Le Canada complice des coutumes arriérées de l’Afghanistan

Plus tôt cette semaine, on apprenait l’histoire de cette Afghane violée par le cousin de son époux alors qu’elle n’avait que 17 ans, répudiée par son mari parce que « souillée » par ce drame, condamnée pour « adultère » par les tribunaux, et qui avait donné naissance en prison à une fillette issue de ce viol, il y a deux ans. L’attention médiatique portait sur le fait que cette femme avait reçu une offre de libération à la condition d’épouser son violeur, Asadullah Sher Mohammad.

À la suite du scandale que cette nouvelle a provoqué en Occident, cette femme aurait finalement été libérée sans condition.

Son cas est connu de tous grâce à un documentaire réalisé à son sujet. Sans ce film, personne n’aurait entendu parler d’elle et cette femme continuerait de purger sa peine de douze ans de prison.

Ce qui est significatif, c’est que les forces d’occupation — dont le Canada — n’ont joué aucun rôle jusqu’ici dans cette affaire. En Afghanistan, des femmes sont battues, violées, vitriolées, ou tuées sans que le Canada ne lève le petit doigt pour elles à moins que l’opinion publique canadienne ne le force à agir. Pourquoi ?

Parce que le gouvernement canadien n’a aucune volonté de faire évoluer les coutumes et mentalités de ce pays. Le but de l’occupation est uniquement de prévenir le retour au pouvoir des Talibans.

Il suffirait que le régime fantoche de Kaboul décide de vouloir changer les coutumes arriérées du pays pour que les Afghans se soulèvent massivement contre lui à l’invitation du pouvoir religieux local, comme ce peuple s’est soulevé autrefois contre les Russes quand ceux-ci ont voulu faire de même au nom du communisme.

Il y a cinq ans, je signais un texte intitulé « La mission canadienne en Afghanistan ou La perpétuation de coutumes arriérées ». Le cas de cette femme est un rappel que ce texte est tout aussi pertinent aujourd’hui qu’il l’était à l’époque.

Références :
Afghan woman jailed after rape is released from Kabul prison
L’afghane violée libérée sans condition
Une Afghane emprisonnée après un viol épousera son agresseur pour être libérée

Le Canada complice des coutumes arriérées de l’Afghanistan
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