Le reflux gastro-œsophagien

Introduction

Le reflux gastro-œsophagien survient lorsque du contenu de l’estomac reflue vers l’oesophage, c’est-à-dire vers ce tube qui relie grosso-modo la bouche à l’estomac.

Un cas extrême de reflux est connu de tous ; c’est cette régurgitation qu’éprouvent tous les bébés gavés de lait.

Il serait facile de croire que si la nourriture qu’on avale descend, c’est parce qu’elle est attirée par la gravité. Cela est faux. Un fakir se tenant sur la tête pourrait boire un liquide sans problème : or dans ce cas, le liquide monte de la bouche vers l’estomac en dépit de la gravité.

En réalité, si la nourriture se rend à l’estomac, c’est qu’elle cède à une différence de pression ; elle se rend là où la pression est moindre.

L’œsophage est constitué d’une série de muscles lisses circulaires. Pour faire descendre une bouchée, l’œsophage contracte des anneaux musculaires au-dessus de la bouché, l’obligeant à se déplacer vers l’estomac.

Si bien que la pression au bas de l’œsophage est normalement plus élevée que la pression dans le haut de l’estomac. C’est ce qui explique que la nourriture passe de l’un à l’autre.

Inversion du gradient de pression

Mais si on augmente la pression dans l’estomac au point où elle devient plus élevée que dans l’œsophage, ne risque-t-on pas de provoquer du reflux ? Oui, assurément. Mais comment peut-on en arriver là ?

En prenant un repas très copieux, on augmente la pression dans l’estomac (comme dans un ballon qu’on gonfle). Il est donc préférable de prendre plusieurs petits repas plutôt qu’un seul gros repas.

Par ailleurs, lors d’une grossesse, l’augmentation spectaculaire de la taille de l’utérus fait pression sur l’intestin, ce qui se répercute sur l’estomac et favorise ainsi le reflux (ce que connaissent la grande majorité des femmes enceintes).

Une comédienne qui portera un corset à la journée longue afin de s’habituer au costume d’époque qu’elle doit porter en soirée, pourrait très bien éprouver du reflux, selon le même mécanisme que chez la femme enceinte.

L’athlète qui développe ses abdominaux afin d’améliorer sa silhouette donne naissance à une gaine naturelle qu’il porte lui aussi à la journée longue avec, comme conséquence, un risque de reflux.

L’affaiblissement du cardia

À la jonction de l’œsophage et de l’estomac, se trouve un sphincter qu’on appelle cardia à cause de sa proximité avec le cœur. Ce n’est pas une valve mais il agit comme si son rôle était de prévenir le retour de la nourriture vers l’œsophage.

Or cela est important puisque l’estomac secrète de l’acide chlorhydrique. Cet acide est assez puissant pour dissoudre le métal.

Alors comment se fait-il que l’estomac n’est pas attaqué par l’acide qu’il secrète ? Il s’en protège en sécrétant aussi une couche de mucus qui lui sert de barrière de protection.

Malheureusement, l’œsophage n’a pas cette barrière. Il n’en n’a pas parce qu’en temps normal, il n’en n’a pas besoin. Mais en cas de reflux, l’œsophage est complètement vulnérable à l’acidité gastrique.

Tout ce qui affaiblit le cardia favorise le reflux gastro-œsophagien. Une telle faiblesse peut être congénitale ou anatomique (ex.: une hernie).

Mais certains aliments et certains substances médicinales peuvent affaiblir le cardia : les aliments gras, les hormones progestatives et les substances qu’on qualifie d’anticholinergiques. On peut distinguer ces dernières par un effet secondaire qu’elles ont en commun : la sécheresse de la bouche.

Fumer un joint vous donne la bouche sèche ? C’est que la marijuana est un anticholinergique. Le Benadryl ou le Gravol vous donne la bouche sèche : ce sont d’autres anticholinergiques.

Conclusion

Parmi les facteurs qui favorisent le reflux gastro-œsophagien, il y a :
• les repas copieux
• la grossesse, les corsets, les gaines, la musculation abdominale
• les aliments gras (fromages, fritures, poutine, croustilles, chocolat, beurre d’arachide, etc.)
• les hormones progestatives (Provera, Prométrium, pilule contraceptive)
• les substances anticholinergiques (marijuana, Bentylol, certains médicaments contre l’allergie, etc.)

