Énergie éolienne : l’avantage québécois

L’énergie éolienne est l’énergie du vent. Habituellement, l’air est plutôt immobile la nuit. Mais dès que le soleil se lève, il réchauffe le sol, ce qui crée des mouvements d’air. L’énergie éolienne est donc généralement plus abondante le jour, précisément lorsque la demande d’énergie est plus importante.

Malgré cela, les propriétaires d’éoliennes en Allemagne sont de plus en plus souvent obligés de les mettre à l’arrêt en raison des carences du réseau électrique. Dans ce pays, la distribution de l’électricité n’est pas parfaitement intégrée. Or l’énergie éolienne est produite dans le nord et l’est du pays alors que l’activité économique est davantage située dans le sud.

Les jours de grand vent, lorsque la demande locale est faible, on doit arrêter les éoliennes pour ne pas surcharger le réseau. En 2009, on comptait 285 arrêts forcés : ce nombre a bondi à 1,085 arrêts en 2010. Cela correspond respectivement à 50% et à 69% de sous-utilisation de la capacité productrice des éoliennes du pays. C’est énorme. Et on s’attend à ce que cette situation s’aggrave au cours des prochaines années.

La solution est évidemment de construire de nouvelles lignes à haute tension afin d’acheminer l’électricité du nord vers le sud de l’Allemagne. Malheureusement, on se heurte à la résistance des citoyens vivant dans les zones que devraient traverser les pylônes.

Le Québec possède l’avantage d’un réseau électrique parfaitement intégré. Selon la demande, il nous suffit de fermer (ou d’ouvrir) les vannes de nos barrages pour que s’accumule (ou s’écoule) l’eau de nos gigantesques bassins hydro-électriques. En effet, ceux-ci qui agissent comme des réservoirs d’énergie potentielle.

Pour cette raison, on pourra construire ici autant d’éoliennes qu’on voudra sans jamais être obligés de les mettre en chômage, comme c’est le cas en Allemagne.

Références :
Les éoliennes allemandes de plus en plus souvent au chômage technique
Vent

Énergie éolienne : l’avantage québécois
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7 commentaires à Énergie éolienne : l’avantage québécois

  1. sandy39 dit :

    Nous aussi, on a une grosse retenue d’eau depuis les années 1960, sur une rivière et un barrage !

    Nous sommes situés dans une région de lacs où les Hollandais viennent occuper nos campings durant l’été…

    Cette année, le niveau du lac (je ne vous dirai pas son nom car vous allez savoir où je vis) était bas. Est-ce dû à la sécheresse du printemps, il y a eu manque d’eau et presque pas de neige cet hiver et depuis le mois d’août, super automne.

    Là, on attaque le mois de novembre avec la pluie. On est passé à l’heure d’hiver, on a retardé d’une heure. Cela fait plus de 35 ans que ça dure pour soit-disant les économies d’énergie. Je n’y crois pas bien et ça jamais dû donner les résultats espérés…

    Et chez vous, faites-vous le changement d’heures ?

    A propos des éoliennes, j’en ai vu pas mal en Auvergne (milieu de la France) mais, toutefois, je pense que ça perturbe les animaux, ça fait du bruit, et ça en brasse de l’air !

  2. sandy39 dit :

    Alors, cela veut dire que nous restons aussi décalés l’été que l’hiver…

    Plus jeune, je ne m’en rendais pas compte, du changement d’heures mais avec l’âge et ayant eu des enfants, tout change… Mais cela dit, je trouve l’heure d’hiver plus logique, on se lève bien mieux car on se couche mieux. C’est logique non, comme raisonnement : celui qui se couche peut se lever !

    L’heure d’hiver est en accord avec notre horloge…biologique.

    Revenons aux économies d’énergie, dans certaines villes de France (où suis-je donc ?), ils coupent les lampadaires la nuit (de minuit à 5 heures du matin). C’est vrai qu’il y a de nombreuses places publiques qui restaient éclairées pour quelques “oiseaux de nuit”.

    Mais, la nuit est meilleure quand elle se passe dans son propre lit !

  3. Claude Charron dit :

    En fait l’air est loin d’être immobile la nuit, bien au contraire. Et ceci est dû au phénomène de l’inversion thermique: la chaleur emmagasinée au sol pendant le jour s’élève lentement le soir pour rencontrer les courants plus frais en altitude provoquant des perturbations qui se traduisent en vents réguliers.

    C’est pour cette raison que les éoliennes font de 400 à 500 pieds de hauteur, là où se trouve les meilleurs vents : pendant ce temps au sol on ne sent presque rien si ce n’est une légère brise.

    Donc les éoliennes fonctionnent surtout la nuit, en fait environ 60-65% du temps. Et c’est la nuit que les gens dorment et que l’on entend ces énormes machines qui vous empêchent de dormir si vous êtes situés à 2 ou 3 km, c’est pire si vous êtes en terrain montagneux à cause de l’effet de tunnel des vallées (écho). Conclusion: ne pas installer ces monstres en milieu habité.

