Voyage à La Havane — Sixième jour

Réveil au son du coq à 6h30. La nuit a été courte.

Au cours des jours précédents, j’ai marché toutes les rues est-ouest situées au sud de la rue Lamparilla (sur laquelle je demeure).

Après la publication de mon compte-rendu d’hier, je décide de visiter la partie nord de la Vieille ville, à commencer par la rue Obispo (en français, la rue de l’Évêque) située tout près.

Je suis presque décus d’y voir moins de monde, ce samedi après-midi que lors de ma première visite, plus tôt cette semaine.

En premier lieu, je prends le repas du midi sur cette rue, dans le restaurant Piña de Plata (ou de l’Ananas d’argent). Après une soupe poulet et légumes (à base de consommé de bœuf), le mets principal est constitué de lanières de poulet hyper cuites, accompagnées de frites de plantain et de riz.

Après ce repas, je décide de faire un détour par la maison, ne pouvant souffrir plus longtemps toutes ces fibres de poulet compactées entre les dents.

En fin de compte, j’y fais la sieste jusqu’à 16h, réveillé alors par devinez quoi ? Ce bon vieux coq qui, de toute évidence, entonne vaillamment, même en après-midi, son leitmotiv de quatre notes.

La rue Obispo est plaisante à arpenter pour plusieurs raisons. D’abord, elle est exclusivement piétonne; même les taxis ne peuvent y circuler. On s’y promène donc sans respirer, à chaque fois qu’une voiture passe, la puanteur d’essence mal brulée que dégagent presque toutes les vieilles autos de La Havane, dont le catalyseur a rendu l’âme il y a longtemps.

Sauf à de rares occasions, son revêtement est lisse alors que ce n’est pas le cas des autres rue de la Vieille ville, dont certaines sont dangereusement accidentées sur toute leur longueur. On risque donc beaucoup moins de s’y fouler une cheville.

Généralement derrière un comptoir, ses boutiques y offrent une gamme de produits beaucoup plus vaste que ce qu’on peut trouver ailleurs.

Dans les boutiques d’artisanat, la marchandise est même en libre-service. Dans l’une d’entre elles, tenue par l’artiste lui-même, j’achète l’œuvre ci-contre pour 50 pesos convertibles.

En plus des guichets de nourriture, on y rencontre des restaurants et des hôtels de plus en plus chics au fur et à mesure qu’on se dirige vers la Place d’Armes, à son extrémité orientale.

Tout autour de cette place, des vendeurs offrent de vieux bouquins, des livres principalement consacrés aux héros de la révolution cubaine, de vieilles revues, des pièces de monnaie ancienne et des photos jaunies.

Elle est bordée de quelques musées qui sont fermés en cette fin d’après-midi (j’y reviendrai).

Je prends le repas du soir à la Lluvia de Oro (la Pluie d’or), un restaurant situé sur Obispo. Pour sept pesos convertibles (soit 7$ ou environ 5,5€), j’ai droit à un Mojito — le cocktail emblématique de La Havane, à base de rhum cubain, de feuille de menthe broyée et de jus de lime — à un filet de poisson accompagné de riz et d’une salade de chou, et à une petite boule de crème glacée au chocolat. En plus, à partir de 19h20, le restaurant s’anime au son d’un orchestre énergique de six musiciens jouant de la musique latine.

Alors que mon texte relatif à ma deuxième journée à La Havane était illustré de quinze photos montrant majoritairement des passants sur Obispo, les photos ci-dessous illustrent quelques types de produits ou services disponibles sur cette rue.


 
Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif Lumix 12-35mm F/2,8
1re photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 800 — 23 mm
2e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 1000 — 13 mm
3e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 800 — 12 mm
4e  photo : 1/80 sec. — F/3,2 — ISO 200 — 21 mm
5e  photo : 1/100 sec. — F/3,5 — ISO 200 — 23 mm
6e  photo : 1/125 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 23 mm
7e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 640 — 35 mm


Pour lire les comptes-rendus du premier ou du deuxième voyage à La Havane, veuillez cliquer sur l’hyperlien approprié.

Voyage à La Havane — Sixième jour
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3 commentaires à Voyage à La Havane — Sixième jour

  1. Marcos dit :

    Bonjour,

    Bravo pour votre constance à aller quotidiennement sur un écran pour votre envoi. Quand on sait combien ça coute et comment ça fonctionne.

    J’ai reçu le texte à la tombée du jour, ici en France. Ça m’a réchauffé cette promenade dans Obispo.

    Avez vous goutté les boulettes ou croquettes du type de la photo. Elles sont en général délicieuses: Un conseil cependant, comme elle sont parfois brulantes il faut se munir d’une poche ou sac en plastique toujours dans sa poche de pantalon arrière gauche, et d’un “panuelo” (mouchoir) dans sa poche arrière droite pour s’essuyer les mains.

    À noter qu’au bout de la rue Obispo, vous pourrez aller danser ou voir danser la salsa en entrant dans la discothèque, bon enfant, du Florida Hotel. En entrant dans le hall à gauche. 5cuc avec 2 consos de ~9h30 à 01h + petit orchestre. Ce qui est bien c’est qu’on est pas importuné par les jineteras à moins de rester agglutiné au bar. Tous les soirs de la semaine y compris le dimanche.

    Marcos

    • Merci pour votre suggestion.

    • D’habitude, en voyage, je profite des repas pour rédiger sur mon ordinateur les textes destinés à mon blogue. À La Havane, cela ne fut pas possible à cause des problèmes quasi insurmontables à recharger la pile défectueuse du netbook acheté quelques jours avant mon départ. Ces problèmes ont fait en sorte que je ne pouvais pas l’apporter avec moi en visitant la ville.

      Mes soirées ont donc été occupées transférer mes photos sur mon petit ordinateur et, s’il me restait du temps, à rédiger le compte-rendu de la journée. Lorsqu’un spectacle m’en empêchait, le texte était rédigé au cours de l’avant-midi suivant.

      Bref, je n’ai pas eu beaucoup de temps pour siroter des mojitos dans les bars de la ville.

      De retour à Montréal, j’ai le sentiment que j’ai eu tort et que cet emploi du temps m’a fait manqué un attrait important de la capitale cubaine, soit l’appréciation du temps qui passe, en buvant des jus de fruits alcoolisés, bercé par la musique des excellents orchestres latino-américains que compte la ville.

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