Évidemment, il faut éviter les aliments qui favorisent l’hyperacidité de l’estomac puisqu’ils augmentent le pouvoir corrosif de ce qui est refoulé vers l’œsophage (voir mon billet à ce sujet).

Pour terminer, le meilleur conseil à donner aux personnes sujettes au reflux gastro-œsophagien, c’est de hausser leur tête de lit d’environ dix centimètres, c’est-à-dire de faire en sorte que le lit soit en pente. Non pas d’ajouter des taies d’oreiller, ce qui est beaucoup plus simple mais qui donne des effets opposés puisque le corps est alors en « V » : les intestins poussent l’estomac, ce qui favorise le reflux. Au contraire, il faut que le lit soit en pente.

Au début, cela est un peu inconfortable puisqu’on a l’impression qu’on va se retrouver le lendemain matin au pied du lit, ce qui n’arrive jamais.

Si on analyse ce qui se produit lorsqu’on se couche dans un lit en pente, c’est que les viscères glissent vers le bassin, ce qui crée une succion négative sur l’estomac et conséquemment, une absence totale de reflux durant toute la nuit. Ce conseil est le plus efficace parmi tous ceux qu’on peut donner aux personnes sujettes au reflux.

Le reflux gastro-œsophagien
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27 commentaires à Le reflux gastro-œsophagien

  1. Josette dit :

    J’ai apprécié le blogue sur le reflux et cela m’a éclairé.

    Depuis plusieurs mois je cherche ce qui me fait faire du reflux. Je prends soin de ma santé et je n’arrive pas a mettre le doigt sur le problème.

    Le seul élément qui soit arrivé en même temps que le reflux est la ménopause et j’ai commencé à prendre Estrogel et Prométrium et, d’après vos informations, cela pourrait être cela. Je vais cesser de les prendre pour vérifier.

    Josette

  2. ulcereestomac dit :

    Blog intéressant qui énumère les causes et symptômes de reflux gastrique. A conseiller !

  3. David dit :

    Ne pas oublier un point. Il est important de ne pas s’auto médicamenter. Parlez-en à votre médecin; il pourra peut-être vous prescrire d’autres produits ou des alternatifs. 😉

  4. derosereuil dit :

    Si le reflux est très important, on pratique deux examens: la manométrie qui permet de mesure la résistance ou la vacuité du cardia et la pH-métrie qui consiste à placer une sonde dans l’estomac pendant 24 heures afin de mesurer l’importance et la fréquence des reflux.

    Il arrive que si le reflux est très important on doive recourir à la chirurgie. Je ne sais quels sont les protocoles actuels, mais ma fille a été opérée il y a 30 ans et à cette époque on faisait une sorte de « cravate » autour de l’oesophage ce qui le rétrécissait mais avait pour inconvénient de ne pas permettre de vomir et de devoir se poser une sonde en cas de nécessité.

    J’espère que depuis les techniques ont évolué…

  5. Mimi dit :

    Bonjour,
    Le blog est intéressant
    Je souffre de rgo depuis plusieurs mois et je prends quotidiennement de la cortisone et la pilule Cerazette.
    Donc j’ai trouvé les causes mais je ne peux pas les arrêter pour raison de maladie, donc je vais aller voir le médecin.

    Par contre, j’ai une petite question les medicaments que je prends sont quand même bien assimilés par l’organisme en cas de rgo (regurgitations acides et hypersalivation)

    Merci beaucoup

    • Si je comprends bien votre dernier paragraphe, vous me demandez si votre reflux gastro-oesophagien affecte l’absorption de vos médicaments (la cortisone et la Cerazette).

      À ma connaissance, l’efficacité d’aucun médicament n’est affecté par le reflux en tant que tel. Toutefois, lorsque le RGO est accompagné d’hyperacidité, cette dernière augmente la dégradation de certains médicaments (certaines pénicillines, par exemple), mais pas les deux médicaments dont il est question dans votre cas.

