comptes-rendus accompagnés de nombreuses photos, dont celles des voitures américaines, pourraient permettre facilement d’initier ou d’appuyer ou même faire l’objet d’un article scientifique ou d’une thèse dans le domaine des sciences sociales.

    Sous un autre aspect, une des photos des voitures me rappelle celle que mon père, peu guindé, avait acheté usagée, une Pontiac 1949 semie-automatique. Maman, guindée, nous avait incités en cachette, à dire à Papa que nous ne trouvions pas l’auto à notre goût. Rien n’y fit, il l’acheta. Et c’est ma soeur plus vieille qui se pavana souvent avec le véhicule pour aller à son collège classique géré par des religieuses situé à moins de deux kilomètres de la maison. La chanceuse ! Tout ça pour dire qu’il y a un tas de cubains et de cubaines qui se considèrent pas mal heureux d’avoir un tel véhicule. Bref du monde comme nous autres.

    Ah oui, une question qui me turlipine. Votre sécurité. Vous avez craint pour celle-ci juste une fois et ce fut en accompagnant des jeunes pour aller voir un combat de boxe. Questions : 1) Êtes-vous du type 1m90, large d’épaules et 100 kgs ? ; et/ou 2) disposez-vous d’une mine patibulaire? Autrement dit, une dame ou un individu chétif comme le soussigné aurait-il pu s’en tirer aussi aisément que vous dans les mêmes circonstances ? C’est à préciser pour l’article scientifique (o: !

    Bonne fin de journée.

    • En premier lieu, permettez-moi de m’excuser pour le retard à vous répondre.

      Votre message est tellement élogieux que j’en suis gêné : essentiellement, je ne le commenterai pas, craignant d’en rompre le charme. 😉

      Mais pour ce qui est de cette question qui vous turlupine, précisons que je mesure 1,8 mètre et que je pèse 62,5 kg. Vous aurez donc deviné que je ne suis pas équipé pour faire peur à quiconque.

      On doit comprendre que la sécurité et l’autonomie sont deux choses incompatibles. Traverser une rue comporte toujours le risque d’être frappé par une voiture. Mais si on veut vivre en ville, il nous faut assumer certains risques inhérents à la vie urbaine.

      De la même manière, entreprendre la visite d’un pays étranger et y rencontrer des inconnus, est toujours une manière de se mettre en péril.

      Plus on craint le risque et plus on est prisonnier de ses préjugés. Conséquemment, moins on est libre. Mais c’est en surmontant les défis qu’on s’impose, qu’on contribue à l’estime de soi et à notre épanouissement.

      Cela est vrai de la visite de la capitale cubaine. On ne peut pas apprécier La Havane sans assumer certains risques, qui vont des dangers de la glace dans les mojitos à l’éclairage déficient des rues de la ville.

      Si les rues de la Vieille ville sont si mal éclairées la nuit, c’est que le pays n’a pas les moyens de les éclairer davantage. Mais c’est aussi parce que cela n’est pas nécessaire : le taux de criminalité envers les touristes y est probablement un des plus bas du monde Occidental.

      Et s’il en est ainsi, ce n’est pas parce que les Cubains sont plus honnêtes que d’autres peuples. C’est que leur pays ne peut se permettre le luxe d’être considéré comme dangereux alors qu’il a désespérément besoin des devises apportées par le tourisme international. Les méfaits commis contre les touristes y sont donc beaucoup plus sévèrement réprimés que ceux commis entre Cubains.

      Il en résulte que les quartiers touristiques de La Havane sont très sécuritaires. Dans le cas particulier de la Vieille ville, on doit y craindre beaucoup plus l’état de la chaussée que les gens généralement sympathiques qui y habitent…

  2. Marcos dit :

    Moi j’aime beaucoup, une autre bonne façon de renouer avec un thème éculé.

    Dommage d’être passé à coté de tous ces véhicules improbables et bâtards parfois touchants d’ancienneté.et de soins précieux.

    Pour nostalgie, il y a peut être le mot cubañol « anoranza » auquel j’ai repensé si on peut me permettre ce détail.

    Cordialement: Marcos

  3. sandy39 dit :

    Qu’il est curieux ce Monsieur Pinsonnault mais comme il écrit bien dans ses souvenirs !

    Vous, Jean-Pierre, vous n’étiez pas obligé de répondre !

    Dommage, j’ai le même à la maison… avec quelques centimètres de plus et quelques kilos en plus !

    Mais, malheureusement, cela ne fait toujours pas le poids… Sniff !

    • La question de M. Pinsonnault est pertinente. Implicitement, il se demande si on peut juger du caractère sécuritaire de la capitale cubaine à partir de mon expérience.

      Il est évitent que si j’avais le gabarit d’un lutteur de sumo, je risquerais moins d’être attaqué que si j’ai l’air d’une échalote.

  4. M.Martins dit :

    M.Martel,

    Le seul mot en portugais est Saudade. Je crois qu’il n’existe aucune traduction dans notre langue. Nostalgie est celui que ce approche le plus, mais existe aussi en portugais mais comme une grand partie du Portugal et de l’Espagne parlent la même langue, comme la Galiza et le Minho, Beira Altas etc.

    Pour les vieilles bagnoles je me souviens des année 40/50 que nous les appelions les vieilles balalaicas.

    Encore vos articles que me font revenir des années en arrière avec Saudade/Nostalgie.

    Chapeau

    • M. Manny, j’ai beaucoup aimé votre commentaire.

      D’abord parce que sur ce blogue, vous êtes l’expert au sujet du portugais, votre langue maternelle.

      Puis j’ai trouvé amusant que ces vielles bagnoles soient surnommées des balalaïkas : immédiatement j’ai imaginé des instruments de musique au dos arrondis. Or en vérifiant sur l’internet, surprise : les balalaïkas sont triangulaires. Ce que j’avais imaginé, ce sont des luths. Peu importe, ce qui compte, c’est le pouvoir d’évocation des mots.

      À La Havane, on appelle ces vieilles voitures, des amandes.

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