Vienne — La Maison de la musique

 

 
Il y a deux musées de la musique à Vienne : le Musée des instruments de musique (situé dans le nouveau Palais impérial) et la Maison de la musique (en vedette dans cette vidéo). Si le premier aligne des instruments somptueux et rares, la Maison de la musique est plutôt un musée participatif dans lequel les instruments conventionnels ont un rôle secondaire.

Ce musée est situé dans le Palais de l’Archiduc Charles-Louis d’Autriche (1771-1847), vainqueur de Bonaparte à Aspern en 1809.

Le premier étage est consacré à l’Orchestre philharmonique de Vienne. Une borne d’écoute permet d’écouter plusieurs de ses enregistrements. Dans une petite salle de cinéma, on peut voir le DVD d’un de ses célèbres concerts du Nouvel An ou celui d’un de ses concerts d’été dans les jardins du palais de Schönbrunn.

À 0:13 dans la vidéo, un panneau présente les bâtons utilisés par certains des plus grands chefs qui ont dirigé cet orchestre. À 0:16, nous sommes dans l’Espace Otto Nicolai, du nom du fondateur de l’orchestre, qui a déjà habité dans le palais.

Le deuxième étage est une présentation didactique sur la nature du son (à 0:18). Dans un coin, on trouve deux ordinateurs sur lesquels on peut écouter de la musique populaire autrichienne. Les visiteurs ont la possibilité de choisir parmi les pistes musicales disponibles et graver sur CD leur compilation moyennant une somme dont une partie est versée aux artistes.

Dans la salle dédiée à Haydn (de 0:30 à 1:03), on apprend que ce compositeur avait acheté à Londres un perroquet auquel il avait appris chanter les premières notes de l’hymne national autrichien. À la mort du compositeur, l’oiseau fut vendu aux enchères pour la somme actualisée de 32,500 euros.

À 0:35, on voit la lettre d’hommage à Haydn, datée du 26 mars 1805 et signée par quelques-uns des plus grands compositeurs du Conservatoire de musique de Paris (Gossec, Cherubini et Méhul).

De 1:05 à 1:14, c’est la salle consacrée à Mozart. Entre autres, on y voit les projets de décor dessinés par Karl-Friedrich Schinkel (le plus important architecte néo-classique allemand) pour une production légendaire de La Flute enchantée de Mozart présentée au Staatsoper de Berlin au XIXe siècle.

De 1:15 à 1:19, c’est la salle en honneur de Beethoven. Parmi les objets présentés, on voit une immense carte de la capitale autrichienne à l’époque de ce compositeur.

Sans contredit, l’objet de plus précieux du musée sont les lunettes ayant appartenues à Franz Schubert dont voit la salle de 1:20 à 1:29.

Ce musée serait incomplet sans une présentation des plus célèbres compositeurs de valses viennoises, Johann Strauss père et fils.

Cet étage, consacré aux compositeurs qui ont fait la gloire de la capitale autrichienne, se termine par Mahler (qui fut également chef de la Philharmonie de Vienne). On voit à 1:38 sa copie annotée de la partition de Fidelio, le seul opéra de Beethoven.

Une borne permet au visiteur de jouer au chef d’orchestre. On choisit d’abord la partition parmi six œuvres archi-connues. Devant un écran sur lequel est projeté une vidéo de la Philharmonie de Vienne, le visiteur fera jouer l’orchestre plus lentement ou plus rapidement selon la vitesse de sa propre battue. Cette battue affecte la vitesse d’exécution de la musique mais pas sa tonalité; en d’autres mots, le son ne devient pas plus grave lorsqu’on bat plus lentement. Dès qu’on cesse de diriger, un musicien se lève pour vous dire que de toute sa carrière, il n’a jamais connu de chef plus pourri que vous.

Le quatrième étage (à partir de 1:59) est consacré à la musique atonale. Entre deux pôles verticaux, on peut composer sa propre œuvre en bougeant les mains ou, à un autre endroit, en utilisant un volant automobile basculant. Les visiteurs peuvent faire imprimer l’œuvre qu’ils viennent de composer afin de la faire jouer par l’orchestre symphonique de leur pays, si celui-ci est intéressé évidemment…


Voir aussi : Liste des diaporamas de Vienne

Vienne — La Maison de la musique
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3 commentaires à Vienne — La Maison de la musique

  1. sandy39 dit :

    Nous y voilà de retour à Vienne (sans vidéo à l’instant où je tape, Zut ! je voulais vérifier). Je pense voyager encore avec Vous pour bien commencer 2012…

    Qui est-ce le Monsieur dans l’escalier ?

    Ah, la moquette : doit-on enlever ses chaussures ? Tout est toujours si propre dans ce pays. On dirait un patchwork artisanal dont on a rassemblé les morceaux.

    Couleurs explosives : la moquette ne fait-elle pas mal aux yeux ?

    A choisir, je préfère celle de l’Hôtel. On ne se dirige pas au même endroit, ni avec les mêmes pensées…(Ah, l’Hôtel comme j’ai aimé !)

    HAYDN : Grand Homme. Je l’ai toujours dit que les artistes sont des Grands Hommes.

    A 1:06 : 4 personnages en contemplation : Qui sont-ils, 4 Autrichiens célèbres ?

    Les fameuses lunettes de Schubert : ça c’est une oeuvre d’art.

    A 1:34 : sacrée vitrine, on se voit dedans. A qui le chapeau ?

    Les mini-jupes aussi ne sont pas épargnées par votre appareil photos ! A en oublier le sujet du voyage…

    Est-ce des vrais troncs d’arbres ? On se sent au milieu de la forêt où on écoute les oiseaux chanter.

    Belle vue pour le Chef d’Orchestre qui ne peut que regarder devant lui !

    A 2:11 : ça doit résonner.

    Avez-vous composé quelque chose ?

    Tenir un volant, je préfère empoigner mon vélo. A chacun son plaisir.

    • À 0:15, le personnage dans l’escalier est Otto Nicolai, le fondateur de l’Orchestre philharmonique de Vienne.

      La moquette du troisième étage est spectaculairement belle : elle a tellement de présence qu’elle fait compétition, visuellement, aux objets présentés. Les visiteurs s’y promènent sans avoir à retirer leurs chaussures.

      Les quatre personnages, vus de dos à 1:06, sont les mêmes que ceux représentés dans la toile devant eux. Ce sont les membres de la famille de Mozart, soit Maria-Anna (sa sœur, avec le ruban orange) et Wolfgang (tous deux au clavecin), de même que Léopold (son père, avec le violon) et, dans le cadre ovale, l’épouse décédée de ce dernier (Anna-Maria).

      À 1:34, je ne sais pas à qui appartient le haut-de-forme. Désolé.

      Dans l’image suivante, ce sont de vrais troncs d’arbre.

      La machine compositionnelle qu’on voit à 2:11 est très intéressante. Plus on lève les bras, plus les voix chorales sont aigües : plus on baisse les bras, plus on abaisse la tonalité des chœurs synthétiques. Plus les bras sont distants l’un de l’autre, plus la texture sonore se modifie. Je m’y suis essayé quelques secondes.

      Au point de vue musical, Vienne est une ville très conservatrice (contrairement à Berlin). On peut donc se demander si ces machines servent à ridiculiser la musique atonale ou à familiariser le public avec elle. Dans la mesure où ces machines ont été mises au point avec l’aide du prestigieux MIT (Massachusetts Institute of Technology), on peut donc présumer du sérieux de l’entreprise.

  2. sandy39 dit :

    Il faut bien l’avouer : ça reste pas mal comme réponses !

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