  6. Julien dit :

    Bonjour, j’ai des RGO suite à une vie mouvementée (Tabac, stress, alcool, repas copieux avec clients etc.. ) et peu de respect pour mon corps avec prise de nombreux anti-inflamatoire tel que nurofen, doliprane, et traitement pour les allergies. Je vous passe la série d’examens qui ont conduit à un diagnostic suivant : gastrite chronique et béance du cardia avec RGO.
    Je prends des IPP depuis huit mois, et gaviscon quand ça remonte beaucoup. Bref, ma question : Comment muscler le cardia ?? (j’ai arrêté de fumer à l’apparition des symptômes qui m’ont fait craindre une crise cardiaque (vertiges, douleur dans la poitrine etc…) il y à bientôt deux ans. merci pour vos réponses.

    • Voilà une excellente question dont malheureusement, je ne connais pas la réponse. Je suis désolé.

      Si jamais vous découvrez comment, je vous prie de nous en faire part. Je suis convaincu que beaucoup de lecteurs de ce blogue seraient heureux d’en connaitre la réponse.

  7. le savant dit :

    Je souffre de reflux gastro-œsophagien depuis six ans mais ça fait un mois que ça s’est intensifié. Je pense avoir trouvé le problème; je joue au foot et donc fais énormément d’exercices de gainage et musculation abdominale. Je pense avoir trouvé ? Bon enfin…

    • Votre cas est typique de l’inversion du gradient de pression rencontré chez certains athlètes qui font de la musculation abdominale. À cela, il vous faut donc éviter l’augmentation volontaire du tonus abdominal (pour améliorer la silhouette).

      En plus, il vous faut minimiser les autres facteurs contributifs; éviter les aliments gras, scinder votre apport alimentaire en plusieurs petits repas, etc.

      Ceci étant dit, maintenant que vous savez la cause de votre reflux, vous êtres plus apte à le contrôler. Bonne chance.

      • Le savant dit :

        Merci énormément et que Dieu vs bénisse. j’étais pas vraiment sûr, vu que mon médecin me l’a jamais dit mais maintenant j’en suis plus sûr que jamais. merci

  8. Christine dit :

    Bonjour!

    Depuis un moment déjà je souffre de reflux gastrique selon mon ORL. Je n’ai absolument pas de brûlures d’estomac ressenti mais je tousse et tousse et tousse par quinte jusqu’à avoir un envie de vomir, malheureusement rien ne sort….. c’est assez paniquant.

    Le pire, c’est la nuit; cela m’empêche de dormir plus de trente minutes à la fois. J’ai fait la liste des aliments à favoriser, mais y a-t-il un truc que je pourrais faire avant de me coucher qui m’assurerait d’un meilleur sommeil, mis à part de lever la tête mon lit.

    J’espère que d’autre se reconnaîtront et me donneront leurs trucs.

    Un gros merci !

    • Tousser comme vous le faites n’est pas normal.

      Votre message ne donne pas d’explication à cette toux. Si vous en ignorez la cause, il faut la trouver.

      Puisque ce problème est grave au point de faire en sorte que vous passez près de vomir et que vous ne pouvez pas dormir plus de trente minutes à la fois, vous devez trouver et surtout, corriger ce problème.

      Si votre médecin a renoncé à trouver cette cause, adressez-vous à un autre médecin.

      On n’est plus à l’étape des trucs; vous devez vous attaquer sérieusement à ce problème.

  9. Demain dit :

    Bonjour,

    Suite à quelques problèmes de santé récurrents (allergie, rhume toute l’année, brulure d’estomac et mauvaise haleine…. ), j’ai subi un examen qui a constaté une béance du cardia.

    À priori, il n’y a pas grand-chose à faire à part vivre avec !

    J’ai entendu dire que l’ostéopathie pouvait résoudre la cause du problème (et pas juste les conséquences).

    Est-ce vrai ?

