Voyage à La Havane — Dix-neuvième jour

17 novembre 2012

Aujourd’hui, c’est ensoleillé avec passage nuageux. Le ciel se couvrira en après-midi et il pleuvra très légèrement vers 16h.

Pour les Havanais, le 16 novembre est un jour particulier : c’est l’anniversaire de la fondation de la ville en 1519, commémoré de nos jours de deux manières distinctes.

Au Templete, une longue file d’attente s’étend sur tout un côté de la Place d’Armes. Chaque personne viendra faire trois fois le tour d’un fromager qui se dresse à deux mètres de celui à l’ombre duquel une première messe a été dite en 1519.

À la cathédrale St-Christophe, une file presque aussi longue remplit le côté gauche de la nef. Une estrade aménagée spécialement permet à chaque personne de toucher les pieds et de se recueillir quelques instants devant la statue de Saint Christophe, au fond du transept de gauche.

Puis je prends le taxi pour le Musée national des arts décoratifs, malheureusement fermé.


 
En rebroussant chemin pour visiter une petite église aperçue en taxi, je passe devant l’Alliance française de Cuba. On y donne des conférences et y monte des expositions. Un casse-croute dessert un patio situé à l’arrière.

Sur un babillard, on recrute de jeunes Cubains francophones afin de monter un spectacle marquant le lancement d’un nouveau CD de Mireille Mathieu (célébrant le 50e anniversaire de la mort d’Édith Piaf).

Sur le même babillard, on offre en vente (en espagnol) une Peugeon (sic) en bonne condition… de roulement si c’est une voiture, ou de vol si c’est un oiseau.


 
À deux rues se trouve la Maison de l’Union nationale des écrivains et artistes de Cuba. C’est un endroit charmant, baigné de verdure, dont l’escalier en tire-bouchon est décoré d’un très beau vitrail Art nouveau.


 
Je suis nul dans les danses latines. Et c’est parce qu’il a peu de sites touristiques dans le Vedado (un quartier agréable par ailleurs) que je me suis résigné à visiter le Museo de la Danza, à cinq rues de l’Alliance française.

Surprise : ce musée est entièrement consacré au ballet. On y trouve des chorégraphies notées — puisque le ballet possède son propre système de notation — des programmes originaux qui ont marqué l’histoire de cette discipline, des costumes, des photos dédicacées des plus grands danseurs du XXe siècle, des affiches, des croquis de décors et de costumes, des coiffes de la ballerine et chorégraphe Alicia Alonso, et les décorations et honneurs que celle-ci a reçus (dont le titre d’officier de la Légion d’honneur, en 2003).

Je soupçonne que la cécité dont est affligée Mme Alonso l’aurait convaincu de se départir de ses trésors personnels en vue de la création de ce musée.


 
Quatre rue plus au nord, est situé l’Hôtel Riviera, un des hauts-lieux de la pègre cubaine avant la Révolution.

L’hôtel a assez bien vieilli. J’y prends un club-sandwich (excellent) pour moins de quatre pesos convertibles.

À proximité, je visite les Galerias de Paseo (soit les Galeries de la promenade), le premier endroit de La Havane où je vois que la marchandise est en libre-service.

Jusqu’ici, tout ce que j’ai vu, ce sont des magasins où la marchandise est derrière un comptoir (à l’exception des gros électro-ménagers).

Afin de permettre aux clients d’observer cette marchandise de près et d’en savoir le prix sans avoir à le demander, le comptoir qui sépare le client du vendeur est généralement vitré et montre un exemplaire de chaque produit.

Aux Galerias de Paseo, ce n’est pas le cas. Le choix semble relativement varié mais la marchandise est essentiellement bas-de-gamme.

En face, je visite l’hôtel Meliá Cohiba, ouvert en 1995. En dépit de la jeunesse relative de l’édifice, le revêtement extérieur de l’hôtel — en ciment de mauvaise qualité — a été endommagé par l’air salin du détroit de Floride.

Cela est dommage puisqu’on a, au contraire, mis beaucoup de soin à aménager le lobby plutôt luxueux de cet hôtel.

Sur le chemin du retour, je visite l’église Ste-Catherine-de-Sienne avant de m’engouffrer dans un taxi pour la maison (où mes hôtes me reçoivent à souper).

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif Lumix 12-35mm F/2,8
1re photo : 1/320 sec. — F/6,3 — ISO 200 — 21 mm
2e  photo : 1/200 sec. — F/4,5 — ISO 200 — 15 mm
3e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 1250 — 12 mm
4e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 2000 — 19 mm


Pour lire les comptes-rendus du premier ou du deuxième voyage à La Havane, veuillez cliquer sur l’hyperlien approprié.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


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