La campagne électorale au Québec : le jeudi 16 août 2012


 
Le PQ favorisera l’indépendance énergétique du Québec

Sans annoncer d’engagements précis, le Parti Québécois promet de favoriser l’indépendance énergétique du Québec. En particulier, le PQ se propose de réduire de 30% l’importation de pétrole d’ici 2020 et de 60% d’ici 2030. Les importations d’hydrocarbures sont principalement responsables du déficit commercial du Québec.

Historiquement, le Québec a toujours dégagé d’importants surplus dans ses échanges internationaux. En 2004, pour la première fois de son histoire, le Québec s’est retrouvé avec un déficit commercial de 600 millions$. Puis, avec un déficit de 6 milliards$ en 2005, 17 milliards$ en 2008, 12 milliards$ en 2009 et 16,4 milliards$ en 2010.

Dans le but s’arrêter cette saignée, le PQ entend prioriser l’économie d’énergie et l’efficacité énergétique, de même que le développement des énergies vertes et du transport en commun.

Conséquemment, un gouvernement péquiste abandonnerait le projet d’un terminal méthanier à Lévis, démantèlerait la centrale nucléaire de Gentilly-2 et décréterait un moratoire sur les gaz de schiste.

À mon avis, tout cela est très bien. Toutefois, un gouvernement péquiste serait sage de faire cesser également la recherche d’hydrocarbures là (et seulement là) où il est hostile à leur exploitation : il est inutile de laisser les minières gaspiller des millions à chercher une ressource si l’industrie n’aura jamais l’autorisation gouvernementale de s’en servir.

Références :
Faut-il réparer Gentilly-2 ?
Pauline Marois veut l’indépendance énergétique

Jean Charest : 500 millions$ pour Montréal

Le chef du Parti libéral a annoncé ses engagements pour Montréal, promettant d’y injecter 500 millions$ sur cinq ans, dont la majorité pour l’amélioration du transport en commun :
• 35 millions$ pour faire passer de 180 à 480 le kilométrage de voies réservées aux autobus, taxis et véhicules de covoiturage,
• 50 millions de subventions pour l’achat de véhicules électriques ou hybrides destinés à servir de taxis, et
• 325 millions (qui s’ajoutent aux sommes déjà prévues) pour la rénovation des stations de métro : remplacement des escaliers mécaniques, amélioration de la sonorisation des stations, aménagements pour les personnes à mobilité réduite, et mise à niveau des infrastructures pour accueillir les nouveaux wagons.

Le reste de ce 500 millions$ serait principalement constitué d’améliorations à l’offre touristique de la métropole :
• création d’un cinquième écosystème au Biodôme,
• nouvelle serre au Jardin botanique,
• agrandissement de l’Insectarium (qui en a bien besoin),
• aménagement d’une promenade riveraine panoramique le long du fleuve, au Parc Jean-Drapeau,
• construction d’une lucarne d’observation au sommet de l’Oratoire Saint-Joseph,
• construction d’un nouveau pavillon au Musée des beaux-arts de Montréal, et
• mise en valeur des derniers sites historiques du Vieux-Montréal.

Puisque d’une dépense de 100 millions$ par année pour une ville de l’importance de Montréal, cela n’a rien d’extravagant, je ne veux pas commenter les détails de cette annonce qui, globalement, m’apparait bonne.

Référence : Jean Charest promet un demi-milliard de dollars pour Montréal

Engagements agricoles de la CAQ

Précisant les détails de sa politique agricole, la Coalition avenir Québec a promis qu’Investissement Québec consacrerait une partie de ses placements (deux milliards$ de capital-actions) à soutenir la modernisation et la croissance des fermes du Québec.

Implicitement, le secteur agricole ferait donc exception à la politique de la CAQ qui, le 10 août, souhaitait qu’Investissement Québec serve à créer des emplois à 20, 30, ou 40$ de l’heure (puisqu’il n’y a pas de ferme au Québec ayant les moyens de payer de tels salaires).

Il a promis également de faire en sorte que l’exonération de 750 000 $ sur le gain en capital s’applique aux parents agriculteurs qui vendent leur exploitation à leurs enfants. Cette promesse ne coûtera rien au Trésor public puisque c’est déjà le cas, si j’en juge par la promesse du Parti libéral, faite le 13 août, de hausser ce plafond d’exonération à un million$ dans le cas du secteur agricole.

En plus de maintenir le monopole syndical de l’Union des producteurs agricoles, monsieur Legault prône un étiquetage plus voyant des produits alimentaires et effectuerait une vaste campagne pour promouvoir l’achat de produits locaux.

Même sur le site de la CAQ, je n’ai pas réussi à savoir dans quelle mesure « prôner » serait ici coercitif. Si c’est seulement facultatif, on a affaire à un vœu pieux puisque l’industrie agroalimentaire peut déjà nous informer au sujet de la provenance des aliments et de la présence d’OGM. Elle ne le fait pas parce ce qu’elle refuse obstinément de donner suite au souhait de la très grande majorité des consommateurs québécois.

Références :
La CAQ veut un meilleur étiquetage des aliments québécois
L’agriculture : une priorité d’un gouvernement de la Coalition
Legault maintiendrait le monopole de l’UPA

Complément de lecture : Pour un registre des semences de maïs transgénique

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