  10. Drago dit :

    J’ai un déséquilibre hormonal de préménopause qui a favorisé à la fois un cancer du sein et un rgo apparus en même temps. L’inflammation permanente des bronches me provoque de l’asthme. Je me demandais si, lors de l’installation de la ménopause avec le retour à un équilibre hormonal, le rgo (et donc l’asthme) pourraient passer.

    • Jean-Pierre Martel dit :

      J’aimerais vous aider mais je ne le peux pas.

      Malgré le fait que vous avez sans doute très bien résumé votre cas en deux phrases, il est peu probable qu’un médecin qui vous rencontrerait pour la première fois soit en mesure de prédire la disparition de vos problèmes à la ménopause sans vous poser d’autres questions ou sans procéder à des analyses.

      Or je ne suis pas médecin.

      Du point de vue médical, celui qui vous connait le mieux est votre médecin. C’est à lui qu’il faut demander ce que vous réserve l’avenir.

      Désolé…

  11. Drago dit :

    Je me demandais si c’était passé chez Josette qui avait posté ici un commentaire en février 2012

    • Jean-Pierre Martel dit :

      Le tout premier commentaire de cette série est celui de Josette. Il semble qu’elle n’ait pas cru bon publier un suivi de son cas.

  12. Drago dit :

    Merci beaucoup d’avoir pris le temps de me répondre en tout cas

  13. Irène dit :

    Je souffre de gaz intestinaux importants au point de me nuire dans ma vie de tous les jours. Que je sois en public, au travail ou à faire du yoga, j’ai toujours des gaz très retentissants qui m’embarrasse énormément. De plus, la nuit, je me réveille toujours au milieu parce que je sens un inconfort à l’estomac qui m’empêche de dormir. Je fois me lever et je bois une tasse de lait chaud avec deux toasts et je retourne me coucher. Le sommeil vient tout de suite, c’est magique. Mais je prends de plus en plus de poids car ce n’est pas vraiment une solution de manger la nuit. De plus je dois aller aux toilettes de 3 à 4 fois par jour de façon urgente à cause des selles liquides toujours presque de l’eau. Il m’arrive souvent de souiller mes vêtements si je n’arrive pas aux toilettes en temps. Je dois porter des serviettes sanitaires pour limiter les dégâts. Je crois que j’ai une bonne alimentation en général. Je bois un café le matin, jamais d’alcool et je ne fume pas. J’ai 74 ans et je suis active, je travaille deux jours semaine, je fais du yoga et de la méditation. Je cherche une solution à ce problème qui empoisonne ma vie. Je vis seule et je n’ose plus chercher à me faire un compagnon de vie ou de sortie c’est trop embarrassant d’avouer un problème de ce type et de faire des gaz que je ne peux retenir car j’ai un sphincter qui ne fait pas son travail à cause d’un accouchement et des hémorroïdes pour les quels j’ai été opéré ce qui n’a pas arrangé le relâchement du sphincter. Est-ce qu’il y a une solution quelconque. J’ai pensé à l’intolérance au gluten mais même en coupant les pain etc. je n’ai pas vu d’amélioration de mon état.
    Merci.

    • Jean-Pierre Martel dit :

      Permettez-moi d’être catégorique : vous devez consulter un médecin. Le plus tôt sera le mieux; je ne vois aucune raison de faire trainer une condition navrante comme la vôtre.

      L’alimentation est la cause la plus fréquente mais ce n’est pas la seule cause des gaz intestinaux.

      Il y a aussi des causes médicales. Si d’autres personnes dans votre famille (des tantes ou des sœurs, par exemple) ont eu ce problème, cela pourrait être causé par une maladie génétique.

      De manière générale, beaucoup de maladies perturbent la digestion et causent de la flatulence.

      Même si j’étais médecin (ce qui n’est pas le cas), je ne pourrais pas vous ausculter par correspondance. Votre condition justifie pleinement une consultation médicale. Pas sur l’internet; une vraie consultation médicale.

      Si vous prenez rendez-vous, promettez-moi de revenir sur ce blogue nous donner les résultats de votre démarche.

