La maison Shaughnessy (1874-5)

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Conçue par l’architecte William-Tutin Thomas (1829-1892) et construite en 1874-5, la maison Shaughnessy est formée de deux résidences bourgeoises jumelées.

Celle à l’ouest fut construite pour Duncan McIntyre : celle à l’est fut occupée par William Van Horne, puis par Thomas Shaughnessy. Ces trois propriétaires étaient des dirigeants de la compagnie ferroviaire Canadien Pacifique.

Cet édifice en pierre grise de Montréal présente un soubassement sur lequel se dressent trois étages. Il est coiffé d’un toit mansardé percé de lucarnes.

La façade se divise en deux parties, identiques mais inversées, qui correspondent aux deux unités d’habitation. À chaque extrémité, un escalier droit donne accès au rez-de-chaussée tandis qu’un oriel à proximité occupe toute la hauteur de la maison. L’escalier du côté ouest se distingue par la tourelle au toit pointu, faite de verre et de fonte, qui lui est adossée.

Léguée à une communauté religieuse puis laissée à l’abandon pendant quelques décennies, la maison Shaughnessy était menacée de démolition quand l’architecte montréalaise Phyllis Lambert en a fait l’acquisition en 1974 : toute la décoration intérieure d’origine avait été vandalisée ou se trouvait alors dans un état avancé de décrépitude.

Depuis, on y a aménagé les bureaux et les salles de réception du Centre canadien d’architecture (construit en « U » autour de la maison Shaughnessy à l’instar du château de Versailles, construit autour d’un pavillon de chasse de Louis-XIII).

Il est à noter que le buste du baron Shaughnessy (ci-dessous, à gauche) est une œuvre en bronze du sculpteur québécois Louis-Philippe Hébert (1850-1917)

Références :
Maison Shaughnessy
Mille carré doré

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif Lumix 12-35mm F/2,8
1re photo : 1/500 sec. — F/8,0 — ISO 200 — 12 mm
2e  photo : 1/640 sec. — F/8,0 — ISO 200 — 35 mm
3e  photo : 1/320 sec. — F/6,3 — ISO 200 — 24 mm
4e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 1250 — 18 mm
5e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 17 mm
6e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 320 — 25 mm
7e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 500 — 25 mm
8e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 250 — 26 mm
9e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 2500 — 24 mm

La maison Shaughnessy (1874-5)
Votre évaluation :

2 commentaires à La maison Shaughnessy (1874-5)

  1. Pierre Pinsonnault dit :

    Monsieur Martel,

    Où, diable, prenez-vous le temps d’effectuer vos recherches et vos déplacements afin d’abord de recueillir tant d’informations diverses intéressantes, puis de nous en faire part en images et en mots qui savent nous captiver ?

    À la blague je me plais à vous soupçonner d’être à la tête d’une équipe… Quoi qu’il soit, une excellente équipe – du 3 dans 1 – dont on ne saurait se priver. Sincèrement …

    • Votre commentaire m’a beaucoup amusé.

      Est-il possible que messieurs Jean, Pierre et Martel, aient décidé de former la société « Jean-Pierre Martel », à l’instar de ces firmes d’avocats dont la raison sociale est formée des noms de leurs fondateurs ? On peut se le demander, en effet.

      Malheureusement, la vérité est plus banale. Dimanche dernier, j’avais décidé de voir une exposition au Centre canadien de l’architecture, exposition qui m’a déçue.

      Pour m’y rendre, j’ai pris le métro jusqu’à la station Atwater, j’ai traversé le parc Cabot (mon billet du 24 septembre), j’ai pris quelques photos des maisons rencontrées en chemin (qui seront probablement le sujet d’un autre billet) et finalement, j’ai photographié la maison Shaughnessy (le sujet de ce billet-ci). Donc j’avais capté la composante visuelle d’au moins trois articles éventuels en une seule journée.

      Je dois préciser que hier après-midi, je suis retourné devant la maison Shaughnessy parce que je n’étais pas satisfait de certaines photos extérieures que j’avais prises à contre-jour.

      Les deux premières photos ci-dessus ont donc été captées plus tôt dans la journée, deux jours après les sept autres photos de l’article. Sur le chemin du retour mardi, j’ai également photographié la cathédrale Marie-Reine-du-Monde (sur le boulevard René-Lévesque) et le premier gratte-ciel de Montréal (sur la Place d’Armes), qui feront l’objet de deux autres billets.

      Dans les jours qui viennent, à partir des photos prises lors de ces deux journées, je profiterai de quelques avant-midis pour tenter d’écrire quelque chose d’intéressant pour accompagner ces photos et ainsi « meubler » mon blogue.

      Voilà comment fonctionne le collectif « Jean-Pierre Martel »… 😉

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