    Il est vrai que l’hydroélectricité est un moindre mal lorsque couplé avec les éoliennes parce que nous n’avons pas besoin d’usine de réserve (back-up) fonctionnant aux énergies fossiles d’égale capacité au parc éolien attenant afin de pallier à l’intermittence (non fiabilité) des éoliennes.

    Par contre nous avons besoin de nouvelles lignes à grands coûts pour absorber cette énergie supplémentaire et le réseau québécois ne peut absorber plus de 10% de la capacité hydro électrique québécoise. C’est pour cette raison que l’objectif est de produire 4,000 MW d’ici 2015, ce qui représente 10% des 40,000 MW que peut produire Hydro-Québec.
    Passé cette limite il faudrait réaménager tout le réseau à grand frais pour éviter les surcharges et éviter de compromettre la fiabilité des installations.

    Quand on sait qu’à terme en 2015, lorsque les projets éoliens du 2e appel d’offres (2,000 MW) seront complétés, il en coûtera $250 millions annuellement aux contribuables québécois pour l’approvisionnement à perte de cette énergie et ce pour au moins pour les quinze prochaines années alors que nous sommes dans une situation excédentaire d’énergie sans précédent (les analystes américains parlent d’au moins 35 ans).

    Ne vous-y trompez pas, l’énergie éolienne est l’une des plus vastes opérations de marketing et de relations publiques de ce temps, peut-être le plus grand scandale de ce siècle.

    Claude Charron
    Regroupement pour le développement durable des Appalaches

    • Monsieur Charron, je suis toujours très heureux d’accueillir sur mon blogue des gens susceptibles de hausser le niveau de la discussion.

      Pour ce qui est de l’énergie nucléaire, Gentilly-2 produit de l’énergie à 6 cents le kilowatt-heure (en 2005), soit d’avantage que le prix de vente au secteur industriel et à peine moins que le tarif résidentiel.

      L’an dernier, l’hydroélectricité était produite au Québec à 2,14 cents par kilowatt-heure.

      Qu’en est-il l’énergie éolienne ? Comment coûte-t-elle ?

      • Claude Charron dit :

        Le prix moyen payé par Hydro-Québec pour les appels d’offres du 2e bloc, soit 2,000MW, se situe à 9.5 cents/kwh. À cela il faut ajouter environ 2 cents/kwh pour le transport et l’équilibrage. Donc Hydro paiera 11.5 cents/kwh pour de l’énergie qu’il revendra à perte sur les marchés extérieurs (ex: le dernier contrat avec le Vermont à l’automne 2010 fait état d’un approvisionnement en électricité pour une durée de 25 ans à un prix moyen de 5.5 cents/kwh).

        Pour ce 2e bloc seulement il en coûtera donc $250 millions annuellement aux contribuables québécois pour l’approvisionnement à perte de cette énergie et ce, pour au moins les quinze prochaines années, alors que nous sommes dans une situation excédentaire d’énergie sans précédent (les analystes américains parlent d’au moins 35 ans).

        Hydro fournit également de l’électricité aux minières (aluminium, etc.) à un tarif L, soit 4.2 cents/kwh.

        Le tarif résidentiel québécois se situe autour de 7.5 cents/kwh.

        Hydro a d’ailleurs annoncé le 1 août dernier les premières hausses de ce tarif en 2012 pour absorber les pertes pour l’approvisionnement en énergie éolienne, soit une ponction de 58 millions de dollars.

        Ce n’est qu’un début alors que le dégel du bloc patrimonial en 2014 permettra à Hydro de hausser annuellement les tarifs de 3.4% pendant 5 ans. Hydro aura alors beau jeu de camoufler ses pertes éoliennes à travers ces nouvelles hausses.

        Au bout du compte ce sont les Québécois qui paient pour que l’électricité coûte moins cher aux Américains. Ce scandale économique n’est qu’un des impacts négatifs des centrales industrielles éoliennes.

        Je vous invite à visiter notre site web rdda.ca

  4. sandy39 dit :

    Merci à Monsieur Charron de nous expliquer le fonctionnement d’une éolienne. Vous n’êtes pas comme nous, vous, Les Québecois, vous fabriquez trop d’énergie.

    J’ai vu ça aux infos, l’Allemagne ne veut plus nous fournir d’électricité, les jours de grand froid et de neige.

    Durant l’hiver, il y a toujours ces quelques jours, aux alentours de 19 heures, quand tout le monde rentre du boulot et met tout tourner…

    Il y a deux régions extrèmes qui restent mal alimentées, ces jours-là, elles sont en bout de ligne : La Bretagne et la Région de Nice.

    Et ces jours-là on est prévenu par les infos : Limitez la consommation entre telle heure et telle heure !

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