  14. PAWLAK dit :

    Je souffre de rgo avec béance du cardia. Aucune douleur mais une toux séche agaçante. J’ai par ailleurs une hyperréactivité bronchique. Je viens de passer une fibro et une coloscopie tout est ok selon le spécialiste : pas d’oesophagite peptique, plus de gastrite puisque Inipomp 40 (le pantoprazole 40mg) et Gaviscon pro / le traitement fonctionne donc mais ma toux persiste.

    Par ailleurs très anxieuse, je sors d’un burnout, j’ai arrêté depuis 2 ans et demi les anxiolitiques et antiprésseurs. Je marche 2 heures par jour je commence l’homéopathie, je viens de tenter l’osthéopathie je prévois d’ici un mois l’hypnose mais en attendant le seul medoc qui me calme un peu c’est l’Atarax le soir. Je suis donc perplexe je tousse moins quand je le prends mais il s’agit pourtant d’un antihistaminique. Que faire donc? Comment se fait-il que les vapeurs acides persistent alors qu’au niveau gastro tout soit ok? Merci pour votre réponse

    • Jean-Pierre Martel dit :

      Je vous remercie pour votre confiance.

      À la lecture de votre texte, je devine que plusieurs thérapeutes ont échoué à vous donner pleine satisfaction. N’étant pas médecin, je n’ai pas la prétention de faire mieux.

      Mais tentons d’y voir clair.

      En premier lieu, je doute qu’au niveau ‘gastro’ tout soit parfait, à moins que ‘gastro’ soit utilisé comme abréviation de gastrique et non de gastroentérologique.

      Le reflux chronique du contenu gastrique dans l’œsophage laisse toujours des traces. Il est impossible qu’il en soit autrement.

      Deuxièmement, à partir de votre texte, je vois deux facteurs secondaires à votre RGO; l’Atarax™ et votre toux. La faiblesse de votre cardia est la cause principale. Eux ne sont que des facteurs contributifs.

      L’Atarax™ est une arme à deux tranchants. Ce n’est pas seulement un antihistaminique; c’est aussi un anxiolytique doué de légères propriétés anticholinergiques.

      Du côté positif, il contribue à l’efficacité du pantoprazole en diminuant l’acidité de l’estomac et, conséquemment, le pouvoir corrosif du RGO. De plus, il soulage votre anxiété, ce qui atténue la contribution de l’anxiété à votre toux.

      Mais de l’autre, il affaiblit votre cardia, contribuant à votre RGO.

      Est-ce que ses effets favorables l’emportent sur ses effets nuisibles ? Je ne sais pas. Mais il existe d’autres anxiolytiques qui n’ont pas d’effets anticholinergiques.

      Quant à la toux, elle provient probablement de votre RGO. Mais ce n’est pas la seule cause possible. Puisque d’une cause pulmonaire est exclue selon votre spécialiste, il me reste une hypothèse.

      Certains antihypertenseurs causent de la toux sèche. Ce sont les inhibiteurs de l’enzyme de conversion de l’angiotensine (IECA). D’où ma question : prenez-vous des médicament contre l’hypertension artérielle. Si oui, lesquels ?

      • PAWLAK dit :

        Je ne prends aucun autre médicament Quant aux anxiolytiques type benzo j’ai donné pendant plusieurs années et je ne veux plus y retomber J ‘attends de voir si les médecines douces prennent le relais afin de diminuer l ‘Atarax A moins que vous puissiez m ‘indiquer un anxiolytique qui n »ait pas d’incidence au long terme sur la mémoire JE PRENDS DE SUITE j ‘essaie en ce moment de faire un gros travail sur moi mais je voudrais que cesse ce cycle infernal anxiété reflux toux énervement du à la toux et ainsi de suite Merci pour votre réponse ; je comprends mieux pour l’Atarax Vu que j’ai une béance du cardia à mon age 57 ans ; je ne pense pas qu’il se remette à fonctionner mais bon ; je vais tenter de perdre un peu de poids pour liberer la pression difficile en etant menopausee et en mangeant déjà sans trop d »exces Pourvu que l’homéopathie fonctionne j »ai commencé depuis peu merci encore

  15. sandy39 dit :

    Cher J.Pierre,

    J’arrive seulement pour répondre à Irène.

    Cette fois, c’est Moi qui vous donne de mes nouvelles. C’est étrange, non ? La Santé : c’est un truc sur lequel je n’aime pas écrire car on connaît trop tous les problèmes des gens. Pourtant, je n’ai pas l’âge de Irène… et, depuis le temps que j’aurais pu donner mon avis… Alors, je vais vous parler de Moi -vous voulez bien cette fois ?-, depuis le temps que je me cache derrière certains élans de poésie… Colopathie, intestin qui travaille trop vite : oui, je connais, depuis l’an dernier bien que ça cherchait déjà un peu en 2013-2014. Rien à la coloscopie l’an dernier : passage obligé car ils en ont tellement la trouille du cancer du colon avec plus de 17 000 décès par an, en France.

    Sinon, je peux juste vous dire que ça complique la Vie et, on remet beaucoup de choses en question, on doute de tout. On devient minable (faible) lorsque la Condition humaine est misérable, lorsqu’on ne fait que subir.

    C’est ainsi que j’ai perdu 10 gros kilos de Août 2015 à Mars 2016. Cette fois, je stabilise (j’espère). Je crois même rentrer dans ma robe de mariée ! Non, mais, je ne rigole pas, les 3 derniers mois de l’année dernière, étais-je devenue une épave ? Oh, j’ai cru… je n’avais plus de forces parce qu’on vous met au régime sans résidu. J’ai arrêté au bout de 2 semaines. Ah, mais, fallait vite réintégrer soupes, compotes, pour retrouver des forces petit à petit, pour revivre car je ne mangeais plus ni dormais plus. Pire que la Maladie d’Amour ! J’avais mal au bide (ventre) jour et nuit. Pourtant, je n’allais pas accoucher !

    Une grosse chose que j’ai faite par moi-même avec le peu de volonté qui me restait (quelqu’un m’a guidé), j’ai arrêté un ancien traitement de 2002-2003. Ah, mais, je vais tout vous dire puisque je suis là.

    Je me suis retrouvée KO, les nerfs prenaient le dessus après le 2e accouchement et 3 mois d’allaitement. J’en avais pour 2 du lait, alors, j’ai coupé toutes les fois, ça finissait en larmes pour donner le 1er biberon au bébé. Pour tenir le coup, voilà ce qu’on vous donne : Séropram. Après, on a droit au générique Séroplex. Puis, en 2003, j’avais fait un urticaire géant, rouge comme une écrevisse, j’ai été. Peut-être une façon à moi de péter les plombs ?

    Enfin, nous voilà en 2016 avec traitement de substitution -après 10 mois de sevrage d’antidépresseur et de Kestin (antishistaminique)- Homéopathie. Ouff ! Il faut remonter la pente car les premiers mois, vous n’avez plus de physique ni moral. Et, pour rien au monde, je ne reviendrais en arrière. Je crois qu’avec les années, mon ancien traitement a fait l’effet inverse. Je me demande si ce n’était pas à la longue, un empoisonnement, si le corps, avec les années n’a plus supporté, pour donner ce mal de ventre.

    J.Pierre, vous dites souvent que vous ne voulez pas vous substituer à notre médecin auquel on accorde toute notre confiance. Je suis désolée de vous le dire : j’ai perdu confiance l’an dernier, en me répétant qu’on voulait m’abrutir, surtout, il ne fallait pas l’écouter, enfin, ne plus l’écouter.

    Aujourd’hui, ce que je pense c’est que je ne vais quand même pas avoir mal au ventre toute ma vie bien que je serai, toujours quelqu’un d’anxieux. Alors, plutôt que de voiler la face, il vaut mieux aller au cœur des choses : reprendre le Chemin du Médecin de l’Ame tout en réalisant (j’ai été amenée à le penser) qu’il n’y a aucune Science exacte. Et, que les maux de tout mon Passé (ceux que l’on traîne) se cachent certainement derrière mes premiers mots exprimés en 2011…

    Vous avez fair récemment un sacré tour en 2111 ! Et, moi, des allers-retours sur vos routes du Canada car je me demande, aujourd’hui, si le Passé ne nous rattrape pas un jour…

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